‹ Dictionnaire géographiqueChapitre 238 sur 278 · WIL · texte numérisé non relu

WIL

>ANGE , dépendance de la

WILWERWILTZ, commune du canton et i 1 lieue N.E. de Willx; de l'arrondissement et 4 3 lieues N.O. do Diekirch; 4 6 lieues 1/2 N. d'Arlon ot i 7 lieues 1/3 N. de Luxeraboorg.

Ella e»t composée do son chef-lien et des Tillagef de Lellingen , Piosch ot Enscherange.

htdbogeapheb : La Woltx , affloeot de la Wiltx, traverse le territoire du N. au 9. et y reçoit le Kerrel et Pinscherbach.

agriculture : Le produit des récoltes est évalué approximativement 4 : 30 rastères de froment, 750 de seigle, 480 d'avoine , 15 d'orge, 80 de sarrasin et 3,000 de pommes de terre. — Animaux domestique* : 80 chevaux, 10 poulain?, 250 bétcs à cornée et 150 porcs.

population : 622 habilans.

habitations : Il y a 90 maisons, une église, 3 chapelles et 4 écoles.

commerce et industrie : Il y a 4 tanneries, 3 moulins à tan et 2 moulins à farine mus par l'eau. Les carrières de pierres i bâtir qui se trouvent sur le territoire ne sont exploitées que pour la

WrLZERMUTIL, dépendance de la commune de Marner.

WIMBE , cours d'eau qui prend sa source dans les bois au N. de Gembes, parcourt environ 1/2 lieue dans la province de Luxembourg et se jette dans la Lesse à 2 lienes 1/2 sons la grotte de Han, entre Villers et Gemblime (province de Namor).

WINDHOFF, dépendance do la commune de Kœrich.

WINDHOFF, dépendance do la commune d'Ettelbrock.

WINDHOFF, dépendance de la 00»

mnne de Medernach.

WINSELER , commune du canton ot à 3; 5 de lieue O. do Willa ; de l'i

FROV. DE LUXEMBOURG.

et à 3 lieues 4;5 0. de Diekirch; 4 5 lieues 2/3 N. d'Arlon. et 4 7 lieues 1/4 N. N. 0. de Luxembourg.

Ses dépendances sont : Berlé , Donckollz, Gruromelscheid, moulin de Grumraelscheid, moulin de Hutton, moulin r, Noertrauge et Soulez.

: La WiiU arrose U commune par sa rive droite.

agriculture : On y récolte du froment»

du seigle, de l'avoine, de l'orge, du sarrasin et des pommes de terre.

population : 890 babitans.

WINTGER, dépendance de la commune de Boevange.

W1NTRANGE , dépendance de la commune de Remerscben.

WIOMPONT, dépendance do la mnne d'Erneoville.

WISEMBACH, dépendance de lai mune de Fauxvillers.

WITRY, commune du canton et 4 3/4 de lieueO. de Fauxvillers; de l'arrondiset 4 2 lieues 1/4 E. de Neufcbâ- ; 4 4 lieues 1/4 N. d'Arlon, et 4 8 lieues 0. de Luxembourg.

hydrographie : La Sure arrose la commune vers le N.

sol : Inégal , argileux et rocailleux.

agriculture : On y cultive le froment , le seigle, l'avoine et un peu de colza. — Animaux domestiques : 97 chevaux , 394 bétes i cornes , 142 porcs. On y élève des abeilles.

population : 1,734 babitans.

WITTIMONT, dépendance de la corn mune de Léglise.

WITTIMONT, dépendance de la commune de Longchamp.

WOLFSMUHL, dépendance de la

WOLFSMUHL, dépendance de la commune de MondorfT.

WOLFSMUHL, dépendance de la commune de Boonert.

WOLKRANGE, dépendance de la < mune dHondelange.

WOLPERHOFF, dépendance do commune de Consdorff.

WOLWELANGE, dépendance de ta commune de Martelaoge.

WORMELDÀNGE , conmane du caalon et à 1 lieue S. de Hetzdorff; de l'arronet à 3 lieues lj5E. deLuxemeti 7 lieues l;3B.d'Arlon.

Ses dépendances sont : Ahn, Deysermuhl , Ehnen, Kapinakcr, Mucbtam et Oberwornieldange.

hydrographie : La Moselle arrose le territoire par ta rive gauche et le sépare des Elats Prussiens.

sol : Le village d'Oberwormeldange est situé sur une montagne, le reste du territoire occupe la vallée de la Moselle; terrain argileux et calcaire.

