II
Quelques-unes de ces écoles ont une durée de 6 mois, d'antres de 7. de 8, de 9 et de 10 mois. Elles sont dirigées par 625 maîtres, savoir : 170 instituteur* et 455 inslitnlrices qu'on peut aussi répartir en 618 laïques et 7 ecclésiastiques et, suivant la nationalité, en 597 Suis^ ««s et 28 étrangers. La dépense de ce chef se monte à 348 355 fr. Ces écoles ont été fréquentées par 9598 garçons et par BBOl jeunes Elles ; c'est-à-dire par un loUl de 19402 élevés de 6 à 14 ans. Le matériel scolaire est fourni gratuitement aux élèves dans 21 communes ; 15 autres communes ne délivrent gratuitement que les livres, 14 seulement les cahiers : elles ont dépensé la somme de 34101 rr. en 19(Ë-190e. Ces écolej sont surveillées par 8 inspecteurs, qui ont auasi la surveillance des écoles de répétition, des écoles élémentaires supérieures, (tcuoie
a du Tsiiln. Mon
tées par 2949 t
es. Lea écoles élémentaires supéde 24 pour les gardons et 16 pour les ieunes tilles ont pour but de préparer lea élèves aul écoles normales de Locarno, aux écoles commerciales de fiellinzone et de Lugano et de compléter autant que possible l'instruction des jeunes gens qui ne poursuivront pas leurs études. Elles sont dirigées par 29 maCtraa et par 23 matlreases et fréquentées par 582 jeunes gens et l32jeunes filles. Si, comme on l'espère, le projet de loi préparé par le Département de nnsiruclion publique rer^~oit l'approbation du Grand Conseil, ces écoles subiront une complète transformation.
Les écoles de dessin ont aussi pour but de donner aux ouvriers et aux apprentis quelquea notions de l'histoire de l'art. Ellea sont surveillées par les inspecteurs et par une commission spéciale, nommée par le Conseil d'Etat. Elles sont au nombre de 25 dirigées par 40 mattres et fréquentées par 1038 élèves. Le cours scolaire de répétition pour les recrues a été dirigé par 62 mattres et fréquenté par 745 élèves. Les 2 écoles normales de Locarno qui ont pour but de former des maîtres et des maltresse* ont été fréquentées par 60 jeunes gens dont 17 aul" cours, 21 au 3-°>, 15 au 3°" et 7 au 4»; et par 69 jeunes fille* dont 21 au 1" cours, 18 au 2-, 13 au 3>-. 17 au 4». L'école nortnale des jeunes gens compte 1 directeur et 12 professeurs; l'école normale des jeunes filles a 1 directrice et 8 iusliluteurs. profeaseun et maitresses. A Mendrisio et à Locarno il y a une école technique, à Lugano un gj^mnase cantonal avec école technique. L'école technique de MendrisJo a 1 directeur et 10 profeaseurs ; l'école technique de Locarno 1 directeur et 5 professeurs ; le gymnase cantonal de Lugano a 1 directeur et 10 professeurs, Lugano possède aussi un Lycée cantonal, une école professionnelle et une école de commerce de jeunes filles. Le Lycée cantonal a 1 directeur qui est en même temps celui du gymnase et compte 10 professeurs et 1 assistant ; il a été fréquenté par 23 élèves répartis dans les deux sections technique et philosophique. L'école professionnelle et celle de commerce pour les jeunes iilles. ont 1 directeur, 6 professeurs, 6 maîtresses et sont fréquentées par 150 élèves. A Bellinione il V a une école de commerce cantonale avecl directeur et 13 professeurs ; elle est fréquentée par 124 élèves, répartis en h section». Il y a aussi un cours d'administration. Plus d'une centaine de jeunes gens continuent leur» études dans des Universités et autres Instituts d'instruction supérieure, soit en Salsse soit à l'étoanger.
