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DICTIONNAIRE HERALDIQUE.
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consistant en six pages, nombre de chevaux de selle et de carrosse, et des gens qui ont accoutumé d*en avoir soin. En 1700, pour aller conduire Philippe V, roi d'Espagne, et messeigneurs les ducs de Bourgogne et de Berry, qui l'accompagnèrent jusqu'à la frontière, le premier écuyer nomma au roi M. du Saussej, écuyer de quartier, oui commanda le détachement de la petite écurie, consistant en douze pages et plusieurs autres officiers. En 1720, c'a été M. de la Beauvaisière le père, qui a commandé le détachement fait pour madame la princesse de Modène; en 1721, H. de Jouis a eu le commandement pour la conduite de mademoiselle de Montpensier, accordée au prince des Asturies, et, en 1722, M. Talon, pour la conduite de mademoiselle de Beaujolais , accordée à l'infant don Carlos; en 1723, pour conduire l'infante d'Espagne, M. du Saussey ; la môme année, pour amener la reine à Fontainebleau, M. de Beaussan; en 1739, pour mener Madame sur les frontières d'Espagne, pour épouser don Philippe, infant, AI. de Vigny ; en 17i4, pour aller chercher l'infante d'Espagne, première femme de monseigneur le Dauphin, M. delaRivoire; en ^ 1747, pour aller chercher à Strasbourg ma- ' dame la Dauphine, M. Desangles, écuyer de quartier, aussi bien gue les précédents.
Les écu vers de main prêtent tous serment de fidélité entre les mains du grand maître de Ja maison du roi.
L'écuyer de iour doit se trouver au lever et au coucher du roi, pour savoir si sa majesté ne veut point monter à cheval, et si le roi doit aller à la chasse, et prendre ses boites. L'écuyer doit lui mettre ses éperons, comme il les lui ôte aussi, toutes les fois que le roi monte à cheval ou en carrosse ; il suivait' même S. M. à cheval, avant la dernière réforme. Pendant la journée , les écuyers suivent le roi et entrent avec lui partout, excepté si S. M. tient conseil ou veut être seule; alors ils se tiennent dans sa chambre la plus proche. Quand le roi allait à la chasse, à cheval ou en carrosse, Técuyer suivait toujours, avant la réforme, immédiatement avant le cheval ou carrosse de S. M., afin que» si le roi venait à tomber, l'écuyer ie pût soutenir ou le relever; ce qui est de son olfice, môme pour donner' son cheval à S. H., si le cheval du roi était blessé, ou boiteux, ou rendu, soit à la chasse ou à la guerre. Dans la marche ordinaire, l'écuyer partageait la croupe du cheval du roi avec loilicier des gardes, cet écuyer ayant le côté gauche, qui est celui du montoir, en cas que le grand et le premier écuyer n'y soient pas. Aux funérailles des rois, l'un des écuyers porte les éperons, l'autre les gantelets, un autre tient Técu des armes de France, entourées des colliers des ordres, un autre tient la cotte d'armes, et le premier écuyer, ou en son absence le plus ancien, porto Tarmet ou casque timbré à la royale. Ces cinq écuyers, vêtus de deuil, marchent après le ctiariot d'armes, leurs chevaux, couverts do velours noir croisé de satin blanc, ayant
autour d*eux plusieurs pages vêtus de deuil.
Paaes de la grande écurie. Les pages de la granae écurie étaient instruits à toutes sortes d'exercices, comme à monter à cheval et autres. Les pages de la chambre du roi do la grande écurie servaient à l'armée d'aides de camp aux aides de camp de S. M. Le soir, pour éclairer le roi, quatre paçes , savoir, deux de la chambre, deux de 1 écurie, ont chacun devant S. M. un flambeau au poing de cire blanche. Quand le roi allait tirer, quatre pages de la grande écurie étaient détachés pour être auprès de S. M., et on les appelait les quatre ordinaires ou les quatre surtouts , à cause du surtout bleu qu'ils avaient alors. Ils suivaient le roi, et portaient ses chiens de chasse, à cheval, sur des coussins. Lorsque le roi donnait à manger à quelques seigneurs ou à quelques da^ mes , en public , les pages servaient les dames et les seigneurs; mais les princes et princesses de la maison royale étaient servis par les officiers du roi.
Onze pages étaient détachés pour suivre le roi à chaque voyage; mais en route de
Îuerre il y en avait un plus grand nombre. . l'armée, les armes du roi étaient toujours portées è la suite de S. M., soit sur un chariot, soit sur un cheval de bât; et s'il y avait apparence de bataille ou de combat, le doyen des pages de la grande écurie prenait avec lui les armes du roi, afin d'être tout prêt à les lui donner dans le moment. Ces armes consistaient en un casque, une cuirasse et des tassettes ou demi-bras. Il y avait aussi pour lors une selle d'armes sur le cheval du roi, garnie de lames d'acier.
Il fallait faire preuve d'ancienne noblesse militaire depuis l'an 1550, sans anoblisse^ ment connu, pour être re(;u page à la grande écurie.
Pages de la petite écurie. Les pages de la petite écurie servaient, ainsi que les pages de la chambre du roi et de la grande écurie, d'aides de camp aux aides de camp de Sa Mdjesté. Quand le roi allait tirer, six pages de la petite écurie et le porte-arquebuse portaient les fusils de sa majesté. Le gibier que le roi tuait était ramassé par l'ancien page, qui rapportait dans le camier jusqu'au cabinet du sa majesté, qui souvent avait la bonté dd lui en donner quelques pièces pour lui et pour ses camarades. Dans les chasses, le nombre des pages n'était point limité. A la chasse du cerf et autres chasses, quand il y avait des dames montées sur des chevaux de la petite écurie, on donnait un page de la petite écurie pour accompagner chaqua dame. Le camier étaient deux poches k l'antique, en manière d'escarcelle , plus larges par le bas que par en haut, qui tenaient ensemble et se mettaient sur un cheval.
