‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 17 sur 225 · ITALIE · texte numérisé non relu

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Longueurs comparées des frontières.

Histoire des frontières de Là Suisse. Les limites actuelles de la Suisse ont été constituées par le Congrès de Vienne de 1815, les traités de Paris du 30 mai 1814 et du 20 novembre 1815, et par le traité de Turin du 16 mars 1816. D'une façon générale, ces traités ont rétabli rétat de la frontière tel qu'il existait avant la Révolution française. Depuis cette époaue, il n'est survenu aucun changement important. A l'article consacré à chaque canton sont mentionnées plus loin les rectifications de détail apportées au courant du siècle dernier.

Pendant les bouleversements qui suivirent la Révolution française, de 1789 à 1815, notre territoire fut considérablement diminué. Les pays suivants, alliés de l'ancienne Confédération, furent annexés l'un après l'autre à la France: la ville de Mulhouse, en mars 1792; l'Évéché- Principauté de Bâle, le 23 mai 1793; Genève, le 15 avril 1798; le Valais, d'abord État indépendant sous le nom de République rhodanique, fut annexé le 12 novembre 1810;

la petite vallée des Dappes fut cédée en 1802 par le gouvernement helvétique. La principauté de Neuchâtel. que le roi de Prusse fut obligé n'abandonner à Napoléon I'*^ le 15 février 1806, forma un fief impérial français entre les mains du maréchal Berthier. La Valteline, Bormio et Chiavenna, pays sujets des ligues grisonnes, furent réunis à la République Cisalpine par décret du général Bona-

Çarte, le 10 octobre 1/97. Peu s'en fallut aussi que le essin et la Mesolcina ne subissent le même sort cle 1810 à 1813; ces pays furent occupés par des troupes italiennes dont la chute de Napoléon |)rovoqua le départ.

Par contre, lors de l'Acte de Médiation, la Suisse acquit, après la paix de Lunéville du 9 février 18(H, des territoires

aui restèrent définitivement suisses : leFrickthal et les villes e Rheinfelden et de Laufenbourg, possessions autrichiennes, qui furent d'abord données a la France; celle-ci nous les rétrocéda en compensation de la perte du Valais et de la vallée des Dappes; puis les deux petits territoires, également autrichiens, de TaraspetdeRhàziJns, enclavés dans le canton des Grisons. Tarasp devait compenser la perte des territoires parsemés dans le Vorarlberg et le Tirol, et administrés au pK>int de vue spirituel par l'évêque de Coife : Rhàzûns était considéré comme l 'équivalent de la Valtel ine . Par le décret du Congrès de Vienne du 20 mars 1815. les territoires perdus furent rendus à la Suisse, sauf la ville de Mulhouse qui resta française et qui, en 1871. passa avec l'Alsace à l'empire d'Allemagne, et la Valteline. Bormio et Chiavenna que garda l'Autriche, souveraine du royaume lombardo- vénitien, et qui font partie du royaume d'Italie depuis 1859-60. L'ancien évêche de Bâle fut' réuni au canton de Berne, sauf le district de Birseck, adjugé au canton de Bâle et une petite parcelle près de Lignières donnée au canton de Neuchâtel. La principauté de Neuchâtel, augmentée de la commune française du Cerneux-Péquignot, la république de Genève, dont le territoire «c désenclavé » avait été arrondi par l'acquisition de 6 communes du pays de Gex, et le Valais furent reçus dans la Confédération en'qualité de cantons. La question delà vallée des Dappes. rétrocédée nominalement à la Suisse, ne fut réglée que

?lus tard, en 1862. Par la convention de Turin du 16 mai^s 816, le canton de Genève fut encore agrandi de 16 com- RâDDort "^"oes aux dépens de la Savoie. (Voir PP^ carte de l'agrandissement du terri - ^ toire genevois à l'art. Genève, tome II,

page ^.) Seul le bourg de Saint-Julien, aue le Congrès de Vienne avait adjugé à la Suisse, ne fut pas compris dans le traité et resta sarde.

Neutralité de la Sai'oie et zones franches de dmiaiies. Par acte du 20 novembre 1815 à Paris, les huit puissances signataires du Congrès de Vienne garantissaient la neutralité et rintégrité du territoire suisse. Il fut alors question d'étendre cette neutralité à la Savoie. Proposée par la Sardaigne à l'instigation de Genève, elle fut admise par le Congrès de Vienne et la diète fédérale l'accepta en déclarant que la Suisse en ferait usage « si cela était nécessaire et si la Confédération jugeait convenable de placer des troupes dans ce territoire ». Par le deuxième traité de Paris (1815), la neutralité de la Savoie, confirmée et même étendue à une région plus étendue, fut comprise dans celle de la Suisse. En 1860, lors de la cession de la Savoie à la France le 24 mars, il ne fut apporté aucun changement aux stipulations précédentes. Le territoire neutralisé, d'une superficie d'environ 5280 km-, comprend les anciennes provinces du Chablais, du Faucigny, du Genevois et une partie de la Savoie proprement dite ; la limite vers le Sud suit une ligne qui part du col du Bonhomme, au sud du Mont-Blanc, passe par les localités d'Ugine, Faverges, Lécheraine et va, par l'exj trémité méridionale du lac du Bourget, jusqu'au Rhône I près de Saint-Genix ; elle n'a jamais été déterminée, ni sur le terrain, ni sur les cartes ofBcielles.

Les zones franches douanières, qu'il ne faut pas confondre avec le territoire neutre de la Savoie, datent, dans leur état actuel, de 1815 et de 1860. Elles comprennent :

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