Chapitre de Brissago, formant une seule paroisse
3. Chapitre de Capnasca, 4 paroisses : Bidogno, Origlio, Ponte-Capriasca, Tesserete.
4. Chapitre de la Léventine, 22 paroisses : Airolo, Ânzonico, Bedretto, Bodio, Calonico, Calpiogna, Caropello, Cavagoa^no, Chiggiogoa, Chironico, Dalpe, Faido, Giornico, Mairengo, Molare, Osco, Personico, Pollegio, Prato. Quinto, Rossura, Sobrio.
5. Chapitre de Hiviera, 11 paroisses: Biasca, San Carlo, Cresciano, Gnosca, Iragna, Lodrino, Moleno, Osogna, Pontirone. Preonzo, Prosito.
Ce diocèse compte 4 couvents de Capucins : Bigorio (1535), Lugano (1565), Faido (1607) et Locarno (1602), dont les religieux desservent le célèbre pèlerinage de Madonna del Sasso. Ces 4 monastères dépendent de la Propagande à Rome. Il existe encore 3 monastères de femmes : les Bénédictines de Santa Clara (1490); les Capucines à Lugano, couvent fondé en 1714. Ces religieuses tiennentdes écoles de pauvres et dirigent un pensionnat très bien organisé. Le monastère des Âugustines à Locarno (1616). Les abbesses de ces trois couvents portent la crosse.
Les Sœurs de la Charité desservent l'hôpital de Lugano et celles de Menzingen, Torphelinat de Sainte- Anne, les Sœurs de la Charité, Thôpital de Mendrisio, les mêmes, l'hôpital de Bellinzone, les Sœurs ensei^antes de Menzingen dirigent le collège de Sainte-Marie à Bellinzone, les Sœurs de la Charité. Vhôpital de Locarno, les Théodosiennes, l'asile de Sant* Eugenio et l'institut des sourdsmuets, à Locarno^
Bibliographie. Stefano Franscini, Der Kanton Tessin, historisch, geographisch und stati^tisch geschildert {Gemàlde der Schweiz, 18) Saint-Gall et Berne, 1835. Monti, Atti délia visita pastorale diocesana di Minguarda, 2 vol. Côme, 1894. Sirio Borrani, Il Ticino sacro. Lugano, 1899-1900. Santo Cantu, Storia ed arte nella provincia ed antica diocesi di Conxo. Côme, 1901, 2 vol. Péri Morosini, La questione diocesana ticinese, ovf)ero origine délia diocesi di Lugano. Einsiedein, 1^2. Status Cleri, 1905. Mûlin^n, Helvelia Sacra.
6. Évêché de Saint-Gall. L'abbaye de Saint-Gall fait remonter ses origines et son nom à saint Gall, moine irlandais qui y construisit une petite cellule vers l'an 614. Cette cellule se transforma en un monastère de l'Ordre de Saint- Benoit qui eut pour premier abbé saint Othmar. En 1204, l'abbé Ulrich reçut le titre de prince. Ce couvent devint l'un des plus vastes de la chrétienté. Le territoire princier acquit bientôt une grande importance, mais au XIV* siècle le monastère dégénéra sous l'administration des Abbés commendataires. A la Réforme l'abbaye fut pillée et dévastée. Elle fut relevée et prospéra dans la suite. En 1687, elle eut pour prince-abbé Célestin Sfondrati, créé cardinal en 1695. Jusqu'à la suppression du couvent en 1805, l'abbé de Saint-Ciall exerçait la juridiction épiscopale, au nom de l'évêque de Constance. C'était l'abbé qui surveillait le clergé et faisait la visite des paroisses. Le canton actuel de Saint-Gall appartenait au diocèse de Constance, moins les décanats de Sargans et de Gaster qui dépendaient de Coire. A la suppression de l'abbaye, la population catholique de Saint-Gall exprima le désir que l'abbaye fût transformée en un diocèse régulier. Le gouvernement cantonal donna les, mains à cette combinaison. Les religieux et l'État conclurent une convention pour la transformation de l'Ordinariat abbatial en un diocèse comprenant le canton tout entier. Cette convention prévoyait en outre l'érection d'un Chapitre, d'un séminaire épiscopal et d'un collège. Le projet d'ériger Saint-Gall en évèché ne fut réalisé qu'en 1821, Saint-Gall fut érigé en diocèse, mais il fut uni à celui de Coire, parla bulle de Pie VII, du 14 juillet 1823, après 21 ans de négociations. L'Église abbatiale de Saint-Gall fut élevée au rang de cathédrale, l'évêque devait résider une partie de l'année à Saint-Gall, l'autre partie à Coire. L'évêque de Coire, Charles-Rodolphe, prit possession de la cathédrale de Saint-(iall, le 16 octobre 1824. Ce double
