‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 341 sur 396 · SI · texte numérisé non relu

SI

Or

Ces trois quotients sont entre eux comme les nombres 1 1 ■> • donc la formule de l'acide formique pourra

S'écrire CHO^, ou bien CmsO', CUPO" Laquelle

choisir? Pour résoudre cette question, on prend du formiatc de plomb bien purifié, et on détermine, par une analyse directe, quel est dans ce sel le poids d'acide formique combiné avec 1 12 ou un é(|uivalcnt d'oxyde de I plomb ; on trouve alors 37 d'acide f .rmique ; or, ce poids I correspond à la seule formule C*H*0'*, de laquelle on I retrancherait un équivalent d'eau, qui dans le sel est I remplacé par un équivalent de base; on devra donc rci présenter l'équivalent do l'acide formiquo par la formule GMIO',110. Les sels de plomb et d'argent sont préférés pour la lixation do la formule d'un acide, parce qu'ils sont, en général, anhydres. Pour déterminer l'équivalent d'un alcaloïde, on suit une méthode analogue. On le combine avec un acide dont l'équivalent est bien connu. Quant aux corps neutres, la détermination de leur équivalent ost le plus souvent fort difficile ; on le

déduit, soit de leur mode de décomposition ou de production, soit de la densité de leur vapeur, quand ils sont volatils. La plupart des produits gazeux en chimie organique ont un é(|uivalent qui correspond à 4 volumes; on devra donc choisir la rornuilo qui représente cette sorte de condensation do^ rl.moiits. St le corps neutre ne forme aucune coinbiii;;iv.n d linie, ou ne se volatilise pas, la fixation de son équivalent reste incertaine. B.

Ê'IUIVALKNTS netritifs. V. Kég. aliment, du bétail.

EQUOBÉE (Zoologie), .liqiiorea, Pérou; du latin (E««oc, mer. — Genre de Znophytes de l'ordre des .-Icalèphes, section des Méduses tentaculc'es , vulgairement nommés Ortief: de mer. Leur corps a la forme d'une ombrelle aplatie et garnie au pourtour de tentacules filamenteux ; il est trës-excavé en dessous, et au centre se voit une bouche bordée d'une sorte de lèvre ciiculaire saillante, dépourvue de cirrhes ou de tentacules. On distingue dans l'ombrelle une cavité stomacale rapprochée de la face inférieure et communiquaut avec des canaux étroitset nombreux qui circulent dans l'ombrelle avec une certaine symétrie. On connaît vingt et quelques espèces d'équorées, qui vivent d.ans toutes les mors, mais surtout dans l'hémisphère austral. L'E. mésonéme (yE. mesonema, Pér.), de la Méditerranée, a une ombrelle discoïde, déprimée, de couleur bleue, et un estomac trèsétroit disposé en bandelette autour d'une tubérosité centrale. Ses tentacu! s sont au nombre de dix-huit. On trouve dans les même* eaux l'E. de Forsknl (JE. Fonknlea, Peron) et \'E. vio'acéi' (JE. violacm, Edwards), décrite et étudiée en détail par le prof. Mllne Edwards (Ann. des Se. na/., ii« série, tom. XVI, p. 193, 1841).

ERABLE (Botanique), Acer, Lm. ; dérivé de oo, pointe, en celtique : allusion Ji l'usage qu'on faisait autrefois du bois de ces arbres, pour la fabrication des lances. — Genre de plantes Dicotylédones dialype'tales hypogyiies. type de la famille des Acérinées. Caractères : calice à 5 lobes; 5 pétales ; 7-9 étamines, plus rarement 5 (voyez Acébinée.s). Les érables sont des arbres des régions tempérées de l'Amérique septentrionale et de l'Asie. Six espèces croissent en Europe. Le genre complet en comprend une cinquantaine. Ces arbres ont les feuilles opposées, simples, lobées, à nervures palmées. Leurs fleurs sont ordinairement en corymbes ou en grappes. VE. foux-platnne(A.pseuilo-plataiius,1,\n.), connu aussi sous le nom de Sycomore^ à'Eruhle blanc, s'élève de G»,! 2 à 0'",15. Ses feuilles, à 5 lobes acuminés, sont blanches en dessous, et ses fleurs sont en

paniculo pendante. On cultive plusieurs v.anétés de cet arbre. VE. champâlrc (.1. campesire. Lin.) est beaucoup moins élevé que le précédent. Ses feuilles sont à lobes obtus, et SOS fleurs sont en corymbes dressés. Cette espèce possède aussi de nombreuses variétés. I./i. plane, faux Si/comore, A. platanoidcs (Lin.) se distingue principalement du précédent par ses fouilles A lobes dentés, à dents longuement acuminécs. Ces trois érables sont indigènes. VE. à sucre (A. sacchnrinum. Lin.) est un arbre très-élevé (20 à 25 met.), de l'Araé-