Le soir, pour éclairer le roi, .deux pages de la chambre, un page de la grande et un de la petite écurie, portaient chacun, devant sa majesté, un flambeau au poing de cire blanche. Autrefois les pages de la petite écurie éclairaient dans Paris le carrosse dû sa majesté, quand il était à deux chevaux ;
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mais dans la suite il D*y eut que les valets de pied qui Téclairassent ; que si le roi marchait de nuit, en campagne, en carrosse de six ou huit chevaux, ordinairement quatre pages de la petite écurie éclairaient autour du carrosse du corps, pour le roi, et deux autres pages de la petite écurie, pour chaque carrosse qui suivait.
Il fallait faire preuve de noblesse depuis Tan 1550, sans anoblissement connu, pour être admis aux pages de la petite écurie.
Grand batUeiller de France. Nom qu'on donnait anciennement, qu'on nomma depuis le arand échaneon^ et qu'on appelait alors en latin btUicularitUf comme on le voit dans une souscription du testament de Philippe- Auguste , rapportée par Rigord. Le grand bouteiller était un des cinq erands officiers de la couronne, qui signait dans les patentes des rois, ou du moins assistait à leur expédition. Il avait séance entre les princes, et disputait le pas au connétable. Il prétendait avoir droit ae présider à la chambre des comptes : et Ton trouve en effet sur les registres de cette chambre, qu'en 1397, Jean de Bourbon, grand bouteiller de France, y fut reçu comme président. Depuis même, cette prérc^tive l'ut annexée par^ édit du roi à la charge de «rand bouteiller ; mais, soit négligence de Ta part du titulaire de cette dernière charge, soit disposition contraire de la part du souverain, ce privilège ne subsista pas, et la charge de grand bouteiller fit elle-même place à celle de grand ichamon* Au reste, cette dignité était fort considérable du temps de Charlemagne ; et Hincmar, en parle comme d'un des principaux postes du palais des rois.
Grand échamon de France. Cet officier se trouvait avoir rang aux grandes cérémonies, comme à celle du sacre du roi, aux entrées des rois et reines, aux grands repas de cérémonies, et à la cour, le feudi-Saint, de même que le grand panetier et le premier écuyer tranchant. Les fonctions que remplissaient ces trois officiers dans ces jours de remarque, étaient celles que faisaient journellement les gentilshommes servants ; mais ces derniers ne dépendaient ni ne relevaient point des premiers.
Le grand échanson succéda au bouteiller de France, qui était l'un des grands officiers de la couronne et de la maison du roi.
Il portait h l'extérieur de ses armoiries, pour marque de sa dignité, deux flacons d*argeni vermeil doré^ où éiaieni granéet le» armeê du roi.
^ Grand panetier de France. Cet office était Tun des grands de la couronne et de la maison du roi ; mais celui qui en était pourvu ne servait ordinairement que dans les grandes cérémonies, suivant l'ancien usage, le {premier jour de l'an, et aux quatre bonnes êtes de I année.
On ajouta par tradition, que le roi saint Louis donna k son mattre panetier le droit de recevoir les boulangers oe la ville de PariS| et l)ii attribua une petite justice correc-
tionnelle, jusqu'à six deniers d'amende COQ* tre les maîtres et trois deniers contre les garçons. La juridiction du grand panetier s'étendait sur toutes les causes qui pouvaient survenir entre les boulangers, soit par rapport aux entreprises du métier, soit par rapport aux batteries sans effusion de sang et clameurs, hormis pourtant la cla- • meur de propriété. Cette juridiction da i grand panetier lui fut conservée par un lu^ rêt de la Toussaint 128t.
Le premier qui soit mentionné dans l'histoire sous le titre de panetier du roi, c'est Eudes Arrode, mort en 1217. Son successeur se qualifia mattre panetier de France. Sous Mathieu de Trie, panetier de France, Ton compta jusqu'à sept panetiers du roi, et sons Raoul, dit Herpin, seigneur d'Erquerv, qui lui succéda, il y eut huit panetiers du roi. L'on en trouve encore quelques autres qualifiés de la même manière, sous quel-
Ïues-uns de ses successeurs. Gui, sire de la oche-Guvon, est le premier que Ton sache avoir eu la qualité de grand panetier de France. Elle lui est donnée dans un arrêt du pariement, du 22 janvier 1^06, et cette qualité uq fut tout à fait établie que sous le règne de Charles VU.
Il portait i l'extérieur de ses armés la ntj jd'or et le cadenoi que Fon mettait powr b eouvert en roi.
Grand veneur de France. L'office de grand veneur'de France est ancien ; mais le titre n'est que" du temps de Charles VI. Les pré» décesseursde ce roi avaient un nutUreteneur^ et le premier qui soit connu sous ce titre est Geofl:roi, sous le règne de saint Louis, en 1231. Plusieurs de ses successeurs eurent la même qualité, jointe à celle de maître ou enquêteur de$ eaux et forétt^ ou grand forestier. Quand ils perdirent cette dernière, ils eurent celle de mattre .«'«•JJJJ' et gouverneur de la vénerie du roi. Louis d Orgeîin fut établi, le 30 octobre 1M8, greni veneur et gouverneur de la vénerie du ^«*» |* Jean de Berghes, seigneur de Cohen et de Mai^illies en Artois, fut le premier qui fut honoré du titre de grand veneitr de Frtmet, par lettres du î juin 1^18. Il prêtait serment de fidélité entre les mains du roi, et donnait les provisions aux officiers de ht vénerie, sur lesquels il avait la surintendance, rt dont presque toutes les charges étaient à sa disposition, quand elles vaquaient par mort.
Le roi étant à la chasse du cerf, quand il montait à cheval pour aller au taiseez eourret le grand veneur ou, en son absence, ctm
Ïui commandait la vénerie, présentait à Sa Ifijjesté, pour parer et écarter les brancnw, un bâton de deux pieds, dont la poiçiee était pelée, depuis la fête de la Hadeleuie, sur la fin du mois de juillet, jusau'au mots de mars, à cause qu'en ce temps-là les ceif couchent au bois, et le reste de Tannée, ca bâton était couvert de son écorce ; et quand le cerf était pris, le piçiueur en coupait le pied droit, qu'il Jonnait au lieutenant de 1»
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vénerie (ou grand veneur, s*fl j étiiit), qui le présentait au roi. Il met de chaque côté de reçu de ses armes deux cors d or arec leurs enguichures.