diocèse ne contenta personne. Le canton des Grisons protesta en sa qualité de protecteur du diocèse de Coire. A Saint-Gall le mécontentement élait tout aussi grand. A la mort de Charles- Rodolphe (1833), le Cons^-il catholique de Saint-Gall demanda la séparation du double diocèse. Les négociations furent longues et pénibles. EnGn. Rome prit une décision et le 26 avril 1836, le Pape prononça la séparation des diocèses de Saint-Gall et de Coire. Un concordat fut signé le 7 novembre 1845. Le Chapitre cathédral est composé de cinq chanoines résidents, dont l'un a le titre de doyen et de huit chanoines forains, outre trois prêtres auxiliaires. Les chanoines forment le Sénat de l'évêque. Ils portent le camail et la barrette violets. L'un des chanomes remplit les fonctions de ffrand pénitencier, un autre l'office de théologal. Le Chapitre cathédral, composé des chanoines résidents et forains, nomme 1 évéque dans le délai de trois mois compris à partir de la mort du titulaire. L'élu doit être ^ersona grata de la Commission catholique. Le candiaat doit faire partie du clergé diocésain et avoir exercé le ministère pendant quelques années. Pour les canonicals vacants dans les mois de janvier, mars, mai. juillet, septembre et novembre, l'évêque présente au Conseil administratif une liste de candidats ; le Conseil biffé les noms qu'il veut, f t les chanoines font alors une nomination ; mais l'élu doit recevoir l'institution canonique du Saint-Siè^e. Pour les canonicats vacants dans les autres mois, l'évêque présente au Conseil administratif la liste des candidats, puis il nomme lui-même un des candidats non récusés. Les candidats au Chapitre de la Cathédrale doivent appartenir au diocèse de Saint-Gall, après avoir exercé avec fruit le ministère pastoral ou occupé une chaire dans l'enseignement. Tous les chanoines ont droit à une habitation convenable. Mgr Mirer fut le premier évéque de Saint-Gall de 1846 à 1862. Il eut pour successeurs Charles- Jean Greith de 1863 à 1882, I ^^,^1 Augustin Egger, de 1882 à 1907 et depuis Mgr
^!gy\ Ferd. Rùegg.
^SH I Les armoiries du diocèse de Saint-Gall sont :
^^A I d'argent à un ours de sable portant sur l'épaule I Jf9 J une massue au naturel.
^ ^ Le diocèse de Saint-Gall ne comprend que
le canton de ce nom. L'évêaue est en outre administrateur apostolique provisoire aes deux demicantons d'Appenzell. La population catholique de tout le diocèse est de 168495 âmes soit 150412 pour Saint-Gall, 12665 pour Appenzell Rhodes- Intérieures et 5418 pour Appenzell Rhodes-Extérieures.
Le diocèse renferme 117 paroisses et 56 chapellenies. formant 10 décanats ou Chapitres ruraux. A Saint-Georges près Saint-Gall se trouve le séminaire diocésain pour la formation du clergé.
1. Chapitre de la cathédrale comprenant le curé de ville, celui de la commune de Tablât et d'une partie de la commune de Straubenzell, 7 ou 8 vicaires et une douzaine d'autres bénéficiers.
2. Chapitre rural de Saint-Gall, 15 paroisses : Berg, Bruggen, Eggen^riet, Engelburg, Goldach, Grub, Hâggenswil, Sankt-Josephen, Môrswil, Muolen, Rorschach, Steinach, Tiibach, Untereggen, Witlenbach.
3. Chapitre du Rheinlhal : 15 paroisses, Altstâtten, Au, Balgach, Berneck, Diepoldsau, Kriesern, Kobelwald, Marbach, Sankt Margrethen, Montlingen, Oberried, Hebstein, Riiti, Thaï, Widnau.
4. Chapitre de Sargans, 17 paroisses : Berschis^ Buchs, Flums, Gams, Mels, Mois, Murg, Pfôfers, Quarten, Bagaz, Sargans, Valens, Vàttis, Vilters, Walenstadt, Wangs, Weisstannen et la station de mission de Wartau.
5. Chapitre de Gaster, 7 paroisses : Amden, Benken, Goromiswald, Maseltrangen, Hieden, Schânnis, Weesen.
6. Chapitre d'Uznach, 12 paroisses : Bollingen, Busskirch, Ernetswil, Eschenbacn, Sankt Gallenkappel, Goldingen, Jona, Kaltbrunn, Rapperswil, SchmerikoD, Uznach, Waldi.
7. Chapitre du Haut-Toggenbourg, 11 paToissea : AU Sankt Johann. Hemberg, Kappel, Lichtensteig, Neu Sankt Johann, Oberhelfentswil, Peterzell, Ricken, Stein, Wattwil, Wildhaus.
8. Chapitre du Bas-Toggenbourg, 17 paroisses, Bazenheid, Bicliwil, Butswil, Dcgersneim, Flawil, Gâh-
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wil. Ganterswil, Henau. Jonswil, Kirchberg, Libingen, Lûtisburg, Magdenau, Mogelsberg, Mosnang, Mûhlrûti, Niederglatt.
9. Chapitre de Gossau, 12 paroisses: Andwil, Bemhardzell, Gossau, Lenggenwil, Niederbûren, NiederhelfenUwil, Niederwil, OberbûrenrWaldkirch, Wil.Zûberwaogen, Zuzwil.
iO. Chapitre d'Appenzell, 9 paroisses: Appenzell (avec les aonexe«i d'Eggerstanden, Schlatt et Schwende), Brûlisau,Gonten, Haslen, Oberegg, Hérisau, S^peicher, Teufen, HeideD.
