ILES, EST
Comme les Husos vivent à des. laliiudvs éloignées de la liane, et qu'ils habitent des pays exposés !i des froids rigOttrenx , ils cherchent h se soustraire pendent l'hiTCf k une tempéralil re Irop peu convenhble )i leur nature, en se renifermanl plbsienr» busemble dans de grandes cavités des rivases. Ils remontent même quelquefois dalisles fleuves, quoique la saison de la ponte soit encore éloignée, afin d'y trouver, sur les bords, des asiles plus commodes. Leur grande taille les contraint i être très-r«pprochés les:uus des autres dans ces cavernes, quelque spacieuses qu'elles soient. Ils conservent plus f&dlemcni, par ce voisinage, le peu de chaleur qu'ils peuvent posséder; ils ne s'y engourdissent pas; ils n'y sont pas soumis du moins à une torpeur complète : ils y prennent urt peu de nourriture ; mais lu
glus souvent ils ne font que mettre h prot les humeurs qui s'échappent de leur corps, et ils sucent la liqueur visqueuse qui enduit ta peau des poissons de leur espèce aunrès desquels ils se trouvent.
lis sont cependant assez avides d'sliments dans des saisons plus chaudes, et lorsqu'ils jouissent de toute leur activité; et, en effet, ilsr ont une masse bien étendue & entretenir. Leur estomac est, S la vérité , (beaucoup moins rausculeui que celui des autres Acipensères, mais il est d'un asSez grand Volume, et, suivant Pallas, il peut contenir, même dans les individus éloignés encore du dernier terme de leur aecrofsscmGnt, plusieurs animaux toulientiers et d'un volume considérable. Leurs sués digestifs paraissent d'ailleurs jouir d'une grande force •. anssi avalent-ils quelquefois, et indépendammcitt des poissons dont ÎTs se nourrissent, de jeunes Phoques , et des Canards sauvages qu'ils surprennent sur la suil^ce des eaux qu'ils fréquentent, et qu'ils otil l'adresse de saisir par les pntltîS avec Inur gueule, et d'entraîner au fond des flots. Lorsqu'ils ne trouvent pas h leur portée l'aliment qui leur convient, ils sont mêine obligés, dans certaines Circonstances, pour remplir la vaste capSClté de leur èstoipac, de lester, pour ainsi dite, et d'employer en quelque sorte ses suCS aigeslifs surabondants, d'y introduire les pretniers eorpS au'ils rencontrent, du Jonc, des racines, ou es morceaux de ces boîs qoe l'on voit flotter sur la mer ou sur les rivières.
L'AciPENsiRB STEtELBT {AcipetiteT Itttlkenus, Linn., Gmel., Lac, Cuv.}. Cet Acipensère présente dés couleurs agréables. Ih partie inférieure de son corps est lilauche, tachetée de rose; son dos est nûirStre, et les boucliers qui y forment des rangées longitudinales sont d'un beau jaù'he. Les nageoires de la poitrine, du dos el de ti queuf, sont grises; celles du ventre et de lanus sont roUges. Mais le Strelet est parliculièremerit distingué des Acipénsères du second sous-genre, dans lequel il est compris, par la rortuè de sbn muSeao, qui est trois ou quatre ftiis plus long que le grand dùmèjre de l'ouverture de sa bouche. 11
ETR
POISSONS, ETC
EXB
d*aill6urs de TEsturçeon et du Huso
h petitesse de sa tante ^, il ne parvient
h îà longueur de ttcri* pieds, et ce
qtie très-rareffient tj^iMti le voit àl-
à telle de quati^ piedè éi quelques
sut' te dos dnq rtnp de boucliers,
j l'Bmrgeôn et le Huso. La rangée
nrilien e^ eomposée ordinâireiûent de
« pièces asseî grandes; îei deux (fui
ent ensuite en comprennent chacune
tnte-îieuf ou soixante, qui, par ^ônsé-
, ont un diamètre très-peu étendu ; et
iemx rangs qui Bordent le ventre éont
lès rie plaque^ plus petites encore, et
ïïû iiBQ d^fitre relevées dans leur centre
We celles des trois rangées intérieures,
présqfue èntiènemettt plates.
