‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 4)Chapitre 144 sur 199 · PEI · texte numérisé non relu

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Maraniin — d*azur, au papillon d'argent, accompagné de trois étoiles a*or.

Gillot — *d'azur, à trois papillons d'or.

La Coite — d'or, à six papillons de sable, miraillés d'argent, au chef d'azur, chargé de trois étoiles du champ. Dauphiné.

PARTI — Partition de Técu, qui le divise en deux portions égales, du haut en bas et en pal.

Veirat —d'or, parti de gueules. Languedon.

Bailleul de Far/e/o^-— d'hermines, parti de gueules.

Rochefort— parti de vair et de gueules. Auvergne.

Vie (V.) d'argent, parti de gueules.

PARTITIONS et RÉPARTITIONS. —Divisions de l'écu par une ou plusieurs lignes. Les partitions se forment toujours d'un seul trait qui partage l'écu également.

coupéf ou parti en fasce ; le tranché^ ou parti en bande, de l'angle dextre du chef au côté sénestre de la pointe; le taillé^ ou parti en barre, de l'angle sénestre du chef au côté dextre de la pointe. Les répartitions se forment de deux , trois , quatre traits , ou dayantage, qui partagent l'écu de diverses manières, et en multiplient les par- ' ties. Le tiercé se forme par deux lignes horizontales, diagonales ou perpendiculaires ; il y a aussi des tiercés en chevrons. Le gironnij oui est ordinairement de huit gi* rons, est lait du parti, du coupé, du trancné et du taillé. Les points équipolés^ ordinairement de neuf carreaux, sont formés de deux partis et de deux coupés. Le fascéf le bureléj le bandée le barrée le coticé^ le chevronnéf lepalé^ le vergeté y Véchiqueté^ le fur seléf le losange^ etc., sont des répartitions. Quelques auteurs y ont ajouté le fretté et le treilhêsé; ils auraient pu admettre par la même raison, le cAop/, le chaussé ^ V embrassé ^ le f7ii»iilW^,etc.,quL au fond ne sont pas plusdes répartitions que les premiers. Dans un écu à répartitions, il n'y a point de champ distinctif , ou pour mieux dire, les répartitions forment le champ de l'écu; au lieu que le freltéy le treUlissé^ le chapéj etc., ne sont que des meubles et figures posés et tracés sur le champ, qui a un émail distinctif et particulier. Le vairéy quoique de deux émaux al« ternes, n'est pas au nombre des répartitions, attendu qu'il n'est point formé par des lignes directes.

Ou exprime le nombre de pièces des répartitions, telles que du fascé^ du bandée du oarré^ du palé^ du chevronné^ lorsqu'il y en a plus ou moins de six; du burelé^ du coticé ^ du vergetéy lorsqu'il y en a plus de six ; et du pironné^ lorsqu'il y en a plus ou moins de huit.

Ce terme vient du verbe répartir, qui sigi)ifie diviser , partager, distribuer en plusieurs parts des espaces qui ont déjà été ijfirlflflrés

PATENOTRE. — Meuble de l'écu qui re-

présente un chapelet. Ce terme vient du vieux français patenostre^ dérivé des mots latins paternoster.

Le Chevalier — d'azur, aux deux lettres J. C. d'argent, encloses dans une patenôtro d'or. Ile de France.

VHermite de Saint-Aubin — de sinople, à la patenôtre d'or, posée en chevron, chaque extrémité terminée par une houpjpe, la pointe par une croisette, accompagnée de trois quintefeuilles d'argent. Auvergne.

PAVILLONS et MANTEAUX. — Les pavillons et les manteaux ne sont autre chose gué les lambrequins agrandis et étendus en forme de couverture retroussée de chaque côlé de l'écu.

^ Le pavillon diffère du manteau, en ce que l'un et l'autre étaient réservés aux plus grands personnages , et le pavillon surtout affecté spécialement au roi et aux princes de sa famille. C'est à tort qu'on a voulu faire de Philippe Moreau, au commencement du xvir siècle , l'inventeur du pavillon royal

Sue l'on mettait sur les armoiries des rois e France, puisqu'on en voit un fleurdelisé dans les sceaux et les monnaies d'or de Philippe de Valois , lesquels furent de là nommés pavillons.

On voyait au xvn* siècle, dans une cbapelledel église cathédrale de Lyon, les armoiries du cardinal de Bourbon, sous un pavillon comblé du chapeau de cardinal ; les deux côtés du pavillon soutenus par deux bras armés d'épées flamboyantes, les armoiries portées par un lion avec la croix d'archevêaue dernère Técu , sans couronne ; le pavillon semé de chiffres de son nom.

L'usage de mettre des manteaux fourrés d'hermines et armoriés sur les replis autour des armoiries des princes et des ducs , ne remonte guère qu au milieu du xvi' siècle ; au xvir tous les princes et tous les ducs et pairs ne manc[uent pas d'en porter, et les pairs ecclésiastiques avec eux.

Vers la fin du xvu* siècle , les présidents

E rirent aussi le manteau autour de leurs lasons, mais non un manteau armorié ccmme celui des ducs et pairs. C'était un manteau écarlate doublé d'hermines et de petit-gris, comme celui qu'ils portaient en cérémonie au parlement. Celui des premiers présidents a trois galons d'or sur le repli.<« gauche, comme marque de chevalerie qui est attachée à leur dignité. Celui du chancelier est de drap d'or et ne doit pas être armorié. Les cardinaux princes mettent , en France , le manteau armorié à leurs armoiries ; le cardinal Georges d'Armagnac le portait ainsi en 1580; le cardinal de Richelieu fit de môme lorsqu'il eut pris la qualité de cardinal-duc , et les cardinaux de Mazarin et de Bouillon l'ont imité.

PEIGNE. — Meuble qui entre en quelques écus, et parait ordinairement en pal.

Le Peigné d*Ouménil — de gueules, à trois peignes d'or. Ile de France.

Mongnier de Fréquainville — d'argeut , à la fasce de sable, chargée de trois peignes d'or. Normandie.

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