TES
loBtilulB privés. Le sëminaire thëolo^que de San i Cado i Lufano .compte Vl élèves dislribuee en 4 coara : I
i quittent plus tnt le ii
celui des Bourds-muel 17 écolières : l'orpheli orphelins et l'orphelin phelines.
nlan du Tmin. Ctatigoola.
Loearno cotnpte 90 écolInrB e\ Maghetli à Lueano comiite 2f - isai à Lugaoo, 18 or-
1 VsO(
, Lugano, Bellinione et Loearno
de la Société Suiase des Commerçants ont aussi institaé en faveur des ouvrière et emplojéB des cours du soir pour Venaeignemenl de l'italien aui étrangers, du rrancaia. de l'allemand, de l'anglais, de la slénographie.de la dactylo- Kraphie, du calcul et de la comptabilité aux gens du pays. La Société de secoura mutuels des ouvrière libéraiii de Bellinzone a institué une école prorcssionnelle pour les ouvriers et les employés du chef-lieu et le Circolo Opersio Educative de Lugano a aussi organisé une école dans laquelle les élèves re^'oivent chaque soir des leçons de desain et d'instruction élémentaire. Depuis 1900 on a institué i Lugano une colonie de vacances, avec résidence à Teeaerete, dont jouissent loiiles les années une quarantaine d'élèves des écoles élémentaires. Elle est subventionnée
§ar l'Ëtat, [lar la ville de Lugano. par la Société des amis e l'éducation, par les dons volontaires des familles. La ville de Loearno a imité ce noble exemple en inslituanl elle-même une colonie de vacances. Il ya, dans le Tessin, plusieurs sociétés pédaROgiquea , la Société des. Amis de l'éducation, Le Réveil, L'Ëcole, la Société d'Hducaphysique des inBlituleurs, l'Économie, la Société
. On I
luBsi fondé ' des
I leur condi-
intérét U
L'État et les Communes déploient un ticulier pour l'instruction puolique. Eu é) ditions économiques du pays, le budget di est aujourd'hui assez élevé. Le traitement des maîtres est inférieur a ta moyenne des traîlementi des autres cantons ; mais il a été peu à peu augmenté, de sorte que, a'îl est i désirer qu'on y apporte d'autres amélioratious. on peul dire que le personnel enaeignant est actuellement suffisamment rétribué.
Le budget du canton pour 1908 prévoit une dépense de ^ œO francs, contre IMSOt &■. de recettes, dont 168000 rr. de subventions fédérales. Les communes ont, en outre, une dépense annuelle d'environ 400000 francs. Us conditions économiques du personne! enseignant sont encore améliorées par l'organisation de la caisse de prévoyance, fondée en 1904, qui assure aux ma !tr«s. après 35 ans de service, une pension de retraite de 60% du traitement, et une pension de 25 % (minimum), à ceu»
ir cause d'invalidité.
me de fr. 5OO0O versée annuellemenl par l'État sur la subvention fédérale à l'école primaire, par une somme de 12000 francs versée encore par l'Étal en faveur des maftres secondaires, el par les cotisations des membres (S% du traitement, finance d'entrée, et 3% de coti-
Cutlei. La presque totalité des Tesunoie est catholique. Le culte catholique romain est le seul qui jouisse de subsides de l'Etat. L'Église CBlhonque se trouve placée, quant aux affaires d'un intérêt général, sous l'administration d'un administrateur apostolique Ïui est BouveraiD en ce qui concerne les aflires intérieures ecclésiastiques. L'Etat n'a le droit d'intervenir que dans le cas où de» décisions de l'administrateur seraieot contraires i l'ordre public et aux lois. L'ÊUt subventionne l'administration apostolique et les Séminaires qui en dépendent par une somme annuelle de 16000 francs. Presque toutes les paroisses ont des biens propres, mais presque partout ta commune participe aux frais du culte. Dans ce cas, la commune a le droit de nommer une partie des membres du Conseil paroissial. Les paroiases qui ont un • Chapitre • n'ont pas d'Assemblée paroissiale. Il y a aussi des communes dans lesquelles des citoyens ont obtenu de ne pas participer aux frais du culte. L'enseignement pour la carrière ecclésïa-tique est donné dans les séminaires suivants : a) Séminaire philosophique et théologique de Sainl-Charles. à Liigano ; bj Séminaire de Sainte-Marie, près de Pollegio, Les paroisses tessinoises appartiennent au diocèse de Bâle- Lugano. Elles ressortissaient jadis aux diocèses de Corne et de Milan, mais le Conseil fédéral, pour éviter l'ingérence de l'étranger sur le clergé suisse, obtint, en 1884, que
l plu.
