‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 49 sur 396 · I-acryma-Cbrisli · texte numérisé non relu

I-acryma-Cbrisli

Xérès

Lisbonne

Malaga (de 1666)

Constance rouge

.Muscat du Cap

Roussillon

Ermitage blanc

Malaxa

Malvoisie de Madère

Chiiaz

Lunel

Syracuse

CÏaret ou vin de Bordeaux

Nice

Bourgogne

Sauterne

Champagne

Graves

Frontigiian ,

Champagne mousseux

rôte-Rotie

Ermitage rouge

Hocl( (vin du Uhin)

Tokay

Cidre le plus spiritueux

Vin de baies de sureau [cUter iriucj...,

.\le de Burtoa ^bière)

Hydromel

Poiré.

nière forte lirune (hroirn stout)

( idre le moins spiritueux

Porter de Londres

Petite bière de Londres

||.Tilies de 1.1 liqueur

51.32 53.68 53,39 61,60 26,41 25,12 22,27 20,50 19,79 19,75 19.70 19,17 1S,94 18,94 18,92 1S,I3 17,43 17,26 16,40 15.62 15,52 16.28 IS.IO 14,63 14,57 li,22 13,80 13.37 12,79 12,61

Alcool absolu. — Alcool pur sans eau.

L'alcool pur est doué d'une extrême fluidité, d'une saveur caustique, d'une action très-énergique sur l'économie animale et ccuislitue un véritable poison. 11 bout à 78"; sa densité est de 0,79; jusqu'à présent il n'a pu être congelé par aucun froid artificiel. Son avidité pour l'eau est très-grande ; quaiul on le mélange avec une certaine quantité de ce liquide, il se produit un dégagement de chaleur et le volume de la combinaison est toujours plus petit que la somme des volumes d'alcool et d'eau mélangés ; versé sur de la neige ou de la glace jtilée, il peut faire descendre le thermomètre jusqu'à a7° au-dessous de zéro, en forçant la glace à fondre.

Cette grande tendance i\ s'unir à l'eau fait qu'il l'enlève mémo aux matières organisées qu'il racornit, c3 qui le rend très-propre à la conservation des objcis d'histoire naturelle ou des pièces anatomiques. On so contente cependant pour cet usage d'alcool rectilié.

L'alcool absolu e-l ixlraii des ispritsducommerce. Ceuxci sont versés dans uiir cm nui sur un excès de chaux grasse vive, réduite en IV.i;;iii' iii^ lir la grosseur d'une petite noix, après un conlai.l. do vingt (pialre heures nu distille au baiii-inarie. La chaux rclii'ut l'eau d'Iiydialaliiui a\rc laquelle elles'est combiiire et il passe un lii|ni(li' plus licbn que le précédent. Le carbonate de |iiilasse bien sec peut servir au mémo usage ; mais dans l'un et l'autre cas il convient de répéti'r plusieurs fois l'opération. M. Ber lluslot est pui'venu dans ces derniers temps i former directement do l'alcool en mélangeant dans un grand ballon de l'hydrogène bicarboné vX de l'acide sulfurique concentré et en agitant les deux corps avec du mercure dont l'action est ici purement mécanique. Après un contact prolongé, l'acide sulfurique se colore ; on l'éteml de plusieurs fois sou volume d'eau, on dislllle et ou obtient une liqueur qui a toutes les propriétés de l'alcool.

L'alcuul pur ou éteudu d'eau n'est pas attaipié pnr

ALC

l'oxygène de l'air; mais dans certaines conditions il s'en f mpare et donne lieu alors à divers composés.

Le premier degré d'oxygénation est Yaldéhyde qui dérive de l'alcool par la combustion de 2 de ses G proportions d'hydrogène.

C'H*0« = r.vii«02 — 112

Aldéhyde. Alcool.

Une oxygénation plus avancée donne do l'acide acétique.

■ (.4H602 -(- 40 = C'H'QV + 2H0.

Alcool. Oxygène, Ac. acét. Eau.

Le chlore le transforme également d'abord en aldéhyde, puis en chloral (C'HCI-'O-). Au rouge, l'hydrate de potasse le convertit en acétate de potasse. L'acide sulfurique lui enlève les éléments d'une proportion d'eau et donne de Véther (C''H''0); son action se prolongeant, une nouvelle proportion d'eau est enlevée, et il se dégage de l'hydrogène bicurbone (C'H-). L'alcool peut cependunt se combiner avec l'acide sulfurique sans rien perdre et donner ainsi naissance à de l'acide sulfovinique (C'H*0-,'^SO''). Toutefois dans ce cas le groupement des molécules chimiques de l'alcool a été changé, car une l>j-oportion d'eau peut y être remplacée par une proportion de base dans les sulfoviuales (C*H'^0,M0,2S0') (voyez ces mots). La plupart des acides peuvent se combiner avec l'alcool en lui enlevant une proportion d'eau à laquelle ils se substituent et donner ainsi naissance aux élhers simples ou comprises (voyez Éthers) .

Usages (le l'alcool. — L'alcool dans ses divers états de pureté et de concentration sertà un grand nombre d'usages dans les arts, l'industrie, l'économie domestique, la |iharmacie et la chimie. Il dissout les corps gras, les résines, les essences, les matières colorantes, les alcaloïdes. 11 enlève à quelques sels métalliques, leur eau d'hydratation, quand il est suffisamment concentré. On s'en sert également pour la conservation de diverses pièces zoologiques ou anatomiques.

llisioriqitc. — L'art d'extraire l'alcool des liqueurs fermentées, nous vient probablement des Arabes. Arnaud de Villeneuve, savant du xiii' siècle, ne fit qu'en introduire l'usage en Europe en en décrivant les propriétés. La qainta essentia (quintessence) de Raymond Lulle et de ses successeurs, n'était autre chose que de l'alcool rectifié à une très-douce chaleur. Jusqu'au xvi» siècle, l'espritde-vin fut considéré comme médicament et ne se rencontrait que dans les officines des pharmaciens; mais avant la fin de ce siècle il était déjà employé comme boisson dans liresque toute l'Europe. M. D.

Alcools (Chimie théorique). — Composés volatils, odorants, formant une série homologue des plus naturelles dont les différents termes offrent le même type de composition et subissent des métamorphoses semblables. Leur formule générale est de la forme C^"H2'" + 20-. La formule propre à chaque alcool s'en déduit en donnant à «, successivement les valeurs, 1,2, s, etc.

Voici les alcools connus qui rentrent dans cette série.

i. Alcool méttlylique (esprit de bois), élu- Degré?.

dié priacipalemeut par M.M. Dumas et Pclii,'ot i:3H*02 bout à 06

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