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ETRE

BOWffilL-

■VIERCrE

Fis. 629.

isocèle dont cette dernière est le sommet. Entre la Lyre et le Scorpion est la constellation d’Hercule {fig. 629).

Un peu à l’est de la Lyre, on trouve le Cygne qui forme une grande croix dans la voie lactée. Enfin, au sud du Cygne et de la Lyre est l’Aigle, remarquable par trois étoiles voisines ; celle du milieu est a ou Altaïr.

A l’aide de ces étoiles principales et d’une sphère céleste ou d’un planisphère, il sera toujours facile de retrouver les autres, et aussi de reconnaître les planètes qu’au premier abord on pourrait confondre avec des étoiles.

Voyez Étoiles, Voie lactée. Cartes célestes. E. R.

CONSTIPATION (Médecine), dù latin comtipare , épaissir, accumuler. — L’expulsion rare et difficile des matières fécales constitue la constipation. Cet état peut èivQ habituel , ainsi les personnes d’un tempérament sec, nerveux, celles qui sont adonnées aux travaux assidus de cabinet, qui vivent sobrement, qui boivent peu, ou qui font usage d’aliments échauffants, de médicaments âcres, narcotiques, astringents, éprouvent souvent cette incommodité. La vieillesse y prédispose particulièrement, par suite de la diminution des sécrétions qui ont lieu habituellement dans les voies digestives. Elle peut exister sans altérer gravement la santé, bien qu’on ne doive pas la laisser se prolonger trop longtemps.

La constipation peut être accidentelle ; alors elle est l’effet ou le symptôme de diverses maladies aiguës ou chroniques, ou bien elle est une suite d’un changement dans le régime alimentaire, ou, chez les femmes, de l’état de grossesse. La constipation accidentelle doit être combattue, surtout à cause des accidents auxquels elle pourrait donner lieu ; on aura recours aux lavements émollients, laxatifs, purgatifs même ; enfin aux substances purgatives, telles que la manne, les sels purgatifs, la rhubarbe, le jalap, etc. Les mêmes moyens employés contre la constipation habituelle peuvent la faire cesser •urr moment, mais il faut y joindre des moyens hygiéniques, tels que l’exercice, l’usage des aliments doux, des .végétaux herbacés, des fruits, des boissons rafraîchissantes, du petit-lait, etc. F — n.

CONSTITUTION (Médecine), du latin stare cum, être debout avec, exister ensemble. — En médecine, on nomme ainsi l’harmonie, la manière d’être des organes les uns à l’égard des autres, et l’ensemble qui en résulte. Une bonne constitution est celle qui se rapproche le plus possible d’un type idéal composé d’organes bien développés, doués d’une énergie égale et remplissant avec régularité leurs fonctions. Une organisation contraire serait une mauvaise constitution. Ces principes, posés par les

Deiui

anciens, rapportaient la différence des constitutions au défaut d’équilibre dans le développement et la force de nos organes; comme la diversité des tempéraments éivài attribuée au défaut d’équilibre des humeurs (voyez Tempérament).

Constitution médicale (Médecine). — On donne ce nom à un état de l’atmosphère qui, par le maintien prolongé des mômes conditions de chaleur, de sécheresse, d’humidité, de froid, etc., exerce une influence spéciale sur le développement et la marche des maladies quelles qu’elles soient, et leur donne un caractère général qui constitue le plus souvent un état épidémique (voyez Épidémie).

CONSTRICTEURS (Muscles) (Anatomie), du latin constringere , resserrer. — On nomme ainsi les muscles dont la fonction est de resserrer circulairement certaines parties du corps. Ainsi , chez l’homme on , connaît dans les parois du pharynx ou arrière-gorge six muscles constricteurs du pha~ rynx, situés deux par deux symétriquement à droite et à gauche : 1“ les constricteurs supérieurs qui s’attachent antérieurement à l’apophyse ptérygoïde, au ligament intermaxillaire, à la ligne myloïdienne du maxillaire inférieur et sur les côtés de la base delà langue, postérieurement à la partie postérieure et moyenne du pharynx ; — 2“ les deux constricteurs moyens , fixés antérieurement aux deux cornes de l’os hyoïde et au ligament stylo-hyoïdien; postérieurement, comme le précédent; — 3“ les deux constricteurs inférieurs, naissant antérieurement des cartilages cricoïde et thyroïde du larynx, avec des attaches postérieures semblables à celles des deux précédents. — Ces trois muscles resserrent l’arrière-gorge et l’élèvent un peu au moment où l’on avale, de façon à lui faire embrasser et conduire le bol alimentaire. Des muscles analogues s’observent chez les vertébrés en général et môme dans beaucoup d’animaux des autres embranchements.