Dans ce diocèse od trouve les couvents d'hommes suivants : Capucins a Rapperswil (1602), de Mêla (1651), de Wil (1653) et d'Appenzell (1588), Couvents de femmes : Dominicaines à Wee8en(1256), à Wil (1608), Prémontrées au Mont-Sion (1767), Franciscaines à Altstâtten (1995), à Notkersegg (li47i, Franciscaines réformées, à Wattwil (1451), Rorschach (1608), Bénédictines a Glattburg (1760). Bernardines à Magdenau (1369), à Wurmsbach l'ÎDd), Sœurs du Bon Pasteur à Altstâtten (1868), Franciscaines à Appenzell (1683), à Grimmenstein (1424), Wonnenstein (1379), a Gonten (1800).
Dans un grand nombre de localités les Sœurs Théodosiennes d'Ingenbolil prennent soin des orphelins, des malades dans les hôpitaux, des vieillards dans les hospices. Les Sœurs de Menzmgen ont des écoles florissantes a Rorschach et à Saint-Gall, outre de nombreuses autres écoles.
Bibliographie. Baumgartner, Gallus Jak. Geschichte des srhweizerischen Freistcuxtes und Kantons St. (rallen. 3 vol. Zurich, Stutt^rt et Einsiedeln, 1868-1890. Weidmann, Franz, Geschichte des ehemalipen Stiftes utidder Landschaft St. Gallen unter den zwei letzten Fûrstâbten. Saint-Gall, 1834. Weidmann, Franz, Geschichte der Bibliothek vofi St. Gallen. Saint-Gall, 1841. Arx, Ildefons von. Die Ursachen der Aufhebung des Stifts St. Gallen. 1805. Arx, Ildefons von, Geschichten des Kantons St. Gallen. 3 vol. Saint-Gall, 1810-1830. Status CleH. 1905.
7. Èvêchè de Sion. Le diocèse de Sion est Tun des plus anciens de la Suisse. Il se compose du Valais en entier, moins Saint-Gingolph qui fait partie du diocèse d'Annecy. Le district vaudois d'Aigle, jusqu'à l'Eau froide, avec Bex et Les Ormonts appartient aussi au diocèse de Sion. L*origine de Tévôche du Valais remonte au IV» siècle. En 390, le Valais Ait détaché de l'Italie et réuni aux Gaules ; Tévéché d'Octodure devint alors suffragant de Lyon. Lorsque les Lombards, en 569, dévastèrent le Valais et brûlèrent Tabbaye de Saint-Maurice, l'évêque d'Octodurum, saint Héliodore, transféra le siège épisco* pal à Sion. Onze évêques, dit-on, avaient résidé a Octodure pendant 230 ans. En 793, l'évêque de Sion fut soumis à la juridiction métropolitaine de Tarentaise, après avoir été sous celle de Milan jusqu'en 390, et sous celle de Vienne de 510 à 793. En 1502, le cardinal-évèque de Sion, Mathieu Schinner, lit détacher son évêché de Tarentaise, pour le subordonner au Saint-Siège, situation qui s'est conservée jusqu'à nos jours. L'évêque de Sion, qui s'intitulait comte et préfet du Valais jusqu'à la Révolution française, a conservé le titre de prince jusqu'à la fin du XVIII» siècle. Il partageait, avec les sept dixains du Haut-Valais, le gouvernement du pays. Il avait droit de grâce, de glaive, de monnaie et possédait plusieurs seigneuries. Il eut à soutenir des luttes très vives contre les patriotes, qui tendaient à restreindre son pouvoir temporel. Lorsque, en 1802, Napoléon I*** érigea le Valais en État indépendant, Tévéché de Sion faillit être supprimé. La Constitution de 1815 reconnaissait à l'évêque de Sion le droit de siéger au Grand Conseil. Sa voix équivalait à celle d'un dixain, soit quatre suffrages. On compte environ 84 évê(]ue8 du Valais, dont 12 ont été canonisés. L'un deux, saint Théodore ou Théodule, est le patron officiel de tout le Valais. A chaque vacance épiscopale, le Chapitre cathédral de Sion présente une liste de quatre canaidats au Grand Conseil lequel choisit alors l'évêque. Cette nomination est présentée au Saint-Siège qui toujours casse l'élection puis renomme le même candidat.
Le Chapitre de la Cathédrale de Sion se compose de 12 chanoines effectifs, outre 12 chanoines titulaires ou expectanta. La plupart de ces derniers desservent des cures à la nomination de l'évêque ou du Chapitre. Ce Chapitre compte en outre quatre dignitaires, le doyen de Sion, le doye i de Valère, le Custode et le grand
chantre de la cathédrale. Tous les chanoines portent le camail rouge par suite d'un privilège obtenu du pape par le cardinal Schinner. L'évê<^ue a un vicaire général et un chancelier. Outre les chanoines, le Chapitre compte encore cina bénéfîciers ou chapelains. A Sion, on trouve le grand séminaire épiscopal avec 7 professeurs nommés par l'évêque ; il y a en outre une commission des fondations, une pour les examens des candidats à la prêtrise. Le diocèse de Sion possède au Collège germanique à Rome deux places gratuites, et 10 bourses à l'Université catholique d'Innsbruck en Autriche. Il compte 135 paroisses et 69 chapellenies, formant 11 décanats. X'évêque nomme à 45 bénéfices, le chapitre à 25, les communes à 40, l'abbaye de Saint-Maurice à 11, le couvent du Grand Saint- Bernard à 10 et le gouvernement à 4.
