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mais elles sont opposées dans ces plantes. L'alaterne douiie d'avril on juin de petites flcnrs ndnrniit's nombreuses, monoïques ou dioiques, et disposer -• i. luii. n!c^ axillaires assez courtes ; à ces fleurs siicci'lnt d' s haies globuleuses noires. Cet arbrisseau, qu'on impluie àuinur les bosquets, est originaire de l'Europe méridionale; on en rencontre dans le midi de la France. Il s'avance même jusque vers le centre. Son bois très-dur peut être employé dans l'industrie. On cultive plusieurs variétés d'alaternes qui ne diffèrent que par la forme ou par leurs léuilles panachées. G — s.
ALAUDA (Zoologie), nom latin assigné par Linné à son arand genre Aloueltr.
ALBAN (Saint-) (Médecine, Eaux minérales). — Hameau sur la Loire, à 9 kil. de Roanne (Loire), qui renferme plusieurs sources d'eaux acidulés salines.
ALBATRE (Minéralogie), du latin alhm, blanc. — On désigne sous ce nom deux pierres de nature chimique très-différente : l'une, nommée A/bdtre ca/caire, est un carbonate de chaux concrétionné; l'autre, nommée Albâtre i/ypseux, est formée de sulfate de chaux : elles n'ont guère de commun que leur couleur blanche. L'albâtre calcaire provient des stalactites et des stalagmites que l'on trouve dans beaucoup de grottes (voyez Stalactites). Il est fort recherché quand il est d'une belle demi-transparcuce et d'un blanc légèrement jaunâtre veiné de blanc laiteux : on emploie aussi sous le nom de marbre onyx, marbre agate, l'albâtre qui offre quelques veines jaunâtres peu prononcées. L'albâtre gypseux est une variété de gypse compacte et blanc, assez peu dure pour être rayée par l'ongle et se travaillant avec la plus grande facilité. On en fabrique des vases, des socles de pendules, des statuettes de peu de valeur : ces objets s'altèrent du reste au contact de l'air et ne sauraient être comparés à l'albâtre calcaire sous le rapport de la solidité et de l'éclat. Lef.
AIjBATROSou Albatrosse (Zoologie), Diomedea, Lin. sans doute du latin albatus, vêtu de blanc. — Grands oiseaux de mer de l'hémisphère austral. Les Albatros sont les plus massifs de tous ceux que les navigateurs ont rencontrés : ils forment dans l'ordre des Palmipèdes, famille des Longipennei ou Grands-Voiliers, un genre spécial. L'espèce la plus connue est Y Albatros commun ou A. exile' {Diomedeu exulans. Lin ), vulgairement nommé Mouton du Cap ou aussi Vaisseau de guerre par les .Anglais. C'est un oiseau blanc avec les ailes noires, qui mesure plus de I mètre de longueur et li™,20 d'enver-
n (1/5 de (jiaiid natur.).
gure. Son bec fort et crochu lui fournit une arme redout;ible; mais les albatros, malgré leur grande taille, sont aussi lâches que grossièrement voraces. Ils suivent souvent en mer les navires pendant plusieurs jours, et se laissent prendre avec un hameçon amorcé d'un simple morceau de viande. Les petits poissons et les menus animaux forment leur nourriture habituelle. Ces gros et puissants oiseaux rasent la surface de la mer eu y récoltant leur proie, et souvent ils s'y posent et semblent y doimir; mais dès que l'ouragan souffle et agite la mer, ils s'élèvent dans l'atmosphère et s'y agitent en poussant un cri que l'on a comparé à la voix de l'Ane. Habitants ordinaires des mers du cap de Bonne-Espérance et du cap Horn, les albatros, vers la fin de Juin, se portent en grandes bandes vers les côtes du Kamtschatka et y passent six semaines, pendant lesquelles ils engraissent beaucoup. A la liji de septembre, de retour dans les mers australes depuis plus d'un mois et demi, ils construisent
en argile un nid d'un mètre de haut, et y pondent en giaiid nombre des œufs plus gros que ceux do l'Oie (longs de(l"',I2), blancs tachés de noir au gros bout. Ces œufs sont bons à manger, mais la chair de l'oiseau est dure et mauvaise ; les marins n'en mangent que par nécessité, et en la préparant d'une façon spéciale. Les Kamtschadales utilisent les os de l'aile pour eu faire des tuyaux de pipe, des étuis, etc.
