ÉTABLISSEMENTS COMMUNAUX
Hôtil-de -ville. II est situé sur la place de ce nom , et a été terminé en 1743. Une ordonnance royale , du 2 juillet 1845, autorisa le département à céder à la ville , moyennant une somme de 30,000 francs, la partie de cet hôtel qui était occupée par le tribunal , le greffe et les prisons. Le 4 février 1845 , le conseil adopta le plan de l'architecte Lambert, pour le prolongement des ailes orientale et occidentale de Phôtel-de- ville , et la construction d'une aile nouvelle, parallèle à celle du sud, pour la bibliothèque et le musée. Les travaux furent terminés en 1848. Le bâtiment est carré ; ses angles font avant-corps sur toutes ses faces , excepté sur celle du nord.
L'entrée principale s'ouvre sur la face sud ; elle est couronnée par un fronton en forme d'arc de cercle , dans le tympan duquel sont sculptées les armoiries de la ville. La façade nord , dans sa partie centrale, est décorée d'arcades et de refends au rez-de-chaussée , et de colonnes engagées, cannelées et annelées, de l'ordre dorique, de niches et de fenêtres , au premier étage. Sur l'entablement de celte ordonnance , est un attique. Au centre du bâtiment , est une cour carrée , à ciel ouvert.
L'hôtel -de- ville renferme le logement du concierge , un corps-degarde, le secrétariat de la mairie , la salle des réunions du conseil municipal , le cabinet du maire , la salle des archives , l'auditoire de la
justice de paix, le bureau de police, la bibliothèque , le musée, le tribunal de commerce et la salle des pompes à incendie , dans laquelle le comité républicain a tenu sa première séance , le 26 mars 1848.
Halle aux grains. Contre le côté ouest de l'hôtel-de-ville , on a construit, en 1848, la halle aux grains , sur un plan polygonal de treize côlés.
A chaque angle sont placées des colonnes en pierre, de l'ordre dorique, qui supportent la toiture. Au centre est une cour. La halle se prolonge sous le rez-de-chaussée de la bibliothèque et du musée.
Abattoir public. Il est construit à l'extrémité occidentale de la rue Neuve, sur la rive droite de la Vallière. Il se compose de deux corps de bâtiments. Dans l'un, sont les bureaux, et dans l'autre l'abattoir proprement dit. Cet établissement laisse à désirer sous le rapport de l'étendue, de la construction et du mécanisme à abattre le bétail.
Corps-de-garde. A l'un des angles de la place de la Liberté, est un bâtiment précédé d'un portique, que décorent six colonnes, dont les chapiteaux sont formés de pointes de lances. Au-dessus de ces colonnes, s'élève la toiture, qui repose sur un entablement. Du portique, on communique dans l'intérieur de l'éd ifice, qui a servi successivement de corpsde-garde, de bureau de police et est occupé aujourd'hui par un estaminet allemand.
Glacière. Elle s'élève à l'est de la place du Collège, sur une éminence isolée de toute habitation. Sa forme est celle d'une tour circulaire.
Bureaux d'octroi. Des huit bâtiments qui servent de bureaux d'octroi , celui qui est sur la route de Besançon est le seul qui soit établi convenablement. Il est précédé d'un
porche, sous lequel peuvent s'abriter les personnes qui ont des déclarations à faire.
Quai de la laitière. Ce quai, ouvert en 1838, commence au milieu de la rue de la Vallièrc, s'interrompt et recommence près du pont de la rue Saint-Désiré , pour se prolonger jusqu'à l'extrémité sud-est de la ville. Il est bordé par un mur de soutennement, le long duquel règne une rangée de platanes.
Fontaines. Les fontaines de Lonsle -Saunier sont alimentées, au moyen de tuyaux de conduite , par trois sources , celles de Montciel , de l'Aigle et Vincerot. Ces deux dernières , qui jaillissent du flanc de la montagne de Montaigu , ont été bénites en 1829.
On compte à Lons - le - Saunier 12 fontaines publiques et 5 bornesfontaines. La fontaine du Pont-Neuf a été construite en 1 8 1 1 , et se compose d'un bassin elliptique , au milieu duquel s'élève un piédestal supportant un vase imité de l'antique. Les deux jets sont en forme de serpents. La fontaine de la rue des Salines y enfoncée dans une niche profonde, n'offre rien de remarquable. La fontaine de la Grande- Place fut établie en 1704 , au lieu où était le pilori. Elle était ornée de dauphins, de syrènes , et surmontée d'une grosse fleur de lys, qui fut remplacée par le bonnet rouge de la liberté, en 1792. Charles X ayant donné, en 1825, au chef-lieu du département, la statue en marbre du général Pichegru , la ville fit les frais du piédestal, ce qui donna lieu d'imaginer le plan d'une nouvelle fontaine , qui fut inaugurée le 4 novembre 1826. Cette statue fut brisée le 4 août 1830, par ordre de l'administration locale. On doit placer celte année , sur le piédestal , la
statue en bronze du général Lccourbe, exécutée par Etex. Le bassin de celte fontaine est de forme carrée et rcpoâe sur une plate-forme élevée de six degrés d'escaliers. Quatre petits bassins, ayant la forme d'un quart de cercle , ornés chacun de deux lions en fonte, sont au-dessous du bassin principal. Le piédestal est décoré de trophées en bronze. Quatre jets continus alimentent les bassins. La fontaine sur la place de V Hôtel-de-ville, qui dépendait autrefois du château , a été ornée en 1841, d'une Hébé de pierre blanche, qui verse une urne, d'où l'eau s'échappe dans un bassin ; elle est l'œuvre de M. Forestier. La fontaine de la rue du Collège, adossée primitivement contre le couvent de la rue des Ticrcelines , fut transportée en 1774 , à l'angle des rues du Collège et des Cordeliers. Elle se compose d'une niche avec bassin. Sa décoration est des plus gracieuses.
