RÉSIDANT EN SUISSE
CaatoBs.
Nombre tutai.
•2ïr- o
GanloDS.
Berne . .
< Zurich . .
' Argo\ie . .
I Vaud . . .
! Saint-Gali ! Luceme .
Fribourg .
Tessin . .
Thargovie
Valais . .
Soleure. .
Grisons. .
Xeuchâtel
Bûle-Campagne .
Schwyz
Appenzell Uh.-£.
Genève
Schaflhouse . . .
Glaris
Bâle>Ville ....
Uri
Zoug
Appenzell Rh.-I.
Obwald
Nidwald
Suisse ....
0b^ld6, Zoug 5, Appenzell Rh.-Ezt. 4, Appenzell Rh.-lnt. .'). Nidwald 2. Ces vieillards vivaient également dans la
Ç laine et dans la montagne. On remarque cependant que le essin, les Grisons, Glaris, Uri, semblent avoir plus que leur lot, tandis que Zurich, Saint-Gall, Soleure, Fribourg, Bâle- Ville n'ont pas le leur.
Autant qu'on en peut juger, la longévité moyenne en Suisse est assez élevée, sans avoir cependant une proportion de centenaires aussi grande que d'autres pays.
6. Origine. Nous possédons pour chaque canton la proportion des habitants répartis en bourgeois du canton, bourgeois d'autres cantons et étrangers. La facilité grandissante des communications, le goût des changements, le désir de chercher fortune ailleurs que dans sa commune d'origine amènent un déplacement sans cesse progressant des différents éléments qoi composent la population résidente.
Bourgeois de la com-
mune de résidence
Bourgeois d *une autre
commune du can-
ton de résidence .
Bourgeois d'autres
. cantons ....
Etrangers ....
Bourgeois de la com-
mune de résidence
Bourgeois d'une autre
rommune du can-
ton de résidence .
Bourgeois d'autres
. cantons ....
Etrangers ....
229 fôO
a' Bourgeois. Seule la rubrique des autochtones, des «îtoyens encore fixés dans leur commune d'origine, est en dimmution rapide, même en chiffres absolus. En chiffres relatifs, le recul est rapide, 640 ^f^ du total en 1850, pour 5K7, 540, 487, 459 et 385*ya)aux recensements suivants. Au milieu du siècle, prés des deux tiers des bourgeois habitaient leur commune d'origine ; un peu plus du tiers s«'ulement en 1900.
La proportion est extrêmement variable suivant les cantons. Ceux où les « enracinés » sont encore en majorité sont :
Appenzell Rh.-lnt. 858 «/gp
Obwald .... 650 »
Iri 613 »
Nidwald .... 603 »
Glaris 603 »
Schwyz .
Argovie .
Tessin . .
Schaffhouse.
Grisons . .
Nombr« toUl.
En 1850, 21 Etats sur 25 étaient en majorité peu-
1900 ce nombre est réduit à ce sont tous des cantons campagnards. A l'autre extrémité de l'échelle se trouvent avec moins d'un tiers de bourgeois de la commune de résidence :
Appenzell Rh.-Ext ... 3^
Berne 326
Thurgovie 323
Luceme 313
Vaud 280
Bâle-Ville 249
La dispersion des ressortissants des communes varie dans des proportions très considérables. La commune de Bremgarten (Berne), par exemple, qui a 336 bourgeois résidant en Suisse, n'en a pas un seul qui soit fixé dans sa commune d'origine ; celle de Chardonnay (Vaud. Morges), qui possède 402 bourgeois i*ésidant en Suisse, en a un seulement qui habite son lieu d'origine ; il serait facile de multiplier ces exemples.
b) La seconde rubrique de la statistique fédérale comprend les bourgeois habitant une autre commune de leur propre canton. C'est la première étape du « déracinement ». Le chiffre proportionnel pour 1000 habitante a passé de 264 à 315, soit approximativement du quart au tiers. Les grands cantons ont naturellement le plus gros chiffre puisqu'ils offrent un territoire plus vaste à l'émigra-
paplOOO hah!"
^nées I850 R,8ore/.
y.JUtJngersc
Répartition de la population totale de la SaisM d'après l'origine de 1S50-1900 pour 1000 habitants.
tion intérieure. Voici l'ordre des cantons à ce point de vue :
Proportion des bourgeois du canton habitant une autre commune du même canton :
CanlODB o'Ia,
Bâle-Vilte ... 9
Appentell Rh.-lDt. 15
Zoug 138
SchalThouBe ... 133
GlariB 157
Genève .... 159
Obwald . , - . 162 Soleure
"si»
Cantons Bàle-CampagDe .
GriBons .... -sxi
Argovie .... 356
Neucliâul ... 956
Zurich 269
Saint'Gall ... 399
Thurgovie ... 312
Priboiirg . . . . S15
Appenieit Ith.-Eit. 366
Vaud 399
Luceroe . , , 500
Ë Berne, plus de li
d'rrl%
5 des- bour-
ReM^dsa ttst»Unn
Uri 179
Valais 184
Nidwald .... 185
Schwyi .... 194
Tewin , ""
Dan» le .
geois d'une commune habile commune que la leur.
