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sente une augmentation de 93 «/o vis-à-vis de 1880, et de 15 Vo vis À-vis de 1894. Le nombre de lits a augmenté de 1880 à 1894, de 60«/o, de 1880 à 1905, d'environ 114 %. De 1904 à 1905, l'augmentation a été de 39 7,. Parmi les 1924 établissements de 1905, on comptait 1104 hôtels ouverts toute l'année, et 820 hôtels de saison. Dans la première catégorie, 58 «/a avaient de 10 à 50 lits, 27 «/o de a) à 100 lits, 12 % •!, de 101 à 200 ; 2 «{, »/o (43 hôtels en comptaient de 201 à 300, et enfln 20 étaolissements possécfaient de 301 à 500 lits. Le canton des Grisons, ou le tourisme est relativement récent, possède les f»lu8 grands hôtels. Sur les 20 hôtels ayant plus de 301 its, il en possède 8. Le tableau change quand on classe les hôtels d'après leur altitude (1905). Sur 1924 hôtels, 626 sont situées dans la plaine, c est-a-dire à une altitude de 200 à 500 m., 394 se trouvent de '501 à 800 m., 188 de 801 à 1000 m., 198 de 1001 à 1200 m., 126 de 1201 à 1400 m., 201 à 1400 m., 145 de 1401 à 1600 m., 90 de 1601 à 1800 m., 122 de 1801 à 2000 m., 17 de 2001 à 3000 m.; un seul hôtel de touristes dépasse cette hauteur (sur le Gornergrat, 3136 m.).
Nous avons déjà fait remarquer Taccroissement extraordinaire du nombre des lits ; c'est le trait le plus saillant du développement toujours croissant du mouve^ ment des étrangers en Suisse. Tandis que le nombre des hôtels a double depuis 1880, celui du nombre des lits a triplé pour les raisons déjà indiquées.
b) Employés. Le mouvement des étrangers apporte en Suisse des capitaux assez considérables qui se répar-
dustries nationales et en égale plusieurs en importance. En 1905, nos hôtels occupaient 33480 personnea des
deux sexes ; 24235 étaient de nationalité suisse, 9245 de nationalité étrangère, ce qui montre gue le reproche nit à la Suisse de n'employer
aue ses nationaux est loin 'être fondé. Sur les employés suisses on comptait 891 4 hommes et 15 321 femmes; sur les employés étrangers, 5241 hommes et4004 femmes. Tandis que parmi les Suisses Télément féminin domine, l'étranger noua envoie surtout des hommes, c'est-à-dire des employa exigeant des salaires plus élev^ et de meilleures places.
En 1905, la moyenne du nombre des employés par hôtel était de 17. En ce qui concerne les salaires des employés, la staiLstiqneà laquelle nous puisons ces détails fournit des chiures intéressants. En 1894, le compte des employés portait fr. 16060000 (salaires et gratifications, fr. 8756000; entretien et logement fr. 7 321000). En 1905, nous trouvons au compte salaires et gratifications, fr. 16245000 et à celui d'entretien et logement fr. 10 723000; au total, fr. 26968000. Les employés à Tannée ont touché pour 12604000 fr. en salaires et gratifications; ceux engagés pour une saison, fr. 3641000 pour le même objet. L'entretien des employés à l'année a coûté 7808000 fr., celui des employés engagés pour une saison, 2 920 000 fr. On compte en moyenne, fr. 1,50 par jour pour l'entretien et le irâement d'un employé. Les frais d'entretien d'un employé représentant une partie de ses appointements payée ainsi en nature, on peut dire que l'employé à l'année gagne 1432 fr., et l'employé temporaire, la saison comptée à 100 jours, fr. 342. A cela il faut ajouter les pourboires, qui dépassent de beaucoup le salaire proprement dit pour la majorité des employés et qui atteignaient, il y a dix ans déjà, d'après M. Ed. Guyer- Freuler, le meilleur statisticien en ce qui concerne 1 industrie hôtelière, le triple de la valeur des salaires.
cl Finances. Le total des capitaux engagés en 1905 dans l'industrie hôtelière atteignait la somme de fr. 777 507 000, se répartissaot comme suit : terrain, 138 millions; constructions, fr. 470034000: mobilier, fr. 147 260000; provisions, fr. 21896000. Sur U somme totale, fr. 416039000 sont enjnrà[ dans les hôtels ouverts toute l'année, fr. 361 4w000 dans les hôtels
Pour cent des uts occupés pendant les 12 dernières années, excepté 1896.