Gram fauconnier de France. L'origine de la charge de fauconnier du roi est de l'an 1350. Jean de Beaune exerça cette charge dopais ce temps jusqu'en 1359. Etienne Grange était fMUre fauèonnier du roi en 127&. Tous ses successeurs eurent la même gualité jusqu'à Eustache de Gaucourt, qui fut établi grand fauconnier de France en 1^06.
Le grand fauconnier de France avait différentes sortes de gages. Outre les gages or^ dinaires, et ceux pour son état et appointements, il en avait comme chef du vol pour corneille et l'entretien de ce vol ; pour l'entretien de quatre pages, pour l'acnat et les fournitures de gibecières, de leurres, de gants, de chaperons, de sonnettes, de vervelles et armure^ d'oiseaux, et pour l'achat des oiseaux. Il prêtait serment de fidélité entre les mains du roi ; il nommait à toutes les charges de chefs de toI, lorsqu'elles vaquaient par mort, à la réserve de celles des chefs des oiseaux de la chambre et du cabinet du roi, et de celles des gardes des aires et forêts de Compiègne, de l'Aigle et autres forêts royales. Le grand fauconnier avait seul le droit ae commettre qui bon lui semblait pour prendre lés oiseaux de proie en tous lieux, plaines et buissons du domaine de Sa Majesté. Les marchands fauconniers français ou étrangers étaient obligés, à peine de confiscation de leurs oiseaux, avant de pouvoir les ex)K)ser en Tente, de les Tenir présenter au grand fauconnier, qui choisissait et retenait ceux qu'il estimait nécessaires ou qui manquaient aux plaisirs du roi.
Le grand mettre de Malte faisait présenter au roi, tous les ans, douze oiseaux, par un chcTalier de la nation, à qui le roi faisait présent de mille écus , quoique le grand maître payAt au même chevalier son Toyage à la cour de France. Le roi de Danemark et le .prince de Courlande envoyaient aussi au roi des gerfauts et autres oiseaux de proie. Si le roi, étant à la chasse, Toulait aToir le plaisir de jeter lui-même un oiseau, les chefs pourvus par le grand fauconnier présentaient l'oiseau au çrand fauconnier, qui le mettait ensuite sur Te poing de Sa Majesté. Quand la proie était pnse, le piqueur en donnait la tête à son chef, et le chef au grand fauconnier, qui }a présentait de même au roi. Il portait a l'extérieur de ses armes une longe ou cordon dl'où pendaii un leurre.
(rrand lauveiier de France. Ceux qui ont attribué au roi François 1" la création de la charge de grand louvetier, Ters l'an 1520, se sont trompés, puisque dès l'an 1308 il y aTait un louvetier au rot, et que, dans un compte de Tannée 1M7, Pierre Hannequeau y est employé pour ses gages en qualité de grand louvetier de France, titre qui lut conserTé par ses successeurs. Il prêtait serment de fidélité entre les mains du roi, et les autres officiers de louTeterie le prêtaient entre les sieuues.
DlCTIONH. HÂRALDIQCE.
Le grand louTetier aTait différents lieutenants dans les provinces, pour tenir sa place dans les chasses et battues nécessaires pour la destruction des loups, qui souvent y faisaient des rsTages considérables. Comme le frand louTetier, par l'exercice de sa charge, tait obligé d'être toujours è la suite de la cour, aTec l'équipage du loup, pour Teiller è la conserTation du gibier du roi, lise choisissait des lieutenants pour le représenter dans les proTinces, et il leur déliTrait des commissions à cet effet.
II portait aux côtés extérieurs de son écu deux têtes de loup de front. M. de tiammarens portait pour cimier, au-dessus de la couronne de ses armes , un loup passant.
Grand queux de France. Ancien officier de la maison des rois de France, qui commandait tous les officiers de la cuisine et de la bouche ; c'étaient des «gens de qualité qui étaient pourTUS de Tomce de grand queux.
Cet office a été supprimé en 1490 , après le décès de Louis de Prie, et ses principales fonctions ont été réunies à l'office de grand mattre.
Grand maître des eaux et forêts de France. L'établissement de l'office de grand mattre des eaux et forêts en France a été fait pour consenrer les bois du roi et empêcher les malTersations et abus qui sy commettaient. Gomme c'était anciennement la plus belle et la plus considérable partie de son domaine , cette charge était très-importante dans le temps qu'il n'y aTait qu^in seul grand mattre pour tout le royaume. Il est assez difficile de démêler pourquoi son autorité s'est étendue sur les eaux ainsi que sur les forêts , puisque rien ne paraît plus opposé. Pasquier dans ses recherches, livre u, chapitre il, sur lafin, dit, après du Tillet, qu'en vieux langage français, le mot de forêt convenait aussi bien aux eaux qu'aux forêts : quoi qu'il en soit, le pouvoir des forestiers, qui a passé aux maîtres et grands maîtres des eaux et forêts, s'étendait également sur les bois et sur les rivières. Cet office a été unique jusqu'au règne du roi Henri III, qui destitua , en 1575 , Henri Glausse, seigneur de Fleuri, de sa chiarge de grand maître des eaux et forêts de France, pour établir en sa place six maîtres généraux dans les provinces du royaume ; ce qui a été suivi de plusieurs augmentations et suppressions d offices faites en différents temps. Dans la suite les eaux et forêts du royaume furent distribuées en dix-sept départements , qui furent autant de maîtrises dans chacune desquelles il y avait des grands maîtres anciens alternatifs et triennaul, créés par édits de 1689, 1703 et 1706.
