‹ Dictionnaire géographique de la Suisse;Chapitre 215 sur 225 · TIN · texte numérisé non relu

TIN

Surettahorn, de près d« 200 m. moins élevé. Sur le versant 0. descend le glacier d'Emet; à 1,6 km. O.-N.-O. passe le Culm d*Emet ou Madesimopass (2280 m.j qui relie Inner Ferrera par le val d'Emet au val Madesimo et à la vallée de San Giacomo. On gravit le Piz Timun soit du col de Madesimo, soit du col du val Sterla (entre le Timun et la Groppefa) ? on monte en général a ces cols de Madesimo, plus rarement de Canicûl ; de l'une ou l'autre de ces localités aux cols on compte 5 heures ; de Canicnl, par le val di Lei et le col di val Sterla, au Piz Timun, en revenant par le Passo di Madesimo et le val d'Emet, il faut 10 heures. L'ascension de Madesimo par le col de Sterla au Piz Timun exige 5 heures. Vue splendide. Cette montagne, comme tout le versant O. de la vallée du col du Splûgen, est formée de gneiss riche en mica et de micaschiste.

TINS IDÉFILÊ DE LA) (C. Vaud, D. Pays-d'Enhaut, Com. Bossinière). Nom que l'on donne au défilé qu'arrose la Sarine entre Rossinière et Mbntbovon ; il provient du hameau de La Tine qui en occupç l'élargissement central. Ce défilé pittoresque contribue à emoellir le trajet du chemin de fer de la li^e électrique Montreux- Oberland qui le remonte sur la rive gauche. La partie la plus rapprochée de Rossinière, porte dans le pays un nom significatif, la Mala chenau (le mauvais chéneau), parce que la tradition en faisait un lieu d'attentats où se réunissaient les sorciers et la f Chette ». Pour se préserver des maléfices de ce monde-là. il fallait répéter une certaine formule en patois dont voici la traduction. « Que Dieu nous préserve de l'oiseau, du démon, de la gueule du loup, de la mort du traître (Judas), du feu, de la flamme et de la mort subite, de Teau qui court et des rocs qui s'écroulent. » La partie inférieure des gorges, dans le voisinage de Montbovon, est encore plus sauvage

aue la Mala chenau La route qui remonte ces gorges ate de 1851. Voir, Châieau'd*Œx et le Payn-d'Enhaut vaudois. Château-d'Œx, 1883. Le défilé de la Tine est creusé dans la série des couches du Néocomien et du Jurassique du flanc N. de la chaîne du Vanil-Noir. On y voit une belle coupe de l'Argovien (calcaires noduleux dits Oxfordiens avec fossiles) et du Bathonien riche en Zoophifcos et Ammonites. La nouvelle route de Montbovon à Rossinière franchit la rivière près de l'issue amont du défilé au moyen d'un pont métallique d'une seule arche articulée

TINS (I.A) (C. Valais, D. Monthev, Com. Troistorrents). Nom local de la fraction du village de Troistorrents situé des deux côtés de la Vièze de Morgins, à la bifurcation des routes de Morgins et de Champery. Scierie. La route de Champery y passait la fforge ae la Vièze de Morgins sur un pittoresque pont de pierre en dos d'âne ; ce pont a été reconstruit et élar^ en 1901 ; un peu au-dessus, beau pont de pierre de la voie ferrée Monthey- Champéry d'une longueur de 53 m.

TINS (LA) (C. Vaud, D. Pays-d'Enhaut, Com. Rossinière). 851 m. Hameau sur la rive gauche de la Sarine, station du chemin de fer électrique Montreux-Montbovon-Zweisimmen, à 25 km. de Montreux, à 2 6 km. de Montbovon, à 7 km. 0. de Château d'CEx. Dépôt des postes. 4 mais., 48 h. protestants de la paroisse de Rossinière. Exploitation des bois. Élève du bétail, Tinaz en 1256 et au XV* siècle. En 1294, Tyna. Étymologie : Voir Tine (Pont de la). Le pont qui relie la Tine à Cuves date de 1785. Anticlinal de Dogger, bel exemple de pli-couché qui avait déjà été vu par Élie de Beaumont en 1823.

TINS <PONT DE LA) (C. Vaud, D. Aigle, Com. Ormont-dessous). 780 m. Pont de pierre construit sur la Grande-Eau au travers de gorges étroites et sauvages, dans un site des plus pittoresques; il sert au chemin qui relie le hameau du Pont (rive droite), situé entre le Vuargny et le Sépey (rouie des Ormonts) avec ceux d'Exergillod et de Hauta Crétaz. Il est à 2,5 km. S.O. du Sépey et à 2 heures d'Aigle par la rive gauche de la Grande-Eau. Tine est synonyme de cuve ; cette gorge où tourbillonne la rivière, doit son nom ^ sa ressemblance avec une cuve ou une chaudière. Ce défilé est creusé dans les calcaires finement grenus qui forment le flanquement de l'épaulement du Vuargny. A proximité en amont gisements de couches à Mytilus.