Les dauphins, les cornes d'abondance , la tablette à inscription qui lui servent d'ornement , sont parfat tement exécutés. La fontaine de la rue de la Préfecture ne se compose que d'un piédestal supportant une amphore. La fontaine de la Petite- Chevalerie, construite en 1829, est formée par un bassin , sur lequel semble surnager un cygne gigantesque en pierre. La fontaine de la place de V Abbaye fut établie en 1828. Elle se composait d'un bassin de grande dimension, au centre duquel était un dauphin lançant l'eau par les naseaux. Ce dauphin , du poids de 860 kilogrammes, avait été acheté d'un amateur de Montbrison , qui l'avait lui-même acquis d'une abbaye supprimée. Il a été vendu en 1844, et remplacé par une Vénus de Milo en bronze, d'après Canova, que Ton trouve beaucoup trop nue.
La fontaine située sur la place d'Armes , à deux jets , se compose d'un bassin circulaire , au centre duquel est un piédestal cylindrique, couronné par une calotte hémisphérique. La fontaine de Rome, qui jaillissait autrefois à côté de la crypte de Saint-Désiré et servait de baptistère , a été détournée de son cours et sort maintenant près du bureau d'octroi. Les fontaines de la rue des Cordeliers , de la place du Palais de Justice et de la place d'Armes , ne fonctionnent qu'à l'aide d'une pompe. Les deux bornes-fontaines de la rue du Commerce ont remplacé, en 1841, la plus ancienne fontaine de la ville, qui était au milieu de celte rue. La borne-fontaine du pont de la rue Saint-Désiré, a été substituée, en 1855, à une fontaine d'une architecture très originale.
Lavoir public. Sur la promenade de la Petite-Chevalerie, est un lavoir couvert, construit en 1847, et alimenté par un bon cours d'eau, dont on aurait pu tirer un meilleur parti.
Au lieu d'une simple toiture , il aurait fallu construire un lavoir fermé, avec cliauffoir et séchoir.
Champ de foire aux chevaux.
Cette foire se tenait autrefois sur la Levée des Capucins. Par ordonnance royale du 5 avril 1843 , le terrain qu'occupait le bâtiment de gradualion des salines , dit de Napoléon , puis d'Angoulêrae, dont la construction remontait à 1811, fut cédé à la ville , pour y établir le champ de foire aux chevaux. Cette place, qui aboutit sur la rue des Salines , est divisée en trois longues et belles allées , bordées de quatre rangées de 120 marronniers. L'allée centrale est destinée à la course des chevaux.
Les acheteurs se tiennent dans les allées latérales.
Promenade et pavillon de la Che-
valerie. Cette promenade fut plantée en 1755 , par les chevaliers de l'Arquebuse. Elle n'est séparée de la Vallière que par la route de Lons-le- Saunier à Conliége. 189 beaux peupliers , tilleuls et platanes l'ombragent. A côté de la porte en fer qui y donne accès, se trouve le pavillon de la Chevalerie, dans lequel se font les distributions de prix et où se donnent quelques concerts.
Promenade de V Abbaye. Elle occupe la place de l'église et de la cour des Dames de Sainte-Claire. Sa forme est celle d'un trapèze. Quarantequatre beaux tilleuls taillés en boule et rangés symétriquement , offrent aux promeneurs de magnifiques ombrages.
Levée des Capucins. Celte, promenade , appelée la Levée , était déjà plantée de tilleuls en 1746.
Elle est bordée de deux rangées d'arbres 9 qui se prolongent depuis la rue Saint-Lazare jusqu'à celle des Salines.
Promenade de la Petite-Chevalerie. Elle s'étend entre le théâtre et la Grande-Chevalerie , et est plantée de 28 arbres , tant tilleuls que platanes. C'est là surtout que se déploient les théâtres en plein vent et les bancs des bouchers forains.
Places publiques. Il y a 8 places publiques à Lons-le-Saunier , appelées places de la Liberté , du Palais-de-Justice , de la Petite-Chevalerie , du Pont-Neuf, de l'Hôlelde- ville, de Saint-Désiré, place d'Armes et place du Collège.