Grand maître des cérémonies de France^ officier du roi dont la charge était autrefois annexée à celle de grand mattre de la maison du roi ; elle en fut séparée par Henri III, en 1585. Il ordonne de toutes les cérémonies, comme mariages, baptêmes, serments solennels, lits de justice , entrées et départs des rois, reines et autres princes, audiences publiques données par le roi aux légats,
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uonces et ambassadeurs extraordinaires des souverains, comme aussi à toutes les cours, corps et compagnies du ro^raume, assemblées d'états. Te Deum et réjouissances publiques» processions , pompes funèbres , sacres et couronnements, rang et séances entre les rois, princes et grands du royaume , sur toutes lesquelles choses il a rbonneuc de recevoir les ordres du roi ; et pour marque de son autorité en tout ce qui regarde les cérémonies, il porte un b&ton de commandement, à bout et pomme d*ivoire , couvert de velours noir, en vertu duquel il est, dans les occasions de cérémonies, aidé des gardes et autres forces de la maison du roi, pour y maintenir le bon ordre. Toutes les choses comme tentures, mausolées, dais et autres de cette nature, servant aux cérémonies, lui appartenaient en partie, et pour sou dédommagement le roi lui accordait des gratifications projportionnées. Le grand maître des cérémonies a soin du rang et de la séance que chacun doit avoir dans les actions solennelles, comme au sacre des rois, aux réceptions des ambassadeurs, aux obsèques et pompes funèbres des rois, des reines, des princes et des princesses ; il a sous lui un maître des cérémonies et un aide des cérémonies. Quand le grand maître, le maître ou Taide des cérémonies, vont porter l'ordre et avertir les cours souveraines, ils prennent place au rang des conseillers ; avec cette différence, que sic'est le grand maître, il a toijyours un conseiller après lui ; si c'est le maître ou l'aide des cérémonies, il se met après le dernier conseiller, puis il parle as* sis et couvert, l'épée au côté et le bâton de cérémonie vn main. «
Deux bdlons de cérémoniee eouveris de velours noir sont passés m sautoir derrière Vécu de ses armes.
Grand maréchaUdes-logis. -^ Sous la première race de nos rois , il dépendait des comtes du palais ; sous la seconde , du sénéchal; et, dans ce temps-là, il portait le nom de mansionarius. Présentement , il dépend immédiatement du roi ; il prête serment de fidélité entre ses mains, et u le reçoit des maréchaux et fourriers-des-logis qui sont sous ses ordres, et dont les charges dépendent toutes du roi. Il a sous ses ordres, à la guerre, le capitaine des guides du roi.
Il porte un bâton garni d'or en pomme et en pointe, semé de fleurs de lis, et sur le pommeau sont gravées les armes de France, entourées de la légende : Grand maréchaUdesAoaisn
Ses fonctions sont de recevoir les ordres du roi pour tous les logements de Sa Majesté, même dans les maisons rovaJes, pour ceux de sa maison et de toute la cour, et de les faire entendre aux maréchaux et fourriersdes-logis ; de même pour les logements, routes et quartiers de toutes les troupes de la maison au roi : savoir , des gardes-ducorps écossais et firançais , des cent-suisses de la garde du roi , des gardes de la porte, des gardes de la prévôté de l'hôtel, des gendarmes et cbevau - légers de la carde, des deux compagnies des mousquetaires , tant
qu'ils ont existé, et des deux régiments des gardes françaises et suisses. Il était dû au grand maréchal les présents ou vins de villes, toutes les fois que le roi y logeait.
Sous le grand marécbal-des-logis , il y avait, autrefois douze marécbaux-des-logis, qui servaient par ^[uartiers. Us prêtaient serment entre les mains du grand maréchal, de qui ils recevaient les ordres; et, en son absence, ils les recevaient immédiatement du roi. Dès leur institution , ils portaient dans leurs fonctions un b&ton, dont la pomme et la pointe étaient d'arçent fleurdelisées d'or, les armesduroi sur le dessus, avec U légende: MaréchaU^S'loais du roi. Leurs fonctions étaient de faire la destination des logements, conformément à l'utilité du service et au rang de chacun, sur le rapport qui leur était fait des lieux par les fourriersHles-logis de leur bande, ou suivant la connaissance qu'ils en avaient pu prendre eux-mêmes ; après quoi, ils en rendaient compte au grand maréchal. Ils donnaient aussi, en son absence, les ordres pour les routes et quartiers, tant aux lieux de séjour que dans les marches, k toutes les troupes de la maison du roi , et autres, lorsqu'elles marchaient pour la garde de Sa Majesté; lesquels ordres ils avaient Thonneur de présenter à Sa Majesté, qui les signait, ainsi que l'état des logements qu'ils taisaient dans les châteaux appartenant au roi, comme Fontainebleau, Compiègne, etc. Les maréchaux-des-logis, dont les fonctions de tout temps étaient militaires , suiraient Sa Majesté h la guerre, et ils logaient sa personne, sa suite et toute sa maison , tant do* mestique que militaire, soit dans les villes, soit dans les campements qu'ils étaient seuls en droit et en possession de faire. Aux premières entrées que le roi faisait dans les villes de son royaume, ou villes conquises, il était dû à ses maréchaux-des-logis un droit qu'ils appelaient entrées des villes, ou arcs de triomphe ; ce droit consistait en une certaine somme que les oflSiciers des villes étaient obligés de leur paver , et dont la moitié ap* partenait aux maréchaux-des-logis, et l'antre moitié aux fourriers , au défaut de quoi les arcs de triomphe , portiques , tapisseries , et toutes les autres décorations leur appartenaient en nature. En 1670, Louis XI V, fOu* lant épargner aux villes nouvellement conquises le payement de ces droits , fit dire à ses maréchaux-des-logis et fourriers de ne rien exiger, et pour leur dédommagement, il leur faisait payer une somme , tantôt au trésor royal, tantôt sur sa cassette.
Le grand maréchal-des-logis porte unsmasss et un marteau d'armes passes en aoailotr der» rUre Vécu de ses armes^
Grand prévôt de France et de la maisimd» roi, ou prévôt de Vhôtel. — L'état de la France publié en 1788, détaille ainsi les fonctions de ce grand officier : « 11 juge de toutes sortes d'affaires en matières civile, criminelle et de police, entre les ofiiciers du roi et pour eaii contre ceux qui ne le sont pas, et généralement toutes les affaires où les gens de la suite de m cour sont parties directes ou interveuantcs.