Le diocèsede Sion compte115957 catholiques, donl112584 dans le Valais et le reste dans la partie vaudoise du diocèse, Aigle, Bex et Les Ormonts. En 1905, le nombre des prêtres séculiers était de 229. Il y a 141 religieux, dont 25 capucins et 116 chanoines augustins. Les armes de l'Évêché de Sion sont de gueules à une crosse et une épée d'argent en sautoir. Les 11 décanats sont :
1. Décanat de Sion, 7 paroisses : Sion, Grimisuat, Savièse. Bramois, Ayent, Arbaz, Salins.
2. Décanat de Vex. 7 paroisses: Vex, t^volène, Sage, Hérémence, Nax, Saint-Martin et Mage.
3. Décanat de Sierre, 16 paroisses : Sierre avec la chapellenie de Géronde, Vissoye, Grimentz, Chippis, Granges, Vercorin, Saint-Maurice de Laques, Grône, Cnalais, Lens, Venthône, Miège, Saint-Luc, Montana, Chandolin, Saint- Léonard.
4. Décanat de Loèche, 14 paroisses : Loèche, Agaren, Loèche-lcs-Bains, Tourtemagne, Gampel, Salquenen, Erschmatt, Ems, Arbignon, Inden, Varone, Ergisch, Guttet. Feschel.
5. Décanat de Rarogne, 8 paroisses : Rarogne, Lôischen, Unterbach, Niedergesteln, Eischoll, Ausseroerg, Birchen, Blatten.
6. Décanat de Viège, 18 paroisses : Viège, Saint-Nicolas, Herbriggen, Stalden, Zermatt, Tâsch, Visperterminen, Saas, Tamatten, Torbel, Randa, Grâchen, Zeneggen, Emd, Staldenried, Eisten, Fee, Almagell.
7. Décanat de Brigue, 14 paroisses: Naters, Môrel, Betten, Ried, Goppisberg, Simplon, Glis, Brigue, Thermen, Grengiols, Mund, Gondo, Ried, Eggerberg.
8. Décanat d'iErnen, 15 paroisses : i£rnen. Munster, Geschinen. Binn. Obergesteln, Fiesch, Biel, Gluringen, Niederwald, Reckingen, Bellwald, Ulrichen, Lax, Blitzingen, Oberwald.
9. Décanat d'Ardon, 11 paroisses: Nendaz, Vétroz avec Plan-Conthey, Saint-Séverin, Leytron, Riddes, Saillon, Fully, Saxon, Isérables, Chamoson, Saint-Pierre de Clages.
10. Décanat d*Octodure, 9 paroisses : Martigny, Sembrancher, Bovernier, Volléges, Bagnes, Orsières, Liddes, Bourg-Saint-Pierre, Trient.
11. Décanat de Monthey, 17 paroisses : Troistorrents, Vionnaz, Saint-Maurice, Vouvry, Val*d*Illiez, Monttiey, Muraz, Port-Valais, CoUombey, Outre-Rhône. Revereulaz, Massongex, Vérossaz, Évionnaz, Champéry, Aigle et Bex.
A Sion il y a une École normale pour la formation des instituteurs ; elle est dirigée par les Frères de Marie ; à Brigue, l'Ecole normale des flUes est confiée aux Sœurs Ursulines. L'enseignement est dk)nné au Lycée de Sion
Sar des prêtres séculiers et quelques laïques. Le collège e Brigue, ancien collège des Jésuites, est dirigé par des prêtres séculiers à la nomination de l'évêque. Martigny
S)ssède un bon pensionnat de Frères de Marie. A Saintaurice, les chanoines de l'Abbaye ont un très bon collège qui confère les grades ou certificats de maturité.
Le canton du Valais possède les couvents de Capucins de Sion (1628), avec 24 religieux et celui de Saint-Maurice (1628), où l'on trouve environ 10 religieux qui y tiennent un petit collège ou scholasticat. Le monastère exempt des chanoines de l'Ordre de Saint-Augustin, au Grand Saint- Bernard, fondé au XI* siècle par saint Bernard deMenthon. Depuis l'an 1147, ce monastère ne relève que du Saint-Siège. Son prévôt est mitre et crosse. Les chanoines portent le camail rouge. 48 prévôts ont gouverné ce monastère. Le .
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couvent du Grand Saint-Bernard possède la collation des paroisses de Mourg-Saint- Pierre, Liddes, Orsières, Sembrancher, Bovemierf Marti^ny, Trient, VouTr%' et Lens. Il a une annexeau Simplon, ou demeurent d'habitude quatre chanoines et quelques frères servants, pour secourir les voyageurs qui traversent ce col. Chaoue année il passe par le Grand Saint-Bernard de 18 à 30Ô00 voya^eure auxquels les rcliffieux dispensent la plus large hospitalité. Les chanoines réguliers du Grand Saint-Bernard sont au nombre de 62.
Couvents de femmes du Valais: Â Collombey, il y a un monastère de Bernardines (1643) ; à Brigue, un couvent d'Uraulines (1663). Les sœure dirigent les écoles de la ville et possèdent l'école normale des filles de la^ partie allemande du Valais ; le couvent des Ursulines à Ston, maison fondée en 1885, fournit des institutrices a Técole secondaire des filles et aux écoles primaires. Â Sion, les Sœurs de Sainte-Marthe ou hospitalières, desservent Thôpital de la ville, fondé en 1771. Les m^mes sœurs dirigent l'hôpital de Martigny. Â Sion encore les sœurs Fransciscaines ont un institut de ieunes filles.