ntfbtnre eet Aeipensère dans la mei^ Caâ-
ne, ainsi que dans le Volga et dans
ni, mi y onl leur embouchure; on le
nsn, mais tarement, dan^ la Baltique ;
K MIed sont l'é^ h^bitattons oaMl à reçues
dé M nature. Hais Tari de rfaomme , qui
itit si bien détourner, combiner, accroître,
mofifier, «kympter lâétné tes forces de la
nlftnt^, 1*4 transporté dans dès lacs où Ton
«rit urreftti^ arec très-peù de précautions,
\\e^T« prospérer et multiplier. ïYédéric i*%
ttn 4e9mAè,Vt introduit avec succès dans
le hc 4e IMer et dans d'autres lacs de la
Sfièéet et ce roi de Prusse qili , philosophe
et homme de lettres slir le trône, à §u créer
parsMi géftie, et les Etats qu'il devait réeir,
eC f%rt de le ^erre qui devait les défenofre,
et f%ft tf'fldimnistrert p1u$ rare encore, qui
- de<vtfl i€fW* donner l'abondance et le bonheur,
I fCfMdu le Stfelet dans un très-grand nom-
ti^ « eodroits de la Poméranie et de la Mar-
Ae de llrand^bourg.
Voilà deax preuves remarquables de la
> fieililé arec irâuelle on peut donner à une
Hntiîfee les espèces de poissons tes plus
ilee.
tt qne Ton ne soit pas étoùné d'apprendre soins que se sont dorrtés les chefs de erandes nations pour procdret* )l tear rAeipensère Strelet. Cette éspète est .éeonée; cAle ne Ynontre Jamais, \ la lé, ^n^ très-grande taille ; mais sa tnalr pliiS tendre et plus délicate que cëHô des .res Cartilagineux de sa famme. Elle est 'etlleurs facile % nourrir^, elle se cdAteilte 4it très-peCits individus, et même d'œufs de ^^^oissons dont les espèces sont très-cominuy ves; et elle peut n'avoir d'autre aliment que Vers qu elle trouve dans \t limon des des ietives ou des lacs qu'elle tré-
C*estters la fin du printemps qtie le Strelet ■Dente dans les grande^ rinères ; et comme ■e tenps de la ponte et de la fécondation de mmm oam n'est pas très^Iong, on voit cet ^cipeosère descendre ces mêmes rivières Arant la tin de Tété, et teildre, ôtrème avant ft*eiilomne, vers les asiles d'hiver que la mer Iwpréeeote.
BTR£8 ORAANiaftS, leur origine. Voy.
1^ Introduction
EXHALATION, de exhalare, exhaler, répandre. — Action par laquelle sont veréés, sous forme de rosée, dans les aréoles des tissus organiques et à la surface des diverses membranes de la p'éau, des fluides destinée à être définitivement étimîné's, comme la sueur, ou à être ^reportés dans le torrent de la circulation, comme les fluides séreux, médullaires, etc.
Nous avons vti, à Tart. Absoeption^ que les parois des vAis^eatit sanguins, de même que les antres parties dd corpë, sont perméables aux liquides.
Or, on comptéhd facilement que la partie la plus fluide dû sang doit les traverser bien plus aisément que lès corpuscules solides contenus dans ce liquide, et qu'en agissant h la manière d'un filtre, ces membranes doivent produire le phénomène de l'Exhalation. C'est eh eflfet ce qui a lieu, et cela danfe le cadaVrè comme dans le corp6 Vivant : si l'on pousse dans les artères d'un animal mort une dissolution de gélatihe colorée par du vermilloi> réduit eh poudre très-fine, Tinieclion pénétrera dans les vaisseaux capillaires, et alors on voit souvent Une portion de l'eau, chargée de gélatine, traverser leurs parois pour S'échapper au dehors, tandis que la matière colorante est retenue dans leuï* intérieur.
