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ORGEO . ou SANPONT , ruisseau qui prend sa source dans lesboisdeLuchy, ao N.E. de Bertrix, se réunit à celui de Grandvoir au-dessus des forges de Wallimont.
ORSINFANG , dépendance de la commune de Vfllers-sur-Scmois.
ORTHEUVILLE , dépendance de la commune do Tenneville.
ORTTIO , commune du canton et à 1 lieue 1/4 S. de La Roche; de l'arrondissement et à 4 lieues E. de Marche ; à 9 lieues N. d'Arlon et à 11 lieues N.O. de Luxem-
Ses dépendances sont : Buisson, Ferme au Pont Ferme, du Vivier, Hoomonl.Herlinval, ITubermont, Le Vieuchâleau, Moulin de Was, Moutny Nisramont, Rompague, Tbimont, Orlho et Warempage.
hydrogbaphir : L'Oorlheet le ruisseau de Ponlin arrosent le territoire.
acbicultubb : On y récolte de l'avoine et des pommes de terre. —Animaux domestiques : 121 chevaux, 25 poulains, 510 bêles i cornes, 284 veaux et 208 porcs.
population : 934 habitans.
habitations : On y compte 177 maisons, 5 fermes, une église cl 3 chapelles.
COMMERCE BT industrie : Il y a 3moulins à farine mus par l'eau.
ORTMO, petit ruisseau qui prend sa source prés d'Ortho et qui se jette dans rOurtbeà 1/2 lieue de sa source (rive gauche).
ORVAL, aurea vallis, monastère célèbre dont il ne reste que des ruines ( commune de Villers-devant-Orvaf).
L'abbaye d'Orval avait été fondé l'an 1070 par Arnoux II , comte de Chiny, sur la demande de religieux bénédictins venus de la Calabre.
L'an 1 1 lOcc monastère fut assigné à des clercs par Otton II , (ils et successeur d'Arnoox II ; les religieux de Calabre étant retournés en Italie.
L'an 1 124 le monastère se trouva achevé et la dédicace de l'église ent lieu.
L'an 1131 S(. -Bernard y établit l'ordre de Citeaux.
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L'abbaye s'accrut rapidement ; elle devint une des plus riches et des plus influente» de la chrétienté ; Tan 1240, l'église de St.-Walfroy , avec le* chapelles de la Ferlé, de la Mily, et de Moiry, y fut réunie; l'an 1299 elle obtint on refuge à Ivoix ( Carignan ) ; elle trouva des bien* faileurs dans les successeurs de son premier fondsteor , les comtes de Chiny, et après l'extinction de cette maison , dans les empereurs Bodolphe de Habsbourg, Henri VII et Charles IV de Luxembourg.
La discipline s'elant relâchée, l'abbé Charles de Bentzeradt , (originaire d'Echternach,) rétablit, l'an 1674, l'ordre deCiteaox dans la rigueur primitive.
L'an 1637, le 11 août, l'abbaye avait été en partie détruite par les troupes du maréchal de Chalillon qui assiégeaient Chevancy. Quelque temps après l'on s'occupa de réparer et d'agrandir 1 établissement; I on jeta les fonderoens d'un nonveau monastère et d'une nouvelle église qui ne fut achevée qu'en 1758; on y employa comme architecte Dewez; comme statuaires.Leroox (de Longwyj etOllivier; et comme peintre, Abraham Gilson (de Habaye).
Ces nouvelles constructions touchaient à leur terme, lorsque l'abbé de Fel 1er visita Orval ; l'on nous saura gré de reproduire la description qu'il nous a laissée de ce vaste établissement.
«A une lieue et demie d 'Orval, on trouve une bonne levée bien entretenue, des bois, des fontaines, des étangs; et dansle silence de cette belle promenade, nous arrivons â l'abbaye. L'ancien bâtiment ressemble à une ville, et le nouveau à une résidence royale ; quoiqu'il ne soit pas achevé il est aisé de voir que ce sera la plus belle abbaye du monde ; l'architecture en est noble et ismple. Quelques idées un peu singulières et exotiques Uennent au génie de H. Dewez
Les caves ne soul pas ce qu'il y a de moins remarquable dans ce vaste édifice. Elles répondent parfaitement i la distribu • tion des appartenons ; celles qui sont
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sous l'église forment une vraie église souterraine. Enfin , les trois conditions que l'institut de notre défunte société exigeait dans la construction des maisons, sont ici excellemment exécutées : Sint tana, forlia, comtnoda. L'élégance s'y trouve jointe à ces trois qualités. La sculpture, la peinture, le marbre, les moulures et surtout un admirable travail en fer, qui parait particnliérementdans le treillage du grand escalier, y sont employés avec autant de richesse que de goût.
Malgré la magnificence de la nouvelle église, j'ai été fâché de voir l'ancienne condamnée i la démolition. On y voit le mausolée de Wenceslas, premier duc de Luxembourg, et de Marguerite, comtesse de Chiuî, dont l'épitapbe est accusée de faux par le P. Bertholet, histoire de Luxembourg, tome VI, page 304.