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f Lui seul a droit d'apposer des scellés et faire des inventaires et tous autres actes de justice dans le Louvre » dans les galeries du Louvre et leurs dépendances , même dans les maisons royales qui ne sont pas éloignées de Paris de plus de quatorze lieues , ainsi qu*il a été jugé par arrêt du conseil du 2S mars 1650. 11 peut aussi informer dans Paris de tous crimes et délits particuliers, pour et coutre les gens de la cour et suite du roi et maisons royales, contre les vagabonds et autres, concurremment et par prévention avec les autres prévôts.
« Quand le roi fait voyage, le grand prévôt donne ordre que plusieurs marchands et artisans privilégiés suivent avec train de marchandises concernant leur état, pour fournir la cour de toutes sortes de choses nécessaires, lesquels sont appelés privilégiés suivani la cotir, prennent lettres de lui, et ont pouvoir de tenir Doutique ouverte^ Paris ou autresTilles. « Il n'y a aucun appel des instructions ni des jugements rendus par les lieutenants de robe longue en matière criminelle , dont les instructions se font parlesdits lieutenants de robe longue seuls, lesquels rapportent et jugent les procès criminels avec le grand prévôt, qui appelle k son choix des maîtres des requêtes ou des conseillers du grand conseil : et, en cas de voyage , avec les oiBciers les plus proches du lieu où Sa Majesté se trouve, et lesditsjugements sont intitulés : Jugementê touverainê^ qui est un privilège accordé à la prévôté seule, par un grand nombre d'édits et arrêts du conseil d*£tat.
«Pour faire rendre la justice aux officiers de la maison du roi et suite de S. M., le grand prévôt a sous lui deux lieutefumtê qui sont pourvus par le roi à sa nomination, et sont reçus au grand conseil , où ils font serment. « Ils ont six mois de service auprès du roi à Versailles. Les autres six mois ils tiennent le siège de la prévôté à Paris , pour les causes des officiers des maisons royales , privilégiés et autres.' Ainsi il y a toujours deux sièges de la justice du grand prévôt , Tun à Pans, pour l'expédition des causes des officiers des maisons royales et des privilégiés; Tautre à la suite de S. M., quand elle est dehors.
« La juridiction de la prévôté de l'hôtel est la justice ordinaire de la maison du roi. Pour cela, le siège de la prévôté a été, dès son établissement, dans le Louvre , afin que les oflBciers du roi , et ceux de sa cour et suite, ne fussent point détournés du service qu'ils doiYent à S. M. , ayant leur juge naturel dans la maison du roi.
« Le lieu où se tenait à Paris le siège de la prévôté, dans le Louvre, ayant été occupé par la reine "Cnère, ce siège fut transféré dans le cloître de Saint-Germain l'Auxerrois. Depuis, les officiers de la prévôté ont eu leur auditoire dans l'enclos du grand conseil.
: « Les appellations ressortissent au grand conseil, en matière civile. A Tégard des matières criminelles et de police et même des instructions, le.prévôtdei'hôtel est souverain. « Les officiers de la maison du roi, et ceux
de la cour et suite, par privilège spécial, ont droit d'y porter leurs causes en matières ci vile et criminelle , puisque la juridiction a été établie pour eux et en leur faveur. »
Tous les officiers attachés au grand prévôt de l'hôtel étaient commensaux de la maison du roi, et jouissaient de leursdroits et exemptions.
La compagnie de la prévôté de Thôtel sont tes plus anciens juges ordinaires du royaume, établis sous Philippe 111 , en 1971, jusqu'à Charles VI, qui leur donna le titre de prA^d/t de l hôtel du roi, en 1422.
Le erand prévôt prête serment de fidélité entre les mains du roi, et il était reçu au grand conseil, où il avait séance comme conseiller d'Etat ; il a droit de nommer à toutes les charges qui dépendent de la sienne , et fait expédier par son secrétaire des nominations sur lesquelles le roi fait expédier des provisioas, scellées du grand sceau, k ceux à qui il est absolument nécessaire d*en avoir
Le grand prévôt porte deux faisceaux de verges aor passés en sautoir, liés de cordons d!azur avec la hache d*armes que les Romains nommaient consulaire.
Capitaines des gardes du corps. Les capitaines des gardes prêtent le serment de fidélité entre les mains du roi, l'épée au côté. Le capitaine qui fait le service reçoit dans la salle des gardes le serment des officiers et des sardes du corps nouvellement pourvus. C'étaient ces capitaines qui pourvoyaient autrefois non-seulement aux places de garde, mais encore è toutes les charges qui venaient à vaquer dans leur compagnie. Ils en tiraient un gros profit, quoique, par un règlement des états-généraux tenus à Blois l'an 1576, il leur eût été défendu nommément de recevoir aux états d'archer de leur compagnie aucuns qui ne fussent gentilshommes, capitaines ou soldats signalés, et sans que lesdits états pussent être vendus directement ni indirectement* Cependant cet abus avait été continué et toléré, nonobstant que les états-généraui, assemblés en 161& et 1615, eussent fait encore une remontrance sur ce sujet, et que, par le 12* article de l'édit de 1616, il eût été fait défense de vendre désormais les charges de la maison du roi. Mais Louis XIV abolit entièrement cet abus par son règlement du 30 septembre 1664, en s'attribuant à lui seul la disposition de toutes les places, tant des officiers que des simples gardes, et ordonnant qu'ils rapporteraient les provisions Îu'ils avaient de leurs capitaines, au lieu esquelles il leur en serait délivré d'autres signées de Sa Majesté, et contresignées par le secrétaire de ses commandements ayant le département de sa maison, et qu'à 1 avenir, vacation avenant desdites charges et places d*archer, il j serait pourvu par Sa Majesté ainsi qu'il lui plairait. Sa Majesté dédomma-
f;ea en même temps les quatre capitaines de 'avantage qu'ils avaient de disposer desditas charges et places, et d'y pourvoir, en leur secondant k chacun quatre mille livres par an d'augmentation de sages et appointements» ainsi que porte ce règlement.
