‹ Dictionnaire héraldiqueChapitre 174 sur 236 · SUP · texte numérisé non relu

SUP

couvert d'in tourteau de i;ueule,s, chargé d'un nom île Jésus h l'antique d'or, lu tout enfermé chns une orle d'ar\^i'nt chargée de ces mots : Christus nosCer sol jastiliœ, de sable. Guyenne et Gascogne.

Yedeau — d'azur, à deux colombes affrontées et volantes d'argent, conire un soleil d or en chef, et e^ pointe un cœur de môme. Ilo de France.

Nc'el de Caïron — d'azur, au soleil d'or, aeiompagné en chef de trois étoiles du même, et en pointe d'un croissant d'argent. Normandie.

Ricouart — d'azur, à l'ombre de soleil d'or, au chef d'argent, chargé d'un lion léopardé de sable, armé et lanipassé de gueules. Flandre.

Tassin — de gueules, au soleil d'or, accompagné en chef de quatre grains de froment d'argent, et en pointe d'un crois^aut do môme. Champagne.

Blanc de Mnliiws — d'azur, au soleil d'or, accompagné de quatre roses d'argent. Languedoc.

Houlaij — d'azur, à trois soleils d'or. Normand e.

Chalangcs — de gueules, à trois soleils d'or. Normandie.

Poussait du Vigean — d'azur, à trois soleils d'or. Poitou.

Goues — d'azur, à trois soleils d'or. Normandie.

Del Sirech — d'azur, à trois soleils d'or. Guvenne et Gascogne.

Àlifjre — burelé d'or et d'azur, au chef du second émail, chargé de trois soleils du premier. Ile de France.

Foulque de la Garde — de gueules, à trois soleils d'argent.

Uretiniers — de gueules , à trois soleils d'argent. Normandie.

SOU(^I. — Fleur qui meuble quelqui^s écus. Thjé se dit de la tige, feuille des feuilles, lorsqu'elles sont d'émail ditférent.

Ce mot vient du latin solsequium, tournesol, parce que la tleur de cette plante se referme quand le soleil se couche, et s'ouvre le malin, quand il se lève.

iîo^m— d'argent, au chevron de gueules, accompagné de trois soucis de même, feuilles et soutenus de sinople.

Quinault — d'azur, au clievron d'argent, accompagné de trois soucis d'or, feuilles et soutenus de sinople.

Le Maistre — d'azur , à trois soucis d'or. Ile de Fiance.

Bernard — d'aigent, à trois soucis de gueules, feuilles et soutenus de sinople.

Le Sueur — d'azur, à trois soucis d'or, feuilles et soutenus de sinople.

Herlcs — d'azui', à trois soucis d'or. Picardie.

Burin — d'azur, h la bande d'argent, accompagnée de deux soucis d'or. Ile de France.

Souf/lier de Broussij — d'azur, au chevron d'argent, accompagné de trois soucis d'or. Champagne.

SPHfiHE. — Mouille qui représente un

instrument géoniétri pie destiné h donner la représentation de la lerre. File est ordinairement posée sur un pied fpii la soutient. On dit cintrée île la Sjihère, lor-que le zodiaque qui l'environne est d'un émail différent.

Chevreau — d'azur, à la splière d'argent , au chef d'or, chargé d'une aigle de sable lie de France.

Le Conte des Graviers — d'azur, au chevron d'or , accompagné en chef de deux soucis, et en pointe d'une sphère, le tout du même. Paris.

SPHFNX.— Monstre fabuleux qui a la tête et le sein d'une jeune tille, les griffi's d u i lion, le corps d'un chien et la (|ueue d'un dragon; il paraît ordinairement en repos, c'èst-à-dire couché et étendu sur ses pattes, la tète levée.

Savaletle — d'azur, au sphinx d'argent, accompagné en chef d'une étoile d'or. Ile de France.

SUPPORTSet TENANTS.— Onappelleainsi des figures [leintes à côté de Fécu, et qui semblent le tenir ou le sup[iorter.

On compte trois sortes de supports ou tenants des armoiries.

La première, des arbres ou des troncs d'arbres auxquels les écussons sont attachés avec des courroies et des boucles. Les armes de Théodore du Terrail, oncle du chevalier Bavard, étaient, à la lin du xvir siècle, attachées de cette façon sur la porte d'une maison à l'entrée de l'abbaye d'Aisnay, à Lyon; et l'on en voit encore de nombreux exemples dans les anciens châteaux, particulièrement sur les portes et sur les cheminées.