tes paroisses tessinoises îte dépendraie
évéque de nationalité suisse. Le premit. __
apostolique du Tessin fut l'évéque Lâchât, de Bâie
Toutes les paroisses du Tessin sont groupées en 19 vicariats et provicariats. Il y a dans le Tessin 4 couvents de Capucins, à Lugano, Loearno. liigorio et Faido, Les femmes ont dans le Tessin un couvent de Bénédictines à Claro, un d'&ugustines a Loearno et un de Capucines, A Lugano.
Les biens de l'Église sont adroinistrés, d'après le règle-
du 18 juin 1886 en vertu de la loi sur la liberté de le catholique, par les Conseils paroissiaux, par les très ou par les Assemblées paroissiales sons la sur-
TES
>. Sonldéclaréa bieoa de l'Église (exceplâ les droits
églises paroisparoissiales.
être remis, chaque année, à l'administrateur apostolique et aux Municipalités. Le Conseil paroissial pourvoit à la bonne conservation des édiRces parois-
ne peut bire de dépenses eitrsonlinaires au-dessus deSOfr.sansle
'de l'Assemblée, stants oe sont pas nombreux dans le Teasin, ent d'aucun subside de l'État. Ils apparlien- ; rérormée suisse, il y a des égli
nent . » ^
tantes et des paateura à fiellinione, BisBca, Novaggio, Locnrno et à Lugano. Dans cette dernière ville il y a aussi une église anglicane. Les localités de Chiasso, Airolo, où l'on tiuuve aussi des protestants, ont, de temps en temps un service religieux évangélique.
Atiiitance et hygiène publique. Jusqu'en 1903, l'assistance publique était réglée par des dispositions contenues daoB dPB lois et règlements difTérenls, principalement dans les lois sur les communes. Le principe de l'assiBtance publique obligatoire, à la charge de la commune d'origine, ugure déjà dans la Constitution de 1803, qui suivit l'Acte de Médiation. Il fut confirmé à plusieurs reprises, et spécialement dans une loi du 27 novembre 18^ concernant les indigents qui tombent malades dans une commune dont ils ne sont pas ressortissants,
La question de l'assistance à la charae île la commune de domicile a été résolue par la loi du 36 janvier 1903, qui met l'assistance à la cliarge de la commune où l'indigent ou sa famille résident depuis 20 ans, et règle la matière d'une manière très complète, en mettant aussi l'assistance des étrangers à la charge de t'Ëtal.
Quelques communes disposent de fonds spéciaux (legs, dons) poui' assister les indigents ; mais le plus grand aorobre doit jr pourvoir avec les recettes ordinaires de l'impât. L'assistance a lieu presque exclusivement à domicile, à l'exception des malades, lorsqu'il y a assez de place dans tes hôpitaui de Mendrisio, Lugano. Ilellinzone et Locai^o. Pour les aliénés, il existe à Mendrisio un asile spécial, construit (1895! d'après le système des
Crincipes de liberté (no-restraïnt). Il appartient à l'Ëtat ; •s communes payent pour les indigents i Fr. par jour, somme qui correspond à peu près a la moitié dea frais d'entretien.
