I.a Cowr — d'azur à trois cœurs d'or. Norniaiidie
La Croix — d'azur, à trois cœurs d'or. Nor-
Franc — d'argent, à trois cœurs de gueules. Normandie.
Chevcrt — d'argent , à trois cœurs de gueules. Ile de France.
Guellonné — d'azur, à trois cœurs d'or à la bordure de sable. Normandie.
Amclot — d'azur, fi trois cœurs d'or surmontés d'un soleil du même.. Orl-éanais.
Du Chesne — d'argent, à trois cœurs de gueules, couronnés chacun de trois fleurs do lis d'or. Bretagne.
Drouel — de gueules, à trois cœurs et une rose au milieu^le tout d'or. Bretagne.
. Danemark ( Royaume ) — d'or, semé de t(eurs de gueules, à trois lions léopardés l'un .sur l'autre d'azur.
Champinoise — d'argent, h trois fleurs de lis d'azur à une cotice d'or brochant sur le tout, h. la bordure du même, chargée de huit lœurs de gueules. Poitou.
IlEBALDlQUË. Cffl llG
CIMIER. — Le cimier est l'ornement du timbre comme le timbre est celui de l'écu, et il est la pièce la plus élevée sur la tête du cavalier et sur le blason de ses armes. 11 tire son nom de la iiosition qu'il occupe, et son usage est des plus anciens. De toiil temps, les guerriers de toutes les na* tions l'ont porté comme un objet d'ornement pour leur personne , et de terreur pour leurs ennemis. Hérodote attribue aux Cariens la première invention des cimiers, et dit que ceux de cette nation furent les premiers qui portèrent des aigrettes et des panaches sur leurs casques; les premiers qui peignirent des figun'S sur leurs boucliers et les lièrent avec des courroies. Diodore de Sicile, liv. iii, dit que les rois des Egyptiens portaient pour cimiers des têtes de lion, de taureau ou de dragon, pour marques de leurs dignités, et que les capitaines mettaient sur les drapeaux et les boucliers des figures, pour distinguer les compagnies des soldats et se reconnaître dans la mêlée. Les Grecs et les Romains en portaient également, et l'on en peut lire de fréquentes descriptions dans Homère, dans Virgile, dans Siace, dans Tite-Live,dans Polybe,dans Tacite, etc. Les chevaliers du moyen âge se gardèrent bien de négliger cette portion do l'héritage de l'antiquité, et tous les monuments nous les montrent affublés de cet ornement.
Wulson de la Colombière, cbap. 40 de sa Science héroïque, dit que « le cimier étoit de cuir bouilli, de parchemin ou de carton, dont on faisoit peindre et vernir les figures, afin qu'elles pussent résister à la pluye, et que quelquefois aussi l'on en faisoit avi'c du fer ou acier battu, ou avec du bois ; mais cela fort rarement, pour ce que cotte matière les rendoit plus pesants que ceux de cuir ou de carton; qu'on les posoit sur le haut du casque, regardant de front, et qu'on les attachoit avec trois courroyes. »
La forme et la tigure de ces cimiers dépendaient du caprice et de la fantaisie des cavaliers. La plupart prenaient une pièce de leur blason; ainsi le cimier des rois de France était une fleur do lis, celui de l'Emj)ire une aigle, deCastille et de Léon un château et un lion. Quelquefois ils en ditfèrent, comme les ducs de Savoie, qui, ayant une croix dans leurs armes, portent un lion ailé pour cimier ; de même le cimier des Montmorency est un chien courant, qu'on ne voit point dans leurs armes.
Les pièces honorables du blason ne se mettent point en cimier, et l'on n'y trouve ni pal, ni chevron, ni fasce, ni bande, ni giron ; celles qui ne peuvent se soutenir d'el Ics-mêmes, et n'ont point de consistance, comme les rivières, les rubans, les écharpes, n'y entrent pas davantage.
Les cimiers se peuvent changer selon le caprice ou la fantaisie de chaque membre d'une même famille, parce qu ils tiennent lion, dans le blason, do devise et d'ornement, plutôt que de pièce fixe et déterminée: ics exemples de ces changements sont trop fré-