La seconde espèce de tenants ligure le chevalier lui-même, qui a son éiu attaché au col, comme on le voit sur plusieurs tombeaux. Les uns le portent droit sur le milieu du corps; les autres, en bande et de travers; quelques autres s'ajipuient dessus d'une main; en plusieurs endroits, il est disposé de telle sorte, que l'épée du chevalier paraît comme mise en bande derrière. Dans les deniers d'or qui furent faits de son temps , Phili|)pe de Valois est représenté assis sur une chaise, tenant son épée haute de la main droite, et de la gauche s'appuyant sur l'éeu de ses armoiries, d'oîi ces sortes (le monnaies ont été appelées écus d'or, nom qui, dans la suite, est passé aux autres monnaies d'or et d'argent.

La troisième manière, et la jilus générale, est celle oiî les animaux, hs Maures, les sauvages, les sirènes et les dieux de la fable tiennent les armoiries.

Les su[)ports sont la partie la plus apparente des ornements extérieurs des armoiries. 11 y a presque toujours deux animaux pour supports; ils soit ordinairement deboi.t et ali'rontés; quelquefois h'urs têtes se trijuvent contournées. Ouand les supports Sont dans une autre attitude, on doit l'exprimer en blasonnant. Les supports sont toujours des animaux, et quelquefois des choses Hianimées, ce qui les distingue des tenants, qui sont des hommes.

SIP

DlCTIONiNAlUK

Paillot nomtiit' indifréronHiient Icnauls et supports les aiiiin;mx et le5 lii^nres huiiini- Ties, à la soûle (li>tinclioii qiie les su|i|ioi-is sont toujours au nombre de deux, et qu'on les noniine tenants lorsqu'il n'y en a qu'un seul qui soutient l'écu.

C'est des tournois qu'est venu cet usage, parce <]uo les chevaliers y faisaient porter leurs lances et leurs écus par des pages et des valets déguisés ei ours, en lions, en sauvages, comme on le voit dans les anciens romans et dans les Mémoires d'Olivier de la Jlarche. Les tenants de ces tourtiois étaient oliligés, piiur ouvrir les pas d'armes, de faire atlaclier leurs écus à des arbres ou à des ])oteaux sur les grands chemins, ou en certains lieux assignés, alin que ceux qui voudraie-nt combattre contre eux allassent loucher ces écus. Ils mettaient d'ordinaire des nains, des géai.ts, des sauvages, des Sarrasins, des monstres pour garder ces écus, avec un ou plusieurs-hérauts d'armes pour jirendre les noms de ceux qui viendraient y touclier pour le combat. C'est de là qu'est venu à ces supports le nom de tenants.

Dans la feuille des armoiries de la comté de Flandre, il y a quatre ours en |iied (jui portent d'une patte les bannières de Pamèle, Cisoing, Heyne et Boelare, et de l'autre, les casques avec les cimiers de ces quatre seigneurs.

L'an 1346, le premier jour de mai, Amédée VI de Savoie fit à Chambéry un tournoi célèbre, où deux grands lions, selon Paradin, gardèrent son ecu, attaché à un aibic.

Le chevalier IJayard, dans le tournoi de Carignan, prit deux licornes pour tenants de ses armes et pour gardes du pas. Ces lions et surtout ces licornes n'étaient à co..'p sQr que des hommes déguisés.