Pour l'assistance dea malades, il existe des médecins d'arrondissement (comprenant de 1500 à 3000 habitants), dont les prestations sont aussi gratuites pour les nonindigents. Ils sont ^yés car les communes de l'arronecoivent également une subvention de donne en outre des subventions spécertaina arrondissements. Il existe bS arrondis-
. médicaux.
Le canton a une caisse spéciale de bienfaisance, des-
l'État. Celui
:. etaux victimes de dommages ilanches, inondations, etc.).
donne les chiffres suivants : ' '
1 322 0011 fr.; revenus, 5189) fi
134 566 fr., dont 6Ô1W fr. perçus par
tinéeuniquementtuxpa
exceptionnels (incendiei "-" --"-it|ue ■■- '
des secours,
r- .-- r- -pôl i 7800 fr.
-'amendes et de taxes spéciales ; 5000 fr. contributions des parents. Le canton a dépensé environ 1 000000 fr. pour l'asile des aliénés de Mendriiio, dont le budget annuel prévoit une dépense de 137 000 fr., sans compter tes intérêts du capital. Les honoraires des médecins d'arrondissement représentent une dépense d'environ 15u 000 ti.. dont 23O0O a la charge de l'Ëlat. Une institution
B rivée très importante est celle de l'Hôpital cantonal à endrisio (Ospilate Cantonale délia Beata Virgine]. Cet établissement 'privé est dû à la libéralité du comte ita- Alfonso Turconi, citoyen de Mendrisio décédé en I erand. mais son installation est lauteur des progrès de la science. Le nom de Cantonal vient du fait qu'il est obligé de recevoir les malades de toutes les panies du canton. Depuis 1004, l'Étal l'assiste par une subvention annuelle de 13000 fr. Les hôpitaux de Lugano. Ëellinzone, Locarno et Brissago m
sont ouverts qu'aux malades de chacune de ces et
L'hjrgiène publique ei
. Il n'est pas à fait à la nau
d hygiène (Conseil d'État), assistée d'u: onale de salubrité, composée de cinq
cantonal
médecins d'arrondi en outre à Lugano un labi giène, servsnt surtout ai ... .. . -■-ipalilés
! Commission nembres. Les
;. Grà
. chimique itrole des produits a " ' dans leur c(
B d'hygiène bien orga-
nisé, les épidémies sont fi
(De^ indications intéressantes sur ce sujet sont renfermées dans un mémoire présenté par le U' Raimondo Rossi, iiir i'Aasiilance publique dan> ie canton du l'esain, au Congrès international d'assisUnce publique de Genève, en 189b.)
Vie $acial£, SacirUl. Uteui-ê. L'esprit d'association est très vif dans le canton. Ce sont les sociétés patriotiques qui se développèrent en premier lieu; divisées en deux camps, elles ont ma 1 lieu reu sèment beaucoup contribué i accentuer les luttes politiques. Elles ont toujours joué le rôle principal dans les différentes révolutions dont le canton a été le théâtre (voir Résumé historique). Ces sociétés patrioliqueH avaient surtout pour but les exi de tir, en même temps qu'elles étaient des sociétés de f mutuels. Encore de nos jours, 'bon nombre d'as: poursuivant les buts les plus divers ont un caractère politique bien marqué. Il existe cependant aussi des associations mixtes au point de vue politique, et leur nombre
augmente constamment, des sociétés de hienfaisance, de tir, de gymnastique et de sports, de chant, de musique, de chasse, de pêche, d'ulilité publique, professionnelles, etc.
TES
I^ Sociëié cantooile d'utilii^ publique, la Société des inBli tu leurs, Is Socf^té cantonale d 'a gri culture aivc plu- BJeun tectioDB très prospires, et de nombreuses sociétés ouvrières sont très importantes. On peut dire que, dans le domaÎDe de l'association, la population du Tessin ne le cède à aucune autre de la Suisse.