Sur 100 lits ét«i«nt occupés en moyenne et par jour
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre ....
Octobre
Novembre . . . .
Décembre
Moyenne par année
faible
faible
faible
faible
faible
mauv.
bonne
tissent entre toutes les classes de la population ; en un mot, l'industrie hôtelière nourrit un très grand nombre de personnes, elle occupe un bon rang parmi les in-
temporaires. En 1905, la valeur des assurances formait le 84 Vt du total des capitaux engagés, soit un total de fr. 654338000.
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L*aDoée 1906 a permis d*enre|p8trer des résultats moins défiivorables ; le rendement du capital est plus que double
auand on le compare à celui de 1880. Lm recettes sont e fr. 188717000; les dépenses de fr. 131 380000 se répartissent comme suit : cuisine, fr. 61 730 000 ; cave, h. 12 568000; chauflkge, fr. 4748000; éclairage, fr. 3468000; réclame, fr. § 840 000 ; impôts, fr. 2 644 OOO patentes, fr. 864000 ; assurance incendies, fr. 2 110000 ; assurance accidents, fr. 382000; entretien des bâtiments, fr. 6118000; entretien du mobilier, fr. 5045000; salaire, gratifications, fr. 16245 000 : frais généraux, fr. 11 718 000; le bénéfice btuta été de fr. Ô7 337000, après déduction des différents amortissements qui, pour cet exercice ont été de fr. 20040000, il reste un bénéfice net de fr. 96397 000 représentant l'intérêt du capital engagé au taux de 4,7 V», contre 2,3 % en 1880 et 3,2 % en 1804.
dj Nationalité de» étranqen. C'est rAllemagne*tt||j nous envoie le plus grand nombre de touristes (30 */oTT <^^^ proportion ne semble pas devoir changer ; les voies de communication entre l* Allemagne et la Suisse permettent à nos voisins d'atteindre commodément, et en peu de temps, le centre du pays. Viennent ensuite la Suisse, avec 20%, l'Angleterre, avec 14*/«, la France, avec 12 */. ; les autres pays forment le 24 •/« restant, parmi lesquels un très petit nombre de touristes italiens.
En ce oui concerne les saisons, ce sont les mois de juillet et d août qui accusent la plus grande aflluence de touristes. Les eflorts ayant pour but de créer en hiver une saison de sports ont été couronnés de succès ; précieux encouragemt*nt à persévérer dans cette voie, quoiqu'on ait remaraué que l'augmentation des hôtes d'hiver avait pour résultat une légère diminution du nombre de ceux de la saison d'été.
ConcIustotM. Les détails renfermés dans cet article et les chiffres sur lesquels ils se basent, ainsi que les tableaux annexés, donnent une idée exacte de l'importance de l'industrie hôtelière en Suisse ; ils font voir que cette industrie, bien qu'exerçant une influence relativement bible «ur les autres industries nationales (car les touristes et les voyageurs oui sillonnent nos Alpes n'achètent (ju'qne ftdble, qu yitite de nos ^produits nationaux), cette industrie hôtelière fait en réalite vivre une population considérable ; l'aflluence des étrangère contrioue aussi beaucoup au développement intellectuel de la nation en multipliant les relations avec les pays étrangère.
Coaame toute -médaille a son- revers, on ne pourrait," sans rester incomplet, omettre que l'affluence des étrangère en Suisse a aussi pour résultat d'élever graduellement et considérablement les prix des moyens d'existence, cette hausse, qui est pénible surtout à la classe ouvrière et aux classes moyennes de la population qui ne participent que de loin à l'industrie hôtelière et au mouvement des touristes, est due au fait que les étrangère, surtout les Américains, les Anglais et les Russes, dépensaient leur argent avec profusion, excitant ainsi la cupidité des foumisseure, ce dont les classes moyennes ont beaucoup à soufl'rir.
