‹ Dictionnaire géographiqueChapitre 194 sur 278 · MON · texte numérisé non relu

MON

et à 1 lieue 1/2 N. N. E. de ITouffallze;de l'arrondissement cl à 8 lieue» 1/2 N. E. de Ncofcbâleau ; a 10 lieues N. d'Arlon et à 11 lieues 1/2 N. N. O.dc Luxembourg.

Ses dépendances sont : Baclain, LanglireclLomré.

hydrographie : Un grand nombre de sources sourdent sur le territoire et forment le ruisaeau de la forge d'Emt) rogne.

auricultvbe : Les récoltes s'élèvent tous les ans environ à 300 hectolitres de froment et seigle» 260 d'avoine, 1,000 de pommes de terre, 91,000 de foin et 100 do chanvre; fourrage peu abondant. — Animaux domestiques : 30 chevaux, 5 poulains, 240 bêles A cornes, 30 veaux et 153 porcs. On y élève peu d'abeilles.

population : 618 babitans.

habitations : On compte 120 maisons construites en pierre , couvertes en ardoises ; ellessont disséminées. 11 y a 2 fermes, une église, 2 chapelles et 2 écoles.

commbbcb et îiTOCSTBiB : Il n'y a qu'un moulin à farine mû par l'eau.

BIONTLEFOIE, dépendance de la commune de Grandballeux.

MONTPLAINCHAMP, dépendance de la commune de Straimont, et avant 1828 de la commune supprimée de Ilamipré.

MONTQUINTIN , dépendance de la commune de Dampicourt.

MONT-SAINT-JEAN, montagne entre Beltembourg et Dudclange , sur laquelle a existé pendant plusieurs siècles un château fort, destiné è couvrir Luxembourg, et qui a élé détruit par les Français en

On croit qu'il y a en an pied du Mont- Saint Jean une commanderie de Malte.

Ucrlholet, tome VIII , p. 165 (lettre), consacre au M ont-Saint- Jean la notice suivante presque littéralement extraite des manuscrits de Pierret :

« L'assiette du château de Mont-Saintlean sur une montagne fort élevée et détachée des hauteurs voisines, était irésavaniageuse. Celait du côlé du midi la forteresse la plus importante. Il y avait

garnison, cl à l'approche des ennemis, elle couvrait la capitale, et agissait la première ; elle a même soutenu plusieurs sièges avec gloire. Les français l'ayant détraite en 1552, elle ne fut plus relevée. Depuis on y a bâti un ermitage. On trouve à ses pieds d'anciennes ma sures, chef-lieu d'une commanderie de Malte. »

Le Mont -Saint-Jean et le Mont-Solcuvro offrent deui points de vue tros-reraarquablcs.

MONT SAINT-MICHEL, dépendance de la commune de Sept-Fontaines.

MONT-SOLE UVRE, montagne située près de Soleuvrc et qui a servi d'emplacement â on château détruit, comme celui du Mont-Saint Jean , en 1552, par les Français.

Le château de Soleuvrc était très-ancien ; on suppose que c'est le Celobrium de la carte de PcuUnger.

Il est plus souvent appelé Solubrium, mot que Bertels. selon son habitude de tout ramener i des origines religieuses païennes, fait dériver de Salis delubrum ; que d'autres font dériver avec aussi peu de raison, de Colufor, Couleuvre.

La maison proprement di le de Soleuvro est très-ancienne; il est parlé d'un Wezehn do Soleuvre , en 1 135, d'un Vazel de Soleuvre, en 1 192, d'un Alexandre de Soleuvre, en 1235, où ce seigneur fonda l'abbaye de Differdange, d'un Simon de Soleuvre, en 1324, d'un Jean de Soleuvre, en 1442. Alexandre de Soleuvre étant mort l'an 1258, laissant une 6)le unique Gertrude , première abbesse de Differ* dange, la seigneurie doit élre échue à un frère d'Alexandre. Dans l'acte de fonda tion de Differdange et dans le testament d'Alexandre de Soleuvro on lit Zolure, Zelobrium et Cœlobrium (voyez Berlholct, tome IV, p. 437, et tome VII, p. 484).

Le nom de Soleuvre a une place dans 1'hisloire des traités : l'an 1475, le 15 sep. tembre, une trêve de neuf ans fut conclue au château de Soleuvre entre Charles le Téméraire et Louis XI ; on y décida du

torldomalheureut connétable de France.

Louis de Luxembourg, comte de Saint-

Pol ; Charles consentit i IWrer à Louis

la personne du connétable , et Louis

HiraàCbarlesune partie des étals du connétable.

Anquélil, dansson histoire do France , dit qu'il fut conclu une trêve de neuf ans entre Louis XI et Charles le Téméraire, a Scieur» petit», ville du duché de Luxembourg; il faut lire : au château de Soleuvret dan» le duc hé de Luxembourg. D'autres écrivains ont confondo ce château du Luxembourg avec la Tille de Soteure en

Forges, Hoursiocs, Laidloiscau et Stokay.

hydrographie : L'Aine traverse celle commune.

sol : Bas , entrecoupé de collines ;

MONT-TITUS ou TETRICUS, voycx les mots Titelberg, Pètange et Athus.