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Le capitaine des gardes qui est en quartier ne quitte point le roi depuis qu'il est levé et sorti de sa chambre, jusqu'à ce que Sa Majesté j soit rentrée pour se coucher ; et alors il vient dans la salle faire appeler le guet. Le garçon du* clerc du guet» tenant une torche à la main, nomme tout haut les gardes qui doivent coucher à la salle, et ce capitaine ayant vu si quelque sarde manque, il descend à la porte pour faire appeler le guet de la porte ; puis il est conduit chez lui. Le garçon du clerc du guet appelle aussi les douze Suisses qui doivent coucher en haut dans la même salle des gardes du corps français, en présence de l'officier des Cent- Suisses, gui est reconduit à son logis.
Le capitaine des gardes du corps, en quartier, se tient et marche toujours immédiatement après le roi« et proche de sa personne, quelque part qull soit hors de sa chambre ; comme à table, à cheval, en chaise» en carrosse, et partout ailleurs, sans que qui que ce soit doive se mettre ni passer entre le roi et lui, aQn que rien ne l'empêche d^avoir toujours la vue sur la personne de Sa Majesté. II est vrai que dans un déûlé, le roi étant h cheval, le capitaine des gardes laisse passer l'écuyet devant lui, afin qu'il soit plus proche de la personne du roi, a cause au service.
Le capitaine des gardes qui est de quartier est toujours logé dans le chAte^u, préférablement è tous les officiers, et fort proche de la chambre du roi, si cela peut se laire commodément. Il ne découche point du logis du roi, et là il garde sous son chevet les clefs du château ou de la maison de Sa Majesté.
Quand le roi doit donner audience à un ambassadeur, le capitaine des gardes reçoit cet ambassadeur à l'entrée de la salle des gardes, et ieconduitjusqu'àlachambre, et il se tient près du balustre pendant l'audience; laquelle unie, il reconduit encore cet ambassadeur tout le longde la salle jusqu'à la porte» les gardes étant pour lors rangés en haie.
Au lit de justice» il y a un banc particulier au-dessous des pairs ecclésiastiques» sur lequel se placent les quatre capitaines des gardes» s'ils y sont, ou du moins celui de quartier» le capitaine des Gent-Suisses et le premier écuyer : c'est ainsi qu'il s'est pratiqué à ceux du 12 septembre 1715 et du S3 février 1723.
Aux premières entrées que le roi fait dans chaque ville d^ son obéissance» les clefs d'arjgent que les officiers de ville viennent offrir à Sa Majesté sont mises d'abord entre les mains du capitaine en quartier» qui les remet aussitôt entre les mains du capitaine, et» en son absence, au lieutenant ou exempt de la compagnie qui se trouve présent : de plus, les mêmes officiers de ville doivent donner deux pièces de velours au capitaine et une au Ueutenant» ou» en son absence» à l'officier de la compagnie.
. Les gardes de la compagnie écossaise tiennent seuls les clefs des portes du chœur des églises où le roi est» comme aussi, le soir» celles du chAteau» qu'ils vont porter à leur capitaine» après que le roi est couché.
Lorsque Sa Majesté passait l'eau dans un bac ou en bateau» il n'y entrait autrefois que des seuls gardes écossais; depuis le rèâement de 1665» tous les gardes y entrent iûdlfféremment ; mais les sentinelles sont de la garde écossaise.
Les quatre capitaines des gardes du corps, français et écossais portent deux bdians ii^ bêne ayant les pommes d'ivoire passits en sautoir derrière Vécu de leurs armes.
Capitaine colonel des Cent-Suisses. Louis XI créa cette compagnie en 1481 ; Charles Vill, son fils, en fit sa garde ordinaire, et fit expédier des provisions de capitaine surintendant de cette compagnie, en cette qualité, à Louis de Manton, sieur de Lornay» le 36 février 1486 : à la création, le capitaine seul était suisse ; vers l'an 1575» Robert de la Marck, capitaine par commission à la place du duc de Bouillon» son père, prisonnier de guerre chez les ennemis» obtint la création du pre* mier officier français. Le capitaine des Cent- Suisses porti3 deux bâtons noirs possii de mime en sautoir.
Capitaine colonel des gardes de la porte. Les gardes de la porte» les plus anciens gar des de la maison du roi» ont été réformés par ordonnance du 30 septembre 1787. Gré-
f^oire de Tours nous apprend qu'on appelait es gardes de la porte ostiarii dans les Annales d'£^nard, secrétaire de Charlemagne; leur capitaine est qualifié maUre des garda de la porte: on ne peut donc douter que cette charge ne soit une des plus anciennes de la maison du roi : eHe était même si considérable 9 que Tempereur Charles le Chauve ne la crut pas au^essous du dac Boson» son beau-frère et frère de l'impératrice Judith, auquel il la conféra avec celle de chambellan ou de chambrier. C'est Aiffloin qui le rapporte en ces termes : Carolus (Wr tem Bosonem firatrem uxoris ejus camerarium et ostiarium magistrum instituit
Louis XIV» par la déclaration du 17 juin 1659» par lettres patentes du 3 mai 1675, en faveur de leurs privilèges, les nomme aussi les plus anciens gardes. Par ordonnance du 8 avril 1779» cette compagnie fut composée d'un capitaine colonel» a'un major» de quatre lieutenants» de deux brigadiers et de cinquante gardes.
Par arrêt du conseil du 90 mai 1656, Sa Majesté confinne les gardes de la porte dans le droit de prendre la qualité d'^ciijfer.
Le capitaine des gardes de la porte porte deux clefs en pals f une de chaque eotéde Vécu.
GRAPPE DE RAISIN.— Meuble de reçu, qui parait avec une partie de sa tige et deui feuilles» une de chaque côté; le fruit est pendant de même qu'on le voit à la vigne.
On dit pamprée d'une grappe de raisin, lorsque les feuilles sont d'un autre émail que la prapjpe.