Le genre Albatros a pour type l'espèce dont il vient d'être question, et la disposition du bec grand, fort et tranchant, celle des pattes sans pouce et même sans ce petit ongle qu'on remarque dans les pétrels, servent à le caractériser. Linné lui a donné le nom latin de Diomedeu, en souvenir de Diomèdo, fils de Tydée. Selon les poètes, ce chef, ayant eu le malheur de blesser Vénus au siège de Troie, erra sur les mers, exilé loin de sa patrie, jusqu'au jour où lui et ses compagnons furent changés en des oiseaux de tempêtes, qui, sans être des cygnes, dit Ovide, s'en rapprochent beaucoup par leur blancheur.
ALBERGIER (Horiiculture). — Variété de l'abricotier, que quelques horticulteurs regardent comme mie espèce particulière, mais que le plus grand nombre, et entre autres les auteurs du Bon Jardinier, et M. le professeur Du Breuil, dans son Cours élémentaire d'arboriculture, n'iiésitent pas à considérer comme une simple variété : c'est, du reste, un arbre qui se produit de noyau, quelquefois cependant on le greffe sur amandier. Il donne eu abondance des fruits nommés albcrges, qui sont mûrs à la mi-aoùt. Leur chair fondante et vineuse fait de trèsbonnes confitures ; on distingue comme sous-variétés : VAlberge deTours et VAlb. de Montgamet. Pour les autres détails, voyez Abbicotier.
ALBINISME (Physiologie animale), du latin albus, blanc. — Anomalie congénitale, caractérisée par l'absence des principes colorants dans les parties extérieures des êtres vivants. Dans l'espèce humaine, cette anomalie s'observe et constitue chez certains individus un état particulier qui leur a fait donner le nom d'albiuo^'. Ils ont la peau blafarde, quelquefois d'un blanc mat comme du lait ou du linge, les cheveux et les poils blancs ou incolores, l'iris d'une pâleur rosée, la pupille d'un rouge foncé, comme chez les lapins blancs; leurs yeux supportent difficilement la lumière; ils ont les ciiairs molles, une intelligence, en général, assez bornée.
On a cru longtemps que c'était le caractère d'une race particulière, mais il est évident aujourd'hui qu'on en trouve dans tous les pays et chez toutes les races humaines; cependant cette anomahe est plus fréquente en Afrique, che^ les nègres, ce qui a fait donner à ces albinos le nom de nègres blana-. L'albinisme peut être complet, c'est celui dont nous venons de parler, ou incomplet , et ne consister que dans la diminution du pigment : il peut être total ou partiel ; dans ce dernier 'cas, il produit chez les nègres ce qu'on appelle les Nègres pies, qui sont plus ou moins marbrés de noir et de blanc.
L'albinisme s'observe souvent chez les animaux, et ce phénomène physiologique est considéré comme une dégénérescence. On le rencontre chez un grand nombre de mammifères, comme le lapin, le rat, la souris, le coclioa d'Inde, le lièvre, etc. On sait qu'il y a même une race de lapins et une race de souris avec le poil blanc et les yeux rouges qui caractérisent l'albinisme. Parmi les oiseaux, l'oie, le canard, la poule, le serin des Canaries et d'autres en offrent de nombreux exemples, et le fameux merle blanc existe en réalité, et n'est pas autie chose qu'un albinos. On en trouve aussi parmi les poissons et même chez des animaux inférieurs comme l'écrevisse.
Les végétaux offrent des phénomènes analogues à ceux de l'albinisme (voyez Chlorophylle).
ALBINOS. — Voyez Albinisme.
ALBITE (Minéralogie), du latin albidus, blanchâtre. — Feldspath à base de soude, nommé autrefois scliorl blanc du Dauiihiné ; bien que ce minéral puisse offrir diverses couleurs, les premières variétés connues étaient tontes blanches, ce qui lui a valu son nom dans l'origine (voyez Feldsp.\tii).
ALBUC.'V (Botanique), du latin albics, blanc. — Genre de plantes de la famille des Liliacées, originaires du Cap. Ces plantes se cultivent chez nous en pots, pour ornement, au moyen de caîeux qu'on change tous les ans. .\rroscments fréquents pendant la végétation. VAlbuca alla nllissima (albuca blanc) donne en septembre dos épis do fleurs blanches rayées de vert. VAlbuca lutea major (albuca jaune; fleurit en mai ; ses fleurs sout en épis lâches, verdâtres, à bords jaunes.