Le mécanisme de l'Exhalation est le même que celui de l'absorption : toutes les parties qui sont le siège de l'une de ces fontions peuvent être le siège de l'autre; en général, elles ont lieti simultanément, et tout ce qui tend à modifier la marche de l'une d'elles influe aussi sur l'autre.
La texture plus ou moins spongieuse, et
Par conséquent plus ou moins favorable b imbibitionj est une condition qui agit de la même manière sur la marche de l'absorption et de l'Exhalation. L'une et l'autre de ces fonctions sont aussi, toutes choses égales d'ailleurs, d'autant plus actives, que la partie qui en est le siège est traversée par un plus grand nombre de vaisseaux sanguins. Les variations dans la masse des liquides contenus dans le corps agissent, au contraire, d^une manière inverse sur ces deux fonctions. Plus la quantité de ces liquides est considérable, plus l'Exhalation est abondante. Dans le corps vivant comme dahs le cadavre, les tissus retiennent l'eauavec d'autant plus de force qu'ils en contiennent moins, et on peut à volonté activer l'Eitialation en augmentant la masse des humeurs*
Enfin, la pression crue le sang Supporte dans les vaisseaux tnflue aussi d'une manière puissante sur l'Exhalation, et lorsque la circulation dans \és veines est entravée de façon à déterminer l'accumulation de ce liquide, la partie la plus fluide du sang s'exhale en abondance dans les parties voisines et en détermine le gonflement ; c'est ce gui produit l'enflure des parties qui ont été fortement serrées par des ligatures.
On distingue les Exhalations en externes et internes, suivant qu'elles onl lieuàla sur^
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face générale du corps, ou bien dans des cavités qui ne communiquent pas librement au dehors.
VExhalation extérieure^ qu'il ne faut pas confondre avec la sécrétion de la sueur, et qui se fait par^ la surface pulmonaire aussi bien que parla peau, est designée aussi sous le nom de transpiration insensible^ parce que ses produits se dissipent parévaporation, et en général ne sont pas aperçus par nos sens. Les perles que l'homme et les autres animaux éprouvent par celle voie sont trèsconsidérables. Dans l'état de santé, le poids du corps d'an^bomme adulte ne varie guère, ef les perles qu'il éprouve-par les diverses j excrétions conlrebalancent le poids des ali- ' ments dont il fait chaque jour usage; or, d'après les expériences de Sanclorius, il paraît que souvent la transpiration insensible entre pour les cinq huitièmes dans les pertes totales dont nous venons de parler.
Du reste, l'évaporation qui se fait à la surface du corps n'a pas lieu toujours avec la même intensité, et ici encore 1 influence des agents physiques se fait sentir à peu près de la môme manière sur l'animal vivant et sur le cadavre. Dans l'un comme dans l'autre, les pertes par évaporation sont augmentées par l'élévation ae la température, par l'agitation de l'air (vents, etc. ), par sa sécheresse, par la diminution de la pression atmosphérique, etc.
h^sExhatations internes ont lieu à la surftice des parois des cavités, plus ou moins vastes, creusées dans l'intérieur du corps, et elles consistent aussi en de l'eau mêlée à une petite quantité des matières animales et des sels contenus dans le sang d'où ces liquides s'échappent. Telle est la source des humeurs qui humectent continuellement les membranes séreuses (1) dont les grands viscères de la tête, de la poitrine et de l'abdomen, sont enveloppés ; de la sérosité qui baigne les lamelles du tissu cellulaire, si abondamment répandu dans toutes les parties du corps, et d'une partie des humeurs qui remplissent l'intérieur de l'œil.
