‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 179 sur 329 · AMIEL · texte numérisé non relu

AMIEL

AMFELD. V<

localités du canton de Neuchâtel où elle est encore représentée. — l.Josi É, 1710-1793, lils de Josué et de Louise

Hoyve, commerçant à Londres, donna à la Chambre de Charité de La Chaux-de-Fonds des titres de rentes anglaises d'un produit annuel d'environ IV. 2500. — 2. Ahuam * 1712. frère du rv I, officier au service de France, maréchal des camps en 17X0. 11 était à Belfort à la morl de son frère aîné en 1793. — 3. Ja- COB, 1719-1812, frère des n°' I et 2. officier au service de France, chevalier du mérite militaire, lieutenant-colonel.

4. Daniel, fondeur de bronze pour pendules et ciseleur à La Chaux-de-Fonds, cité de 1781 à 1789. — Voir Biographie neuchâteloise, 1 et II. — La Chaux-de- Fonds, sou passé et son présent. — A.

Chapuis : Histoire de la pendulerie neuchâteloise. i<- m 1

iir Imiïcld.

AM GRUND, am GRUND, im GRUND, von grund. Famille éteinte de l'Unterwald (Sarnen, Kerns et Alpnach) et de la ville de Lucerne; elle existait aussi au XV" siècle dans la vallée d'Engelberg et à Atlinghausen (Uri).

A. Canton d'Unterwald. I. A Sarnen : l.Vers 1220 Peter et — 2. Conrad. — 3. Ci. .us est en 1514 bailli dans le Rlieintal. — II. A Kerns : 1, HEINRICH parait en justice en 138"). En mai et décembre 1395, il est député de l'Unterwald à la Diète de Lucerne et en 1396 arbitre.

— 2. Jost et sa femme Elisabeth fondent la prébende du vicaire de la chapellenie de Saint-Nicolas à Kerns. — 3. SIMON est en 1529 représentant de la corporation rurale des habitants de « Nid dem Feld »à Alpnach. Vers 1540 il est juge et conseiller, en 1543 bailli dans le Freiamt. —4. Heiniucii, juge en 1562 et membre du Conseil; capitaine dans l'expédition de Picardie, il participe à la bataille de Dreux. En 1568, il est greffier du pays. — 5. Wolfgang, juge et conseiller en 1559. — 6. Hans-Jos, membre du Conseil est le dernier du nom; avec lui s'éteint la famille dans l'Obwald en 1736. — III. Dans la vallée d'Engelberg: Une famille du même nom, mais probablement d une origine différente, apparaît au XVe siècle dans la vallée d'Engelberg. — Voir G. F. Kuchler: Chronik von Kerns.

— Obituaires et Cadastres des églises de Sarnen et d'Alpnach. [Al. T.l

B. Canton de Lucerne. Famille éteinte depuis très longtemps à Lucerne ; une branche existe encore à Emmen. — 1. Hermann, de Lucerne, est reçu bourgeois le 26 avril 1261. — 2. Jacob, maître d'école à Lucerne, composa en 1468 un drame : Das jùngste Geric/it et laissa un livre d'heures manuscrit orné de miniatures (voir Liebenau: Das alte Luzern). —3. Haimo (Heimann, Heini), reçu bourgeois de Lucerne en 1449, avec son père Rudolf im Grdnd et son frère Aegidius. Sa famille vient peut-être d'Engelberg. Le 2 mai 1465, il est nommé curé de Kriens et en 1481 curé de Slans. 11 était l'ami et le conseiller spirituel de Nicolas de Flue et cultiva en lui la tendance au mysticisme et le désir de se retirer du monde. A la journée de Stans, le 22 décembre 1481, lorsque les députés des Confédérés ne purent s'entendre sur l'admission de Fribourg et Soleure dans la Confédération, ce fut Amgrund qui spontanément alla durant la nuit au Kanft pour solliciter du saint ermite une dernière tentât i\e de conciliation. Au moment où les députés allaient lever la séance, il apporta le message verbal de Nicolas de Flue, obtint d'être écouté à force de prières instantes et sauva ainsi la Confédération du plus grand danger. Le Conseil de Soleure reconnut officiellement le grand mérite du curé et lui lit remettre par le secrétaire de ville une copie de la légende de Saint-Urs en témoignage de reconnaissance. On ne possède malheureusement pas les preuves de la grande influence que Haimo exerça sur l'activité politique de l'ermite ; cependant, on ne saurait méconnaître l'importance de l'amitié qui unit ces deux hommes. Le 30 novembre, comme arbitre, il trancha un différend qui avait éclaté entre le curé et les paroissiens de Sachseln au sujet des offrandes pieuses sur le tombeau du bienheureux. Haimo mourut en 1493. — Voir Durrer : Die àltesten Quellen ùber den sel. Nikolaus von Flue, sein Leben und seinen Ein/luss, p. 38, 105, 1 16, 162, 465