D. Forces électriques. Comme dernière et quatrième branche d'industrie localisée géographiquement par son origine, mais dont les effets se transmettent au loin, il nous reste à mentionner l'utilisation de l'eau comme force motrice (productive d'électricité) pour transporter dans toutes les directions le mouvement, la lumière et la chaleur et l'énergie nécessaires à la fabrication de produits chimiques importants et à bien d'autres industries et métiere.
Parait les industries dépendant des coure d'eau et des sources il faut distinguer les établissements qui utilisent l'ean 4 cause de ses propriétés chimiques et ceux qui n'utilisent que sa force motrice. Nous ne parlons pas ici des sources minérales dont 11 vient d'être question, ni de l'emploi des cours d'eau comme moyens de transport des marchandises. (Voir : Voies de communication du présent article.) lies données précises sur les propriétés chimiques de nos coure d'eau, du moins pour Zurich et Glaris, la principale région de la teinturerie et de l'impression en Suisse, se trouvent dans les recueils des publications périodiques de nos sociétés savantes. D'après le Dr Otto Meister, de Thalwil, auc[uel nous nous sommes adressé, l'eau du lac de Zurich compte parmi les
plus douces, avec 11 à 12 degrés de dureté. La Sihl, la Glatt, la Tôss et la Thur sont probablement bien plus riches en sels de chaux et de magnésie et par conséquent plus dures. L'eau du lac de Walenstadt et celle des coure â*eau du canton de Glaris ne peuvent guère étro plus pures que celle du lac de Zurich, parce que leur tiassin collecteur ne se trouve pas encore dans la région des roches primitives. Là, comme â Zurich, la manipulation chimione des fibres textiles semble avoir été installée à proximité des filatures et des ateliere de tissage, sans souci immédiat des propriétés de l'eau. On n'a presc|ue paa d'exemple dans la Suisse orientale que la constitution chimique de l'eau ait attiré et favorisé les teintureries, comme c'est le cas dans la Forét^Noire, à Berlin, 4 Saint-Etienne et Saint-Cham^nd ; ce n'est pas non plus la qualité de l'eau qvi, au XVI il* siècle, assura un aéveloppement si consi^àTwe i l'impression des étoffes dans le Jura.
En général, on peut dire seulement que presque toutes les applications industrielles de l'eau exigent une eau pure et, en outre (brasseries exceptées), exempte de chaux; cette condition est surtout nécessaire pour la préparation des fibres textiles. D'oiïi il résulte, en règle générale, que les eaux douces, dépourvues de chaux, des réf^ions gneissiques et granitiques, sont plus propices à 'industrie textile et aux autres industries que les eaux dures, chargées de chaux, du Jura et des Alpes calcaires. Celles-ci doivent auparavant être débarrassées de leur contenu calcaire par une addition de lait de chaux et de soude calcinée. C est à Bâle surtout que l'on peut constater la différence entra les eaux provenant des sols granitiques et celles sortant des couches calcaires, c'est {>ourquoi l'industrie s'est essentiellement concentrée sur a rive droite du Rhin, oiïi elle raçoit, par le canal de la Wiese, les eaux douces et granitiques ae la Forét-Noire, tandis que, sur l'autra rive, la Birse et le Bireig roulent les eaux dures et calcaires du Jura. Mais cet obstacle naturel au développement de l'industrie est de plus en plus surmonta par l'épuration artificielle des eaux; il disparattra sans doute totalement avec. le. temps.
' L'utilisation de la force motrice des coure d'eau détermina autrefois l'emplacement de moulins et de scieries, de foulages, pilons, ramoulages, martinets et plus récemment de toute une série d'industries hydrauliques.