Le plus souvent, les animaux mêmes figurés dans les armoiiies d'une famille îont devenus tenants et supports de ces mômes armoiries; toutefois, il n'est point encore do règles lixes h cet égard, connue on peut le voir par les quelques exemples suivants. Les maisons di; Créquy, de Béthune, de !;« Kochef'oncauld,d'Angennes, de Vignoles, de Cioiidy, etc., ont deux sauvages; celles de Luxembourg, de Luynes, de Uoliaii, de Mulac, de Clerinonl-Tonnerre, de Crussol, do Souvré, de Portes, de Seniieterre, de Koche- Turpin, de Nassau, de (lavre, d'Kspinoy, ont deux lions; les rois de Portugal, deux dragons; Clèvcs, deux cygnes ai-colés d'une couromie. La maison d'Albret a doubles supports : deux aigles sur deux lions accroupis, la tète dans des casques; Kspinay- Saint-Luc a deux licornes. Les ducs de Lorlaine, les ducs tl'Arscot et les maisons de Ciissé , du Puy du l'on , Coligny , la 'l'réluouille, ont deux aigles. Thouars, licaullriv iiioiit , la Mark, du Hellay , Biiclianteau , Saint-Gelais , Cauuiont, ont deux giilVons ; Lamoignon a deux cerls aili's; Cluny, deux daims (l'or; Naples.deux sirènes; Krctagne, ■lu Cambout de Coislin , deux hermines; i>imiane,deux panthères; (jiammont,Canil-

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hic, Nicolaï, etc., deux lévriers; Millet, en Savoie, deux serpents.

Philippe Morean avance sans fondement dans son Tiibleau des armoiries de France que les rois de France et les princes de leur famille peuvent seuls avoir des anges pour tenants de lem-s armoiries. On en voit une infinité d'exemples très-anciens, particulièrement dans les églises on des maisons ayant d'cjrdinaire des aigles, des dragons ou des sauvages pour supports, n'ollrenl que des anges. Plusieurs ont môme constamment des anges, telles que les iMontmorencv, les Chevriers en Maçonnais, les Monthiers, en Orléanais. Du reste il n'y eut jamais de règle bien fixe («ourles tenants et supports, et le P. Ménestrirr avait vu les armoiries de l'amiral de Craville à Marcoussv. h Dinudan, à Milly, en GAtinais, à M, désherbes en Beauce, et en beaucoup d'aulrL'S endroits, soutenues tantôt par deux lions, tantôt par deux grill'ons, tantôt par deux aigles, tantôt liardeux auges, et tantôt par un seul.

il y a des animaux (jue l'on met seuls, (•omine le lion, le dragon, le léopard, surtout l'aigle à une et à deux tètes à laquelle on fait tenir l'écusson entre s(,'s serres.

Parfois les deux su|)ports sont dilférenls l'un de l'autre, ainsi les rois d'Angleterre ont à droite un léopard couronu ', armé et lampassé d'azur, et à gaucho une licorne d'argent, accolée d'une couronne, et attachée à une c laine d'or qui, passant ei:tre les deux pattes de devant, retourne sur le dos. La maison d'Orgemont a un lion et un grilîon , celle de .Maillé-Hrezé un lion et un lévrier, parce que les .Maillé-Brezé étaiei t comtes do Maulçvrier;I5ourbonne un homme et une femme sauvages au naturel.

Il est arrivé à quelques-uns de prendre pour su[)ports le corps même de leur devise: ainsi firent les rois Charles VI, Louis XII et François I", qui avaient pour devise, le premicM' un cerf ailé, le second un poic-('pic, et II' troisième une salamandre, qui devinrent li'S sup|)orts de leurs armoiries. Depuis Charles VI jusqu'à Louis XII, aucun roi do France n'ayant eu d'animaux pour devise, dos cerfs furent les suiiporlsde leurs armoiries.

Ouanf aux ecclésiastiques, ils mettaient fréquemment des supports à leurs armoiries au xvi° siècle; mais à pa,tirdu xvii', on n'en rencontre que bien rarement.

SUIl-LE-'I'Oiri'. — On nomme ainsi an ocusson i)osé sur un écarlelé : ou lui donne PII largeur deux |iartieset demie des sept do !a largi'ur de l'écu, et en hauteur trois parties des huit.

Le sur-le-tout est ordiiiair(niient destiné pour les armes propres de la famille, et les ipiartitn's |)our les armes do concession ou d'alliance; on nomme d'abord ces quartiers on blasonnant, ensuite le sur-le-toul.

Ou dit aussi broeluinl sur le tout, en parlant d'iiiK^ pièces honorable ou d'un meuble qui traverse l'écni, et pose sur d'autres meubles.

Lorsqu'au cciitio d'un écarlelé il se trouve

cr;o

DICTIONNAIUE HERALDIQUE.