; Les récoltes s'élèvent à environ 1,140 hectolitres «le méleil, 300 de froment, 200

d'orge et 1,600 d'avoine. Fourrage pour la consommation. — Animaux domestir que» : 1 10 chevaux , 1 1 poulains , 557 bétos i cornes, 39 veaux, et 460 porcs. — Une des meilleures qualités de viu de

habitations : On y comple 410 habitations rurales, une ferme , 3 églises, 2 chapelles et 5 écoles.

COMMERCE ET INDUSTRIE ! Il J I 6

moulins i farine, 3 moulins à huile et plusieurs fours à chaux.

:Les chemina vielles

de la cet

XHOUT SI-PLOUT , dépendance de la commune de Malempré.

ZERO, dépendance de la commune de ZITTING, ruisseau qui prend sa

Roy* source au-dessus du village de Zitting, se

ZITTING et MOULIN, dépendance de jette dans la Sure au-dessous de Wec-

lacommone de Bech. ker (rive gauche).

Le désir de rendre l'article Luxembourg aussi complet que possible , nous a engagés à le placer à la fin du Dictionnaire, afin de ne pas relarder l'impression de l'Ouvrage.

LUXEMBOURG, Tille forte , à 26 lieues Ifl S. S. E. de Liège , à 10 lieues 8. O. de Trêves et à 40 lieues lj4 S. E- de Bruxelles.

Elle est bornée au N. par la commune «TEich , à TE. par celle de Sandweiler , au S. par le territoire d Hollerich et à 10. par celui de Bcrlrange.

position astbohomique : Latitude N.

49e 37' 38". Longitude E. 3*49' 26".

aspect , soi : Luxembourg est divisée en ville haute et en Tille basse; la première, située sur on roober élevé et escarpé , entourée d'une forte muraille, de fossés profonds et d'un double rang d'ouvrages extérieurs , a la forme d'un heptagone ; la ville basse est aussi ceinte de mors et d'ouvrages avancés t Elle se partage eu denx quartiers le Griind et le Pfaffeuthal, qui peuvent être considérés comme les faubourgs de la forteresse.

Terrain de transition offrant le calcaire et le schiste argileux.

bydbograpbie : La partie basse de la ville est arrosée par l'Àlxetleet par un de ses affluens. Au milieu de la Tille haute est un puits d'une immense profondeur creusé dans le roc , et qui suffirait aus besoins de la garnison et des habita n s , dans le cas où, pendant un siège, l'ennemi parviendrait a détourner le cours de lariviére.

population î 1 1 ,500 habitait*.

est petite, mais assez bien bâtie : Il y a quatre églises , un athénée , un hôpital militaire et un nouveau marché.

collections : Plusieurs amateurs possèdent de belles collections d'histoire naturelle et d'antiquités. On peut citer la collection de plantes de M.TJnant, l'auteur de la Flore Luxembourgeoise; celle de M. Majerus, pour les herbiers et la minéralogie ; M. De La Fontaine, possède aussi une riche collection de médailles, de monnaies et d'échantillons archéologiques dont la province abonde.

commerce et mnvsTBiE : Luxembourg possède des tanneries , des chamoiseries , des fabriques de papier , de carton , de toiles , de tabac, de pipes, de colle, des brasseries et des moulins i plâtre. L'imprimerie de M. Lamort et la lithographie de M. Reuter sont des établissemens assez importans. Le commerce et l'industrie y sont depuis 1830 , dans un état peu prospère; le mouvement commercial et industriel qui a pris une si grande extension depuis cette époque , est hors de la forteresse ( V. Sept-Fontaines).

votées bt habchbs t II s'y lient une foire de 15 jours le 24 juin , et d'un Jour le 1er mercredi de janvier, le mercredi des cendres et le mercredi de la 4e semaine d'octobre. Les principaux articles

qu'on 7 rend sont les toiles, les baptistes, les faïences , etc.

Une foire célèbre est celle dite la Scho-

Cette foire fat instituée en 1340 par Jean l'Aveugle, comte de Luxembourg et roi de Bohême ; elle devait dorer 8 jours à partir de la veille de la S'. Barthélémy. Dans la charte d'institution , le comte pro-

huit jours avant et boit jours après la foire, et ciemption d'impôts dorant la foire.

Cette charte fait connaître les motifs de l'établissement de foires pendant le moyen âge , motifs trop peu connus an* jourd'hui (Bertholett n. p.j. xliv).

Il n'est pas dit dans celte charte que pendant la foire la juridiction ordinaire esser;ceci fut établi postérieure- IL Un bourgeois» tiré du corps des drapiers et portant le nom de Fohrmeister , maître de la foire, connaissait durant la foire de toutes les affaires civiles et criminelles , au-dedans et au dehors de Luxcrc-

vins, auxquels la juridiction rei la foire (Berlbolet , vi. 178).