Constricteur (Boa) (Zoologie). — Nom donné parfois au Boa devin (voyez Boa).

CONSTRIGTION ( M éd ecine) . — Resserrement spasmodique de la peau et des cavités ou des conduits pour^ms de muscles ou d’un tissu contractile; ainsi on dit la constriction du pharynx, de Tœsophage, de l’intestin, etc. (voyez Spasme)

CONSULTATION (Médecine). — On nomme ainsi l’avis formulé par un médecin verbalement ou la plume à la main, ou une entrevue dans laquelle cet avis est recherché par le malade ou par ceux qui l’entourent. Il importe que le médecin consigne son avis par écrit dès qu’il contient l’indication de quelque remède exigeant une certaine précision dans son mode d’administration; il est indispensable, et malheureusement on néglige souvent cette précaution, que la consultation soit écrite trèslisiblement, surtout lorsqu’ellerenferme une prescription. L’oubli de ce soin peut entraîner des erreurs funestes. Quant à la recherche des avis du médecin, elle se fait dans diverses circonstances ; tantôt le malade pour lequel on réclame ses avis ne s’est pas confié aux soins ordinaires d’un médecin, et alors, en général, le malade se transporte auprès du praticien qu’il veut consulter; tantôt il s’agit d’un cas grave où, en outre des soins du médecin habituel, on croit devoir faire appel à l’avis d’un ou plusieurs de ses confrères. Ces sortes de consultations que le médecin ordinaire réclame parfois, pour mettre à couvert sa responsabilité, n’exercent pas toujours l’influence souverainement bienfaisante qu’on en espère. L’examen d’un malade en quelques instants ne saurait valoir l’observation prolongée à laquelle le médecin ordinaire se livre souvent depuis des années; mais en tous cas c’est la seule manière honorable d’obtenir l’avis d’un médecin étranger à la famille sur un malade qui inspire des inquiétudes.

L’ancienne Faculté de médecine de Paris donnait aux indigents des consultations gratuites; c’est aujourd’hui dans les hôpitaux qu’elles se donnent chaque matin, de dix à onze heures. Les médecins des bureaux de bienfaisance en donnent en outre, ainsi que presque tous les médecins.

CONTACT (Géométrie). — Deux courbes sont en contact en un point, lorsqu’à ce point elles ont une tangente

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commune. L’ordonnée de ce point est la même, et la dérivée de l’ordonnée y a la môme valeur pour chacune des deux courbes. Si les dérivées d’ordre supérieur sont aussi égales, le contact devient plus intime, et il se mesure par l’ordre des plus hautes dérivées communes aux deux courbes. Ainsi le contact est du second ordre, si l’ordonnée et ses deux premières dérivées sont égales pour les deux courbes. Le cercle qui en un point de la courbe a avec elle un contact du second ordre est dit cercle osculateur: on l’appelle aussi cercle de courbure (voyez Courbure).