On compte dans le Tessin, S7 sociétés de tir, avec un total de 0769 membres. Elles sont sous la surveillance d'une Commission cantonale de tir. Chaque année ces sociétés doivent Taire parvenir un rapport indiquant les exercices de tir exécutés pendant Tannée. Les places de tir, grâce au subside accordé par le gouvernement, s'améliorent progressivement ; le Jour n'est pas éloigné oii elles pourront rivaliser avec le» places de lir des au-
Les mceurs du Tessin oITrent plusieurs particularités. Un trait di(ine de remarque est le contraste entre la solidarité des Tessinois comme tels, se révélant surtout à l'étranger, et les haines passionnées qui se manirestent entre adtiérents des divers partis politiques, dissensionsqui se Tont
dans les relations privées. Toutefois, tes ma;urs
politiques se sont
liorées dans les
années depuis l'introduction de la représentation proportionnelli
les "haii
tions la lutte a lieu avec des ai^ mes plus loyales
»igl< di
Les Tessinois sont en général de bons travail-
I TeMin. Type de lécliolr pour gents et sobres, Di 11 l^vBDllDe M la HI.DLa. [r^g altschés à
gine. Les émigrsnts ne parlent jajnais stns espnir de retour; leur amour du pajs natal ne s'atTaiblit jamais, même chez ceux oui sont absents pendant de longues années,
Béiunié hitlurii/iie. On considère comme les plus anciens habitants du pays, les Celtes et les Gaulois désignés 80U9 le nom de Lépontiens (d'où le nom de l.éventine). Plus tard (SOOans avant J. -G.) le Tessin faisait partie de la Gaule Cisalpiue. En plusieurs endroit» les fouilles ont mis au jour des preuves indubitables de la dorainalioD romaine -, il est certain que Bellinzone et SUbio furent, peut-èlre d^jà à l'époque romaine, des places mili-
Aprés ia cliulede l'empire romain, le Tessin tomba successivement sous la domination des Ostrosoths, des Lombards et des Francs (770|. De 1100 à 13o3 il se trouva BOUS la domination des seigneurs de Côme et de Milan. De iana à 1402 ce pays fut complètement sous la domi> nation dfs Visconti, de Milan. Bellinzone et Locamo ont ronservé des traces de leur domination. Après 1402 commença l'occupation des Suisses, En 1403 la Léventioe fut occupée parles Urauais. Rellinzone passa aux Confédérés en UIO, Jusqu'en 1510. de nombreuses luîtes éclatèrent entre Suisses et Milanais. Cette même année, les territoires de Blenio, Riviera et llellinxone devinrent des bailliages d'Urï, Schwyz et Nidivaid ; en 11^13, Mendrisio, Lugano, Locarno et Valle Ma^gia passèrent sous ta domination des 12 cantons qui les firent gouverner par des baillis dont le dur régime se prolongea jusqu'en 1798.
Parmi les tentatives des Tessinois de gagner leur indé-
pendance, celle de la Lévenline de 1*^ est particulièrement digne de remarque. Hais cette insurrection Ait sévèrement réprimée par les Uransia et tka Conf&lérés. (11 des chefs furent exécutés, 3 i Faido, 8 à Altdorf.)
profondes dissensions éclatèrent entre les Tessinois □ont une partie aurait voula l'annexion à la République Cisalpine. Les Cisalpins tentèrent même d'occuper Lugano la nuit du 15 février, mais ils fUrent repouaséa par les Volontaires. Les Tessinois proclamèrent alors leur annexion à la Suisse; les Confédérés renoncèrent à lenrs droits de souveraineté et le Tesain, divisé en deux cantons, Lugeno et Bellinzone, forma dés lora partie intégrante de ia République helvétique.
En 18u3, l'autonomie du Tesain fut reconnue par l'Acte lie Médiation. On Grand Conseil de 110 membres et un Petit Conseil (pouvoir exécutif) de 9 membres furent élus pour la première fois.
Les centenaires de 1798 des fêles nationales, en 18 linione.