 Vé reliiez, près Saint-Maurice, la congrégation suisse des ^œurs de Saint-Maurice, fondée en 1861, esta la tête de l'orphelinat. Cette congrégation a des établissements à létranger, en France surtout. Ces religieuses dirigent également l'orphelinat des garçoa£|de Saint-Maurice.
Bibliographie. Documents relatifs à Vliistoiredu Valais (SOO-iAbl) ; recueillis par Jean Gremaud. {Mémoires et itocunienis ; publiés par la Soc. d*histo>re de la Suisse romande. 29-33, 37-39). 8vol. Lausanne 1875-1897. Brig^uet, Séb., Vallesia Christiana seti dioecesis Sedunensis historia sacra. Seduni, 1744. Gremaud Jean, Catalogue des évêques de Sion. Lausanne, 1864. Burgener, Laurenz, Die Heiiigen des Walliser Landes samt den Concilien von Sankt'Mauritz und Epaon, Einsiedeln, 1857. Boccard, Chanoine, Histoire du Valais avant et sotis rère chrétienne. (ienève, 1844. Hoppeler, Rob., Beitràgezur Geschichte des Wallis im Mittelaller, Zurich, 1897. Griîter, Séb., Oer Anteil der katholischen und protestantischen Orte (1er Eidgenossenschaft an den religiôsen und politischen Kàmpfèn im Wallis i600-ii)i3. Stons, 1897. Blàtter aus der Walliser Geschichte; publiées parla Société d'histoire du Haut- Valais. 1890. Rameau, B., Le Valais historique. Sion, 1855. Grenat, chanoine. Histoire moderne du Valais. Genève 1906. itatus Cleri, 19(X>.
8. Abbaue f'*piscopale nullius de Saint-Maurice d'Agaune. « L insigne et exempte abbaye-épiscopale nullius » de Saint-Maurice d'Agaune, de l'Ordre des chanoines réguliera de Saint-Âugnstin, est le plus ancien monastère de l'Europe en deçà des Alpes. Cette abbave fut fondée vers 349. La consécration de son église eut lieu en 517 et on y trouvait jusqu'à 500 religieux qui y chantaient le laus perennis. Dans la suite des temps, les papes, les empereura, les rois et les princes enrichirent ce monastère qui posséda, ju'sau'en 1798, une foule de seigneuries et de bailliages. Depuis 1718 son abbé est chevalier né de l'Ordre de Savoie des saints Maurice et l^zare. 11 reçut ensuite les titres de romie et de commandeur. Enfin, en 1840, le pape conféra, à perpétuité, aux abbés de Saint-Maurice, le titre d'évêque de Bethléem et érigea le Chapitre en Chapitre de Cathédrale. L'abbaye a juridiction sur quatre paroisses et forme en conséquence un petit diocèse. Ces paroisses sont celles de Finhaut, de Salvan. de Vernayaz et de Choëz. L'abbé-évéoue a encore juridiction sur les églises et chapelles de Notre-Dame du Sex, de Saint-Jacaues de Vérolliez. de la Compassion à Bagnes, de Lavey, ac Mex. La population catholique de cette iurid ici ion est d'environ 3500 âmes.
L'abbaye épiscopale pos^sède en outre le droit de collation des paroisses de Saint-Maurice, de Bagnes, de Vollèges, Vétroz, Salvan, Finhaut, Choëx, Outre-Rhône, Kvionnaz, Vérossaz, Troistorrents, Monthey et Aigle au canton de Vaud. Tandis qu'à Troistorrents et à Monthey l'abbé de Saint-Maurice ne peut nommer que des prêtres i-séculiers du diocès^» de Sion, il nomme, dans toutes les autres cures énumérées, comme curés, des chanoines réguliers, soit des religieux de l'abbaye.
Les chanoines de Saint-Maurice sont assimilés aux chanoines des cathédrales et en ont toutes les prérogatives. Ils nomment l'abbé, et le Saint-Siège le confirme en le pré-
conisant évêque de Bethléem. L'abbaye épiscopale renferme 54 chanoines réguliera qui portent le camail rouge et la cappa magna. Outre ces chanoines de l'abbaye, Tabbeévèque peut disposer de 12 titres de chanoines honoraires qu'il confère à des ecclésiastiques étrangera méritants.
Dans l'abbaye se trouve un collège-lycée de 2 à 300 élèves. 18 chanoines y donnent l'enseignement supérieur. Ce collège est officiellement reconnu par l'État du Valais. On y confère les grades ou certificats de maturité. Comme l'abbé-évèque de Saint-Maurice a juridiction sur quelque** paroisses, il a droit d'assister au Synode des évèques suisses. L'abbaye a été gouvernée par 102 abbés. Jusqu'en 1798, les abbés de Saint-Maurice étaient seigneurs temporels d'une foule de seigneuries et de bailliages: c'étaient les seigneuries de Bagnes, de Salvan, de Choëz, de Vouvry, de Chiètres (Bex), de Cleibe, d'Ausaays et Bassays (Vérossaz), d'Ollon en partie, d'Oron (Vaud), jusqu'en 1671, époque où Berne la racheta, d'Auboranffes (Fribour^K de La%-ey et de Mordes (Vaud), de Gryon jusqu'en 163f> (Vaud), de Rue (Fribourg).
