‹ Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la FrancheComté et des hameaux qui en dépendent, classés par département. Tome premier VI département du Jura (volume 2)Chapitre 7 sur 21 · HÔPITAUX. — CHARITÉ · texte numérisé non relu

HÔPITAUX. — CHARITÉ

Hôpital Saint-Martin. Cet hospice, situé entre la rivière de Seille et le chemin tirant à Ruffey, fut bâti au temps des croisades pour y recevoir les pèlerins malades. En 1 584 , il était en ruines ; on le répara à celte époque pour y loger une femme atteinte de la lèpre. La chapelle qui en dépendait ne fut détruite qu'en 1637 par le duc de Longueville. On a trouvé en 1819, sous l'emplacement de cet édifice , des tombeaux en maçonnerie, recouverts de laves brutes, contenant des pièces de monnaie romaines.

Maladrerie. Cet hôpital , dédié à saint Lazare , existait à l'extrémité du territoire d'Arlay, dans un canton appelé le Carouge ou la Malatière.

Il fut fondé en l'an 1 100 par Etienne 1er, comte de Bourgogne. D'après les statuts de cet établissement, rédigés en 1313, chaque lépreux devait prêter serment d'obéir au maître de la maladrerie, de pourchasser l'honneur, les biens et le profit des échevins et de la communauté, de ne jamais faire de quêtes dans la ville sans être muni d'une cliquette, et de ne marcher qu'au milieu des charrières au-dessus du vent et des gens sains, de partager les aumônes avec les frères et sœurs malades , de ne jamais laver ses mains ni ses linges dans les fontaines communales , de n'assister à la messe paroissiale qu'aux quatre grandes fêtes de l'année, et encore de ne rester à l'église qu'entre le premier et le dernier évangile; il devait s'agenouiller au pied de la croix de pierre placée devant la Malatière, et enfin prêter serment d'observer les statuts et de dénoncer aux échevins ceux qui tentaient d'empoisonner les fontaines et les aliments. Cet hospice n'existait plus en 1524. Ses biens furent réunis à ceux de l'hôpital du Saint-Esprit d'Arlay. Une croix marque encore l'emplacement de cet édifice.

Hôpital du Saint-Esprit. Une bulle du pape, obtenue en 1301 par Hugues de Chalon, dit le Sourd, évêque de Liège, puis archevêque de Besançon , autorisa cet établissement , qui fut doté en 1327 par Ponce d'Arlay, IIe du nom , chevalier, et Guyelte de Grozon, sa femme , sous le titre de Notre-Dame. De 1327 à 1378, les enfants des fondateurs lui firent de nombreuses libéralités, et le placèrent sous l'ordre du Saint- Esprit de Rome. Ruiné successive-

ment en 1479 par Louis XI, en 1559 par une troupe vailone venue de la Belgique, en 1595 par Henri IV, et en 1637 par le duc de Longueville , il cessa d'exister à celle dernière époque. Ses biens furent réunis en 1717 à l'hôpital du Saint-Esprit de Besançon. M. Jean-François Bullet, frère du célèbre professeur de théologie , ayant été nommé à la commanderie d'Arlay par le général de l'ordre, chercha à relever ce monument de ses propres mains.

Il fut trouvé écrasé en 1759 dans une carrière de Chaze. Cet hôpital, dirigé par un frère hospitalier ayant le litre de recteur , fut desservi d'abord par des frères hospitaliers laïques, puis par des religieuses. Il était destiné à recevoir les pauvres , les infirmes, les enfants trouvés, et à donner l'hospitalité à ceux qui la demanderaient. Les seigneurs d'Arlay en avaient la garde et en élaienl les protecteurs. La chapelle fut fondée en 1364 par Guillaume d'Arlay et dédiée au Saint-Esprit.

Bureau de chaiité. Un bureau de charité avait été établi par lettrespatentes du mois de mai 1 788. L'administration en était confiée à plusieurs membres ecclésiastiques et laïques. 11 eut la permission d'acquérir jusqu'à concurrence de 13.400 fr. d'immeubles.

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