SLR

ooy

\m iiieiilile, ti'l (lu'in rroissaiit, uun rose, vin niuielul, une quintefeuille, etc., qui ne sint point sur uu écusson, on doit éviter (le se servir, en les lilasoanant, du terme sur le tout ; on ne doit pas non plus dire que ce meuble est en cœur ou en abîme, ce qui pourrait faire amphibologie, attendu (ju'on pourrait aussi l'entendre du centre du dernier quartier comme du centre de tous les quatre ; mais on pourra dire que ce meuble broche sur l'écartelé.

Lorsque sur un écartelé simple il se trouve une bande, une cotice, etc., cotte pièce sera dite brochante sur le tout; mais si les quartiers de l'écartelé sont chargés de quelques meubles, ou même un seul de ces quartiers, on doit dire, i)Our éviter toute auqihibologie, que la bande ou la cotice broche sur l'écartelé.

Oro de Pontnnx — écai télé, aux 1 et 4 d'azur, au lion d'or; aux 2 et 3 paies d'or et de gueules; sur-le-tont d'argent, à l'aigle éployée de sable, becquée et armée de gueules, (îuyenne.

Piocimrd de la Brûlerie — écartclé, aux 1 et 4 d azur, à trois étoiles d'argent; aux 2 et 3 de gueules, à l'aigle d'argent; sur- letout d'or, à la bande de gueules. Bourgogne.

Salvaire d'Alc)/rac — éoartelé , aux 1 et 4 de gueules, à trois poiriers d'or, terrassés de sinopie, qui est dePlanliers; aux 2 et 3 de gueules, au demi-vol d'or, qui est d'Aleyrac; sur-le-tout d'azur, semé de bosanls d'or; à trois losanges du même en pointe, bnicliantes, qui est de Salvaire Languedoc.

Bu Tertre — éeartelé, au 1 d'or, au créuuier de gueules, qui est Cré [uy; au 2fiscé d'or et (le sable, qui est de Fléchin ; au 3 il'azur, à trois Heurs de lis d'or, ([ui est de Hour-bon; au 4 de gueules, à tiois maillets d'or, qui est de Moncli;/; sur-le-tout d'argent, à trois aiglettes éployées de gueules, becquées et armées d'ozur, qui est Du Tertre. Boulonnais.

La Msthe — éeartelé, aux 1 et 4 d'azur, à la tour d'argent, maçonnée de sable ; aux 2 et 3 d'arge:it, au lévrier colleté de gueules , bouclé d'or, accompagné de troistourteaux du second émail ; au lambel du même ; sur-letoul de gueules, à la croix vidée, clecliée et pommettée d'or. Devise : l'out ou rien. Languedoc.

Doncqner de Tserroeloffs — éeartelé, aux 1 et 4 de sinopie, à trois grenades d'argent en barres ; aux 2 et 3 d'or, à la tour d'azur, mouvante d'une mer au naturel, et dont est issant un fauconnier de carnation, habillé de gueules, tenant sur sa main dextre un faucon de sable ; sur la mer un cygne (l'argent nageant vers une échelle d'or posée au pied de la tour; sur-le-tout de pourpre, h neuf billettes d'argent, quatre, trois et doux. Duukerque, originaire des Pays-lias.

La Ville-sur-lllon — éeartelé, au 1 d'or, à la bande de gueides, chargé de trois alérions d'argent, au lambel d'azur, biochant*

au 2 de gueules, à l'aigle d'argent, be(>quée, membrée et couronnée d'or; au 3 bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules ; au franc-quartier d'argent ; au 4 d'or, h la bande de gueules, chargée de trois alérions d'argent; sur-le-tout parti, au premier coupé de sinopie, à la bande d'argent chargée de trois roses de gueules, et d'or, h la croix de gueules; au deuxième d'azur, à la tour d'argent, maçonnée de sable. Alsace.

SUR-LE-TOUT-DU-TOUT. — Petit écusson [losé sur le sui-le-tont. On donne au sur-le-tout-du-tout deux parties et demie des sejit de la largeur du sur-le-tout, et trois parties des huit jioiir la hauteur.

