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sur laquelle roule en la croisant un peu un tranchant circulaire animé d’un mouvement de rotation en môme temps que de progression. Dans les grands ateliers, chaque cisaille est quelquefois mise en mouvement par une machine à vapeur spécial :.^ ce qui permet d’en mieux régler à volonté le travail.

CISEAUX (Économie domestique, Chirurgie) . — Instrument très-connu, composé de deux lames unies pouvant s’écarter et se rapprocher; on en fabrique de toutes dimensions, à lames courtes, longues, larges, épaisses; terminées par un bout plus ou moins obtus, ou par une pointe acérée, etc. La matière la plus convenable pour la confection des ciseaux, c’est l’acier fin. Il est essentiel que la trempe soit la môme pour les deux branches, sans cela la plus dure pourrait entamer l’autre. La largeur et l’épaisseur des lames doit être en raison des efforts auxquels l’instrument doit être exposé. Ainsi on a coutume de beaucoup diminuer l’épaisseur, en donnant une forte inclinaison au biseau^ lorsqu’on doit employer les ciseaux à des travaux qui nécessitent peu de force. Un point très-important, c’est que les lames soient légèrement recourbées l’une vers l’autre dans le sens de leur épaisseur ; c’est là ce qu’on appelle V envoilure. Cette inclinaison doit ôtre proportionnée à la longueur des lames, et il en résulte la nécessité d’une grande précision dans leur construction. Les bornes qui nous sont imposées ne nous permettent pas d’entrer dans tous les détails que comporte ce sujet.

En chirurgie, les ciseaux sont souvent employés, et ils remplacent le bistouri dans beaucoup de cas, et môme dans des opérations assez importantes. Les ciseaux droits ne peuvent ôtre utiles qu’autant qu’il s’agit de couper des parties totalement isolées : la langue, les lèvres, le filet, etc. Mais lorsqu’il s’agit de couper sur la*sonde canelée, ou dans le fond de la bouche, par exemple, la position des anneaux devient gônante, et alors on a recours à des ciseaux courbes latéralement ou sur le plat, ou à des ciseaux coudés à angle plus ou moins ouvert. On a dit que les ciseaux mâchaient, contondaient, irritaient les parties qu’ils divisaient, et qu’ils rendaient difficile la réunion par preiuière intention. L’expérience a prouvé que cette crainte n’était pas tout à fait fondée, et les praticiens les plus exercés ne mettent presque pas de différence entre les sections faites par le bistouri ou les ciseaux.

GISSAMPELOS (Botanique), Cissampelos, Lin., du grec kissos, lierre, et ampelos, vigne. Ce genre, par son port, ses tiges sarmenteuses et ses fruits en gra{)pes, ressemble assez bien au lierre et à la vigne. — Genre de plantes de la famille Ménispermées. Il comprend des arbrisseaux exotiques, dioïques. Le C. à feuilles ombiliquées o\\ Pareire [C. pareira. Lin.), d’un mot portugais qui signifie vigne sauvage, a les feuilles cordifornies, pétiolées, cotonneuses en dessous. Ses fleurs sont en épis courts et de couleur verdâtre. Le C. velouté (C. caapeba, Lin.), nom brésilien sous lequel on désigne cette plante, est couvert abondamment d’un coton trèsdoux et abondant. Ces deux espèces croissent dans l’Amérique méridionale. La seconde fournit la racine employée comme diurétique et nommée pareira brava dans les colonies où elle passe pour guérir la pierre. Caractères du genre : calice à 4 sépales ouverts; corolle gamopétale, rarement dialypétale, à 4 sépales; 4 étamines monadelphes; 3 styles et 3 stigmates; ovaire devenant une baie à une seule graine.

CISSE (Botanique), Cissus, Lin.; nom grec du lierre, il grimpe comme lui. — Genre de plantes de la famille des Ampélidées ou Yinifères. Les espèces de ce genre sont très- nombreuses. On en compte plus de quatre-vingts. Ce sont des arbrisseaux grimpants dont les feuilles persistent. Ils sont pourvus de vrilles. On les divise en plusieurs sections, d’après leurs feuilles, qui sont ou simples, ou trifoliées, ou à 5 folioles palmées, ou à folioles bipennées. Ils portent aussi vulgairement le nom de Achit. Le C. à feuilles de vigne (C. vitigena. Lin.) atteint 6 à 7 mètres. Ses feuilles sont en cœur et ses fleurs nombreuses, petites, sont cotonneuses à l’extérieur. Ses baies sont odorantes, bleuâtres. Le C. glauque {C. glauca, Roxb.), appelé aussi Vig?ie éléphante de Madagascar, s’élève souvent à une très-grande hauteur. Ses feuilles sont grandes, en cœur, et ses baies lisses et noirâtres. Le C, quadrangulaire {C. quadrangularis. Lin.), nommé ainsi à cause de sa tige à quatre angles, a les feuilles glabres, un peu charnues et les baies rouges. Aux Indes orientales et en Égypte. Dans certains ])ays, on mange ses rameaux mêlés avec d’autres herbes, après qu’on les

a débarrassés de- leur écorce et fait macérer dans l’eau bouillante. Caractères du genre : calice petit, gamosépale; 4 pétales persistants; 4 étamines; ovaire à 4 loges ; baie à une loge par avortement et ne renfermant le plus souvent qu’une graine. G — s.