Le nombre des bourgeois de chaque canton diirère beaucoup de celui -*- '- -pulstlon. Cet! chilTres Itahlea Kont peu connus ; ils méritent vés, nous j joignons en 'V^ la proportion de« bourgeois de chaque canton qui :<ont liiés dans un autre canton suisse, ce ([ui constitue le second degré de l'émigration intérieure, celle qui franchit les Trontiéres cantonales.
L'ordre de< cantons quant au nombre des bourgeois qui y résident dill'ère beaucoup du rang qu'ils occupent comme popU' lation totale. La proportion des Donrgeois nxéa dans d'autres cantons est beaucoup plus considérable pour les tatB de langue allemande. Tous le» cantons latins sans Ficeptiun, y compris Fribourg, Valais. Tessm et même les Grisons, sont fort au-dessous de la moyenne de la Suisse.
Quand on voit que le canton de Berne a 70000 bourgeois de plus que sa population totale, on comprend de quel poids il pèse dans les destinées de la L'onrédération. Le chiOte de ses bourgeois égale presque le total des 15 derniers cantons. c/ Conrédërés. Les !^uisses habitant un autre canton que le leur représentai en 1850 le 66 '^l,„ du total des habitai grossi à chaque recensement: 90,110, 133,151 et tH4<»/g^
La situation géographique et matérielle des cantons, le pouvoir d'attraction de leurs chers-lieui. la prospérité
de leurs industries eipliquent '" ''■" "~"
blés qui se remarquent enlre de l'immigration.
La barrière des Alpes place au nombre des cantons 1. moins envahis par les Confédérés, le Tessin et le Valai
Proportion des Confédérés ilans la population :
Sl'l
déjà doublé en 1870 (103760); il > presqne quintuplé en 1900, 338427, Les chiffres eitrémes sont Berne (viRei 221°"/(„ et La Chaui -de -Ponds 518 °°/a,- Neuchâtel approche de la moitié avec 4^ '"la,. I^a moyenne pour les 19 villes est de 321 <*>;„. près du tiers de la population. Le canton du Tessin, le moins envahi, comptait en 19U0 157 communes sur 265 n'hébergeant aucun Confédéré, le Valais 7/ communes sur 166. A l'autre eitrémité de l'échelle, nous trouvons quelques communes, la plupart industrielles, qui dépassent encore la proportion de La Chaui-de-Fonds : Derendingen (Soleure) R7 «;„. Cham (Zoug) 64%, Ober Gerlafingeo (Soleure), Vaumarcus (Neuchâtel) fS3 %.
Il esl intéressant de constater pour chaque canton les domiciles nouveaux de ceux qui ont émigré i l'intérieur
i .pi«s I
r ptyt .
60, 1888 al 1(
. Ce chiffre s
chefs-liei
les différences co:
'S cantons au poin
Cantons lleBsiti . . .
Appenzcll Rh.-lnt.
Argovie . . -
Cantons
Zurich
Tliurgoïie . . .
Snint-Gall . . .
Uâ le- Campagne . .
Appeniell Bh.-Eit .
bâIe-Ville. . .
Zoug
Neuchâtel . .
Il e»t à remarquer que les cantons de Neuchâtel et de Genève auraient une proportion bien plus forte encore de Confédérés éuihlis si leur législation n'avait déjà favorisé grandement leur assimilalion. Les cantons â villes imjiorlanles ne sont pas les seuls qui soient fortement envahis par les Confédérés: Zoug, Bâle-Cam- |iagne, Thurgovie, par exemple, se trouvent dans ce
i-as et n'ont aumne ville de premier ordr- *'-' =--
riniluence des villes est considérable. Le non .Suisses d'autres cantons Hiés dans les 19 plus de lOIHNI habilaiits était en l&'il> de :iiS,i\
de la Suisse. Nous donnons ces chiffres en les arrondissant et en prenant tes cantons dans l'ordre historique.
1. Zurich: 440U0émigré8{74U0 Sainl-Gall. .'>700BerDe. 5800 Thurgovie, 40U0 Argovie. 3300 liâle-Ville. 28t«) Vaud, 2300 Schainiouse, lOOIJ à 1600 Lucerne. Neuchâtel. Genève, Grisons. AppenzellBh. -Ext., Claris et Soleure I. 2 Derne : 151000 émigrés (33 800 Neuchâtel. 27 31» Vaud. 19500 Soleure. 121100 Zurich, 10400 Fribourg. 3 à 8000 Argovie, Genève. Bàle- Ville. Lucerne, Bàle-Campaane. Thurgovie, Saint-Galli.
3. Lucernc:.'t5INI0émierés(6O00Zarich,3à 4000 Argovie et Berne, 2 à 3U00 Zoug. Soeure. Uaie-Vîlle, Saint- Gall, I à 2000 Schtvyt. Fribourg. Thurgovie, Vaud).