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ALBUGIXF. f"i Aliht.0 (Mùilccine), du latin n//uis\ blanc. — Taclie blanche de l'œil , vulgairement nommée iaie, produite par un dépôt de fines granulations do matière blanche entre les lames de la cornée : l'albugo est plus opaque et moins transparent que le néphélion ou miaqe, et empC-che la vision en interceptant les rayons lumineux lorsqu'il est en face de la pupille. On le distinguera facilement du leucoma, cicatrice résultant d'une plaie, qui est déprimé, lisse et luisant. Ses causes sont presque toujours des ophthalmies répétées chez des enfants lymphatiques, quelquefois un coup sur le globe de l'œil. La médecine combat cette maladie sans grand succès, surtout lorsqu'elle est ancienne, ou que le sujet est âgé.
ALBUGIXÉ (Anatomie). — On a distmgué par cette épithète de^ tissus, des humeurs, des membranes que caractérise leur blancheur; ainsi la sclérotique a été nommée tunique alhuqinée de l'œil, l'humeur aqueuse humeur albuginée. — Chaussier avait appelé /îére alhuginée l'une des quatre fibres élémcntah-es qu'il avait admises ; de là le nom de membranes albugiueuses donné par lui aux membranes fibreuses. Gerdy avait nommé tissus alhuyinéî ou tissus blancs ceux qui ont pour élément anatomique la fibre du tissu cellulaire.
ALBUMEN (Botanique) , du latin albumen , blanc de l'œuf. — Dépôt de matière nutritive que l'on trouve, dans beaucoup de graines, accolée à la jeune plante qu'elle est destinée à nourrir pendant la germination. Malpighi l'avait comparé au blanc de l'œuf et lui avait donné un nom qui rappelait cette analogie; de Jussieu et Richard ont mieux étudié cette partie, et lui ont assigné les noms, le premier de pe'risperme, le second à'endosperme.
ALBUMINE (Chimie), d'albumen, blanc d'œuf. —Principe immédiat qui se rencontre dans la plupart des liquides de l'économie animale et notamment dans le blanc d'œuf elle sérum du sang; sa composition est très-complexe; on l'exprime par la formule : C"H36Az«Oi6, la même que <-elle de la fibrine. On y trouve en outre du soufre et des sels minéraux; par l'incinération elle laisse des cendres. L'albumine se mule à l'eau en toutes proportions; sa dissolution aqueuse évaporée dans le vide donne de l'albumine sèche en plaques blanches transparentes et fendillées. La même dissolution soumise à l'action de la chaleur devient opaline vers G5"; la coagulation commence 1\. celte température et est complète à 75°. Dans cette transformation de l'albumine il se forme comme un réseau qui emprisonne dans ses mailles les substances que l'eau tenait en suspension. C'est sur cotte propriété qu'est fondé l'emploi du blanc d'œuf ou du sérum du sang pour clarifier ou coller les liqueurs rendues troubles par la présence de matières solides très-divisécs. L'albumine coagulée par la chaleur est devenue insoluble dans l'eau ; sous cette forme, elle est isomérique avec l'albumine ordinaire. L'alcool produit le même efl'et que la chaleur. L'étlier coagule l'albumine du blanc d'œuf et non celle du sang. — Voici ses caractères distinctifs : Abandonnée i elle-même, elle éprouve la fermentation putride et devient un ferment actif. — Dissoute dans l'acide clilorhydrique concentré au contact de l'air, elle lui communique une couleur bleue violacée. — Au contact de l'acide niétaphosphorique, elle se coagule, tandis qu'elle n'éprouve aucune modification par son mélange avec les acides pyrophosphoriquo ei pliosphoriquc trihydraté. — Dans unc^ dissolution di; biililornre de mercure (sublimé oorro'^if), elle forme un précipité blanc, en contractant une combinaison avec le liirliloi lire ; aussi est-elle employée avec succès comme aniidoie dans les empoisonnements par le sol mercuriel. l'Iu'^icui's autres sels minéraux précipitent l'albumine de sa dis.solution : tels sont l'alun, le sous-acélatc de plomb, le prussinle jaune de potasse. Unie à la chaux, h la baryte, elle constitue avec ces bases une sorte de maslin Busrepiil)le d'acqin'Tir une grande dureté. nPour obtenir l'albumine 4 l'état do pureté, on a recoure nu blanc d'œuf; celui-ci, délayé avec un peu d'eau, cit battu en m ige, afin de déchirer le» cellules qui contiennent le liquide nlbuniineux. On filtre rapidement la liqueur formée d'albuniine et de quelques sels minéraux, phosphate de soude, chlorure de sodium ; on y versi' du doin-aeélate de plomb. I.i' précipité blanc d'albuminatc di! plomb qui prend niiisiiinre cil trnui en suspension ilanH l'eau pure et houniis A un courant d'acide* carbonique qui préciplle l'oxyde de plomb; les dernières traces <lo celle baxe Mint enlevées par quelque» Roiiltes d'une solution d'acide Kuiriiydrique, Kniln, la liqueur clarillée par un cnnmionccment de conciliation et par une filtrai ion muivelle, e'it évajioréc jt 10° •, lo résidu est de l'albumine pure.