Nous ne ftiisons que mentionner la grapde importance des innombrables moulins et des canaux industriels des villes aux siècles passés. Au milieu du XIX* siècle a commencé une ère nouvelle pour l'exploitation des forces h3[drauliques pendant laquelle la localisation de l'usage fait des coure d'eau a cependant subi des fluctuations sensibles. L'introduction de la machine 4 vapeur, fonctionnant n'importe où, dégagea l'industrie de robligation de tirer sa force motrice directement des coure d'eau, au moyen de roues hydrauliques. Grâce 4 la houille et a la machine à vapeur, l'eau réduite en vapeur dans la chaudière remplaça la force du courant. Mais tôt après se produisit un retour partiel à la force motrice naturelle par l'établissement des turbines après 1850 et des usines électriques après 1870. Depuis 1890 Tindustrie s'est de nouveau en partie éloignée des coure d'eau grâce à la transmission à de grandes distances de l'énergie électrique et tout dernièrement, en outre, par l'introduction des turbines à vapeur. L'époque lointaine où l'industrie était localisée par la présence de la force motrice des rivières et des fleuves, de même que l'époçiue des turbines hydrauliques et de la première utilisation de l'énergie électrique ont définitivement localisé diverses grandes industries, des hautes vallées de Glaris et oe Saint-Gall, jusque dans les vallées zurichoises de la Tôss et de la Sihl, depuis la Viège, la Lôntsch et la Navizance, dans le Haut- Valais, 'usau'au lac de Joux, à la Suze et à la Birse, dans
e Jura romand ; les cluses qui coupent les chaînes du Jura sont particulièrement caractéristiques à cet égard (Balsthal, La Reuchenette, Frinvilier, Bozingen). Des fabriques de pâte de bois, de papier, de ciment et de chaux et aussi de nombreuses branches des industries textiles- et métallurgiques se sont ainsi établise définitivement dans certaines contrées depuis le milieu du siècle dernier. Tout dernièrement, ce sont
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les branches électrolytiques de la métallurgie et de rélectrochimie qui se sont établies le looff des grands cours d'eau : fabriques d'aluminium à Neuhausen et à Rheinfelden (fiaden), puis à Chippis de carbure de calcium, à Vemajaz, Flums, Thusis et Gurtnellen, de ferrosilicium à Nidau, de chlorure de chaux et de soude caustique à Monthey, de plomb à Gampel (Valais), etc.
« La Suisse est vraiment le pays de la houille blanche.» Pour l'ingénieur « dont Tœil est habitué à voir aussi le côté pratique des beautés de la nature, la configuration particulière du pays offre mille occasions de capter les cours d'eau par des travaux artificiels et d'en multiplier l'utilisation.» En effet « nulle part l'utilisation del a lorce hydraulique n'a pris un aussi crand développement qu'en Suisse. Le pavs est couvert d un réseau serré de fils qui distribuent l'énergie ; bien que dépourvu de mines de houille, il dépasse de beaucoup, dans ce domaine im-
Eortant de la civilisation, les pays qui possèdent ce comustible. La traction électrique des chemins de fer est devenue ici une réalité. Il est naturel que Tindustrie bénéficie grandement de ces conditions favorables et qu'elle ait pris un grand développement. » Tel est le jugement d'un observateur étranger (E. Maltem : l'utilisation de la force hydraulique. Leipzig, 1906, page 176). [T>' Tr. Oirrimo.]
Développement et êtatistique des industriei électriques. Le développement des industries dites « électriques » a été considérablement favorisé en Suisse par l'abondance des forces hydrauliques. Les industries «électrioues» consistent à produire et à transporter au loin 1 énergie électrique pour en permettre l'utilisation, sous forme de lumière, de force motrice et d'autres applications encore (procédés chimiques).
Depuis 1890, les installations électriques se multiplient en Suisse ; des usines de très grande puissance se créent un peu partout et absorbent des capitaux considérables.
Les principales applications de 1 industrie électrique ont été tout d'abord la distribution de la lumière et de la force motrice, mais l'énergie électrique ne tarda pas à être utilisée pour la traction des chemins de fer et pour les procédés électro-chimiques.
En 1907 M. le Prof. Wyssling a publié une carte des stations centrales d'électricité de laquelle nous tirons les renseignements statistiques ci-dessous :
Dans ce qui suit nous indiquons en kilowatts la puissance des usines considérées en prenant comme base la puissance disponible aux bornes, aes dynamos. Le cheval vapeur vaut 0,736 Kw. Pour calculer la puissance hydraulique disponible, il faudra tenir compte du rendement de la dynamo (0,9) et des turbines (0,75).
