CHI
général les prairie» artificielles réossisseut très-bien ; on laboure avec les chevaux et les bœufs ; les engrais le pins employés sont le fumier des animaux, surtout celui des bétes à cornes. — L'exploitation de la marne fournit aussi un amendement qui est généralement apprécié. La culture des arbres fruitiers, plantés dans un verger ou dans les champs , consiste en premier lieu i les garantir des ravages des animaux . On remue ensuite la terre avant l'hiver, à la circonférence de chaque arbre et & une dislance d'un mèlre do tronc qu'on garnit de fumier bien consommé i la hauteur d'environ trois doigts ; enfin , après l'hiver on élague ces arbres et on les nettoyé avec le plus grand soin. Les fruits de Chiny sont remarquables parleurbonne qualité, surtout les pommes , les poires , les prunes et les cerises. On n'en exporte poinli Les arbres qui croissent dans cette commune, sont le chêne, le bétre, le charme , le bouleau , le tilleul , le platane, l'aune , le tremble , le frêne , l'orme , le sorbier, le saule, le coudrier. — Les essences dominantes sont dans l'ordre suivant : le hêtre , le chêne , le charme et le bouleau. Les plantes les plus communes sur ce territoire sont la bourrache, le bouillon blanc, la guimauve , la pervenche , le chardon Rolland , la camomille , la sauge, la mélisse, le lierre terrestre, la menthe, la verveine, le millepertuis, la grande consoude , la fumeterre, la chicorée sauvage, labardane, la cynoglose, l'aigremoine, la rhue, la tanaisie, l'origan , l'euphorbe , l'hellébore , la rhubarbe , la jourbarbe , la tiolette , la petite centaurée , la primevère , la scabieuse , lanstolo.he ronde , le marrube , le tbym, le serpolet, la pimprenelle, le tussilage . le chiendent, l'arréte-boauf, l'armoise, la matrlcaire , la renouée , la scrofulaire, la reine des bois, l'euphraise, la chel idoine , le boux , le genièvre , la belladone, la jusqniame, la morelle, la ciguë, la sabine , l'aconit, la digitale pourprée , le mexéréou. — En 1834 on y comptait 47 chevaux , 15 poulains , 337 bêtes
a cornes , 189 veaux et 75 porcs.
Les chevreuils, les lièvres, les renards et les sangliers surtout sont très-répaudus dans la forêt de Chiny; on y chasso aussi l'écureuil, la loutre, la martre et le hérissou, dan* les hivers rigoureux il n'est pas ra re que les habitans soien t exposés aux attaques des loups et pendant les nuits d'été ces animaux fout la chasse aux vaches et aux poulains que l'on n'a pas eu le soin do faire rentrer à Tétanie. — Les basses-cours sont exposées aux ravages de la fouine , du putois , de la belette : et bien que les cultivateurs ne négligent aucun moyen de mettre leurs maisons à l'abri des atteintes des animaux dévastateurs, ils n'en éprouvent pas moins chaque année des pertes considérables par la présence des campagnols , des rats , des souris et des hamsters qui pullulent dans leurs champs, enfin les sauterelles sont tellement multipliées dans certaines années , qu'elles deviennent un véritable fléau pour les propriétaires de prairies naturelles. — La pêche fournit des brochets , des barbeaux, des truites, des anguilles, des perches : on pêche encore dans la Semois des carpes , des tanches et plus rarement des saumons. — On élève une grande quantité d'abeilles dont le miel est très-recherché. — La cire, les peaux de moulons et de bêles à cornes sont un objet de commerce assez étendu.
population : 1,014 habitans; la langue usuelle est le français dans lequel on reconnaît encore un grand nombre d'expressions qui appartiennent i l'époque de Louis IX.
habitations : Il y a 183 maisons, une ferme, une église, une chapelle, uoe maison communale et une école. L'ancienne église de Chiny, élevée vers 980, sous le patronage de Brunoo, archevêque de, Cologne et frère d'Otton, empereur d'Allemagne, était vouée è Sainte Walburge; ses caveaux renferment les restes de plusieurs comtes et comtesses de Chiny. Mais cet édifice ayant été presque nivelé par le temps, les habitans le firent
reconstruire ton* la même invocation, en 1829. — La garde civique est composée de 10 officiers cl sous-officiers y compris le capitaine, et de 200 gardes.