CONTAGION (Médecine), du latin tongere^ toucher, cum, avec. — Mode de transmission d’une maladie d’une personne à une autre au moyen du contact médiat ou immédiat. Malgré cette distinction généralement admise, quelques médecins ont restreint le sens de ce mot et ne l’ont appliqué qu’au mode de propagation par contact immédiat : c’était diminuer considérablement le nombre des maladies contagieuses parmi lesquelles on ne pourrait guère ranger dès lors que certaines d’entre elles, telles que la rage, la vaccine, la morve, le charbon, la gale, puisqu’il est bien prouvé que la variole, la rougeole, la scarlatine, se transmettent parfaitement sans contact immédiat : du reste, ces diverses maladies ont pour mode de propagation des virus spéciaux (voyez Virus). La majeure partie des médecins ont admis un autre moyen de contagion ; c’est celui qui est produit par les émanations, par les miasmes qui s’échappent, soit de l’intérieur, soit de la surface du corps d’un individu malade, et qui, transportés par V intermédiaire de Vair, sur un individu sain, sont absorbés par la peau, par les organes digestifs ou par les poumons. L’air n’est pas le seul moyen par lequel les agents de la contagion à distance puissent être transportés ; ainsi les marchandises ou les étoffes de laine, de coton, les fourrures ; les personnes qui visitent les malades, les animaux eux-mêmes qui ont habité avec eux peuvent être des moyens de transmission. Quelle que soit la voie par laquelle les principes contagieux pénètrent dans l’économie, ils y produisent leurs effets plus ou moins rapidement; quelquefois ils agissent subitement, comme dans la morve, le charbon; d’autres fois, comme dans la rage, leur incubation peut durer des mois et môme, assure-t-on, jusqu’à une année; pour la vaccine, la période d’incubation est de trois à quatre jours; pour la rougeole, de huit jours à un mois, ou même cinq semaines, comme M. le Rufsaeu occasion de l’observer à la Martinique ; l’incubation de la variole est de quinze à vingt jours, etc. La température de l’air ambiant , la chaleur du corps de l’individu, l’humidité, accélèrent l’incubation des principes de la contagion ; au contraire, la sécheresse, l’aridité de l’atmosphère, une température froide, la retardent. Les enfants, les convalescents, sont plus exposés à contracter les maladies contagieuses que les personnes adultes; la contagion a plus facilement lieu pendant le sommeil que dans l’état de veille.

Les maladies contagieuses peuvent être divisées en deux groupes : 1° celles qui se. transmettent seulement par le contact immédiat ou par inoculation, telles que la rage, la vaccine, la pustule maligne, la teigne, la gale; 2" celles qui peuvent se transmettre à distance par l’intermédiaire de l’air ou d’objets ayant séjourné avec les malades; ce sont la variole, la rougeole, la scarlatine, le typhus, la morve, le farcin, la ayssenterie épidémique, etc. ; enfin, il est d’autres maladies qui, suivant plusieurs médecins, peuvent devenir contagieuses; ce sont la fièvre typhoïde, V angine couenneuse, les affections catarrhales, etc. La plupart se transmettent de l’homme à l’homme; quelques-unes se propagent des animaux à l’homme : ainsi la rage, la vaccine, la morve, le farcin, la pustule maligne; quelques-unes ne se transmettent que par inoculation, comme la rage, la vaccine.

Une distinction bien importante à établir, c’est la différence qui existe entre le caractère contagieux et le caractère épidémique ; dans la contagion, la propagation a lieu d’un individu malade à un individu sain, au moyen d’un principe particulier constituant ce qu’on a appelé le contagium. Le contagium est tantôt insaisissable, tantôt renfermé dans les humeurs ou dans les produits morbides qui lui servent de véhicule, et que l’on a appelé virus. Dans le cas d’épidémie, la maladie se transmet en môme temps à un certain nombre d’individus en état de santé, sans qu’un sujet malade les ait infectés personnellement, mais parce qu’ils sontsoumissimultanémentà une môme cause de maladie ; ces individus sont plus ou moins aptes à en subir l’influence, mais celle-ci règne sur tout le monde dans les foyers des épidémies. La li-