ERG

ERG

ritiiie seplcnlrionale. Son Ocorcc est bhiiicliàiie, ses rameaux sont brunâtres, et ses feuilles, à 5 lobes palmés, sont pubesccntes aux nervures. Ses fruits sont à ailes divergentes. Il recherche les pays montagneux, où il réussit bien dans un sol froid et humide. Cette espèce est, sans contredit, la plus importante pour sa production abondante de sncre. On obtient sa sève par le moyen de trous faits avec une tarière. Ces trous sont percés oWiquenient de bas en haut, dès les premiers jours du printemps, à 0'n,02 de profondeur et à une hauteur de 0"',G0 à 0",6àdu sol, du côté du niidi ; le jus s'écoule dans des augels, de la contenance de huit à dix litres. L'opération dure environ six semaines et le sucre cristallisable est ensuite obtenu par concentration. Aussiiôt recueilli, ou fait bouillir le suc, et on passe dans une étolTe de laine ; on fait bouillir une seconde fols jusqu'à consistance de sirop, puis on met dans des moules. Ce sucre est aussi bon que celui de canne, et il sert aux mfmes usages. Ch.ique arbre peut fournir par année 3 kilogrammes d'un beau sucre raffiné. Plusieurs autres espèces ont aussi la sève très-sucrée; mais leur production est moins importante que celle de l'espèce précédente. En général, les érables sont des arbres d'ornement, et leur bois a des qualités qui le font employer avec avantage dans l'industrie et même le chauffage. Les tourneurs et les lutliiers s'en servent particidièrement. Le bois de VA. neyundo surtout est très-beau avec sa couleur safraiiée et ses veines roses ou violettes. G — s.

ÈRE I Astronomie). — Origine ou point de départ dos années dans le calenilrier (voyez ce mot).

ERÈBE (Zoologie), Erebus, Fab. ; du grec erebos, noirceur. — Genre à'insectes, de l'ordre des Léjiidoptères, famille des Nocturnes, section des Noctué/ites; ce sont les plus giands du groupe auquel ils appartiennent. Ils ont le dernier article des palpes inférieures long, grêle et nu,les ailes toujours étendues horizontalement, l'abdomen court et conique, et l'envergure des ailes supérieures tri s-grande ; les inférieures au contraire sont très-courtes. Mais toutes les espèces sont exotiques, à l'exception d'une seule propre à l'Esiiagne, Ophiusa scapulosa, Ochs. L'E. stiix (Fab.) de la Guyane est le type du genre. Ses ailes gris-blanc hâire, traversées de h.mdes noires, brisées et ondulées, ont parfois G'", 25 d'envergure. Elle vit à Cayenne.

ERftSE (Zoologie), Ei-esus, Walck. — Genre d'Arachniiles, de l'ordre des Pulmoniiives, famille des Aranéides, tribu des Sulligrndes, caractérisés par : huit yeux disposés sur trois lignes par trois, doux et deux ; une lèvre allongée, tri.-ingulaire et pointue ; et dos pattes grosses, com-tes, égales en longueur, et aussi bien propres au saut fju'à la marche. Ces araignées se construisent des cocons de soie bUmche et fine, les fixent entre deux feuilles qu'elles rapprochent, ou sous des pierres, et sortent de temps en temps de cette retraite pour épier les insectes dont elles font leur proie. Quand elles en sont suffisamment rapprochées, elles sautent brusquemout dessus. L'espèce type est VE. cinitbre [E. ciiiaberiims, Walck.), q-ii se rencontre aux environs de Paris, mais surtout dans le midi de la France et en Italie. Elle a l'abdomen rouge de brique, et le thorax et les pattes noirs. ERfôlPÈLE (Médecine). — Voyez Erysipcle.