Les armoiries de l'abbaye épiscopale sont : de gueules à la croix d'argent à trois croisillons.
Bibliographie. Ed. Aubert, Trésor de l'Abbaye de Saint-Maurice d'Agaune. Paris, 1872. Pierre Bourban. l'Archevêque saint VtUtckaire. Fribouvg, 1868. Le même. Saint'Maurice d'Agaune et ses fouilles, v. vol. 1900, dans la Bévue de la Suisse catholique. XX ff., Fribour>:, 18^. J.-J. Berthier, La coupe de Charlemagne au ttésor de Saint-Maurice. Fribourg, 1896. Boccard, Histoire du Valais. Genève, 1844. R Hoppeler, Beitrâaezur Geschichte des Wallis im Mittelalter. Zurich, 1897. J. Michel, Contribution à Vhistoit^de Vabbauede Saint-Maurice. Fribourg, 1900. Le même. Les fouilles des anciennes basiliques die Saint -Maurice. Fribourg, 1897. J. Schmid. Le martyre de Saint-Maurice de la légion thébéenue. Luceme, 1893. Status Cleri, 19(fô. Gremaud, Jean, (origine et documents de V Abbaye de Saint-Maurœe d'.4gaune. Fribourg, 1858. Mûlinen, Helvetia sacra. Leu, Lejcikon . [ A bbe A . Daucourt ] .
lil. Église catholique chrétienne. La fondation de l'Église catholique chrétienne en Suisse est le résultat d'un mouvement de protestation contre les décrets du concile du Vatican. Le 18 juillet 1870, le pape Pie IX proclama comme dogme de l'Église catholique l'infaillibilité du pape et sa juridiction suprême. Des protestations se iirentalore entendre en Suisse comme ailleura. Déjà en 1869, un homme d'état lucemois, le D** A. Ph. Segesser s'était élevé contre ce dogme que l'on discutait dans la presse, dans son Ant Vorabend des Konzils. Pendant le concile, quatre ecclésiastiques lucemois publièrent un journal d'opposition, la Katholische Stimme aus den Waldstàtten ; l'année suivante, des assemblées de protestation furent organisées {>ar des laïques à Luceme, Soleure, Beme et Baden, et e 18 septembre 1871, un congrès catholique eut lieu à Soleure. Ces assemblées furent provoquées surtout par la promulgation des dogmes du Vatican par Tévéque Lachat, malgré la protestation de la conférence diocésaine de l'évéché de Bâle, le 6 février 1871. Mais la guerre franco-allemande et les préoccupations qu'amenait la revision de la Constitution fédérale en 1872, eurent pour effet d'apaiser le mouvement de protestation. Tout i»arut rentrer dans l'ordre, à tel point que l'ecclésiastique lucemois J.-B. Egli, qui avait été excommunié par l'ëvèque Lâchât à cause de son opposition aux dogmes, ne trouva aucune situation pastorale; un deuxième ecclésiastique, douard Herxog, professeuri l'École de théologie à Lu<^rne,
S lui avait refusé d'adhérer aux nouvelles doctrines, se vit orcé d'abandonner sa patrie et d'offrir ses services aux vieux-catholiques allemands. Cependant, après une nouvelle excommunication, prononcée le 26 octobre 1872 par révoque Lâchât, celle du curé Gschwind, de Starrkirch, qui était soutenu par la majorité de sa paroisse et par le gouvernement soleurois, ce mouvement de protestation recommença à s'accentuer. Malgré la mesure qui le frappait, Gschwind resta à la tète de sa paroisse. Le professeur D** M unzinger, de Berne, organisa la société des catholiques libéraux
a ut se réunit pour la première fois le l*** décembre 1872 ans l'église paroissiale d'Olten. La résolution fut prise de
suivre l'exemple de SUrrkirch et de fonder des communautës catholiques indépendantes de Rome. Le professeur Munzinger engagea le professeur Reinkens, de Breslau, qui devint plus tard évdque des vieux-catholiques d'Allemagne et qui avait parlé dans l'assemblée d'Olten, à venir donner des conférences dans les villes suisses : « Donnez au peuple des directions religieuses, sinon ce sera le chaos», disaiMlf et il ajoutait que pour le moment la question politique était encore au premier plan dans un mou- \ement qui devait être essentiellement religieux. Reinkens fit des conférences à Luceme, Berne, Soleure. Hheinfelden et Bâle. 11 s'ensuivit la fondation rapide de communautés de vieux-catholioues à Olsberg, Olten, Triml)ach. Zurich, Rheinfelden, Môhlin, Berne, etc. Ce ne sont pas dès motifs exclusivement reli(|[ieux, mais principalement des raisons de politique ecclésiastique qui amenèi-ent la fondation de communautés catholiques indépendantes de Rome dans les cantons de Berne et de Genève. Le ((ouvemement bernois, qui pendant le Kulturkampf de 1869 avait déposé des ecclésiastiques catholiques romains, chercha a organiser l'Église catholique en opposition a la curie et à placer des ecclésiastiques libéraux dans les postes vacants. La loi bernoise du 18 janvier 1874 régla l'organisation ecclésiastique. Les catholiques romains ne prirent aucune part à 1 élection des curés, car Pie IX avait condamné la loi. Une trentaine d'ecclésiastiques français furent nommés curés et les paroisses ainsi constituées comme indépendantes de Rome se rattachèrent au mouvement vieux-catholique. Mais à peu d'exceptions près, ces groupes formaient partout de petites minorités qui allèrent en diminuant. Elles disparurent dès que la curie permit aux catholiques de se soumettre à la loi ecclésiastique et que le gouvernement bernois amnistia les ecclésiastiques condamnés. Les vieux-catholiques ne conservèrent la majorité que dans 4 paroisses.