mite précise entre la contagion et l’épidémie est difficile à poser; aussi cette question a-t-elle été le sujet de discussions très-vives parmi les médecins, les uns affirmant avec Pariset que la fièvre jaune, la peste et le typhus sont contagieux, les autres soutenant une opinion contraire avec les docteurs Ghervin, Glot-Bey, etc. Plus tard, la question s’est encore agitée à propos du choléra; des arguments puissants ont été produits de part et d’autre ; cependant on s’accorde assez généralement maintenant à regarder le choléra comme épidémique et non pas contagieux, et on a pu, sans inconvénient, faire adoucir la rigueur des mesures préventives, si préjudiciables au commerce, en faisant adopter en partie cette idée par la conférence sanitaire internationale àQ Paris, en 1851-52. Les luttes ardentes auxquelles ces discussions ont donné lieu, ont mis en lumière un certain nombre de vérités utiles pour la pratique; ainsi, éloigner les foyers d’infection ; éviter l’encombrement d’un grand nombre d’hommes sur un point restreint ; disséminer, isoler, dépayser les malades; abattre et enfouir à de grandes profondeurs les cadavres des animaux morts de la rage, du farcin, de la morve, du charbon ; brûler les vêtements de laine, de coton, de soie, les fourrures et tous les objets suspects d’infection, ou les purifier par des lavages à l’eau de chaux, à l’eau chlorée, par la ventilation, les fumigations ; employer les mêmes moyens de lavage, d’aération, de fumigations pour détruire les miasmes délétères qui peuvent subsister dans les habitations, les baraques de campement, les prisons, les salles d’hôpitaux , les étables, etc. Telles sont les mesures sanitaires que les particuliers et les gouvernements doivent prendre, chacun en ce qui les concerne, dans les cas de maladies contagieuses épidémiques. Si on joint à cela les cordons sanitaires, les lazarets, les quarantaines, on aura une idée de l’ensemble des mesures que l’administration a à sa disposition pour s’opposer au développement des influences morbides, contagieuses ou épidémiques (voyez Épidémie, Gordon sanitaire. Lazaret, Quarantaine, Gon- SEII. DE salubrité). F — N.

GONTONDANT (Médecine), du latin contundere, écraser en frappant. — On appelle corps contondant tout corps rond ou obtus qui, agissant avec plus ou moins de force sur les parties qu’il atteint, meurtrit, écrase, brise, déchire, fracture, sans couper ni piquer, et produit des contusions ovi des plaies confuses (voyez ces mots). Les projectiles lancés par les armes à feu rentrent dans la classe des corps contondants (voyez Plaie par arme a feu).

GONTRAGTILITÉ (Physiologie), du latin contrahere, raccourcir en resserrant. — Propriété organique par laquelle une partie vivante se raccourcit en se concentrant et produit ainsi un mouvement en elle-même et dans les autres parties auxquelles elle est liée. La contractilité est le caractère spécial du tissu musculaire des animaux, mais on l’observe encore dans quelques autres tissus vivants, où, en général, elle se montre moins complète et moins puissante. C’est ainsi que le tissu général qui constitue le corps des animaux très-simplement organisés est parfaitement contractile, sans présenter nettement aucun trait caractéristique du tissu musculaire. Les mouvements si remarquables des cils vibratiles implantés à la surface de beaucoup de muqueuses, proviennent sans doute des contractions du tissu môme des cellules qui portent les cils. La contractilité se distingue des phénomènes analogues, parce que le raccourcissement qui en manifeste l’existence se produit spontanément sous l’influence d’une cause interne par rapport à l’organisme. La contractilité énergique des tissus musculaires prend souvent le nom de myotilité. Les plantes présentent dans certaines parties (feuilles de la sensitive, étamines de l’épine- vinettej quelques mouvements qui ont pu faire supposer l’existence de la contractilité ; mais cette propriété organique appartient à peu près exclusivement aux animaux.

CONTRACTION (Physiologie), même étymologie que le mot précédent. — La contraction est le phénomène physiologique par lequel la contractilité se manifeste ; on observe ce phénomène dans les muscles mieux que dans tout autre organe. Dans l’état de contraction, le muscle se raccourcit brusquement de la moitié, des deux tiers et même des trois quarts de sa longueur ; il devient alors plus dur, plus épais que dans l’état de relâchement. Pré vost et Dumas avaient attribué le raccourcissement de la fibre musculaire et l’épaississement du muscle à un plissement régulier et transversal de cette fibre; depuis les travaux d’Ed. Weber, on admet que la fibre se rac-

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courcit en se maintenant droite et en augmentant légèrement d’épaisseur ; le plissement observé par Prévost et Dumas se produirait au moment où la fibre cesse de se contracter. La contraction musculaire se manifeste habituellement sous l’influence du système nerveux, mis en action par la volonté ou agissant en dehors d’elle; c’est pourquoi l’on distingue la contraction volontaire et la contraction involontaire ou instinctive. Néanmoins, la contraction peut avoir lieu sous l’influence d’autres excitants que le système nerveux ; l’électricité particulièrement la provoque avec efficacité.

