SOL
les d^or, et en |>oiute d*une colombe du second émail, Paris.
Fleuru — d'azur» au sautoir d'or, accompagné de quatre gui?res rampantes de
même.
Taurii — d'argenty à la guivre de sinople, ëcartelé de- gueules, k la colombe d'argent. Provence.
SINOPLE — est la couleur verte, rare dans les armoiries, où elle ne fut introduite qu'assez tard. Le P. Hénestrier trouve ce terme employé pour la première fois dans une épitapfie du viHage de Busignies, rapportée par Ducbesne en ses Additions à Vhistoirê généalogique des maisons de Guinée ^ de Ga$id, d'Ardree et de Coucy , p. 889. On y lit d'un chevalier mort en lUS :
Puis la mort à lui s'ajousta £d ud caïap couvert de eîDople,
Sans la Traiié de la noblesse de Hasbaye^ c'est-à-dire du pays de Liège , écrit vers la même époque par Hemericourt , les armoiries de nalnain sont ainsi blasonnées : aWalbain en Brabant , parti d'or , k un fal écucet de sinople , pour dire d'or , à un petit écuS' son de sinople. » 11 est très-probable , du reste, que, cfans ces deux exemples, le root sinople est employé pour signifier la couleur rouge. C'est en ce sens que l'entend Sicile le Héraut , lorsqu'il dit : « Sinople est couleur rouge, qui lut premièrement trouvée en la mer , près d'une cité de ce nom. » Pour lai et pour les anciens hérauts , la couleur verte se nomme ^asine^ de prasina^ qui a la siéme signification dans les Origines d'Isidore de Séville. On ne voit pas bien com^ ment ni pourquoi prasine a disparu de la langue du blason, et sinople a perau son ancienne signification, pour le remplacer. Quant à rétymologie de sinople, elle ne semble pas douteuse ; et, bien que le P. Hénestrier ait cru devoir la tirer de deux mots grecs , pro- $ina opla^ armes vertes^on peut croire tout bonnement qu'elle se trouve dans le nom de la ville de Synope, très-légèrement altéré. Dans la gravure, on représente le sinople par des hachures obliques partant de l'ang'e dextre du chef k l'angle sénestre de la pointe.
SIRÈNE. — Monstre fabuleux, ayant la tète, le sein, les bras« le corps, jusqu'au nombril, d'une jeune fille, et le reste terminé en queue de poisson ; elle tient de la main dextre un miroir ovale k manche , et de la sénestre un peigne. Lorsqu'elle parait sur une mer, on en fait mention en décrivant les armes. On voit peu de sirènes dans les armoiries ; on en trouve plus fréquemment dans les ornements extérieurs, comme cimier et supports. Lorsque la sirène parait dans une cuve, on la nomme merlusine, 11 y a des sirèues qui ont une double queue , ce qu'on explique en blasonnant.
Toiosasii de Sesquiêres — d'azur , k la sirène d'argent , nageant sur une mer au naturel. Languedoc.
Poissonnier — d'azur, k une sirène se peignant et se mirant, d'argent, k une bordure eud<)ntée de gueules. Bourgogne.,
' Mathieu de Xammes — d'azur , k la sirène d'argent, tenant une lampe d'or antique, allumée de gueules. Lorrame.
SOC. — Instrument de fer qui fait partie d'une charrue, et qui sert k fendre et a renverser la terre; il parait en pal, la pointe eu bas.
Reillane de Sainte/^roim — d'azur, au soc d'ar«ent en bande. Provence.
I%iessHin — d'azur, k trois socs d'argent, la pointe en haut , et une molette d'éperon d'or en ecaur. Lorraine.
SOLEIL. — Meuble de l'écu , dont le vi* sage, avec un nez, des yeux et une bouche , est un cercle parfait, entouré de seize rayons, huit droits, huit ondoyants, posés alternativement , un droit et un ondoyant ; lorsqu'il y en a plus ou moins , on l'exprime en nlasonnant. Son émail particulier est l'or : il y en a cependant de différents émaux. Quand il n'a aucun trait du visage, on l'appelle prt>prement ombre de soleil.
On appelle soleil levant celui qui est mouvant de l'angle dextre du bas de l'écu ; so^ leil couchant , celui qui est mouvant de l'angle sénestre. Lorsque le soleil parait k un autre angle aufbord de l'écu, on le dit mouvant.
Vahais de la Bertherie — d'azur, au seleil d'or. Ile de France.
Claris de Florian — d'argent, k l'aigle éployée de sable, au chef d'azur, chargé d'uu soleil d'or. Languedoc.
Le Vaillant — de gueules, k un soleil d'or. Bourgogne.
JtUiard -^ écartelé, aux 1 et 4 d'azur, au soleil d'or ; aux 2 et 3 de gueules, k une gerbe surmontée d*un croissant d'ai^eut.
Guyenne et Gascogne.
Yayrac — d'argent , au soleil de gueules. Guyenne et Gascogne.
Félines — d*azur, au soleil d'or. Limosin.
Solages — écartelé, aux 1 et 4 d'azur, au soleil d'or, qui est de Solages ; aux 3 et 3 d'azur, k trois rocs d'échiquier d*argent, qui est de Nobal. Guyenne et Gascogne.
Yentaillac -— parti, au 1 d*azur, k un soleil d'or; au 3 gironné d'argent et de gueules. Languedoc.
Dupont — d'or, k l'ombre de soleil d^azur. Languedoc.
Du Verger — de gueules, au soleil tf or.
Du Trenchay — d'azur, k une aigle d'or, regardant un sdeil, posé au canton dextre de même.
Le Conte — d'azur, au soleil d'or, au che£ cousu de gueules et trois étoiles d'or. Languedoc.
Le Noir — d'or, au chef d'azur, charger d'un soleil d'or mouvant du canton dextre. Languedoc.
Durand — de gueules, au soleil d'or accompagné de trois étoiles du même, 2 et I. Poitou.
Colas — d'azur, au soleil d'or, surmonté de trois étoiles du même. Norroapdio.
Sédages de Vaeherêpe — d'argent* ausolcil de çueules. Auvergne.
iférac (V.) — d'azur, k un soleil d'or dont on no voit que les rayons, le corps étaut