ERÉÏlIIS.ME (Mé(lecine;,du grec creihizô, j'irrite. — r.elte expi'ession, dont la significatiou est très-vague, est à peu près synonyme à'irritnlion. C'est, en général, cet ■état d'excitation qui accompagne la première période des maladies aiguës. Ilippocrate appelle érélhisme tout ce •<iui irrite et affaiblit en même temps l'organisme (voyez Ir.niTAïiON). , ,, . . .

EUf.THlZON >Zoologie;,Fr.Cuv. ;du grec ere//ii:o, je .pique. — Sous-genre de Mnimiiifères, de l'oidre des Honneurs, famille des Ih/siriciens ou l'orcsépics, parti- -<;ulier3 à l'Amérique di'i Nord. C'est VUrson de BulTon. On n'en admet qu'une seule espèce bien déterminée, VE. dorsalum (Cuv ) du Canada; tes piquants jaunâtres sont mêlés de poils noirs qui les ctichent en partie ; il porte deux incisives longues, fories et tranchantes, et ta (lucuc est plus longue que celle des porcs-épics. Sa tiille est la mCine que celle du castor auprès duquel il vit dans l'Amérique du Nord. Il fuit l'eau et fait sa principale nourriture des racines et do l'écorce du genévrier. Ixs sauvages mangent sa chair, se couvrent do sa peau ot emploient ses piquants en guise d'épingles et U'jiKuilles. .

EllGOT (Zoologie). — Eu parlant des mammifères, les naturalistes donnent, en général, le nom d'eigot aux omjle» des doigts imparfaitement développés, et qui se

trouvent ordinairement placés derrière les autres ; tels senties ongles des doiglsrudimentaires du cochon domcslique, de l'ornithorhynque et des ruminants. Les chiens de chasse ont quelquefois un ergot de surcroît; les chasseurs disent alors que ce sont, des chiens ergoles.

On donne encore le nom d'ergot à des espèces de cornes osseuses placées derrière les tarses de la plupart des oiseaux gallinacés mâles; quelques femelles en sont cependant pourvues, mais ils sont plus petits. L'intérieur de l'ergot est une cheville osseuse comme la corne du bœuf; elle est recouverte d'une substance cornée, s'allonge lorsque l'oiseau vieillit,et fournitainsi un moyen de connaître son âge. Les ergots sont très-longs et très-pointus dans le coq, et obtus dans le dindon; on en trouve plusieurs dans l'éperonnier; les chapons en sont dépourvus. Si l'on coupe l'ergot d'un coq et qu'on l'implante dans sa crête, il y prendra de l'accroi.ssement ; c'est une vraie greffe animale, pratiquée par certains bateleurs pour amuser le public avec cet oiseau cornu. On donne plus particulièrement le nom d'e'perons a,ux autres productions cornées que présente l'os du métacarpe dans certains oiseaux (voyez EpEr.oN).

Er.ooï (Botanique). — On a donné ce nom, à cause de sa ressemblance avec l'ergot d'un coq, à nue excroissance fungiforme qui se développe accidentellement entre les valves de plusieurs graminées; cette production est, en général, allongée, fusiforme, d'un brun violacé, légèrement recourbée, et dépassant le plus souvent les valves de la glume ; sa longueur wrie deO'-jOl à H^fii . Elle se rompt

iMg. OKI

, EigoU Je

sic.

facilenifiit; smi int. lii-ur rsi ; lisai re ; sasaveurcst àcre ; il peu! (II. \i ,ri liliiiriii , MIT Ir Ml iiieépLOu rencontre l'ergot parliciilinvinriil sur li'sn-le, quelquefois sur le blé,"^rarenient sur le mais. On en a trouvé encore surd'auires graminées, et entre autres sur le roseau commun, roseau à hii.\MS{arundoplirar/tiiilcs,Un.). Les années pluvieuses, les terrains humides, sablonneux, comme ceux de la Sologne, paralssmt favorables â sou 'l''i''''loPPement. Nous avons eu o.casion d'en observer sur des blés, dans les environs de l'oi^sy, on 1S30, et sur le territoire de Foiilenay-aux-Uoses, en 1837.

La nature de ceiti' iiroducliou n'a pu encore être determinée d'une manière bien nette. Cependant, la plupart des observateiu's la considèrent connue une plante cryplogume ampliiyéne, do la classe des Champignons, que

ERG

Page 1