•M ONT Y, petit ruisseau qui prend «a source dans le bois de Jtfonty et se jette le précédent an-dessous de tiéri-

MORHET, corni de lieue S.O. de Sibret ; de l'arrondisse^ meot et i 2 lieues 3/4 N.E. de NeufchaV tean; a A lieues N.N.O. d'Arlon et i 0 lieues 1/2 N.O. de Luxembourg.

8e» dépendances sont : Remicos, Rosière la Grande et Rosière la Petite.

agriculture : La récolle s'élève annuellement environ à 950 rasières de seigle et 1,800 d'avoine, on cultive aussi des pommes de terre -et du foin. Fourrage pour la consommation

domestiques ; 40 chevaux , 20 130 bé(es à cornes, 70 veaux et porcs.

f : 449 habitans.

On compte 70 en pierre et couvertes en ardoises et en paille; elles sont agglomérées. Il y a 2 églises cl 2 écoles.

MORIVAL, dépendance de la commune de Longlier.

MORMONT, commune du canton et à 1 lieue N. d'Eréxée ; de l'arrondissement et à 4 lieues N.E. de Marche ; a 13 lieues N. d'Arlon et à 15 lieue» N.N.O. de Luxem

agriculture : Les récoltes s'élèvent annuellement à 2,150 rasières de seigle, 8,450 d'avoine et d'orge et 5,600 de pommes de terre. — Animaux domestiques :

60 chevaux, 20 poulains, 300 bétes è cornes, 140 veaux et 120 porcs.

population : 800 habitans.

habitations : Il y a 90 maisons , une ferme , une église et uno école

MORMONT, dépendance dclacotn-

de la

MORMONT, mu nu de Masboorg.

MORTEHAN, dépendance de la commune de Cugnon.

MORTINSART, dépendance de la corn-

Ses dépendances sont : Evcu», Fauzcl,

MOR VILLE, dépendance de la commune de Wéris.

MOSCOU, dépendance de la commune de Ruelle.

MOSELLE rivière , la plus considérable du Luxembourg.

dénominations: En latin Mosella. Mu.

sella , Mosula ; en allern:

langage du pays Mousel.

Quelques auteurs pensent que 1*0bringa, rivière mentionnée par Ptolomée.

nest autre que la Moselle (Wastelain.

Description de la Gaule Belgique, p. 17).

sources : La Moselle a trois sources ► toutes trois en France, dans l'arrondisscnienl de Kemiremont, département des Vosges; mais la principale est auprès des ruinesdu château de Moselle, au pied do la cote du Taye , commune de Hussang.

embouchure : La Moselle se jette dans le Rhin a Coblence.

cocas os la Moselle : Celte rivière parcourt les trois département français, des Vosges, de la Meurthe cl de la Moselle ; elle sépare leLuiembourg de la Prusse, de Schengen à Wasierbillig ; de là elle

)0ft I^ï ^) S

traverse la Prusse jusqu'à son cmbouciaurG*

Le cours de la Moselle esl de 116 lieues; son cours comme frontière du Luxembourg el de le Pru&se n'est que de 10 lieues environ.

a f kl u eu s : Les prineipaut affluons sont en France, la Yologoe, la Meorthe. la Seille et l'Orne ; elle n'a aucun, affluent considérable dans le Luxembourg même ; nous nous bornerons à nommer la petite rivière de Syren, dont l'embouohujre est près de Mertert; à la limite du grand duché , elle reçoit la Sûre; enfin en Prusse son affluent le plus important est la Sarre.

tfoviyatfon.La Moselle devient flottable une demi-lioue au-dessous de Rcmîreruont, et navigable à sou confluent avec la Meurlbe ; elle est flottable sur 35 lieues «!t navigable sur 76, et notamment sur tonte la partie qui sépare le Luxembourg de la Prusse.

La largeur moyenne do la Moselle est de 160 mètres, sa profondeur moyenne de 2 mètres , et la vilesso uioYCuno de ses eaux de 30 mètres par minute,

La Moselle est régulièrement navigable pendant hnit mois de l'année; la navigation est assez difficile de Nancy à Metz ; elle présente, d'ailleurs des ineonvéniens pendant les grandes sécheresses par l'abaissement des eaux, et, à l'époque des ploies , par leur trop graudo élévation. Néanmoins la navigation esl très-aclive.

Ce n'est guère qu'à Metz que commence la navigation, de commerce ; la route de Metz à Coblence, par terre, n'est que do 208,000 mètre»; par la Moselle , elle est de 312,000; il y a donc une différence do 104,000 mètres , différence compensée par la diminution des Irait de transport par eau. La Moselle, depuis Uieoionard au-dessus de Pont-àrHewssoo jusqu'à Koemgsmacber, coule dans uuo large valléo , qui n'est bornée par des, montagnes, qu'à une distance assez éloignée ; près de Koeuigsmacbcr les moutagues se rapprochent; la rivière ne se déploie plus

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