L'albumine est employée en photographie, pour obtenir des épreuves négatives sur verre et sert de véhicule au sel d'argent (iodure d'argent) impressionnable par la lumière.
Les végétaux contiennent aussi une substance tout i fait analogue à l'albumine animale, qui se coagule comme elle et présente une composition identique ; on l'a nommée alhuniine ve'qelole. B.
ALBUMINURIE (Médecine), de albumine et du latin urere, uriner. — Maladie redoutable qui a pour symptôme essentiel la présence de l'albumine dans les urines, et que l'on nomme aussi maladie de Bright, du nom d'un chirurgien anglais. On a critiqué avec raison cette dénomination, parce que s'il est vrai que dans la maladie de Bright, l'urine renferme toujours ele l'albumjne, il est vrai aussi qu'elle en renferme dans plusieurs autres maladies, telles que la scarlatine, le choléra, l'érésipèle, la pneumonie, lo typhus, etc. D'ailleurs, dans la maladie de Bright, la composition de l'urine est altérée encore à d'autres égards (voyez Urisè). U résulte de li que l'albuminurie est, en général, le symptôme d'une lésion des fonctions les plus essentielles de l'économie, et en particulier de celles de la nutrition, et qu'elle ne doit constituer que très-rarement une maladie spéciale. On signale comme un symptôme fréquent de l'albuminurie un affaiblissement de la vue nonmié amaurose albuminurii/ue. C'est aux médecins seuls qu'il appartient d'indiquer un régime convenable et de donner des renseignements sur les véritables caractères de la maladie de Bright ou albuminurie proprement dite. f — n.
ALBUNÉE (Zoologie). — Genre d'animaux annelés classé parmi les Crustacés décapodes, famille des Macroures, tribu des Hippides, Latr. Ce genre établi par Fabricius ne renferme qu'une seule espèce bien connue, VAlhimea symnista de Fabricius, qui habite les mers des Indes orientales.
ALCA (Zoologie). — Nom latin donné par Linné au genre l'ingouin.
ALC^DEES (Zoologie), àenlca, pingouin. — Famille d'Oiseaux Palmipèdes proposée récemment par quelques auteurs, mais qui n'a pas été généralement adoptée. Elle aurait compris les genres PmjoMî'n, Guillemot, Mergule, Macareux, etc.
ALCALIS (Chimie). — Composés chimiques doués de propriétés entièrement opposées à celles des acides avec lesquels ils ont une grande tendance à se combiner pour former des sels neutres, c'est-à-dire qui n'ont plus ni les propriétés de l'acide, ni les propriétés do l'alcali. Leur saveur est acre et caustique, et ils ramènent au bleu la teinture de tournesol rougie par les acides. .■l/c«// est un nom de l'ancienne chimie qui ne s'appliquait autrefois qu'à trois composés, la potasse, alcali minéral; la soude, alcali végétal, et l'ammoniaque, alcali volatil. Les chimistes modernes l'ont conservé dans la langue usuelle et l'ont étendu à toutes les bases solubles dans l'eau, qui sont, outre les précédentes, la lithine, la chaux, la baryte et la strontianc. On appelle souvent aussi alcalis caustiques, ces bases quand elles sont pures, pour les distinguer de leurs combinaisons avec l'acide carbonique qui sont désignées sous le nom d'alcalis carbonates.