Au commencement de 1907, on comptait en Suisse 674 stations centrales d'électricité dont 324 produisent ellesmêmes de l'énergie électrique tandis que 350 autres achètent aux premières de l'énergie qu'elles distribuent aux intéressés. Les stations productrices d'énergie peuvent être classées comme suit:
aj Stations produisant de l'énergie électrique au moyen d'une force hydraulique: 256 usines rentrent dans cette éatégorie avec une puissance de 144169 Kw.
Les principales usines de cette catéfforie sont: Société des forces motrices de l'Âvançon, 1765 Kw. — L'Administration Thusy-Hauterive (Fribourg), 5460 Kw. — Les usines de la Lonza, 5000 Kw. — Les usines de l'Albula (ville de Zurich), 16000 Kw. — Elektrizitâtswerk Wangen, 4200 Kw. — Elektrizitâtswerk Schwyz, 1620 Kw. — Elektrizitâtswerk Luzern-Engelberg, 5830 Kw. — Compagnie vaudoise des forces motrices des lacs de Joux et de rOrbe, 5644 Kw. — Società elettricità Loramese, 2380 Kw. — Vereinigte Kander-und Hagneckwerke : Kanderwerke, 6000 Kw. — Hagneck-Werk, 4040 Kw. — Les usines de Brusio, 24000 Kw. — Motor Elektrizitâtswerk Lôntsch, 12000 Kw. — Motor Elektrizitâtswerk Beznau, 14200 Kw.
bj Usines hydrauliques semblables aux précédentes mais possédant une reserve a gaz, à vapeur ou à pétrole, soit: Elektrizitâtswerk Aarau, 1400 Kw. — Elektrizitâtswerk der Stadt Basel, 1600 Kw. (Achat à une autre usine, 1500 Kw.) — Elektrizitâtswerk der Stadt Bern, 1400 Kw. (Achat à une autre usine, 770 Kw.) — Service électrique de la ville de Genève, 13350 Kw..— Elektrizitâtswerke
Wynau, 2200 Kw. — Elektrizitâtswerk der Stadt Luzem 77U Kw. (Achat a une autre usine, 5800 Kw). Service industriel de la Commune de Lausanne, 4280 Kw.
— Service industriel de la Ville de Neuchâtel, 3100 Kw.
— Elektrizitâtstwerk Olten-Aarburf, 3430. — Kraftiibertragungswerke Rheinfelden, 3700 Kw. — Société des usines hydro-électriques de Montbovon, 5100 Kw. — Société des forces motrices de la Grande-Eau, 5800 Kw.-r- Société électrique Vevey-Montreux, 4020 Kw. — Elektrizitâtswerk Letten -Zurich, 4900 Kw. (Achat à une autre usine 3000 kw.).
cj Usines avec moteurs â gaz ; 15 usines avee ujje puissance de 1558 Kw. .
Les principales usines sont :
Elektrizitâtswerk Arbon, 300 Kw. (Achat à une autre usine 500 Kw.) — Réserve Bienne 130, Kw. (Achat à une usine 365 Kw.) — Société du gaz et de l'électricité à Colombier, 24 Kw. — Davos-Schatzalpbahn, 66 Kw. (Tonwarenfabrik Embrach, 220 kw.) — Elektrizitâtswerk Gemeinde Escholzmatt, 45 Kw.— Elektrizitâtswerk Joaa, 50 Kw. (Achat à une autre usine, 195 Kw.) — Wasser und Elektrizitâtswerk Romanshom, 400 Kw. (Achat à une autre usine, 200 Kw.) — Elektrizitâtswerk Kirchuster, 100 Kw. (Achat à une antre usine, 80 Kw.)
d) Usines à vapeur :
11 usines avec une puissance de 4425 Kw.
Les principales usines sont:
A.-G. Arnold B. Heine, Arbon, 560 Kw.— Fischer Elektr. Werke Dottikon, 40 Kw. — Dr. Binswanger Kreuzlingen 60 kw.— Direktion der Kantonalen Irrenheilanstalt Mûnsterlingen, 80 kw. — Elektrizitâtswerk Gemeinde Rûti, 300 Kw. (Achat à une autre usine, 180 Kw.) Elektr.- Werk Winterthur, 440 Kw. (Achat à une autre usine, 1000 Kw.)
ej Les tramways et les chemins de fer électriques absorbent 19474 Kw.
