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toine duquel sortoieot six fleurons, et au dessus d'yccux un sion vert, au haut duquel estoit posé un escu de France, à trois fleurs de lys d'or, richement bordé tout autour d'un col lier de l'ordre de S. Michel, semé de coquilles, et par dessus lodil escu estoit une riche couronne lymbrée en forme d'empereur. » Il faut ueantmoins demeurer d'accord que dans les inonnoyes do ce prince (1) la couronne n'est qu'un cercle rehaussé de •leurs de lys, comme en la monnoye d'or, qu'il fit battre au sujet du pape Jules II, qui a pour inscription, du côte de la figure du roy, lu do. franc, rkgm. nbap. n. et de l'autre, où est un escu de France couronné, PKRD.tM liABiLoxis nomkn. Le même roy, dans les testons qu'il fil forger à Milan, est représenté avec un bonnet retroussé, et une couronne de fleurs de lys sur le retroussis. François I est pareillement figuré dans quelques testons avec ce mémo bonnet : mais il y a cette différence, que la couronne de fleurs de lys est au-dessus du retroussis. 11 parolt encore eu quelques-uns aveo une couronne enlrenieslée de fleurs do lys et de rayons : et enfin il est représenté en d'autres avec une couronne rehaussée de fleurs de lys et de fleurons, et fermée par en haut, ce qui a esté continué par ses successeurs.
Il est constant que les roys n'ont porté la couronne fermée, que dans les derniers siècles : ce qui a donné sujet à l'auteur de l'ancienne Chronique de Flandres de dire, qu'entre les couronnes des roys, celle de I empereur est seule couverte par dessus. Mais je ne sçay si l'on doit ajouter créance à ceux qui ont écrit que François I prit la couronne fermée pour contrecarrer Charles V. Car j'estimerois plutôt que ce qu'il en fit, fût parce qu'il s'apperçût que les roys d'Angleterre, qui lui estoient inférieurs en dignité, la portoient de la sorte il y avoil long-temps.
lT se peut faire encore que François 1 prit la couronne fermée pour se distinguer des princes non souverains, des ducs et des comtes qui avoient aussi le droit de porter la couronne, et qui la faisoient empreindre dans leurs monnoyes. Le sçavant Selden, eu ses Titres d'honneur, a avancé que cette espèce de couronne est d'une invention nouvelle, et qu'en l'an 1200, les ducs et les comtes n'en avoient point. Ce qu'il prouve par un passage de l'histoire de Geoffroy de Ville-Hardouin (2) , qui fait parler ainsi le duc de Venise aux députez du marquis de Monteferrat, des comtes de Flandres, de Blois, de Saint-Paul, de Brienne, et autres : <» Bien avons quenu que vostre seigneurs sont li plus hauts homes, que soient sans couronne. » Ce discours semble estre formel, pour induire que le marquis de Montl'errat et les autres comtes ne portoient pas alors de couronnes. Kn efret la couronne n'appartient qu'aux rois.
Je ne doute pas que les ducs et les comtes
M) Paul. Peiauin {*) Viltahî.rd. o. 12.
Gnorisin. Vêler.