Depuis le commencement de ce siècle on a retiré des produits du règne végétal un grand nombre de substances qui jouissent comme les alcalis de la propriété de saturer les acides les plus puissants et qu'en raison de cette circonstance on a appelés alcalis végétaux, alcalis organiques ou alcaloïdes (voyez ce dernier mot).
ALCALIMKTRE (Essais chimiques). — Instrument servant à mesurer les proportions d'alcali caustique ou carbonate contenues dans les potasses ou les soudes toujours impures du commerce. Connue la partie alcaline est la seule qui soit utile au consommateur, cette mesure sert à fixer la valeur intrinsèque du produit qu'il arhète ou qu'il emploie.
La méthode proposée en 1801 par Descroizilles, et modillén pnrGay-Lussac, e.st le plus généralement employi'O, comme élant la plus simple et la plus i'\|iéililivc. On commence par préparer une li(]ueur nornuile df la manière suivante. On pèse Ini) gramiurs <l'nriili' sulTurlque concentré, marquant (;il»à l'aréoiuMii' et oii TcHiMui d'une quantité d'eau tello que la lir|M.'ui' KlVnicli.' occupe exactement un lliri';.Ml centimètres cubeMlr reili' licpieur contiennent doue fi grammes d'acide sulfuriciue concentré et peuvent saturer 'l'^SO? de potasse et .t",'.'0'.' do soude pure. Cela fait, on prendra 4 «■',807 de la maiièie à essayer si c'eut de la potasse, et .'i",^')? si c'est de lasoude; on les dissoudra dan» 60 grammes d'eau pure dans un
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vase de vcitc. Ou versera dans une Inu-ctte graduée en Jenii-ceiUimélres cubes, 60 ceiitinii-'trcs cubes do la liqueur normale (jui y occupera 100 divisions; puis, aprts avoircolorci la liqueur alcaline par une dissolution bleue de tournesol, on y vertera goutte i goutte l'acide jusqu'à ce que la couleur bleue devienne rouge. Si l'alcali avait été pur, tout l'ncido eût été nécessaire pour obtenir ce résultat; si on n'en a versé que 50 ou 60 divisions, l'alcali ne contient que 50 ou GO p. 100 de matière pure. • Lorsque, dans cet essai, on sent une odeur d'acide sulfliydrique se dégager de la liqueur acaline, il devient nécessaire de reconnnencer l'expérience apris avoir calciné la matière avec du chlorate de potasse pour convertir en sulfate le sulfure ou sullite qui domie lieu à l'apparition du gaz et entraînerait à de graves erreurs dans l'évaluation de la richesse de l'alcali. M. D.
alcaloïdes (Chimie). — Composés organiques azotés doués de propriétés alcalines et qui s'unissent aux j.iilr-; minéraux ou organiques pour constituer de m 1 1 1 a I > 1 1 ^ - 1 u. Les uns existent tout formés dans les tissus dr^ \ r^,! un -,, libres ou en combinaison avec des acides; les autres sont obtenus artificiellement dans les laboratoires par des réactions appropriées sur des substances d'origine organique. De là, la division des alcaloïdes en deux classes : alcaloïdes naturels, utculoïdes artificiels.