Comme ces Exhalations internes ont lieu à la surface de cavités qui n'ont pas d'issue
(1) La disposition des membranes séreuses mériie d*ètre remarquée ; elles ont loujours la forme d'une espèce de sac dont la surface interne, extrêmement lisse et constamment enduite d*une couche de liquide, est partout en contact avec elle-même; Tune des raoiliés de ce sac adhère par sa face externe aux parois de la cavité qui loge les viscères, et Tautre moitié entoure ces viscères eux-mêmes, et y adhère par sa face externe. Pour me servir d'une comparaison triviale, mais qui peint parfaitement la chose, ces membranes ressemblent à un bonnet de coton qui entourerait les viscères comme ce bonnet enveloppe la tête, et dont la moitié extérieure serait ^\éQ aux parois d'une cavité renfermant et le bonnet et la tête. Ces membranes servent à diminuer le frottement de ces parties entre elles, et par conséquent âi faciliter leurs mouvements : aussi trouve-t-on des poches analogues partout où des organes frottent continuellement ou avec Torce les uns contre les autres, comme aux articulations des os des membres, autour des intestins, etc.
au dehors, il est évident que la quantité de] liq^uides contenus dans ces espèces de réser voirs irait toujours en auffraentanl, si les par tiesqui exhalent ainsi n'étaient pas en méox temps le siège d'une absorptioD non moini rapide. Dans l'état de santé ces deui fono lions s'exercent simultanément et seooDlr& balancent de manière à mainlenir toujoun la même (luantité de liquide dans l'inléneui de la cavité; mais il arrive quelquefois qu« cet équilibre est rompu et que 1 EihalatioD devient plus active que l'absorption; iesli. quides s'accumulent alors dans les parties, et il en résuite des maladies connues sotu le nom d'hydropisies ( hyd. ascite, accuniDlation d'eau dans la cavité de l'abdomei); hyd. de poitrine^ accumulation d'eau dans la plèvre, autour des poumons; hyd. du cœur^ celle qui a lieu dans le péricarde, autour du cœur ; hydrocéphale, celle qui ^ forme dans les, membranes qui revêtent le cerveau ; œdème, celle qui se montre dans le tissu cellulaire des diverses parties do corps ).
EXOCET.— Genre de poissonsdel'ordrefe Malacoptérygiens abdominaux, lamilJeÉ Esoces. Ce genre ne renferme que des poissons volants. Nous avons déià vu desDacivloptères jouir de la faculté de s'élaflC6r"à d'assez grandes dislances au-dessus de la surface des eaux : nous retrouvons pamute Exocets le même attribut.
L'Exocet volant, commeles autres Ei(k^ est beau è voir; mais sa beauté, ou plutôt son éclat, ne lui sert qu'à le faire dtearrir de plus loin par des ennemis contre lesquels il a été laissé sans défense. L'un des plus misérables des habitants des * eaux, eonùnuellemenl inquiété, agité» poursuiri pardes Scombres ou des Corvphènes, s'il abandonne, pour leur échapper, l'felément dansleauelil est né, s'il s'élève dans l'atmosphère, s il décrit dans Tair une courbe plus ou moios prolongée, il trouve, en retombant dans la mer, un nouvel ennemi, dont la deot meurtrière le saisit, le déchire et le dévore; ou, pendant la durée de son court trajet, il de?ienl la proie des Frégates et des autres oiseaui carnassiers qui infestent la surfacederOc^an, le découvrent du haut des nues, et tonibeûi sur lui avec la rapidité de l'éclair. Veut-il chercher sa sûreté sur le pont des vaisseaux dont il s'approche pendant son espèce de vol, le bon goût de sa chair lui die ce dernier asile; le passager avide lui a bientôt donné la mort, qu'il voulait éviter. El comme si toui ce qui peut avoir rapport à cet anim*' ^^. apparence si privilégie, et dans la réalité si disgracié, devait retracer le malheur de j condition, lorsque les astronomes ont pi*f^ son image dans le ciel, ils ont mis à côté celle de la Dorade l'un de ses plus dangereux ennemis.
La parure brillante que nous devons compter parmi les causes de ses tourments et uÇ sa perte se compose de l'éclat argentin Qi^ resplendit sur presque toute sa sunace, don» l'agrément est augmenté par l'azur du ^"^' met de la tête, du dos et des côtés, et oop»