et 481. — 4. GlLG, frère du n' 3, intendant du grenier. avocal en 1481. membre du Conseil des .Neuf en 1482, huissier du tribunal eu 1487, juge en 1488. — 5. Pierre,

curé à RomoOS vers 1501. P V \V.,tl(

AMGRUT, JOACHIM. Voir Cl. i l. JOACHIM VON. AMHERD (am HERD, de TERRA. HERDER).

Celte famille valaisanne tire son nom de son ancienne demeure am Herd ou ttim

llerd au-dessus de Rordt à Gondo. Au commencement du XVIIe siècle, le notaire et major JOHANN fonde à Rarogne une branche cadette qui s'éteignit bientôt. Au XVIII1 siècle des membres de cette famille s'établirent à Glis. Naters, Mund, lirigerberg. Armoiries: d'azur à une flèche d'argent issant de trois monls de sinople et supportant une étoile d'argent, accompagnée de deux autres du même. — 1. Aloïs, de Glis. De 1790 à 1795 curé de Grengiols ; le 10 décembre 1790 chanoine titulaire et en 1795 curé de Naters. En 1807 il entra dans le chapitre, devint curé de Sion en 1812, yrand chantre le 30 janvier 1816, et doven de Va- Ièrele25mai18l7. f21 juillet 1825. Il institua un fonds pour les étudiants de sa famille et légua au chapitre de Sion des propriétés importantes. — 2. Lud'wig, de Gondo, *8 mai 1825 à Obergesteln, rédemptoriste à Fribourg en 18i5, prêtre en 1851 et missionnaire en Lorraine et au Luxembourg.

En 1864 il quitta son ordre et sous le nom de P. Paulus devint capucin à Lucerne.

Coopérateur à Rapperswil en!881, chapelain à Ilospental en 1882. supérieur au Rigiklôsterli en 1884, où il mourut le 9 novembre 1887.

11 est l'auteur des ouvrages suivants ; Denkwùrdiakeiten von XJIrichen. — Thomas in der Bùnden oder

Freiheitskampf vom Wallis, drame historique. — S. Francisais, épopée romantique en 12 chants. — Voir BWGl. P>.I.]

AMIEL. Famille éteinte originaire de Castres en Languedoc, genevoise par Jean, reçu habitant le 23 mars 1764 et par Samuel-Frédéric, son lils, bourgeois en 1791. — Henri-Frédéric, fils de Jean-Henri et de Caroline Brandt, * à Genève le 27 septembre 1821, j 11 mai 1881. Après ses études à Genève il passa une annét en Italie, 1841-1842, puis cinq ans en Allemagne, 1843-1848. Rentré dans sa ( ville natale, il fut successivement professeur de littérature française et d'esthe* tique, puis de philosophie.

Ses principaux ouvrages sont: Dumouvement littéraire dans la Suisse romande et de son avenir.

Grains de mil. —El Pcnsieroso. — La part du rêve.

— Les étrangères. — Conférence sur .Ivan-Jacques Rousseau jugé par les Genevois d'aujourd'hui. — Jour à jour. — C'est dans un de ses recueils de vers que l'on trouve les paroles de Roulez tambours, composées dans un moment d'angoisse nationale, lors du conllit avec la Prusse à propos de Neuchâtel. Amiel avait commencé en 1849 un journal qui, publié après sa mort par son ami Edmond Scherer sous le titre de Fragments d'un

P. Paulus Amherd.

D'après une photographie.

H. F. Amiel. d après un pastel de M'I' B.Vadier.

Page 1