Il paraît très-vraisemblable que, pendant la contraction, il se passe un phénomène de décomposition chimique du tissu musculaire lui-même. Cuvier admettait ce fait dans son introduction du Règne animal; Liebig s’est efforcé de le rendre évident en recherchant darts le suc gastrique d’une part, et de l’autre dans l’urine les produits de cette altération chimique, que la nutrition répare incessamment. D’un autre côté, on a constaté l’existence d’une électricité propre dans les muscles des animaux ; annoncé d’abord par Galvani, ce fait intéressant fut démonfré plus tard par Nobili, qui, avec des tranches de muscles de grenouilles, construisit une Véritable pile voltaïque. Matteucci et plus récemment Du- | bois-Reymond ont prouvé que ce courant se produit dans le muscle lui-même tant qu’il est apte à se contracter, et que l’intensité de ce courant est proportionnelle à l’énergie du muscle; mais au moment même où la contraction a lieu, l’intensité du courant s’amoindrit (voy. Torpille, Traitement par l’élëctricité).

L’énergie de la contraction d’un muscle dépend non de la longueur, mais du nombre des fibres. Il importe de remarquer en outre que la contraction est Un phénomène essentiellement court et intermittent, et qu’en se répétant plusieurs fois de suite dans un même muscle, il perd progressivement de son intensité. Cela explique l’impossibilité de conserver pendant plus de quelques minutes, d’une manière continue, une position où les muscles sont en état de contraction, et l’impuissance momentanée où tombent les muscles quand on a essayé de le faire par un effort de volonté. Un exemple capable de frapper l’esprit est donné par le cœur : ce muscle, qui ne cesSe de se contracter depuis avant la naissance jusqu’à la mort, se repose chez l’homme soixante-cinq à soixa,:ite-dix fois par minute. Ad. F.

CONTRACTURE (Médecine), du participe latin contracius, raccourci. — On entend par ce mot la rétraction permanente des muscles devenus durs et roides ; il faut bien distinguer de cet état la rigidité passive qui s’observe dans un membre soumis à un repos prolongé, mais qui ne s’oppose pas à l’extension du membre. Dans la contracture, les muscles diminuent de longueur et d’épaisseur, de manière à former des cordes inextensibles qui s’opposent au redressement des parties, ou parfois à leur flexion, selon là nature des muscles contracturés. Les causes les plus fréquentes sont : le rhumatisme, les névralgies, les convulsions. Les contractures sont fréquentes aussi chez les individus atteints de maladies du cerveau ou de la moelle épinière. Cette affection arrive ordinairement d’une manière lente et progressive; le malade éprouve d’abord une grande difficulté dans les mouvements, puis bientôt on distingue les muscles enroidis sous la peau, comme des côrdes quelquefois douloureuses au toucher. Le traitement consiste dans l’emploi des antispasmodiques , des bains , des moyens mécaniques d’extension ; quelquefois môme on a recours à la section des muscles ou des tendons.

CONTRASTE DES COULEURS. - Voyez Vision.

CONTRAYERVA (Médecine), de l’espagnol yerba , herbe, et contra^ contre. — C’est une racine réputée à tort comme un contre-poison, particulièrement pour neutraliser les venins des animaux. Cette Ëacine, de couleur brune en dessus, blanche en dedans, longue de 0“,05 à 0“,00 au plus, douée d’une odeur aromatique et d’un goût un peu amer, appartient au Dorstenia brasiliensis ou à d’autres Dorifenfe? (famille des Morêes). On l’emploie comme excitante, diaphorétique et antiseptique, en poudre, en infusion, en sirop et en teinture alcoolique (voyez Dorsténie).

CONTRE-COUP (Médecine). — On donne ce nom à un ébranlement qu’éprouvent certaines parties du corps à l’occasion d’un choc reçu dans une région plus ou moins éloignée ; ainsi on observe quelquefois au crâne des fractures par contre-coup, qui oiit lieu à l’occasion d’un coup reçu sur une partie de la tête opposée à colle de la fracture. C’est par les os que se fait la transmission du

choc, et parfois elle a lieu d’une extrémité à l’autre du squelette ; c’est de cette manière qu’une chute surles pieds peut déterminer des accidents cérébraux graves ; dans cette transmission^ les organes contenus dans le ventre et la poitrine peuvent aussi ressentir les effets du contrecoup, mais à un moindre degré, parce qu’ils sont entourés de beaucoup de parties molles; cependant on a eu occasion d’observer, comme résultats de contre-coups, des crachements de sang, des déchirures du foie, des lésions des reins, de la vessie, etc.

