AMBLY0P1E
Ul
Uk régiônsnrciltière. On ne doit pas craindre de les multiplier, et, dans le cas de la rétrocession d*un exanthème, d>n appliquer un très-large et très-actif sur renoroit même d'où l'exanthème a disparu. Les cautères et le séton à la nuque, la pommade ammoniacale appliquée selon (a méthode deGondret, sur ditifôreots points de la voûte du crâne, ont aussi leur somme d'utilité, sans néanmoins être plus efficaces, dans certains cas, que les moyens précédemment indiqués. Le nioxa, qui est un très-puissant stimulant du système nerveux, et qui produit une dérivation manifeste par la suppuration qu'il occasionne, doit être préféré chez les sujets lymphatiques, peu irritables, et notamment quand les malades ressentent dans les tem« pes, dans les orbites, ou môme dans d'autres parties du visage, des douleurs qui ont un caractère névralgique ou rhumatismal. Ou le place sur la région temporale, sur le traiet du nerf fronto-surcillier, ou vers l'angle supérieu r de Toccinut. Voilà ce qu'il convient de faire lorsque Vamaurose dépend d'une fluxion locale sur l'œil ; ajoutons, pour compléter le traiiement, qu'il est bon, quand les moyens que pous venons de proposer échouent, d user des mercuriauxà large dose, poussés môme jusqu'à la salivation. Ils conviendraient surtout si l'on soupçonnait une ophtalmie chronique latente d'ôtre la cause de la cécité. On a encore proposé, contre l'amaurosë, la strychnine employée par la méthode sous endermique à la dose de j- ou iV ^^ grain, en commençant, et portée progressivement jus* qu'à un grain et demi et môme deux grains; les vapeurs ammoniacalesdirigées sur le globe de l'œil, les frictions sur les tempes avec le baume de Fioraventi, ou avec la pommade iodurée; l'éleclricilé ou l'électro-puncture, parce qu'elles ont la faculté de ranimer la sensibilité de la rétine, de lui rendre sa contractilité, et de dissiper enûn, ou tout au moins d'enrayer les progrès de la goutte sereine. L'emploi sagement combiné des boissons délayantes, des minoratifs doux, des lavements laxatifs, des pédiluves irritants, des topiques froids répercussifs appliqués sur le Iront, sur les paupières et souvent renouvelés; le repos absolu de l'organe, la privation de la lumière, etc., concourent au même but. De môme, si l'amaurosë se lie ou tient a un état de débilité générale, il faut prescrire les toniques minéraux ou végétaux, le fer, le quinquina, etc.« et préférablement ce dernier, quand la cécité est intermittente : si elle est symptomatiquede Tétat saburral, on fait vomir ie malade ; d un état vermineux, on lui donne du calomel a titre de vermifuge ou tout autre anthelmiiithique; et si elle reconnaît enfin, pour cause prochaine, une affection scrofuleuse, goutteuse ou autre, d'une nature spécifique, c'est sur le traitement employé contre le vice scrofuleux , ou contre la dialhèse goutteuse, etc., sur qui nous devons priacipalement fonder nos espérances.
J'ai parlé de l'amaurosë avec débilité et des moyens généraux à melre en usage ; j'ajoute que les oculistes allemands recom-
mandent comme très-profitable localement, l'a^mlication de sachets remplis de camphre et de niantes aromatiques. Ils sont prétérables, d'après eux, aux collyres, à moins que ceux-ci ne soient composés de substances irritantes, telles que le baume de Fioraventi, l'alcoolat de cannelle et de citron, succiné ou ammoniaté.