Alcaloïdes naturels. — Leur découverte date de 1804. Elle est due à Sertuerner qui découvrit dans l'opium le premier alcaloïde connu. Plus tard, Caventou, Pelletier, Robiquet, Braconnot, Couerbe, Desfossés, Liebig, Laurent, etc., parvinrent à en extraire un grand nombre des diverses espèces végétales que la thérapeutique utilisait depuis longtemps, comme médicaments. Les alcaloïdes naturels sont , pour la plupart, solides, cristallisés, en général peu solubles dans l'eau, plus solubles dans l'alcool ou l'éther, se décomposant par la chali'ur quand ils sont solides, au lieu de se volatiliser , à l'exception pourtant de la cinchonine. Ils ont une composition quaternaire, formée de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote ; quelques-uns cependant, et ceux-là sont volatils, sont dépourvus d'oxygène : tels sont la nicotine C-^H'^Az"^ et la cunine CH'^Az (voir ces mots). Ils renferment souvent un seul équivalent d'azote, quelquefois deux ou trois. La proportion d'oxygène n'a pas d'influence sur leur capacité de saturation comme cela a lieu pour les bases minérales; la présence de l'azote les rapproche de l'ammoniaque; ce point de contact n'est pas le seul : comme elle, ils forment avec les hydracidcs des sels anhydres, tandis qu'avec les oxacides la présence d'un équivalent d'eau au moins est indispensable ; comme elle, leur chlorhydrate forme avec les bichlorures de platine et de mercure des sels doubles peu solubles dans l'eau. Le chlore et le brome peuvent se substituer dans quelques cas à une portion de leur hydrogène. La coloration déterminée par le contact du chlore sert quelquefois dans les analyses qualitatives; ainsi le sulfate de quinine dissous et additionné d'ammoniaque acquiert par l'action du chlore une couleur vert-pré. Fondus avec l'hydrate de potasse, les alcaloïdes naturels dégagent de l'ammoniaque ; par une lessivi' dr lunasv,. <|urli|iiis-uns laissent dégager des vapeurs qui rniiiiciini iii un alcaloïde artificiel, lar/ninoléine; laquimnr r[ 1 i rim Imnine sont notamment dans ce cas. Les akaloidr^ naturels exercent tme action énergique surl'économie animale. La plupart sont des poisons très-violents ; et cependant, à petite dose, quelques-uns constitnont des in/'diraments pn'cioux; telles sont par exemple la (|ninini', la iiai-.a.iiiie, la morphine.
Le niMile ili' |in>|iai':iii 1rs ahaloides varie suivant
leurs iHi.i]ii('t/vs. S(.iii-ils iiiM.iliihles dans l'eau? on fait digérer la partie de la plante qui les renferme dans l'eau acidulée jusqu'à épuisement; comme les chlorures, sulfates, azotates et acétates de ces bases sont généralement solubles, il suffit d'avoir cliDisi l'acide correspondant à l'un de ces ^enn's de si'ls pour que la liqueur fillréi' renferme l'alcaloiili' à l'état de solution saline; on préripit(^ ce dernier par la magnésie, la chaux, l'ammoniaque ou le carbonate do soude, et on traite le pré|)icité par l'alcool jiour obtenir une solution alcoolique qui laissera se séparer l'alcaloïde par voie de cristallisatinn. Snnl IN s.iluliles dans l'eau ? on en obtient un sel snliihle Mumne i m à l'heure, un sulfate, par exemple, et après uie |>in iIm aimii préalable du sel par le noirnnimal, ! aciile , n ,■.! pir, i|ah parla baryte. Hmit-ils vdl.alil-, ; Ir v, - i,,| ,,i„ |,. rnii^-i n,e est mis en di(;esticin, après . i r,r rm, ni, .t\ ,■. iuh' li i\e alcaline très-fuible, puis le inelani^c ri .suuiiii,', .i l.i ili.Millation. La vapeur d'eau condensée renfc^rnie une notable proportion de la base volatile et aussi d'ammoniaque ;
ALC
on sature par un acide, on sépare à l'aide de l'alcool le sel de l'alcaloïde du sel ammoniacal ; enfin, dans le premier de ces deux sels on met l'alcaloïde en liberté en faisant intervenir la potasse et on s'en empare définitivement par l'éther qui le dissout. Des distillations fractionnées suffisent dès lors pour se procurer l'alcaloïde tout à fait pur. — 'Voici la liste des principaux alcaloïdes naturels avec leur origine et leur composition.
FAMILLKS
NOM
»»T„nE,.,..S.
ALcaotiits
f.OSPOStllOJ
DU CBIMISTE
qui t'a découTerl.
Morphine. ...
C3iHt9Az06 .
Drrosne.
Codéine
C'CHÎlAzOS .
Ituijiquet.
Narcoline
CS6IIÎ5AZOI4.
Ilerosnc.
Papavérine.. .
CiOmik-M»..
U.rcti.
Cliclidoniue. .
C«0HS0Az3O6.
Codefroj .
Atropine
Uoin, (Ifigerettlesse
SOLIKBBS
Nicotine
Ca)H14Az2. . .
tteiiiiau et Pussel.
Solanine. . . .
Dtsfossts.
Strychnées. .
lirucine
C«6H26Az08..
l'c'ItelicrelCaTeal.u,
Slrvctinine. . .
CWH22Az20».
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Aricine
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