Villeneuve de Trans — éeartelé, au 1 CORtre-écartelé, aux premier et quatrième d'or, à trois pals de gueules, qui est de Foix; aux second et troisième (l'or, h. deux vaches de gueules, onglées, colletées et clarinées d'azur, qui est de Béarn; au 2 de gueules, aux chaînes d'or, en ci'oix, sautoir et double oile, et une émeraude au centre, qui est de Navarre ; au 3 conlre-écarlelé en sautoir, aux premier et quatrième d'or, à quatre vergettes de gueules, qui est de Barcelonne entiiT ; aux second et troisième d'argent, à l'aigle de sable, qui est de Sicile ; au 4 d'azur, à la bande com|ionée d'argent et de gueides de huit pièces, accostée de deux fleurs ûe lis d'or, qui est d'Evreux ; sur-letout de gueules ; fretté de lances d'or ; semé d'écussonsdu même dans les claires-voies, qui est de Villeneuve ; sur-le-tout-du-tout (l'azur, à la fleur de lis d'or. Armes de concession. Provence.

lioubers-Abbeville-Tunc — parti de deux traits, coupés de trois; au 1 plein d'or ; au 2 d'or, à une croisette et un croissant tourné de gueules en chef; au 3 d'or, à trois fasces de gueules; à une branche de gui de chêne ensanglantée au naturel brochante; au 4 d'or, à trois chevrons de gueules ; au 5 d'or, à trois pals de gueules; au G d'or, à trois bandes de gueules ; au 7 d'or, k trois boules de gueules ; au 8 d'or, à trois cœurs do gueules; au 9 d'argent, à tiois cœurs de gueules ; au 10 d'or, à la croix de gueules, chargée de cinq croissants de sable ( à enquerre); au Jl d'argent, à la croix de gueules, chargée de ein(j coquilles d'or; au 12 d'or, à la croix de sable, chargée do cinq coquilles d'argent, et surchargée d'un écusson d'azur, .'i trois fleurs de lis d'or ; sur-letout eontre-écartelé, au |)remier d'azur, semé de lleur'S de lis d'or; au second d'argent, à la croix de gueules, chargée de cinq coquilles d'or ; au troisième d'or, à la croix de sable, chai-gée de cinq coquilles d'argent, et sur-char-gée d'un écusson d'azur, chargéde trois ileuis de lis d'or; à la bande d'argent br-ochante sur le tout; sur-le-t(3ut-du-tout d'or, à trois cœur-s de gueules, au chef cousu du champ, chai-gé de-tr'ois bandes du second émail. Devise : Fidelior in advcrsis. Cri : Abbeville. Pon'hieu.

TAU OICTIONNAIKE IIERALDIQUK.

ti:t

TAU. — Mi'ubli! (le Vécw, i[ui a beaiicou[> de ressfmiilancn an T. On le nomme aussi croix de Snint-Antninr, à cause ([u'il est s^^mblable à la creix.(iue |jorlaieiit les chanoines réguliers de Saiiit-Antoine. D'anciens manuscriis le nomment indiilére[umeiil taf ou tau.

L'origine du tau, selon quelques-uns, est tirée de rApocaly[)se, oi'i il est une marque que l'anime mit siu' le front îles |irédrstinés. Selon d'autres c'était une béiiuilled'estrojiii', convenable à l'onlre de Saint-Antoine, qui était /ios/?(<o/i('r. lîniin d'autres auteurs disent que c'est le dessus d'une crosse grecque; ils fondent lenr opinion sur ce que les évèiiues et abbés du rit' j^refi la portaient ainsi; ils ajoutent qui' les ehanoines réguliers (Je Saint-Antoine la ()(>rt,iient de cette fa(;!)n, en mémoire de ce que leur fondateur était abbé.

La Poterie de Pommereux ^ d'ar\^cn[, au tau di' sable. Normandie.

Qaein de Cadousan — d'az =r, h trois taux d'argent. Bretagne.

Liinijlade du Chayla — d'argent , à trois tau de gueules. Languedoc.

Lonyjumeau — d'argent, semé de tièib^s (le gueules, à deux tau de même en chef, et en pointe, deux perroquets atbontés de sino[)le.

Vieux-Bourg — d'azur, à la fasce d'argent, chargée d'un tau de sable, senestré d'une molette de même.

y'otprj'e— d'argent, au tan de gueules, nrcosté lie deux roses du même, au lambel de saille. Normandie.

jl/o/Z/uVr— d'azur, au tau d'argent. Guyenne et Ciascogue.

Mouljoije — d'azur, à dix feuilles de lierre d'argent, posées 3, 3 et 1, au cliefd'oi-, charg(' d'un lau de sable.