Les principaux chemins de fer sont :
Chemin de fer électr. Aigie-Ullon-Monthey, 300 Kw. — Winenthalbahn Aarau, 720 Kw. — Kantonale Strasaenbahnen Basel, 1100 Kw. — Ferrovia elettr. comunale di Bellinzona Mesocco, 1500 'Kw. — Stâdt. Strassenbahnen Bern, 500 Kw. — Chemin de fer électr. de la Gruyère, 474 Kw. — Chemin de fer électr. Hex-Gryon-Villars, 560 Kw.
— Jungfraubahngesellschaft, 1900 Kw. — Chemin de fer électr. Fribourg-Morat-Anet, 220 Kw. — Tramways de Fribourg, 220 Kw. — Comp. genevoise des tramways électriques, 229 Kw. — Trambahn der Stadt Luzem, 354 Kw.
— Chemin de fer électr. Martigny-Châtelard, 603 Kw. — Tramways électr. Vevey-Montreux -Chillon-Villeneuve, 571 Kw. — Tramways électriques Neuchâtel, 400 Kw. — Limmatthal-Strassenbahn, 200 Kw. — Trambahn der Stadt Sankt-Gallen, 200 Kw. — Chemins de fer électr. Veveysans 320 Kw. — Gomergratbahn Zermatt, 750 Kw. — Elektr. Strassenbahn der Stadt Zurich, 1500 Kw., répartis entre 1400, localités.
Le nombre des l&jmpes à incandescence de 50 watts peut être estimé à 1 250 OOO. Enfin les réseaux primaires comportent une longueur de 4600 km. ; les réseaux secondaires 3657 km. [Ing- Alf. Bbllikot ]
XL Commerce. A. Gémérautés. Si depuis longtemps le commerce de la Suisse est l'un des plus importants de l'Europe, ce fait est indépendant des conditions géographiques du pays, qui ne sont pas des plus favoraoles au développement du trafic. C'est tout particulièrement ffrâce à ses industries d'exportation que la Suisse doit a'être aujourd'hui un État florissant de 3 millions et demi d'habitants dont le commerce augmente l'aisance. Ses exportations impliquent un besoin considérable de produits etranffers bruts et mi-ouvrés, et de denrées alimentaires. Actuellement, l'importation et l'exportation atteignent la somme considérable de 1469 et 1075 millions de francs, ce qui place la Suisse à un rang plus élevé que l'Espagne et presque au niveau de l'Italie, d'après les chiffres totaux. Par tète de population, la Suisse occupe . le premier rang au point de vue commercial. Cette exubérante activité s'est surtout développée jusqu'à préseat sur une large zone dans les cantons d& l'E. , du N. et de l'O., de Saint-Gall à Genève. Mais, à l'heure qu'il est, on peut constater que cette activité commerciale s'étend de plus en plus à l'intérieur du pays pour atteindre
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le pied des montagnes, même les vallées les plus retirées. A la frontière, les principales places de commerce sont Bâie et Genève, formant d'un coté la jonction avec le N. et le N.-O. pour les grands ports de la mer du Nord et de la Manche au moyen du Rhin et de l'autre, le trait d'union avec les ports de la Méditerranée et le Rhône sans tenir compte ou percement des Alpes. Dans l'intérieur, Zurich occupe le premier rang comme place de commerce. A côté d'elle se rangent Saint-Gall et Winterthour à l'E., Lucerne et Berne au centre, Bienne, Neuchâtel et Lausanne à rO., ainsi qu'un grand nombre de petites localités, chacune dans sa xone restreinte.
En Suisse, comme partout en Europe, c'est à l'entrée des vallées que le trafic local a d'abord pris naissance (Ilanz, Thusis, Reichenau, Goire, Landquart, Sargans, Glaris, etc.). Les croisements de routes, les points centraux (Brugg, Olten, Soleure) vers lesquels ravonnent les petites localités, et l'extrémité inférieure des lacs (Genève, Neuchâtel, Bienne, Thoune, Zurich) sont spécialement favorisés par leur position géographique.