CISTE (Botanique), Cistus, Tourn., du grec kistê, boîte, capsule. Le mot celtique cist a la même signification. Ce nom a été donné à cause de la forme remarquable des fruits capsulaires de ces plantes. — Genre de plantes type de la famille des Cistinées, dont les espèces sont des herbes ou des arbrisseaux à feuilles persistantes, opposées, sans stipules. Elles habitent la plupart les régions méridionales de l’hémisphère boréal. On en rencontre aussi beaucoup en Europe, et surtout en Espagne, dans les lieux secs et arides. Ces plantes peuvent ôtre employées pour l’ornement, leurs fleurs grandes, de couleurs blanche, jaune, rose ou purpurine, portées sur des pédoncules axillaires ou terminaux multiflores, sont d’un joli effet; malheureusement, leurs corolles se flétrissent promptement. Le C. de Crête {C. creticus. Lin.) a les fleurs purpurines avec l’onglet des pétales jaune. Le C. lédon (C. ledon, Lamk) présente des fleurs blanches, jaunes aux onglets et réunies par 3-5. Le C. ladanifère (C. ladaniferus. Lin.),' c’est-à-dire qui porte la substance connue sous le nom de ladanum, a les feuilles visqueuses et les fleurs très-grandes, blanches, avec une tache rouge aux onglets. Espagne, Portugal, Provence. Ces trois espèces exsudent par leurs feuilles une substance résineuse odorante qui est le ladanum ou labdanum. Elle se présente dans le commerce sous la forme de petits bâtons en spirale, solides, de couleur noirâtre, à cassure brillante. On la vend débarrassée des matières étrangères et enfermée dans de petites vessies (voyez, pour sa préparation, Tournefort, Voyage du Levamt, tome I). Elle est alors d’une consistance épaisse et gluante. Son odeur rappelle celle , de l’ambre et sa saveur est balsamique. Les propriétés du ladanum sont astringentes, stomachiques, (voyez Labdaxum). Caract. du genre : calice à sépales disposés sur deux rangs; pétales caducs ; capsule à une seule loge ou divisée par plusieurs cloisons incomplètes, s’ouvrant en 3-7 ou 10 valves. G — s.

CISTINÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones dialypétales, comprenant des herbes et des arbrisseaux à fleurs régulières. Caractères : calice composé de 5 sépales dont 2 extérieurs plus petits ou avortés ; i pétales au nombre de 5, très-fugaces; étamines indéfi- ' nies; ovaire libre à une ou plus souvent 3-5-i0 loges; capsule enveloppée dans le calice et présentant 1-3 5 loges et môme 10 loges, s’ouvrant en autant de valves portant des cloisons incomplètes. Les Cistinées se rapprochent des Ternstrœmiacées et habitent principalement la région méditerranéenne. On en trouve un petit nombre dans l’Amérique septentrionale. Genres principaux : Ciste ] {Cistus, Tourn.), Hélianthème {He! ianthemum , Tourn.), ; Furnana, Spach. ; Lecliea, Lin. ; Hudso7iia, Lin., etc.

Monographies : Dunal, dans le P>'odro7nus,û<i deCan- i dolle, t. I, p. 2G3. — Sweet, Cistin. 1825-1830. G — s. ■

CISTUDE (Zoologie), Cistudo, Fleming, du grec kistê, boîte. — Voyez Tortue d’eau douce).

CISTULE ou CiSTELLE (Botanique). — Sorte de con- .• ceptacle ou appareil de fructification des lichens. 11 est orbiculaire, creux, parfaitement clos dans sa jeunesse et ! se fend irrégulièrement à la maturité, de manière à lais- ^ ser voir à son centre une matière fibreuse qui retenait les séminiües ou spores groupées en petites masses.

CITRATES (Chimie), combinaisons de l’acide citrique i avec une base. — Les citrates neutres ont pour formule 3(M0)G12HS01^ -1-HO. Ils correspondent à l’acide citrique i desséché à 100®. Les citrates basiques rentrent dans l’une des deux formules : 4(MO)G^^H®O^C 4(MO)C12H'=’0^^,HO. ^ Ils sont insolubles à l’exception des citrates alcalins, i Quelques-uns s’altèrent à la longue en éprouvant une ^ sorte de fermentation. On emploie le citrate de chaux] pour la préparation de l’acide citrique et le citi'ate de ^ 7nag7iésie en dissolution dans l’eau chargée d’acide car- , bonique comme limonade purgative {Limo7iade Rogé], {

CITRIQUE (Acide) (Chimie) (Gi2H®0‘C3H0). — AcideJ tribasique qui se rencontre dans- les fruits d’un grandq nombre de végétaux, dans les citrons, les orailges, lesi,,, groseilles à maquereaux, les fraises^ etc. Il cristallisel sous la forme de prismes rhomboïdaux ; sa saveur est! agréable, quoique l’acidité soit très-prononcée. U estf très-soluble dans l’eau et peut fournir avec elle un liquideli de consistance très-sirupeuse. S’il cristallise à froid de| la dissolution concentrée, les cristaux contiennent 5équi-N valents d’eau ; s’il se dépose de la liqueur chaude, ils|^ .

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