de nôtre France n'ayent paru avec leurs couronnes dans les occasions de cérémonies, et particulièrement dans les Cours plenieres, ou solennelles de nos roys : du moins il est constant qu'à leurs sacres les ducs et les comtes, qui avoient la qualité de pairs de France, ou ceux qui les ont représentez, s'y sont trouvez avec la couronne sur la teste. Le Cérémonial François (1) dit qu'au sacre de Charles VIII, les pairs séculiers y estoient « vestus de manteaux, ou socques de pairio, renversez sur les épaules, comme un epitoge, ou chappede docteur, et fourrez d'hermines, ayans sur leurs testesdes cerclesd'or, les ducs à deux fleurons, et les comtes tout simples. » 11 fait la même remarque, lorsqu'il traite des sacres des roys Henry IV, et Louys XIII ; mais ce qui me confirme dans la créance que les ducs et les comtes se trouvoienl avec la couronne sur la teste dans les grandes solennitez, est que dans la recherche des biens et des meubles du comte d'Eu, connétable de France , qui fut faite après qu'il eût esté décapité, on fit la description de toute « sa vaisselle, des couronnes, des cliappeaux, des anneaux, dos pierreries, des joyaux, et d'autres biens, » comme on voit dans les inventaires faits le dernier de février l'an 1350, et le 18 mars l'an 1353, qui sont en la Chambre des Comptes de Pans. Car il est probable que ces couronnes estoient des cercles d'or, qui appartenoient à ce connétable en qualité de comte. 11 semble même que non seulement les ducs et les comtes avoient le privilège d'en porter, mais encore les simples gentilshommes. Ce qui le pourroit faire présumer est, que parmi un grand nombre de seaux, que j'ay veus attachez à des lettres originales qui m'ont esté communiquées par M. d'Hérouval, il s'en rencontre plusieurs qui représentent les armoiries des gentilshommes qui n'avoient aucune dignité de duc ou de comte, avec le casque couronné d'une couronne ducale, de laquelle sort un cimier. Ce que j'ay remarqué particulièrement aux seaux de Louys vicomte de Thouars, attachez à des lettres de l'an 1340, d'Aymar sire d'Archiac do 1343, de Jean de Corberon Viguier chevalier capitaine de Pierraguers de 1349, de Jean d Ogier de Monlaul sire de Saint-Front de 1349, d'Arnaud d'iîspagne chevalier seigneur de Montespan sénéchal de Perigord, de 1351, de Jean de Chauvignet seigneur de Blol escuyerde 1380, de Jean do Saqueville chevalier sire de Blaru de 1380, de Raymone sire d'Aubelerre chevalier de 1395, de Guichard Dauphin chevalier, conseiller er grand maître d'hôtel du roi de 1413, et enfin de Hciiaut du Cbastelet conseiller e! chambollau du roy, bailly de Sens, de 1479. Co qui sert à justifier que c'est sans raison nue quelques gentilshommes ont crû avoir droit de porter la couronne sur leurs armes, parce qu ils les ont veuôs empreintes et figurées dans les tombeaux de leurs ancêtres ; ce que j'ay ouy autrefois remarquer au sujet
(I) Cerciu. Fr. 1. 1, p. 193, 389, 407.
de la maison dcHalluin originaire de Flandres : d'autant que ces couronnes estoient alors usurpées indifféremment par les gentilshommes, qui n'aroient aucune dignité qui leur en donnât le privilège, et ce par un abus de ces siécics-là, qui a passé jusques à nous, où la plupart de la noblesse s'est arrogée des titres imaginaires de comtes et de marquis, et des couronnes sur leurs armes, sans ;i Htre droit que eeluy que la licence des minoritez de nos princes leur a souffert.
Il est probable que Charles le Chauve a esté le premier de nos roys, qui a accordé lii couronue aux durs : et mêmes j'ose avancer que comme il se conforma aux coûtumes des empereurs grecs, dont il prit les habits et les orm mens, il suivit aussi en cela leur exemple. D'autant que les empereurs d'Ori< nt accordoient ordinairement la couronne aux Césars, et aux principales dignitez de l'Empire, ce qui a eu li»-u avant le grand Constantin: car Constantin* Chlorut, son uere, n'estant revêtu que du titre de Nobilimmut Castor, paraît avec la couronne de rayons, dans une médaille de cuivre, qui a pour inscription : constautios hob. c. et à l'autre revers, virtus auoo.
Ç'a esté encore à l'exemple des princes et des dignitez de Constantinople que les dauphins, tiJs aînez de nos roys, portent de semblables couronnes, ayant remarqué dans le Cérémonial de France (1), qu'à l'enterrement de François, dauphin de Viennois, fils ainé de François I , l'effigie de ce prince ■ avoit par dessus le bonnet de yeloux cramoisy une couronne d'or, plus éminente que celle d'un duc, comme déjà préparé à succéder au royaume, et porter la fleur de lys entière. »
Cutson — d'azur, à une couronne fermée d'or. Velay.
La Cépède — parti de sinople et de gueules , à une couronne d'or à l'antique posée <- n abtme. Comtat Venaissin.
Malboze — d'azur, à trois couronnes d'argent. Languedoc.
La Grijfonnière — «l'argent, à trois couronnes de Muojiie. Bresse et Bourgogne.
Chnmpredonde — d'azur, à trois courounes de chêne d'or. Auvergne.
Suède (royaume de) — d'azur, à trois couronnes d or.