commerce et îNDCSTRiB : Il y a dix métiers qui fabriquent continuellement des toiles, des nappes et des étoffes en laine et en coton ; i l'exception des nappes , ces produits se consomment! l'intérieur pour vêtements. — Deux moulins à farine; deux scieries et une huilerie. — Le prix moyen de la journée don scieur, duo meunier ou d'un tisserand est d'un franc; les tanneurs reçoivent nn franc cinquante centimes. Le filage d'nn kilogramme de chanvre se paye un franc vingt centimes; après les produits immédiats de l'agriculture, ce qui fait l'objet du plus grand commerce est le bois : Annuellement on confectionne environ 25 à 30,000 stères de boisde ebarbonnagedansta forétde Chiny; la plus grande partie de ce bois est carbonisée sur le lieu : beaucoup d'ouvriers y trouvent une occupation lucrative. Les arbres de construction et les madriers sont aussi une branche de commerce d'un grand rapport.
foire* et marchés: Il se tient i Chiny quatre foires par année» pour le commerce du bétail', des étoffes, et du draps ; la première le 10 février, la seconde , le 12 mai, la troisième le 13 août et la quatrième le 12 octobre : la duréo en est d'un jour.
histoire : Chiny (Chisneium) a été le chef-lieu d'un comté qui n'était qu'un démembrement du comté d'Ardennc, démembrement donné en dot vers 950 à Arnoox de Granson , gendre de Riculn.
Depuis l'origine du comté jusqu'à sa réunion au duché de Luxembourg, en 13K4, il y a en 17 comtes de 7 maisons différentes.
1" maiso» : Lignée mâle d'Arnoux I, gendre de Ricuin , neuf comtes de 941 — 1226; Arnouxl, Otton I, Louis I, Louis II, Arnoux II, Otton II. Albert, Louis 111, Louis IV. Jeanne , fille de Louis IV porta le comté de Cbiny dans la maison de Los,
ss
par son mariage avec Arnoux , comte do
Loi*.
2* maison: 1226—1299, deux comtes :
Arnoux III gendre de Louis IV ; Louis V, mort sans enfant. Le neveu de Louis V, Arnoux fils de Jean , eomle de Los et de Duras lui succéda.
3« maison : 1299 — 1337 ; deux comtes , Arnoox IV et son fils Louis VI , mort sans enfant, après avoir nommé son héritier Thierri de Heinsberg.
4° maison : 1337 —1361, Thierri, n'ayant pas d'enfant , institue héritier son., neveu Godefroi de Los.
5" maison t Godefroi de Los, époux de Pbilippolle de Fanquemont qu'il institue son héritière, n'ayant point d'enfant.
6* maison : Jean, comte de Salra, époux en secondes noces de Philippotte de Fanquemont, vend le comté de Chioy à Arnoux de Rumigny.
7« maison : Arnoux V de Rumigny vend en 1364 le comté à Wenceslas duc de Luxembourg.
Depuis cette époque le comté de Chiny et le duché de Luxembourg sont restés réunis ; il est è remarquer que dans l'administration intérieure de la province les princes prenaient toujours le dooble titre de due de Luxembourg et comte de Chiny.
La ville deChiny est aujourd'huidéchue.
Elle avait été affranchie en 1301 par Arnoux IV. (Koyes ponr plus de détails le grand ouvrage de Rertholet : histoire du duché de Luxembourg et du comté de Chiny,)
CHIRMON'T , dépendance delà commune de Saint-Hubert.
CHISOGNE , dépendance de la commune de Tillet.
CHIVERSOLTC, dépendance de la commune dUompré.
CHIVERSOUX, dépendance de la commune de Villers-la-Ronne*Eau.
CIIRISTNACH, dépendance de la commune de Waldbillig.
CIEILLE , dépendance de la commune de Marcourl.