Les lésions par contre-coup, quoi qu’on en ait dit, ne sont pas plus graves que celles qui sont directes ; seulement leurs effets ne se manifestant pas toujours immédiatement elles se révèlent souvent, contre toute attente, au moment où l’on espère n’avoir plus rien à redouter.

CONTRE- EXTENSION (Médecine). — On désigne par ce mot une manœuvre souvent employée dans les fractures ou les luxations, et qui consiste à maintenir fixe et immobile la partie supérieure d’un membre, lorsque, par le moyen de l’extension, on ramène à leur place normale les os ou les fragments d’os. C’est donc une action opposée à l’extension (voyez Fracture, Luxation,

, Réduction, Extension).

I CONTRE-INDICATION (Médecine). — On appelle ainsi une circonstance particulière qui ne permet pas de suivre dans le traitement d’une maladie l’indication qui se présente, sans courir le risque de nuire au malade ; on dit alors qu’il y & contre-indication ; par exemple, il s’agit d’une entorse récente ; on pense que le meilleur moyen serait de tenir la jambe dans de l’eau froide pendant plusieurs heures; mais le malade a une bronchite (voyez ce mot). On craint que le froid n’augmente cette bronchite; voilà une contre-indication.

CONTRE-OUVERTURE (Médecine). — Incision que le chirurgien pratique dans un point plus ou moins éloigné d’une ouverture déjà existante, soit pour donner issue au pus qui ne peut s’échapper par celle-ci, soit pour ex* traire un corps étranger; dans le premier cas, les contre-ouvertures seront toujours faites dans l’endroit le plus déclive pour faciliter l’écoulement du pus (voyez Abcès, Corps étrangers).

CONTRE-POISON (Médecine). — Voyez Antidote.

CONTREouCONTRO-STlMULUS (Doctrine du) (Médecine), du latin cor/ifm, à l’opposé, et stimulas^ aiguillon. — Doctrine médicale qui, attribuant la maladie à un accroissement d’excitabilité ou un excès de stimulus, conseille d’administrer des médicaments dits contre-stimulants, qui ont la propriété d’affaiblir l’excitation en là déprimant par une sorte de propriété spécifique ; tels sont les préparations antimoniales, mercurielles, ferrugineuses, les sels purgatifs, etc., que les partisans de cette théorie administrent, en général, à haute dose. Cette doctrine est due à l’Italien Rasori, d’où elle a pris aussi le nom de Rasorisme. Quoique opposée au brownisme (voyez ce mot) dans ses applications, elle repose cependant sur la môme base, c’est-à-dire sur l’excitabilité. Presque oubliée aujourd’hui, quoiqu’elle ne date guère que d’un demi-siècle, elle a pourtant enrichi la thérapeutique de quelques ressources précieuses, par les recherches qu’elle a provoquées sur les doses des médicaments et sur leur emploi empirique.

CONTREXÉVILLE (Médecine, Eaux minérales). — Village de France, arrondissement et à 'iO kilomètres S.-O. de Mirecourt (Vosges). Il y existe trois sources d’une eau minérale, froide, alcaline, légèrement ferrugineuse, contenant des bicarbonates de chaux et de magnésie, du sulfate de chaux et un chlorure alcalin (sulfatée calcique); on les prescrit contre la gravelle, le catarrhe vésical, la goutte atonique. Mais l’action la plus incontestable de ces eaux est celle qn’elles exercent contre la gravelle, et leur emploi est d’autant plus salutaire qu’elles ne causent aucun dérangement de Testomac, en quelque quantité qu’elles soient prises. Elles sont surtout usitées en boisson. L’établissement de bairts est très-restreînt ; il est ouvert du 1®' juin au 10 septembre. .4