La nouvelle de la mort de Jean l'Aveugle, tué à la bataille de Crécy, le 24 août 1346, étant parvenue i Luxembourg , la foire déjà commencée cessa ; ce qui causa une grande perte aux marchands qui s'y étaient rendus. De li Schadbare Mette , et par corruption Schobermet.

BorrBS. Luxembourg est le point central de six routes , formant sept communications , k savoir :

1° La route de Loxombonrg aux frontières de Prusse du côté de Trêves par Grevenmacher et Wasserbillig , roule militaire de la forteresse;

2° La route de Luxembourg i Remicb où elle finit en impasse ;

3° La route de Luxembourg aux frontières de France du côté de Thionvtlle par

tières de France du côté de Longwy par Aubange.

6° La route de Luxembourg à Arlon

ont une partie i à Aubange).

6° La route de Luxembourg à Arlon par âteinfort;

7° La route de Luxembourg par Eltelbruck vers Diekircb où elle finit en im

dé^omiîcatioks : En français, Luxembourg ; en allemand, Luxemburg, Lutzemburg, Lutzelburg ; en idiome du pays, Le* séburg ; dans l'acte par leqnel Sigefroy acquit la forteresse de Vikère, abbé de 8< Maxîmin, en 963, onht, Lutelinbwkut, (Bertholet,III,8); on trouve dans des chartes et d'anciennes chroniques, Luzetembureh (Bertholet, 111,7,4 la note) Lucelemoor? (le même, III,97,note)£tuelnoiir$ (le même, III, 98, note) Liccleberch, Liceleboreh, (le même, III, 100, note). Dans des diplômes français qui se rapportent aurègnede Jean l'Aveugle, on lit,

bourch , Luccembourch , Luteembourch , Lussembourc, Lussenbourc, Lucenbourc, Luccelbourch, Lucenborch, Luccmbourt, Lutsembourgh, Luccembowrck ; dans des

4» La route de Luxembourg aux fron-

oiirg, i^ucemourg , i^uccemourg, L.uctiebttrg, Lutxemburg. (Bertholet, VI, pièces justificatives).

roRTiricATions : Comme forteresse, Luxembourg est, d'après les traités de 1815, propriété delà Confédération germanique ; les fortifications ont été notablement améliorées et paraissent parfaitement entretenues.

« Après toutes les forteresses que j'ai vues,dit l'abbé deFeIler(/r»'nèratra>tome t, p. 90), je suis plus persuade que jamais que Luxembourg est la pins forte place du monde. »

& La plus forte place de l'Europe, dit Carnol [discours en faveur de la réunion des provinces belget à la France), après

LUXEMBOURG

G ibral (ar, . . . le seul point d'appui p o u r a l laquer la Franco du côté delà Moselle.... »

« Sa situation, dit encore de Feller, (Dictionnaire géographique), sur un roc absolument inaccessible dans la plus grande partie de sa circonférence , est une des pins extraordinaires en Europe. Il n'y a personne qui, passant pour la première fois sur le pont de la porte du château, ne soit arrêté par un sentiment subit d'admiration et de frayeur » .

Cette Tille a été prise et reprise par les Français, qui ne Font jamais conservée très-longtemps ; ce qui a fait dire à Trips, dans un poëme latin traduit par Geks et qui se trou?e A la suite de l'histoire de Trêves par Conrad:

Sumpetra, petrinonon crescunt Ifliafundo ,

Felsebin ich, und Lilien gedeiben nimmerauf Felsen.

La plus longue occupation est celle de 1705 à 1815 ; il est vrai que le règne des lys avait cessé et comme dit le mé poëte :

In pétrit aquila nidfflcare tolent.

Stolze Adlcr allein

histoire : Il n'est ici question que de la Tillede Luxembourg ; comme principauté et comme province, Luxembourg a sa place dans l'introduction ; nous y renvoyoos.

Le château de Luxembourg, originairement Lutzelburg, c'est-à-dire petit bourg, a été bâti par les Tréviriens, agrandi par les Romains, et conquis avec la contrée, par les Francs.

Il était assis sur le rocher dit le bouc.

L'incertitude que beaucoup de personnes nourrissent à cet égard, semble devoir disparaître devant la description topogra-

être attaqué au levant et au couchant que par une langue de terre.

La maison de Luxembourg a étendu bien loin la gloire de son nom. Elle a donné 5 empereurs a l'Allemagne, des rois à la Bohême, A la Pologne et a la Hongrie.des reinesà la France, de grand s prélats A l'Église. Quantité de souverains et de familles célèbres tiennent A honneur d'en descendre plus ou moins directement. La bisaïeule de Henri IV, est Marie de Loxembourg-Ligny, morte en

Nous indiquerons successivement la situation de ta ville sous les diverses dominations qui se sont succédées depuis le premier comte de Luxembourg jusqu'au jourdhui (1).

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