Le tableau qui suit donne une idée complète du commerce de la Suisse avec les principaux pays du globe. Les valeurs sont exprimées en millions de francs.
bruts, denrées alimentaires, charbon et fer, bétail de boucherie et viande, vin, sucre, fruits et légumes. Au delà de cette zone, les pays éloignés sont, pour l'importation de la Suisfe, d une importance considérable, leurs matières brutes étant pour rindustrie suisse d'une nécessité absolue ; nous ne nommerons que la soie, le coton, la laine, les droçies, les denrées coloniales et avant tout les céréales, spécialement le froment et le maïs. C'est ce qui explique les importantes importations d'Italie et de l'Asie orientale (soie), celles de Russie et d'Amérique (céréales et pétrole). De l'Amérique du Nord, nous tirons en outre une grande quantité de coton et de tabac brut. L'importation de l'Éffypte consiste pres<^ue exclusivement en coton, celle d'Australie en lame.
Il y a lieu de remarquer que bon nombre d'importations ne figurent pas toujours sous le nom du véritable pays de production, mais sous celui des pays dans lesquels ces produits ont déià subi une transformation : ainsi la soie de l'Asie orientale rentre dans la rubrique Italie ou France, pays dans lesquels elle a été moulinée ; beaucoup de céréales de Russie sont attribuées aux pays de mouture; la plupart des minerais d'Espagne et de pays
Importations.
T««. . ai Prod. Mat. Prod.
10TA.L — «/o alimentaires brutes fabriqués
Valeur en miluons
de francs.
Total
Exportations.
Prod. Prod. Prod.
o alimentaires bruis fabriqués
Allemagne
France
Italie
Autriche-Hongrie ....
Total des pays limitrophes:
Belgique
Pays-Bas
Angleterre
Total des pays maritimes :
Russie
Espagne
Pays des Balkans . .
Autres pays d'Europe
Total :
Europe
Egypte. . . . ! T Autres pays d'Afrique
Afrique .
Inde anglaise . .
Asie orientale . .
Autres pays d'Asie
Asie
États-Unis d'Amérique
Brésil
La Plata
Autres pays d'Amérique
Amérique .
Australie
Indéterminé
Total
<)n voit par ce tableau que la part de l'Europe, dans le commerce extérieur de la Suisse, atteint 80 0/0 du total, tandis que pour les pays limitrophes seuls l'importation est de 71 o/q, l'exportation de 480/o.
La prépondérance du marché allemand est bien marquée, tant pour l'importation que pour l'exportation, vient ensuite la France. Les deux autres pays limitrophes ont une importance moindre. Le commerce avec ces pays frontières est en sénéral, ainsi qu'on peut le supposer, le plus considérable ; il consiste en proouits |
d'outre-mer sont tirés à l'état fondu ou laminé de France, d'Angleterre et d'Allemagne. La France et l'Allemagne livrent, après lavage et peignage, les laines d'outre-mer. Il s'ensuit que les chiffres des pays limitrophes et aussi de Belgique et d'Angleterre sont ainsi, d'une façon fectice, exagérés. Le même phénomène doit être pris en considération pour l'exportation, car, à l'exception des produits du lait, les produits exportés par la Suisse sont fabriqués surtout avec des matières premières tirées de l'étranger, tandis qu'une faible partie provient réellement du sol hel-
vâtiqne. La rfddctioa dei vileart exportée* par In princi-
ptlea induBtries suiiaei à Is part r^lte ippartenant au travail BuÎBse se troave, dans le lableaa ci-deBsuB, à la page 450. Il ett bon toutefoia de remarquer que la atatis' tique commerciale iuiaae a pour principe de rechercher, dani les limites du possible, le [ùiva réel d'origine ou de dettiDïtion, tandis que la plupart des autres Etats n'écartent paa de leur commerce spécial les ëtéments du coni' merce intennMiaire.
En eiarainaat de plus près le» chiffres cités plus haut il faut remarquer que l'année 160Ô présente une importation en Suisse parti culiéremem élevée de produits nbriaués à l'étranger ; c'eat une conséquence des nouveaux roits de douane plus élevés qui devaient eutrçr en vigueur le l" janvier lâ06. Voir pour ce qui suit l'Économie politique de la Suisse, par Geering el~ Hotz (Zurich, ÎB03, ehap. V).