CONTUSION (Médecine), du latin contundere, meurtrir, écraser. — Lésion ordinairement produite dans les tissus vivants, par le choc violent oU la pression d’un corps dépourvu de pointe aiguë ou de tranchant, et qui froisse, meurtrit, écrase les parties soumises à son action, sans toutefois déchirer la peau, car alors il y aurait, non p\ws contusion, mais p/aie contuSe (voyez Plaie). Une contusion peut être légère et superficielle ; la peau alors devient brunâtre , violette , dans une étendue plus ou moins grande; cet effet est le résultat de l’extravasation du sang ; c’est ce qu’on nomme une ecchymose (voyez ce

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mot). Il peut se former quelquefois, surtout k la tête, sur le crâne, des tumeurs plus ou moins dures, renfermant du sang épanché ou infiltré. Lorsque le coupa été violent, qu’il a agi directement, la contusion peut être plus grave, surtout quand le choc, portant sur des parties extérieures peu résistantes, a pu atteindre, médiatement, des organes profondément situés. La peau, dans ce cas, peut ne garder aucune trace du choc; mais il existe une douleur obtuse, une grande difficulté dans les mouvements; la coloration brune de la peau ne paraît quelqpefois qu’au bout de quelques jours : il peut y avoir alors déchirure des muscles des nerfs, et même les os peuvent être fracturés (voyez Fracture). Si la contusion a eu lieu dans le voisinage de l’abdomen, il faut que le médecin inte. vienne et qu’il explore avec soin afin de recon* paître l’état des organes intérieurs et de conjurer, s’il se peut, les accidents qui menaceraient de se produire.

Le traiiement des contusions légères se bornera à des applications résolutives, eau salée, eau blanche, eau vinaigrée, etc. S’il survient de l’inflammation ou si la contusion est grave , des cataplasmes émollients, des saignées, des sangsues, etc. Enfin, à la suite des contusions, il peut survenir des abcès (voyez ce mot); il peut être nécessaire d’ouvrir les tumeurs sanguines, etc. Ces soins réclament la direction d’un médecin.

CONVALESCENCE (Médecine), du latin convalescere^ recouvrer la santé. — La convalescence est un état intermédiaire entre la maladie qui a cessé et la santé qui n’existe pas encore; il n’y a convalescence qu’ après une maladie d’une certaine gravité, et la durée de cet état dépend de la durée même de la maladie, de sa nature, de l’âge, du sexe, du tempérament, de la saison, et surtout de la disparition plus ou moins complète des désordres qui constituaient la maladie. A la suite des maladies chroniques, il se passe quelquefois plusieurs mois, et même une année, avant que la santé soit complètement rétablie ; la convalescence est plus rapide à la suite des maladies aiguës. En général, on peut dire que la convalescence est plus longue chez les vieillards, chez les personnes faibles et habituellem^ent souffrantes, dans les habitations malsaines, humides, dans les hôpitaux, chez les individus mal nourris, chez ceux qui abusent de la diète ou qui tombent dans un excès contraire, en automne et en hiver, enfin à la suite des maladies qui ont été accompagnées d’une grande prostration des forces. La convalescence s’annonce, en général, par la diminution des souffrances, le retour du sommeil, la liberté des mouvements, une sorte de bien-être général, et par le rétablissement lent et progressif du libre exercice de toutes les fonctions ; les organes de la locomotion et des sens sont les derniers à reprendre leur équilibre; aussi la faiblesse musculaire est-elle un symptôme qui désespère généralement tous les convalescents. C’est cette lenteur dans le rétablissement des fonctions qui doit rendre le médecin circonspect et ferme dans ses conseils; car le convalescent a faim, il désire se distraire par quelques occupations, mais, dans l’état de faiblesse où sont encore les organes, il ne faut accorder les aliments qu’avec une grande discrétion, ne permettre que des occupations très-légères, des exercices modérés, des distractions qui n’excitent pas trop vivement le système nerveux. C’est en observant avec un soin minutieux les différentes phases de la convalescence, en suivant pas à pas le rétablissement régulier des fonctions, en voyant renaître la gaieté, les forces, l’intelligence, l’aptitude au travail, qu’on arrive peu à peu, sans secousse, dans un temps qui ne peut être déterminé, au rétablissement complet de la santé. Il importe donc que le médecin surveille de près le convalescent ; de nouveaux accidents peuvent se produire bien plus facilement que dans tout autre moment (voyez Diète, Régime). F — N.