On y voit le mausolée du respectable Bernard de Montgaillard , abbé d'Orval, prédicateur des archiducs Albert et Isabelle, homme aussi éclairé que pieux.— On volt encore'dans celte ancienne église le St. -sacrement suspendu devant l'autel, et enfermé dans nne colombe voilée; usage antique, qu'on a eu tort de considérer comme propre aux jansénistes.
A côté de l'église est le cimetière, le nom de chaque religieux mort est marqué sur la croix de bois plantée sur son tombeau. Les abbés en ont une de fer; c'est tonte la distinction qui leur est accordée. Il y a toujours une fosse ouverte qui avertit d'une manière confuse celui qu'elle attend, de se tenir prêt.
Dansla sacristie on m a montré quelque» pièces curieuses, entre autres une croix d'argent fort grande et fort pesante, d'un travail gothique infini , chargéo de reliques; c'est un présent des princes de Lorraine. II s'y trouve des reliques très-an-
plutôt certainement supposées, tel qu'un morceau de la verge d'Aaron, laquelle a fleuri dans le désert. J'ai vu aussi un réliquaire dont 1 in-cription porte : Parspediitmius trium Magorum; prétention
contradictoire à celle des Colonois.
Je puis dire que j'ai été bien content de cet religieux très-sages, trèsmodestes, très- sobres, austères, sans excès et sans affectation, conlens et gais. Ils s'occupent du trayait des mains , et ont du goût pour l'étude. Leur bibliothèque est riche et bien choisie.
Les frère* lais môme ont quelque chose de poli et de cultivé, qu'on ne s'aviserait pas de chercher dans leur état. Le travail, la piété, une heureuse suffisance également éloignéede l'excès et de l'indigence, la sobriété, un gouvernement paternel, adoucissent admirablement les mœurs et sont bien d'autres maîtres que les philosophes.
Un de ces frères est excellent peintre, nn autre travaille admirablement le fer, nn autre le bois, etc. Il y a actuellement parmi eux un excellent pharmacien. — L'abbé n'a point de domestiques, il n'est en rien distingué des autres. C'est vraiment le pèr$ abbé. Le jansénisme qui s'y était introduit est entièrement anéanti.
Cette maison fait vivre tous les villages des environs, loge les passants durant trois jours, soldats , paysans, pèlerins , etc., nourrit une infinité de pauvres , occupe des artisans et des ouvriers sans nombre; est une hôtellerie commode et honnête, ouverte 4 toute honnête personne, sans distinction, qui y est traitée suivant son mérite et son rang ; est une ressource assurée pour l'État, auquel elle a déjà donné des sommes immenses dans des circonstances où le trésor public était épuisé.— O philosophie destructive de tout bien, épargne a ce charmant et pieux désert les dévastations de tes cruels systèmes. {DefrtUr, itin. vol. /I, p. 300-304.)
Exclamation arrachée au pieux écrivain par un triste piessentiment.
L'abbaye d'Orval fut assaillie en 1793, par les français ; au pillage succéda l'incendie ; pour hâter la destruction, des batteries lançaient des boulets dans les flammes. Les tombeaux furent ouverts ; on espérait y trouver des choses pré
cieuscs; on n'y trouva que des sandales.
Les moinesélaient encore au nombre de 60 ; ils avaient eu le temps de se réfugier à Luxembourg ; l'abbé Dom Gabriel Siegnltz fut recueilli par les frères Boch aa château de Kokelscheuer , ou il est mort.
La bibliothèque d'Orval renfermait beaucoup de livres et de manuscrits précieux; et était ornée de tableaux d'Abraham Gilson. Plusieurs écrivains ont vécu dans cette abbaye ; les plus connus sont Dom Gilles, originaire de Liège, dit Gille» d'Orval, et auteur d'une chronique insérée dans le recueil dé Chapeauville , et Bernard de Montgaillard , abbé d'Orval, prédicateur des archiducs Albert et Isabelle, mort en 1628, et qui, avant de se retirer â Orval, avait pris part â la ligue.
Avant d'être victime de la révolution française, l'abbaye d'Orval avait été indirectement associée à un des plus malheureux incidents de ce grand drame ; nous voulons parler du voyage de Varcnne*.
Louis XVI avait-il eu l'intention de quitter le territoire français? Dans le mémoire laissé à Paris, l'infortuné monarque a prétendu qu'il n'avait pas eu cette intention ; qu il voulait se retirer à Montmedy ; Marie-Antoinette dans son interrogatoire, Bouillé dans sa lettre datée de Luxembourg, ont également déclaré que tel était le bot du Boi. Cependant des écrivains ont prétendu que Louis XVI se proposait de ne s'arrêter que sur le territoire impérial ; en effet on assure qu'il était attendu â l'abbaye d'Orval et que tous les préparatifs étaient faits pour sa réception.
ORVAL, ruisseau qui prend sa source dans le bois d'Orval, an S. de Pin, commune d'Ixel, se jette dans la Chiers, i 1 lieue i environ à l'E. de Carignan (France).
de Kedanpe.
OSSEUSE, dépendance de la commune de Straimont et avant la suppression de la