Le Courtois d'Averly — d'azur» à trou grappes de raisin d'argent. Bourgogne. ,
vin — d'argent» à trois grappes de raism de sinople » au chef d'azur, chargé d'un so* leil d'or. Ile de France.
Le Poittevin — de gueules» à trois grsi^^s
GRE
de raisin d'or , au croissant d'argent en
cœur. Normandie.
Budé de Verace — d'argent , an chevron
de gueules, accompagné de trois grappes de
raisin de pourpre. Champagne.
Longuexone — de gueules, à trois grappes
de raisin d'or. Ile de France.
Croupei — d'azur» à trois grat>pes de rai*
$m d'or« les deux du chef brisées d'une
étoile d'argent. Maine.
Goicoing — d'argent, à trois grappes de
raîsiu d'azur, tigées et feuillées de sinople.
Nivernais.
GRAPPIN. —Espèce de petite ancre à quatre bpcs ou pointes, dont on se servait pour
prendre les vaisseaux h l'abordage.
Croquet de Guyancourt — de gueules, à
trois grappins d'or. Ile de France.
Sagui de ColohrUreê — de gueules, au chevron d'argent, accompagné en pointe d'un grappin de même. Provence.
GOURDE. — Rare en armoiries.
Gourdoft (V.) — de gueules, à cinq gourdes d'or en sautoir. Guyenne.
GRÊLlEfi. — Sorte de cor de chasse.
Cillard — de gueules, au grôlier d'argent. Bretagne.
Chef du Bois — de gueules, à un grèlier d'argent enguiché de gueules. Bretagne.
KerrondauU — d'argent, à un grélier, accompagné de trois hures de sanglier de même, S en chef, 1 en pointe. Bretagne.
Canaberî — d'argent, au grélier de sable, cantonné de trois merlettes de même, au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles d'argent. Bretagne.
La Ckapetle — d'argent, à trois grèliers de sable. Bretagne.
GRENADE. — Meuble de l'écu, qui représente unegrenade, et parait dans l'écu comme une pomme terminée par nue espèce de couronne à pointes ; elle a au milieu une ouverture oblongue remplie de grains ; sa tige et quelques feuilles sont en bas. H j a aussi des grenades artificielles ou d'artifice ; on doit, lorsqu'il s'en trouve dans l'écu, en désigner l'espèce.
On dit d'une grenade, ouverte^ lorsque son ouverture parait d'émail différent ; enfianmée d'une grenade artificielle^ lorqu'plle parait éclater ; on doit spécifier si la flamme qui en sort est d'un autre émail.
La Pommeraye de Kerembar — de gueu-* les, k trois grenades d'or. Bretagne.
Guisehara de TUlih'eê — de gueules, à trois grenades d'or. Normandie.
VÊvéque — d'azur, à trois grenades d'or, les tiges en haut, i en chef et 1 en pointe. Poitou.
Bwmeau — d'azur, à trois grenades d'or ouvertes de gueules. Poitou.
Matram — de gueules, à trois grenades d'or. Guyenne et Gascome.
Gronter — d'argent, a trois grenades au naturel. Gujenne et Gascogne.
Grenier — d'argent, :à trois grenades au naturel. Guyenne et Gascogne.
Hébert — de gueules, a trois grenades d'or. Normandie.
HERALDIQUE. GRI 458
Maire — d'azur, à trois grenades d'or, ouvertes de gueules. Normandie.
ThiborUt — d'azur, à trois pommes de grenade tigées et feuillées d'or. Normandie.
Croizùn — d'aizur, à trois grenades d'or.
Fenouiltet — d'or, à trois grenades de gueules, chacune surmontée d'une étoile de même. Orléanais.
Biré — d'azur, à une branche de grenadier d'or, posée en fasces, fouillée et charg<^e de trois grenades de même, ouvertes et grenettées de gueules, 3 et 1. Bretagne.
GRIFFON.— Animal fabuleux, ayant la partie supérieure de l'aigle, et l'inférieure du lion : il pavdli toujours de profil et rampant , ce qui ne s'exprime point, parce que c'est sa position ordinaire.
&rf/f on — d'azur, au griffon d'argent. Saintonge.
Sarron des Forges — d'argent, au griffon de gueules. Beayjolais.
Louvel de Contrière — de gueules, au griffon d'or. Normandie.
Monier de Viens — d'azur, au griffon d'or, accompagné de trois croissants d^ai^ent.
Ricard de Joyeuse-Garde — d'or, au griffon de gueules, au chef d'azur, chargé d*uue fleur de lis du champ. Provence.
Monferrand — d'or, au griffon coupé de gueules et de sinople. Auvergne.
Saint-Brieue (V.) — d'azur, au griffon grimpant d'or.
Basire — d'azur, à ime patte de griffon d'or en pal, accostée de deux feuilles de chêne du même. Normandie.
Montels — d'azur, au griffon d'argent, armé et lampassé de gueules. Languedoc.
CemchonrÉlaupas — de gueules, au griffon d'or ailé d'argent. Champagne.
BotUerequx — d'argent, au griffon de gueules, membre d'azur. Beauvaisis.
iiocAe— d'argent, à un griffon de gueules volant, armé et lampassé de sable. Bretagne.
fin//! — d'azur, au griffon d'or, écartelé d'azur à une patte oe lion d'or mise en bande. Languedoc.
Fathassim de Moniaiivet — d'azur, au griffon d'or. Dauphiné.
Sigaud ^d'OTt au griffon de sable. Dauphiné.
Meffrey--de gueules, au griffon d'or.
Dauphiné.
ffroXlel — d'azur, au griffon d'or. Dauphiné.
/>ortac— de sable, au griffon d'or, lam-
Bissé, armé, vilené et couronné de gueules, auphiué.
Louvel — de gueules, au griffon d'or. Normandie.
Po^rtf. — de gueules, au griffon d'or.
Guyenne et Gascogne.
Guiffray Yaehat — d'azur , au griffon d'or» becqué d'argent. Bugey.
Du Crocg---d'azur, au griffon rampant d'or,^ armé et lampassé de gueules. Bretagne.
BruUon — d'argent, au griffon de sable. Bretagne.