 Genève également, des conflits avec la curie avaient eu pour conséquence une nouvelle législation eccl^iastique. Le pape la condamna comme celle de Berne, de sorte que les catholiques romains s'abstinrent de prendre part à l'élection des curés de la nouvelle Église. Les catholiques libéraux oui avaient déjà organisé la lutte contre le Vatican, créèrent bientôt quelques communautés indépendantes de Rome.
Entre temps, la Question de la réunion des communautés vieilles catholiques était discutée au sein de l'association des catholiques libéraux. On organisa les travaux préparatoires à une constitution ecclésiastiaue. Le projet fut adopté par les assemblées des délégués des deux fractions, à Berne et à Olten, et le nom adopté pour la nouvelle Kîjiîse fut celui d'Église nationale catholique chrétienne. Les propositions de l'assemblée furent acceptées par les communautés existantes. Le 14 juin 1875 eut lieu a Olten le premier synode national catholique chrétien. Il adopta définitivement la constitution qui venait d'être élaborée. L'organisation de l'Église fut consommée par la nomina-^ tion d'un évéque; le 7 juin 1876 fut élu i^aouard Herzoff, coré et pi-ofesseur à la faculté de théologie catholique ae l'Université de Berne. La consécration de l'évdque eut lieu le 18 septembre dans l'église paroissiale de Rneinfelden ; elle fut présidée par l'évéque des vieux-catholiques allemands, le D' J.-H. Reinkens.
L'église catholique chrétienne se compose de communautés ou paroisses. Chaque paroisse règle librement ses affaires intérieures ; elle nomme les autorités ecclésiastiques et les curés, et administre ses biens. L'organe central supérieur de l'Église, est le synode national. Il se réunit chaque année; ses attributions sont : la fixation des principes généraux pour le culte et la discipline de l'église, Telection de l'évéque, la réception et la vérification des rapports et des comptes annuels du conseil synodal, la nomination de ce conseil. Les membres du synode sont : l'évéque, tons les ecclésiastiques catholiaues chrétiens, les membres du conseil synodal et les délégués des paroisses à raison d'un délégué pour les 100 première électeun et au delà d'un par 200. Le conseil synodal est l'autorité executive et administrative. 11 comprend 9 membres, 5 laïques et 4 ecclésiastiques ; l'évéque en fait partie de droit. L'évéque a, dans les limites permises par la Constitution, tous les droits et devoire correspondant à l'ancienne conception catholique de l'épiscopat. En fait
de réformes, le synode a introduit l'usage de la langue vulgaire, les formes les plus simples et les plus convenables pour le service divin et les fonctions ecdésiastiçiuev. la suppression de la confession auriculaire obligatoire et du célibat des prêtres. Le synode et le conseil synodal doivent vouer constamment leur attention au développement de la vie religieuse, à l'organisation du service divin et des institutions de bienfaisance, à la prospérité financière des paroisses et de l'église. Des relations amicales existent avec les vieux-catholiques et les églises indépendantes de Rome dans les autres pays. Ces relations sont entretenues par les congrès internationaux des vieux catholiques et par la Revue internationale de théologie, paraissant a Berne depuis 14 ans, sous la direction du professeur D. Michaud. Deux conffWs se sont réunis en Suisse, l'un à Lucerne en 1892, l'autre à Olten en 1904. Les ecclésiastiques catholiques chrétiens font leurs études à la faculté de théologie catholique de l'Université de Berne; cette ùiculté fut fondée par décret du Grand Conseil, le 20 juillet 1874. Le nombre des professeure est de 5, deux enseignent en même temps à la faculté de philosophie. L'évêchéaété formellement reconnu par le Conseil fédéral et les gouvernements des cantcms d'Âi^ovie, deBâle-Campagne et de Baie-Ville, de Berne, de Genève, de Neucbâtel. de Schaffhouse, de Soleure et de Zurich. A l'exception du canton de Luceme, les communautés de tous les cantons où il existe des vieux-catholiques sont reconnues par l'État ou bien comme paroisses catholiques on, à côte de l'église catholique romaine, comme église catholique chrétienne. Dès leur origine, elles ont demandé leur part des biens ecclésiasti()ues et le droit d'utiliser les églises des paroisses catholiques ; elles fondent leure revendications sur le fait qu'elles sont des représentants de la tendance nationale qui a existé de tout temps dans l'église catholique suisse, à côté de la tendance papale, et qui jusqu'à Srésent avait possédé en commun les bims d'église. Dans e nombreuses paroisses, la répartition s'est fiaite après un Brocès ; la oo-jouiasance des éguses a toujoura été accordée, [ais la curie romaine ayant défendu l'usage commun des églises, les catholiques romains ont abandonné les églises où se célèbre le culte cathoItc[ue