TINE (VifeZE DE LA) ou VitZE DE MORQIN8

(C. Valais, D. Monthey). 1964-035 m. Torrent alpestre, affluent principal de la Vièze du val d'JUiez dans laquelle il se précipite, jpar la gauche, à 200 m. E. du village de Troistorrents. Constitué par lea ruisseaux qui descendent du vallon de la Dronnaire et par la source de F'ontaine-BIanche qui égoutte probablement les lapiaz et les lacs de la montagne du Lac Vert, il décrit, avec le val de Morgins qu'il arrose, un arc assez régulier de 12 km. de longueur dont l'extrémité supérieure se dirige vers le S. et l'inférieure vers TE., et dont la station baloéaire de Morffins (1343 m.) représente le point central. La Vièze de Morgins est alimentée à gauche par les eaux des ravins descendant les pentes escarpées de la chatne-frontière, qui s'étend de la Pointe de Chésery an col de Morgins, par les sources ferrugineuses des Bains de Morgins, puis par les Nants ou torrents du Vernay, de Ténéhet et Prévond descendant des sommités du ^ec du Corbeau et des Pointes de Belle^nie ; a droite, elle reçoit les ruisseaux qui drainent la grande forêt de Mor{[ins laquelle couvre tout le versant droitde'la vallée; le principal est celui qui descend de Talpage deBonnavaux. Après son confluent avec le Nant Prévond (1200 m. environ d'altitude), la Vièze de Morgins coule plus rapide et s'enfonce dans une gor^^e étroite pour rejoindre la vièze du val d*Illiez Son bassin de réception est de 25,78 km*. Le torrent suit presque constamment la limite du Malm et du Néocomien.

TINE DE CONPLEN8 ou CONPI.AN8 (I.A)(C.

Vaud, D. Cossonay). 510 m. Cirque de rochers situés à 700 m. S.-E. de Ferreyres, où se réunissent la Venoge et le Veyron, en formant l'un et l'autre nne chute. Du côté N., les rochers, d'une assez grande hauteur, sont parfois à pic ou surplombent sur les eaux ; du côté S., où s'ouvre le cours du Veyron, on y accède de Ferreyres et du pont sous La Sarraz. Au sortir de ce cirque la Venoge, venue de ro., reprend son cours vers TE. Cette jonction des deux rivières au milieu d'une étroite fforge creusée dans les bancs de calcaire urgonien sur le bora du plateau de Ferreyres est un phénomène fort remarquable, en relation probablement avec une dérivation glaciaire de ces cours d'eau.

TINlfeRE (EN) (C. Vaud, D. Aigle, Com. Villeneuve). 800 m. Quelques fermes disséminées sur les hauteurs de la rive droite du ruisseau de la Tinière, dans la vallée de ce nom, à 3,2 km E.-N.-E. de Villeneuve. Gisement fossilifère de Rhétien. En 1150, Tyneres ; en 1239, Ti^eria ; en 1276, Tigneriz ; en 1402, Tigniria. Étymologie : Tine, qui désigne une cuve, avec le collectif ière : rivière formant de nombreuses tines. Voir Essai de Toponymie, par H. Jaccard. Lausanne, 1906.

TINlfeRE ILA) (C.Vaud, D. Aigle, Com. Villeneuve). 1600-375 m. Ruisseau prenant sa source près du col de Chaude, il arrose la vallée de la Tinière, dans son cours de 6 km. ; après avoir reçu un certain nombre de ruisselets insignifiants, (dont plusieurs sont à sec au gros de l'été et en automne), il se jette dans le Léman. 11 est parfois obstrué par la grande avalanche du Chapuiso. (Voir: Timère, vallée de la). Il est connu dans les milieux de géologues par les calculs chronologiques que le professeur Morlot a tirés de l'étude de son cône de déjection. Ses eaux sont utilisées comme eau potable par la commune de Villeneuve, concurremment avec celle d'autres sources. Il traverse le Dogger, le Lias et le Rhétien, et forme, dans le bas, un cône de déjection très incliné, coupé par la voie ferrée. Dans la tranchée du chemin de fer, on a trouvé des antiquités qui ont donné lieu aux calculs de Morlot sur la durée et l'âge de ces dépôts, calculs contestés par Charles Dufour. Cependant le gisement en question a présenté le très grand intérêt d'offrir en superposition régulière une couche néolithique, une de l'âge du bronze et une troisième de l'époque romaine. Vu l'impossibilité de connaître la valeur de la progression de l'alluvionnement de la rivière travaillant à l'édification du cône de déjection, de tels calculs ne peuvent pas être rigoureusement exacts.

TINIÈRE <VALLON DE LA) (C. Vaud, D. Aigle, Com. Villeneuve). 1600-375 m. Ce vallon s'ouvre immédiatement au N.-E. de Villeneuve, station de la ligne du Simplon, au bord du Léman ; il est arrosé par la Tinière. Il ne possède pas de village, pas même de hameau un peu important; car ceux du Crét, à l'entrée de la vallée, et

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