'l'Alil'K. — Petit animal qiiadrupède qui habite sons terre. Il parait ei |)al, moniraut le dos, et ayant la tète vers le haut de l'écu ; son émail particulier (!st le sable.

Faijdiile de ClKilaiidras — d'or, à trois taujies de sable. Auvergn".

'l'AUHKAU. — Aninial (pii iiaraît dansl'éeu (le prolil et passant, ayant la ipinie retroussée sui- le ilos, le bout tourné ii séneslre, ceciui le distingue du b.iiuf qui a la (jueue pendante.

On appelle furieux, le taureau qui parait levé sur ses |)i(;ds de (b.'iriè're. Quelipies moderi es ont cru que cette altitude était la |)lus oribnaire du taureau, sans faire attention que le mot furieux deviendrait inutile dans ce cas, aussi bien (pu; le mot rnmpanl, à l'égard du bon, innsiiu'on n'exprime pas les poMlidiis ordiiaiit's. (]i; (jni prouve d'ailleursipie cette altitude n'est pas la plus ordinaire iJe cet animal, c'est «pi'(jn trouve beaucoup plus d'i'xem(iles de taureaux passants ([ue di' taureaux furieux.

Tauri(ir—n\uur,a\i taureau d'or Guyetnie et Gascogne.

Du P/m/k;— d'azur, à un taureau d'or, ressaut. Uresse.

Torsiac—d'or, au taureau de gueules, accorné d'argent, issant de l'angle sénestre, Auvergne.

r«(/p»p;— d'azur, à un taureau ailé d'or effrayé. Bresse et Bugoy.

Tarin — d'azur, au taureau jiassant d'or, sommé d'une étoile du même, k trois Heurs de lis d'or en chef. Maine.

Taureau de Molitard—de gueules, au taureau d'or. Orléanais.

Bouet — d'azur, au taureau passant d'or. Daupbiné.

Taurine — d'azur, au taureau d'or. Languedoc.

Des Guillaumanche.'i—d'tM-gcnl, au taureau ue gueules, au lambel d'azur. Auvergne,

Disdier — d'or, au taureau elfrayé de gueules, accorné et ongle de sable, la que'je sur le dos, guidé d'une étoile d'argent. Dauliliiné.

Du Fenoil — d'azur, au taureau furieux et levé en pied d'or, et un chevron de gueules brochant sur le tout. Lyonnais,

Berlier — d'or,au taureau rampantdo gueules, corné et ongle d'a/.ur, chargé de cm j étoiles d'or. Languedoc.

Montagut—d'ov, au tanrf^au de gueules au chef endenté de trois pointes d'azur. Languedoc.

Bossugr.i — de gueules, au laïu-eau d'or passant au jiied d'un chêne à deux' branches mises en sautoir d'argent. Languedoc,

Bouvard — de gueules, à trois rencontres de taureaux d'or, Conitat Venaissin,

P(iin—d(i gueules, à une tête de taureau d'or, accornée d'argent. Berry,

y{o(/rH/uZ— d'azur, à une rencontre de taureau d'or, surmontée de trois étoiles du même en fasce, Poitou.

Bouvier — de gueules , à trois rencontrés de taureau d'or, panachées de même. Dau- [ihi.^î,

'ILi'fiS. — On nomme la tête des animaux , connue du lion, du lévrier, du por-c, de l'aigle, de la licorne et autr-es bêles, (piand elle est d'un airtr-e émail ipie b'ur corps, ce qui est rare, ou ([iiaiid elli! en est détachée , ce qu'on rencontre béqucmmenl en armoiries.

Les tèles d'animaux sont presque toujours de jirolil, ce iju'on n'exprime fias; (prair.i elh^s paraissent de front, on les nomme rencontres, soit (|u'elles aient des cornes, .soi», (lu'elles ir'eii ai. lit pas. Il n'y a d'exce|itin;i (jiio pour les têtes d'oiseaux et jinur la tête du léoiiar'd, (|ue l'on nomme léle, (jiioii|u'elle soit di! front, |)ai'ce (|ue c'est sa lepréscntation ordinaii-e; si elle était de p.i-olil, ce n:' serait plus une (ète de léojiard : ce sérail une tête de lion. Quel pies amioristes U(jm-

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