chrétien. Dans quelques localités il va eu entente amiable ; Tune des parties a abandonné ses aroits pour une somme convenue. Ainsi à Olten, les catholiques chrétiens sont en possession de l'église paroissiale, ceux de Granges et de Bienne ont construit une église dans chacune ofe ces localités. Les paroisses de Lucerne et de Saint-Gall et la communauté d'Œrlikon ont élevé ou acheté des églises à leure propre» frais. Il y a des paroisses ou de petites communautés dans les cantons a'Argovie (Aarau, Kaiser Augst, Lenibourg, Magden, Môhlin, ObermumpfAVallbach, Olsberg, Rheinfelden, Wegenstetten-Hellikon-Zuzgen), Bâle-Ville. Bâle-Campagne (AUschwil, Binningen), Berne (Berne, Bienne. Delémont, Laufon, Moutier, Berthoud, Saint- Imier, Thoune), Genève (Aire-la -Ville- La Plaine, Carouffe, Chêne- Bourg, CoUex-Bossy, Corsier-Anières, Genève (communautés allemande et française, Lancv, Mevrin, Versoix), Luceme (à Lucerne), Neuchâtel (La Chaux-de- Fonds), Schaffhouse (à Schaffhouse), Soleure (Granges. Olten, Schônenwerd, Nieder Gôsgen, Soleure, Starrkirch- DuUiken, Tnmbach), Saint-Gall (à Saint-Gall), et Zunch (Zurich, Œrlikon, Winterthonr), au toUl 44, avec 32 000 à 34 000 adhérents. Les leçons de religion sont suivies par 4772 enfants. Le rôle du clergé compte 56 noms; 47 ecclésiastiques sont en activité de service.
Dans les cantons de Bâle, Genève et Neuchâtel, les frais du culte sont payés par la caisse de l'État et dans quelques paroisses arffoviennes par les revenus de fonds ecclésiastiques. Dans les autres paroisses où les revenus ne sont pas assez élevés, où les biens d'église sont peu considérables ou nuls, les frais du culte sont couverts par un impôt ou par des dons volontaires. Les dépenses faites pour le culte ont été en 1904, pour 26 paroisses, d'environ fr. 60 000. La caisse du synode a reçu fr. 11 608, dont la moitié seulement entre dans les fr. 60000 indi-
3ués ci-dessus. Cette caisse paye les dépenses générales e l'Église, accorde drs subventions à quelques paroisses et pourvoit aux frais du culte des catholiques chrétiens disséminés ; elle fait â la faculté de théologie de Berne une allocation annuelle de fr. 4000. Le conseil synodal ad mi-
SUI
nistre un fonds général au capital de fr. 40534 et un fonds des bourses de fr. 52 400. Le fonds épiscopal est de fr. 16 344 et le capital de la caisse de secours du clergé, fondée en 1899, ne fr. 18110. Pour assurer Texistence de la faculté de Berne, les catholiques chrétiens ont formé un fonds de faculté alimenté par des legs, des dons et des collectes ; en peu d années il s'est élevé à la somme (le fr. 112000. Un deuxième fonds pour bourses de fr. 52 000 est administré par TÉtat de Berne. La bienfaisance est exercée par des sociétés de dames, de* sociétés de secours et par des caisses paroissiales de secours aux malades. Un comité s'occupe de former des earde-mala^ des qui sont envoyées dans les paroisses. En 1904, fr. 22161 ont été dépensés par 22 sociétés de dames ou de secours dans des buts^ charitables. Des chœurs d'église contribuent partout à embellir le culte ; ceux de la Suisse allemande forment une fédération comptant 22 chœurs et 1446 membres. L'Union des jeunes catholiques chrétiens compte 18 sections, avec 1183 membres. Les sociétés de catholiques libéraux qui existent dans quelques-unes des grandes paroisses contribuent aussi à soutenir et à propager les principes de leur église. Ces diverses sociétés ont réuni en 1904, suivant les rapports de 23 paroisses, une somme de fr. 42 000. Â Genève et a Schonenwerd existent des bureaux de placement et de protection des enfants. Un comité de la presse, une librairie à Bâle, les bibliothèques paroissiales et celles de sociétés travaillent à la diffusion de la littérature catholique chrétienne. Les deux organes des catholiques chrétiens sont, dans la Suisse allemande, Der Kalholik^ et dans la Suisse française le Catholique national. Les deux paraissent à Berne; iU n'ont aucun caractère officiel. En 1905, a été fondée une société pour les disséminés, dont la tâche est de rassembler les adhérents dispersés de l'église et de prendre les mesures nécessaires pour leur assurer des secours reli^rieux. Cette association est particulièrement importante a cause du nombre relativement élevé de membres qui chaque année quittent leurs paroisses. Des stations d'instruction religieuse ont été orj^anisées ; dans 20 localités situées en dehors des paroisses ou com-
munautés, des leçons de religion ont été r^uHèrement données en 1905. Dans la première année oe son existence, cette association comptait déjà 3000 membres, dont les contributions se sont élevées au chiffre de 8700 fr. [Adolphe Kurt. curé.]
IV. Culte isràéute. D'après le recensement fédéral de 1900, les israélites étaient, en Suisse, au nombre de 12264, répartis entre lt*s différents cantons comme suit :