CONVALLAIRE ou Gowvallaria (Botanique), Conval- /rtrffl,Neek,du latincowa//is, vallée, et du grec leirion^ lis, parce que cette plante croît dans les vallées, ou que son odeur rappelle celle du lis. — Genre de plantes de la famille des Ldiacées^ tribu des Asparagées. Il est désigné vulgairement sous le nom de Muguet (voyez ce mot).

CONVOLÜTÉ ( Botanique ) , du latin convolutus, enroulé. — Se dit principalement des feuilles qui sont roulées sur elles-mêmes dans le bouton, de telle façon que l’un de leurs bords représente un axe autour duquel le reste du limbe décrit une spirale. Les feuilles d’un grand nombre de graminées, de musacées, de l’épine-vinette, de la gerbe d’or, des astères, etc., présentent cette disposition. Différentes spathes, des pétales, peuvent être aussi roulés en cornet ou en spirale, et par conséquent

être dits convolutés. Quelquefois encore les cotylédons sont roulés en spirales sur eux-mêmes dans leur longueur, comme ceux du grenadier {punica granatum) ; on les dit aussi convolutés dans ce cas.

GONVOLUTIVE (Botanique), môme étymologie que le précédent. — On nomme feudles convolutives celles qui, avant lenr épanouissement complet, sont roulées en cornet comme dans les bananiers où l’un des bords de la feuille est situé de manière à former l’axe.

CONVOLVULACÉES (Botanique), du latin convolvere, enrouler. — Famille de plantes Dicotylédones gamopétales, classe des ConvolvuHnées, à étamines hypogynes, établie par de Jussieu. Caractères (/î^. g;jO): calice à 5 sé-

Fig. 630. ■!— Csr^ctères des Copv<»lvulacées (liseron des li^ies) (1).

pales inégaux, persistants, à préflpraison quinconciale; corolle campanulée ou en entoiinoir, à limbe entier ou à 5 lobes, tordue dans le bouton ; 5 étamines saillantes, insérées au fond du tube delà corolle ; anthères longues, biloculaires, introrses, à déhiscence longitudinale; ovaire muni d’un disque charnu qui l’entoure, offrant à 4 loges qui renferment 1 ou 2 ovules, 2-4 stigmates; fruit capsulaire présentant 1 à 4 loges, qui contiennent chacune 1-2 graines quelquefois cotonneiises à leur surface ; périsperme mince, mucilagineux. Cette famille comprend des plantes à feuilles alternes, simples, sans stipules, à fleurs régulières accompagnées de bractées. La plupart des Convolvulacées habitent les régions intertropicales; on en rencontre quelques espèces dans les régions tempérées de l’iiémisphère boréal. Plusieurs possèdent dans leurs racines un suc âcre, laiteux et purgatif; le jalap est de ce nombre. D’autres sont alimentaires, telle que la Balat e ou Patate {Convolvulus batatas). On divise ordinairement les Convolvulacées en quatre tribus : 1° Les Argyréiées. Caractères : ovaire unique; fruit bacciforme ; embryon cotylédoné. Genres principaux : lihea , Chois. ; Argyreiq^ Lour. — 2® Les Convotvulées. Caractères : ovaire unique; fruit capsulaire déhiscent; embryon cotylédoné. Genres principaux : Quamoclit^ Tourn. ; Volubilis [Ipo~ mœa. Lin.); Liseron {Convolvulus , Lin.); Calystegia, R. Brown; Liserolle {Evolvulus^ Lin.). — 3° Les Dichondrées. Caractères : ovaires, 2 ou 4 distincts; fruits secs; embryon cotylédoné. Genre principal : Dichon-

(I) Fig. 630. “ Organes de fructification du Liseron des haies. 1. — Bouton de la fleur ; — 6, bractées ; — c, calice; — p, corolle, â. — Coupe verticale de la fleur, partie inférieure; — b, bractées; — c, calice; — p, corolle portant les filets e des étamines; — O, ovaire; — s, style.

3. — Fruit f entouré du calice persistant c et dés bractées b.

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