‹ Dictionnaire héraldiqueChapitre 167 sur 236 · RES · texte numérisé non relu

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et qui enfla n'a entièrement cessé qu'en

La plupart des recherches furent d'abord confiées aux traitants ou fermiers, qui trop avides d'argent, inquiétèrent l'ordre entier de la noblesse, et refusèrent quelquefois justice à de pauvres gentilshommes, pour écouter favorablement de riches usurpateurs qui se firent maintenir.

Cependant la recherche de iG66 fut confiée à de meilleures mains , et les intendants des provinces en furent exclusivement chargés, avec pouvoir déjuger définitivement, en laissant toutefois aux condamnés la faculté de se pourvoir au conseil d'Etat, dans les six mois de la signification des jugements de condamnation. Les commissaires départis des intendants, pendant le cours de ces recherches, se trouvant arrêtés à l'égard des gentilshommes, dont les anciens titres, ou les titres primordiaux de noblesse étaient adirés ou n'existaient plus, il fut décidé, par arrêt du conseil du 19 mars 1667, que ceux qui avaient porté les titres de chevalier et d'ecuyer depuis 1560, avec possession de fiefs , emplois et services, et sans aucune trace de roture avant ladite année 1560, seraient réputés nobles de race, et comme tels maintenus. Quant à ceux dont les titres n'étaient accompagnés, ni de fiefs, ni de services, les commissaires exigèrent de leur part une preuve de deux cents ans de qualification ; ce qui, par conséquent, faisiit remonter la preuve a li67, et toujours sans aucune trace de roture antérieure à cette dernière époque. Mais la déclaration du roi du 16 janvier 1714, enregistrée à la cour des aides le 30 du môme mois, limita la preuve à cent années, à compter du 30 janvier 1614^.

11 y a d'anciennes ordonnances très-sévères sur les recherches des faux nobles ou usurpateurs de noblesse ; ct^lle d'Orléans, article 110, porte que les usurpateurs d'armes timbrées seront punis par les juges ordinaires comme pour crime de faux. Celle de Blois, article 257, rendue sur la demande des états généraux du royaume, confirme celle d'Orléans.

REDORTE. — Meuble de l'écu qui représente une branche d'arbre tortillée en quatre cercles l'un sur l'autre, et dont les deux nouts se trouvent au-dessus, vers le chef. Elle ressemble beaucoup aux couronnes que les Romains entrelaçaient, et qu'ils portaient au bout de leurs lances les jours de triomphe.

Selon Ménage , l'étymologie de ce mot vient du latin retorta, en changeant le premier t en d.

Lorsque la redorte n'a point de feuilles, et quand elle a plus ou moins de quatre anneaux, on l'exprime en blasonnant.

Torta - d'azur, à la redorte de trois couronnes d'or. Naples.

La Redorte — d'or , à trois redortes de quatre pièces de sable, rangées en pal. Languedoc.

RENARD. — Animal oui paraît de profil et passant, ce qui ne s exprime pas ; il a

comme l'écureuil sa queue levée perpendiculairement, dont le bout tend vers le haut de l'écu; ce qui le distinguo du loup, qui a toujours la queue [lendante.

La Renardière ~ d'azar, à trois renaids d'or.

Monteregnard — d'azur, au renard rampant d'or.

Marolles — d'azur, au renard d'or. Valois.

Sicauld — d'azur, au renard d'argent, accompagné de trois étoiles du même. Ile de France.

Reynard de la Serre — d'azur, au renard rampant d'or. Dauphiné.

/îiVtoffi— originaire de Florence : de gueules, au chef d'argent chargé d'un renard du champ. Comtat Venaissin.

Reynard — d'or, h un renard de gueules. Picardie.

Regnard — d'argent, à trois renards de sable. Orléanais.

Chaslcautro — d'argent, à trois têtes de renard coupées de sable, armées et lami)assées de gueules. Bretagne.

Renard — de gueules, au renard rampant d'or. Dauphiné.

RENCHIER , qu'il ne faut pas confondre avec rangier. — Meuble de l'écu qui représente un cerf de la plus haute taille ; sa ramure aplatie et couchée en arrière , est beaucoup plus longue que le bois du cerf ordinaire, plus plat et plus large que celui du daim, qui d'ailleurs a la ramure tournée en avant. Le renchier est sans doute le re ine des Lapons.

Le Jeune de Kerharonnou — de sable, au renchier d'argent. Bretagne

La Grange d'Arquin — d'azur, 5 trois renchiers d'or. Berry et Champagne.

RENCONTRE.— Tète d'animal quadrupède, qui paraît dans l'écu de front, c'est-à-diro montrant les deux yeux. 11 n'y a que les têtes humaines qu'on ne nomme [loint rencontre, ainsi que celles des oiseaux et celle du léopard, parce qu'elle est toujours de front, ce qui ne s'exprime pas. Quelques auteurs héraldiques ont pensé mal à |)ro|)os que ce mot rencontre ne se disait que des animaux à cornes.

Le rencontre a pris son nom du verbe rencontrer, qui, dans ce sens, signifie voir de front, en face.

Du Casse — d'or, au rencontre de cerf de sable. Ile de France.

Le Febvre de Montressel — d'azur, au rencontre de cerf d'or, chevillé de quatre pièces. Paris, originaire du pays chartrain.

Perrot — de sable, au rencontre de bélier d'or. Bretagne.

Bouvet — de gueules, au rencontre de bœuf d'or.

La Vache — d'or, à trois rencontres de vache, de sable. Ile de France.

Du Mouton — de gueules, à trois rencontres de bélier d'argent. Bourgogne.

Brenot — d'azur, au rencontre de bœuf d'or , surmonté de deux étoiles de même. Bourgogne.

RÉSE.AU, — Sorte de tissu de fil ou de soie

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