La Constitution de 1803 flil remplacée en 1815 par un Pacte, moins démocratique, ce dernier par la Constitution de 18:n. Dans les années qui suivirent, les luttes politiques aboutirent à la révolution de 1S)9.
Le gouvernement des modérés fut alors renversé par les lihérauii ; la contre- révolution des modérés, en IStl. n'eut pas de succès ; celle de 1^5. organisée par les conservateurs, alliés à une faction du parti libéral (les fulionnitlet) eut quelque succès et provoqua la reiision constitutionnelle de la même année; de 1803 à 1878. le canton eut trois chefs-lieux, Locarno, Lugano et Bellinzone alternant tous les six ans ; en 18ig. on fixa le siège du gouvernement i Bellinzone; citons entin la révolution du 11 septembre 1890 des radicaux contre Itf gouvernement catholique-conservateur au pouvoir depuis 18T7. Dès lors, grâce à l'intervention fédérale et à l'es, prit de paix des personnes les plus estimées des deux partis, le canton du Tessin est entré dans une ère de tranquillité qui a favorisé la réalisation de nombreux progrès dans les dilTérents domaines de la vie sociale et économique du pays. [D' Hosn «i G. Bltsttni.j
Homtnei marquant!. C'eat surtout dans le domaine des arts que le canton du Tessin a le plus particulièrement brillé. Citon<i les architectes : Fontana (1543-16071. qui érigea l'obélisque de 1» place Saint- Pierre. àRome (1386i. Trezzini, qui participa a la construction de Saint-Pétersbourg, Dominique Pelli, Glacomo Albertolli <1743-184l t. Pierre Morettini, Simone Canloni. Luigi Rusca, Pierre Nobile, les peintres et architectes Moderni. Borromini et SerodiniauXVII-BÎècle. Giacomo Discepoli. P,-F. Hola. C. Tencalla, Fedele Albertolli, Giuseppe Rein». P. et A. Mercoli, J.-B. Uilardi, Ruaca, Adamini, L. Canonica. ar- :hitecte de VArena de Milan. F. Albertolli, F. Somaini.
Antonio Ciseri; les sculpteurs Lorenio Vêla (1813-189Ti
Crofesseur i l'Académie de Milan, Vicenzo Vêla |-}- en 391), l'auteur de Sparlacu» et de Napnléon mourant et dont la maison de Ligometio a été convertie en musée national; le compositeur de musique Giovanni Frippo. Citons encore les théologiens et philosophes F. Soave (1743-1806). G.-B, Tomcefii. G. Brsnca, M. Farina, évê-que de Padoue; les évèques et archevèquea J.-H. Luvini et J. Fraschina; le mathématicien C.-F, Gianella (-(- en 1790) : le géographe et sUtisticien Stefano Franscini ( 1796- 1857J, membre du Conseil fédéral ; les naturalistes D' L. Laviizari (-;- en 1875). G. Stabile. A- Riva ; les historiens et publicistea G, Cetti, G.-A. Oldelli, l'abbé Vanelli. G. Curti. G.-G. Nessi, A, Cattaneo. A. Baroflio; les jurisconsultes et économistes V. d'Alberti, Luvini-Perseghini. A. Albrizii, D' C. Lurati, S. Beroldingen, G. Bernasconi. C. CatUneo. Sever. Guscetti, G. Ferrini: les médeciDS et philanthropes A, Carnuiio, P. et F. P. Magistrelti. T. -A. Kima; les pédagc^ues A. Fontana. G. BagulU. A. Lanioni. Balestrs. G. Ghiringhelli ; les écrivains Pietro Péri et Antonio Caccia. Buzzi, etc. fU RsoicniHi |
Bibliographie. Oldelli, ûiiionario ilorico ragionale degli uotiiini illutîri del C. Ticino. Lugano. 1807. Fraoscmi, Statittica delta Sviizera. Lugano, 18S7. La Svinera ilaliana. 1837-40. Curti G., Slona nalurale. Lncerne,
TES