‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 4)Chapitre 59 sur 199 · CRI · texte numérisé non relu

CRI

îfHk

de la maison deHalluin originaire de Flan- (ires : d'autant que ces couronnes estoient alors usurpées indifféremment par les gentilshommes, qui n*avoient aucune dignité qai leur en donoftt le privilège, et ce par un abus de ces siécles-là, qui a passé jusques à sous» où la plupart de la noblesse s'est arrogée des titres imaginaires de comtes et de mar* quis, et des couronnes sur leurs armes, sans autre droit que celuy que la licence des minoritez de nos princes leur a souffert.

Il est probable que Charles le Chauve a esté le premier de nos roys, quia accordé la couronne aui duos : et mêmes j'ose avancer que comme il se conforma aux coutumes des empereurs grecs, dont il çrit les habits et les ornemens, il suivit aussi en cela leur exemple. D'autant que les empereurs d'Ori< Dt accordoient ordinairement la couronne aux Césars, et aux principales dignitez de I^Empire, ce qui a eu lieu avant le grand CoDstantia: car ConsiantiM Chlorut^ son père, n'estant revêtu que du titre de iVo6tiisMimui Cœ$ar, parott avec la couronne de rajons, dans une médaille de cuivre, qui a pour inscription : coifSTAiiTiuâ nob. g. et à J*autre rerers, tietus augg.

C'a esté encore à J*exemple des princes et des dignitez de Constantinople que les dauphins, fils «tuez de nos rojs, portent de semblables couronnes, ayant remarqué dans le Cérémoniad de France (1), qu'à l'enterrement de François, dauphin de viennois, fils aîné de Français I , l'effigie de ce prince « avoit par dessus le bonnet de veloux cramoisj une couronne d'or, plus éminente que celle d un duc, comme déià préparé k succéder au royaume, et porter la fleur de lys entière. » Cuiion — d'azur, à une couronne fermée d'or. Velaj.

La Cépide — parti de sinople et de gueu- I('s, à une couronne d'or A l'antique posée en abtme. ComtatVenaissin.

Malboxe — d'azur, à trois couronnes d'argent. Languedoc.

La Griffonnière — d'argent, à trois couronnes de sinople. Bresse et Bourgogne.

Ckampredonde — d*azur, à trois couronnes de chêne d'or. Auvergne.

Suide (royaume de) — d'azur, à trois couronnes d or.

Remefori la (rrtï/t^a— d'azur, à trois couronnes antiques d'or.

Bazin — d'azur, à trois couronnes ducales d*or. Ile de France

Laeour — d'arg;ent, à trois couronnes ducales d*or. Gfttinais.

Buroête — écartelé, aux 1 et k d'or, h une couronne d'épines de sable, aux 2 et ^d'azur à trois besants d'or. Guvenne et GLascogne^ COUTELAS. — Meuble rare en armoiries.

Du Bois de la Freelowaière — de gueules, à trois coutelas d'argent eu pal, la pointe ea bas. Bretagne.

CRAMPON. — Instrument assez sembla* ble i un Z aiguisé aux deux extrémités, que les gens de guerre portaient lorsqu'ils

(I) Géfféitt. de France.

allaient escalader quelques places ; ils le»

[plantaient dans la muraille, et y attachaient eurs échelles de corde.

Roye de Wichen — écartelé, aux 1 et k de> gueules, à trois pals de vair ; au chef d'or^ chargé d'un chevron du champ, qui est de ChAtillon ; aux 2 et 3 de gueules, au cram-^ pou d'argent ; au marteau de sable,, emmanché et couronné d'or t le manche brochant sur le crampon, qui est de Wichen ; sur le tout de gueules, à la bande d'argent, qui est de Roye. Pays-Bas.

CRANCELIN. — Portion de couronne à fleurons, posée en bande et mouvante de l'angle dextre à l'angle sénestre*..

L^rigine en vient de ce que Bernard; comte d'Anhalt, fut investi du duché de Saxe vers l'an 1156 ; il portait, faecé d'or et de eabUf dehuit piicest et igouta à ses armes le crancelin de sinople, en mémoire de ce que l'empereur Frédéric, surnomméBarberousse, lui mit sur la tète un chapeau de rue dont il était couronné, lorsqu'il lui donna cette investiture.

Le terme de crancelin est dérivé de l'allemand Arofu/m, qui signifie une couronne de fleurs.

De Sagay — d'azur, au crancelin d'ar-

5ent, accosté d'une palme et d'une branche *olivier d'or ; à la montagne de trois coupeaux du second émail, ombrée de sinople, mouvante de la pointe de l'écu. Lorraine.

CRÉQUIER. — Meuble d'armoiries qui représente un cerisier sauvage ayant quelque ressemblance à un chandelier à sept branches, et des racines à sa tige.

Dom du Plessis, dans sa Description géographique et historique de la Haute-Normandie , tome I , page 172 , prétend que le mot créquier vient du teutonique iercA, qui signifie une église, et ajoute que oréquier signifie un chandelier à sept branches, tel qu'on en voit dans la plupart des églises gothiques ; mais l'opinion la plus généralement reçue est que créquier signifie un cerisier sauvage dont le fruit se nomme croquée en patois picard.

Créquy — d or, au créquier de gueules. Artois,

Le Jeune de la FuyonnUre — de gueules, au créquier d'argent; la première feuille du créquier à dextre chargée d'un petit écusson d'argent, à deux &sces de sable. Artois et Anjou.

LespauU — d'or« au créquier de gueules. Picardie.

Le CoifUe — : d'argeut, au créquier de gueules. Ile de France.

Drancouri — d'argent, au créquier de gueules.

CRIBLE. — Meuble de l'écu qui représente une espèce de tamis, fait en forme cylindrique. Cette figure n'est pas commune en armoiries.

Guebenkouien — de gueules, au crible d'argent. Lorraine.

Tamisier — coupé, au 1 d'or, è la rose de gueules ; au 2 de gueules, au crible d*or ; è la

803 CRO DICTIONMIRE

fasce d'azur, chargée de trois étoiles d'argent, brochante sur le coupé. Provence.

CROC. -^ Meuble rare en armoiries.

Guermange — de gueules, à un croc d'or. Lorraine.

Cambrêy — de gueules, à trois crocs d'or. Berry.

CROISSANT.— Meuble fréquent en armoiries. Sa position ordinaire est d'être tMntant, c'est-à-dire que ses cornes regardent le chef de l'écu. Quand il est placé différemment, on l'exprime en disant : versée quand les cornes regardent la pointe de l'écu ; ioumé^ lorsqu'elles regardent le flanc deitre ; contourné^ si elles regardent le flanc sénestre.

Page 1