Remefort la Gril Hère— d'azur, à trois couronnes antiques d'or.
Bazin — d'azur, à trois couronnes ducales d'or. Ile de France
Lacour — d'argent, à trois couronnes ducales d'or. Gâtinais.
Burotte — écartelé, aux 1 et 4 d'or, à une couronne d'épines de sable, aux 2 et 3 d'azur à trois besants d'or. Guyenne et Gascogne.
COUTELAS. — M euble rare en armoiries.
Du Boit de la Freslonnière — de gueules, à trois coutelas d'argent en pal, la pointe en bas. Bretagne.
CRAMPON. — Instrument assez semblable à un Z aiguisé aux deux extrémités, que les gens de guerre portaient lorsqu'ils
(l)Céréin. de France.
HERALDIQUE. CRI 20i
allaient escalader quelques places ; ils les plantaient dans la muraille, et y attachaient leurs échelles de corde.
Roue de Wichen — écartelé, aux 1 et de gueules, à trois pals de vair ; au chef d'or, chargé d'un chevron du champ, qui est de Chatillon ; aux 2 et 3 de gueules, au crampon d'argent ; au marteau de sable, emmanché et couronné d'or ; le manche brochant sur le crampon, qui est de Wichen ; sur le tout do gueules, à la bande d'argent, qui est do Roye. Pays-Bas.
CRANCELIN. — Portion de couronne à fleurons, posée en bande et mouvante de l'angle dextre à l'angle sénestre.
L'origine en vient de ce que Bernard, comte d'Anhalt, fut investi du duché de Saxe vers l'an 1 150 ; il portait, fatcé d'or et de table, de huit pièces, et ajouta à ses armes le crancelin de sinople, en mémoire de ce que l'empereur Frédéric, surnommé Barberousse, lui mit sur la tête un chapeau de rue dont il était couronné, lorsqu'd lui donna cette investiture.
Le terme de crancelin est dérivé de l'allemand krantlin, qui signifie une couronne de fleurs.
De Sagay — d'azur, au crancelin d'argent, accosté d'une palme et d'une branche d'olivier d'or ; à la montagne de trois coupeaux du second émail, ombrée de sinople, mouvante de la pointe de l'écu. Lorraine.
CREQUIER. — Meuble d'armoiries qui représente un cerisier sauvage ayant quelque ressemblance à un chandelier à sept branches, et des racines à sa tige.
Doin du Plessis, dans sa Description géographique et historique de la Haute-Normandie, tome 1, page 172, prétend que le mot créquier vient du teulonique kerch, qui signifie une église, et ajoute que créquier signifie un chandelier à sept branches, tel qu'on en voit dans la plupart des églises gothiques ; mais l'opinion la plus généralement reçue est que créquier signifie un cerisier sauvage dont le fruit se nomme creques eu patois picard.
Créquy — d'or, au créquier de gueules.
Artois.
Le Jeune de la Fuyonnière — de gueules, au créquier d'argent; la première feuille du créquier à dextre chargée d'un petit écusson d'argent, à deux fasces de sable. Artois et Anjou.
Lespault — d'or, au créquier de gueules. Picardie.
Le Cointe — d'argent , au créquier de gueules. Ile de France.
Drancourt — d'argent , au créquier de
gueules.
CRIBLE. — Meuble de l'écu qui représente une espèce de tamis, fait en forme cylindrique. Cette, ligure n'est pas commune en armoiries.
Guebenhouten — de gueules, au crible d'argent. Lorraine.
Tamitier — coupé, au 1 d'or, à la rose de gueules ; au 2 de gueules, au crible d'or ; h 1»
*r, cfto nrr.noNN.MUK
fnsre d'azur, chargée do trois étoiles d'argent, brochante sur le coupé. Provence.
CHOC. — Meuble rare en armoiries.
Guermange — de gueules, à un croc d'or. Lorraine.
Cambray — de gueules, h trois crocs d'or. Borry.
CROISSANT* — Meuble fréquent en armoiries. Sa position ordinaire est d'être montant, cYstsi- .iro que sus cornes regardent le chef de l'écu. Quand il est placé dilti remue nt, on l'exprime (;n disant : rersé, quand les cornes regardent la pointe de l'écu ; t»u>yté, lorsqu'elles regardent le tlanc dextre; contourné % si elles regardent le flanc sénestre.