Bompar-- de gueules, coupé sur aident,, au griffon de l'un en l'autre. Dauphiné^
GRl
DICTIONNAIRE HERALDIQUE.
CRU
Vuldère — de gueules, au griffon d*or.
iBserand — d*azur, au griffon d'arsent.
CorbHl — d'arsent, à un griffon de gueules rampant. Ile ae France.
Le Breul—éearieléf aux 1 et <► d'or, au griffon d*azur qui est de Breul, aux 2 et 3 lascé d*or et de gueules de six pièces, h l'aigle d'azur sur le tout,couronnéed'argent, qui est de Chatard. Bresse.
Ferran — d'azur, au griffon d'or.
Cerier — de sable, semé de fleurs de lis d'argent, au griffon de même. Auvei^e.
Yeirine» — d'or, au griffon de gueules, couronné de même. Languedoc.
Du Tremblay — d'argent, au griffon de sable, au chef de même. Ile de France.
Roussel --d'or, au griffon d'azur, au chef du même, chargé de trois étoiles du champ. Auvergne.
iB^ftia0r — de gueules, au griffon d'or, à la bordure componéede même. Auvergne.
Aiauebelte — d'or, au griffon de sable, membre et becqué de gueules, couronné du champ, ayant la queue sur le dos. Dauphiné.
Neyrieu — d'or , au griffon de gueules, empêché d'un chevron d argent. Dauphiné.
Èauet — d'azur, au griffon rampant d'ar* gent, tenant une houlette de même. Berry.
Bonnefonds — d'azur, au griffon d'or, accosté de deux étoiles du même, et accom- Bigné de deux jumelles ondées d'argent, ormandie.
Monnier — d'azur, à un griffon d'or, acoompagné de trois croissants d'or, i en chef et 2 en pointe. Provence
Espinehal — d'azur, au griffon d'or, accompagné de trois épis de blé de même, posés en pal, deux en chef et un en pointe. Auvergne.
Beurjoi — d*azur, au griffon d'or, le franc canton rempli d'une étoile de même. Touraine.
Eseaiis — d'or, à un griffon de gueules, au bftion de sable brochant sur le tout. Provence.
Àrbaud — d'or , au griffon de sable, la patte dextre d'une aigle et la jambe senestre d'un lion, vêtues et écorchées de gueules. Provence.
Graffari — de 'sinople, au griffon d'argent chappe du même, à deux merlettes de sable, au cnef cousu de gueules, chargé d'un lion léopardé d'or. Normandie.
L*Hapital — écartelé, aux 1 et & d'azur, à deux Kriffons affrontés d*or, perchés sur un arbre de même, au 3 d'azur, a la tour d'ar-
Sent maçonnée de sable, bâtie sur un rocher 'argent. Guvenne et Gascogne.
érardia*— aargent, à trois griffons affrontés d'azur, au chef de gueules chargé d'un croissant d*or, entre deux étoiles du même. Languedoc.
Lucas d'Emencourt — d'azur, à trois griffons d'or.
Beste — à^azuTfk une tête de griffon, arraché d'argent. Champagne.
Tavagny — écartelé, aux 1 et & d'azur, à trois têtes de griffon d'or, aux 2 et 3 émanché, fleurdelisé d'argent et de sable de l'un à l'autre. Lorraine.
Burade — d'azur, à trois pattes de griffua d'or. Touraine.
Drouart — de gueules, à trois membres de griffon d'or, au chef de même. Champagne.
Èrard le Gris — d'azur , à trois pieds de griffon d'or, perchés d'argent. Normandie.
Robert — d'azur, k trois pattes de griffon d'or. Ile de France.
Filhot — écartelé, aux 1 et & d'azur, à trois
Sattes de griffon d'or, qui est Filhol ; aui et 3 d'argent, au lion couronné de gueules, accompagné de neuf corneilles de sable, becquées et membrées de gueules, qui est Montlezin. Guyenne et Gascogne.
GRILLET.— Grelot qui parait en quelques écus, et plus fréquemment aux jambes des éperviers et autres oiseaux de proie.
Clavel — de gueules , à trois grillets d'or. Lyonnais.
Le Gastelier — d'azur, au chevron d'or, accompagné de trois grillets du même. Ile de France.
Bretagne — d'azur, à la fasce ondée d'or, accompagnée en chef de trois grillets du même, et en pointe d'un croissant d'argent. Bourgogne.
Jourdain — d'azur, à un grillnt d'argent , accompagné de deux molettes d'éperon aussi d'argent. Bretagne.
Keratry — d azur, au grillet d'argent, surmonté d'un épi en pal de même. Bretagne.
La Fruo/atf-— d'argent, à un grillet et trois molettes de sable. Bretagne.
Kermassemant — de sinople, à trois grillets d'or. Bretagne.
Plaines — de gueules , à la fasce d'or surmontée de trois grillets de même.
Alabat — de gueules , à trois sonnettes d'or. Berry.
Kerlee — d'azur, à dix grillets ou sonnettes d'argent, fc, 3, 2 et 1. Bretagne.
Anglure d'or, semé de grillets d'argent soutenus de croissants de gueules. Lorrauie.
GRUE. — Oiseau à long bec , que Ton re-
{)résente dans l'écu de profil, la patte dextre evée, dentelle tient un caillou qu'on nomme vigilance.
Pellagrue ou Pellegrue — d'azur, à la grue d'argent. Guyenne et Gascogne.
Grue — d'azur, à la grue d'argent , becquée et membrée d'or. Bretagne.
Grieu — d'argent, à troi« grues de sable. Normandie.
Gruères — de gueules, à une grue d'argent.
Griguette — de gueules, à une grue, le
Sied aroit levé d'argent, tenant un caillou e même.
Lérette — d'argent, à trois grues de sable, becquées et membrées de gueules, avant les extrémités des ailes aussi de gueufes. Auvergne.
Sénéchal — de gueules, à trois grues d'irgent. Orléanais.
Gruel — de gueules , è trois grues d'argent. Dauphiné.
G^ru«/ — d'azur , à trois grues d'argeut. Normandie.