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PAI

JoiiiviJle. L'évêque comte de Noyon , Baudouin.

Dans la suite les rois de trance ayant réuni les grands fiefs héréditaires à luur couronne, et voulant illustrer des faniilli^s de leur royaume qui avaient rendu d'éminents services et à leur personne et h l'Etat, érigèrent de nouvelles paiiics, et en augmentèrent le nombre à leur volonté. Ainsi la pairie devint la première dignité de l'Etat. Les pairs furent les grands du royaume, et les premiers officiers de la couronne; ils composaient la cour du roi, c'e'^t-à-dire, son premier tribunal, que par cette raison 0:1 appelait la Cour des Pairs. Deiiuis que le parlement et la cour du roi ont été unis, le parlement a toujours élé considéré comme la cour des pairs.

Les pairs se tenaient i)rès de la personne du roi, lorsqu'il tenait ses états-généiaux ; et comme ils étaient les plus anciens et lus principaux membres du parlement , ils y avaient entrée, séance et voix délibérative en la grand'cbambre, et aux chambres assemblées, toutes les fois qu'ils jugeaient à propos d'y venir, n'ayant pas besoin pour cela de convocation nid'invitation. La place des pairs, aux audiences de la grand'chambro, était sur les hauts sièges à la droite.

L'âge pour la séance des pairs laïcs au parlement, était fixé à 2o ais. Aux lits de justice, les pairs laïcs précédaie.t les évoques pairs.

Au sacre du roi, les pairs faisaient une fonction royale ; ils y représentaient la monarchie, et y paraissaient avec l'habit royal, et la couronne en tête ; ils soutenaient tous ensemble la couronne du roi, et c'étaient eux qui recevaient le serment que le monarque faisait d'être le protecteur de l'Eglise et de ses droits et de tout son peuple.

Outre ces fonctions qui étaient communes à tous les pairs, ils en avaient encore chacun de particulières au sacre.

1» L'archevêque duc de Heims, qui a la prérogative de sacrer et couronner le roi, et de l'oindre de l'huile de la Sainte-Ampoule.

2° L'évêque duc de Laon, qui porte la Sainle-Ampoule au sacre du roi.

3° L'évêque duc de Langres, qui porte le sceptre, et sacre le roi en l'absence de l'archevêque de Reims.

4.° L'évêque comte de Beauvais; il porto et présente le manteau royal.

5' L'évêque comte de Châlons; il porte l'anneau royal.

6" L'évêque comte de Noyon ; il porle la ceinture ou baudrier.

L'archevêque de Paris, duc de Saint-Clouil, était pair ecclésiastique ; mais le rang de cette pairie se réglait par celui de son érection qui date seulement de 1G22.

Les six anciens pairs laïcs étaient représentés au sacre, ainsi qu'il suit :

1° Le duc de Bourgogne; il porte la couronne royale, et cehit l'épée au roi.

2° Le duc de Guyenne; il porte la prc- Uiière bannière cari-ée.

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3° Le duc de Normandie; il porte la seconde bannière.

4° Le comte de Champagne; il porte l'éloii- 3ard de guerre.

5' Le comte de Toulouse ; il porte les éi'erons.

6" Le comte de Flandres ; il uorte l'épée du roi.

Les princes du sang, ayant atteint l'âge de vingt ans, étaient pairs lîés.

Les princes légitimés, étaient aussi pairs nés.

Les anciens pairs de France mettaient le manteau fourré d'hermine autour de leurs armoiries avec les couronnes de duc ou de comte selon leurs titres.

PAIRLE.— L'une des neuf pièces honorables, formée du pal abaissé et du chevron renversé, réunis au centre de l'écu, de sor^e qu'il ressemble assez à l'Y. Chaque branche de pairie a en largeur deux parties des sept de la largeur de l'écu. En pairie, se dit de trois |)ièces ou meubles rangés dans le sens du pairie. Le pairie représente l'éperon de l'ancien chevalier.

L'origine de cette pièce est assez incertaine. Quelques-uns ont cru que c'était un pallium d'archevêque et que comme on dit valet et anciennement varlet, de pallium on a fait paille et pairie. Je crois plutôt que ce mot vient de pergula i]ui était un bois fourché comme un Y, dont on se servait anciennement dans les églises pour suspendre les lampes et pour étendre les habits sacrés. Anastase le Bibliothécaire dit dans la Vie do Léon 111 : Nec non et gabathas fecit ex aura purissimo xv, cum gemmis pendentes in pergula ante altare. Les Italiens, pour dire i]uo les imprimeurs ont fourché le texte, c'est-àdire pris une chose pour une autre, disent : Hanno pergolato il lesta; les treilles se nomment pergulœ, parce qu'elles sont soutenues sur des fourches : quelques-uns ont cru que ce mot venait du latin parilis, parce que co sont trois branches de longueur égale disposées en Y.

Ysomine — d'azur, au pairie d'or, chargé de trois tourteaux du champ. Ile de France.

Brieij — d'argent, au pairie d'azur, chargé de cinij biUeltes ou champ, et accosté de deux ours atfrontés de sable, bouclés de gueules. Lorraine.

Rocard des Daugcs — d'azur, au pairie et au chevron d'or, entrelacés. Limosin.

Feugercls d'Orceau — d'argent, à trois rameaux chacun de trois branches de fougère de sinople, en jiairle. Normandie.

Cunigham — d'argent, au pairie de sable, écartelé d'azur à trois fermaux d'or. Touraine.

Jssoudun (V.) — d'azur, au j)airle d'or, accompagné de trois fleurs de lis malordonnées de même.

PAL. — Les anciens écrivaient paux au plur.: l'une des neuf pièces honorables, posée perpendiculairement ; il occupe en largeur, étant seul, deux parties des sept de la largeur de l'écu.

Quand il y a deus pals, l'écu est divisé en

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