RIDE DE
ANGELOCH, von. Famille éteinte, bourgeoise .les villes de Bade et de Lucerne. Armoiries : d'azur à un hameçon d'argent. — 1. BERNHARD, chevalier de l'Ordre de St. Jean, prieur du Danemark, commandeur d'Ueberlingen el Leuggern, plus tard Grand-Maître des pays allemands. — 2. Jori;, fils du Q° 1. reçu bourgeois de Lucerne, avec ses fils, en 1589, f 1625, acheta en 1597 de la ville de Brugg les droits de basse justice à Bôttstein, qu'il revendit déjà en 1606 aux frères von
Boll, d'Uri ; il fut aussi commissaire de l'archiduc I -
pold d'Autriche dans le Pràttigau en 1623. — 3. Johann-Bermi \kii. fils du n" 2, évêque de Chrysopolis, évèque suffragant de Bàle en 1626. t 1629. — i. liKuiu,, t 1647, survivancier de Beromunster en 1614, chanoine en 1625, chanoine de Bade 1626, Senior à Beromunster. — Voir : LL I. — Merz : Burganlagen îles Kts. Aargau I, 136. — Fricker : Gesch. der Stadl iiml der Bader zu Ba'den, 254. — Vautr-ey : Hist. des êvêques de Bâle II. 187, 192. -- Bott : Hist. dt la Représentation diplomatique III, 812. — Biirgerbuch Luzern. [v.V.]
ANGELORUM MONS. Voir Engelrerg.
ANGELROT. Famille d'orfèvres, de Tann (Alsace), domiciliée à Bàle. — 1. Wolfgang, mentionne à Bàle en 1479 et en 1509; il est sûrement parent des trois
sar, * vers 1 180. t le 5 décembre 1544, orfi vre jouissant d'une haute considération, bourgeois de Bâle dès 15117 ; vers 1520 il chargea Hans Holbein de décorer de peintures la façade de sa maison zum 'l'an/ : en 1527 membre du Conseil comme prévôt de corporation. — 4. Kaspar, * vers 1485; disparaît dès 1535. Il était aussi orfèvre, mais continuellement endetté, ce qui l'obligea à prendre la fuite. — Voir SKL I et IV. [Az.]
ANGELUS DO M INI. Prière, nommée parfois Sahiiniio angelica, rappelant le mystère de l'Annonciation et la visite de l'archange Gabriel à Marie. Elle est dite Irois l'ois par joui-, le matin, à midi et le soir, accompagnée d'une sonnerie de cloches. Dans certaines régions des Alpes, la sonnerie du soir est remplacée par un appel à la prière. Cet appel, fait à pleins poumons par des pâtres, au moyen d'un filtre à lait, convie les vachers à la prière et à se recommander à la protection de Dieu avec leur bétail et leurs biens. Cette prière (Betsegen) date certainement du XIIIe s. Elle se disait déjà au XVI* siècle sur l'alpe de Frohnstaffel dans l'Eigental (Pilate). Cet usage vénérable tend aujourd'hui à disparaître. On le rencontre cependant encore dans de nombreuses régions alpestres de notre pays, ainsi dans le Haut- Valais, l'Oberland saint-gallois, les cantons des (Irisons, l'ri. Unterwald (sur la Musenalp) et dans l'Entlibuch (alpe de Fankbus sur le Schimberg). — Voir Thalhofer-Eisenhofer : Handbuch dei Liturgik, 2« éd. 1912, I, p. 306. — P.-X. Weber : Der Pilatus, p. 141. — K.-A. l-'alk: Lehren und Gebete fur Sennen und Hirten — SAV6 contient une bibliographie par E. Buss. [J. Mm un Saint-Gall.]
ANGELUS, JOANNES. Voir L'ANGE, JEAN.
ANGEN, ZEM. Famille bourgeoise de Bâle. Armoiries : de sable à la bande d'argent, à la bordure d'or. — Ulrich, mentionne pour la première fois en 1280, est en 1300 membre du Conseil. La personnalité
ANGENSTEIN
ANGLIKON
la plus marquante esl Peter,* vers 1375, t en 1409; dès 1403 premier prévôt de corporation. L'aînée de ses filles, Agnes, mourut en 1451, dans le couvent de Sicilien, dernier rejeton de la famille. — Voir Merz :
Die Burgen des Sisgaus III, tabl.
gén. 15/ [A.B.]
ANGENSTEIN (C. Berne, D.
Laufon, Com. Duggingen. V. DGS).
Château bâti au XIIIe siècle. Placé à l'entrée du défilé qui relie la vallée de Laufon avec celle de Birseck, le château d'Angenstein avait, autrefois une grande importance à cause du passage qu'il défendait, et sa possession fut longtemps disputée; de là le nom, le château fort près du défdé. Il appartint sans doute d'abord aux comtes de Ferrette, parce que situé dans l'évêché de Bâle. En 13*24, il passe à la maison d'Autriche par le mariage de Jeanne de Ferrette avec le duc Albert d'Autriche. Cependant ce dernier en partagea la propriété avec l'évèque de Bâle. Angenstein devint en 1338 un fief des comtes deThierstein,qui en remirent la garde à l'écuyer Henneman Schaler. Détruit en partie lors du tremblement de terre du 18 octobre 135G, le château fut reconstruit et passa successivement dès 1338 aux mains des Miinch von Landskron, du chevalier Valentin von Neuenstein, de la famille Kilchmann et des Lichtenfels. La famille Thierstein étant sur le point de s'éteindre, les villes de Bâle et de Soleure, l'Autriche et l'évèque de Bâle se disputèrent la possession d'Angenstein. En 1519-. après bien des vicissitudes, il fut acquis définitivement aux évèques de Bâle. L'un de ceux-ci, Melchior von Lichtenfels, donna Angenstein en fief au docteur Wendelin Zipper moyennant une redevance annuelle de 400 florins. Zipper devait, en outre, reconstruire dans l'espace de huit ans le manoir, détruit par un incendie en 1517. Les Soleurois s'opposèrent vainement à lareconstruction du château. Angenstein resta à la famille Zipper, alliée plus tard à celle des Grandvillers.de Delémont, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Pendant la guerre de Trente ans Bernard de Saxe-Weimar s'empara du château et y établit son quartier général. Le fief d'Angenstein subit le sort de l'évêché de Bâle ; il fut supprimé en 179"-', incorporé en 1793 au Département du .Mont-Terrible, et, en 1800. à celui du Haut- Rhin : en 1815 il fut attribué au canton de Berne. Le château fut acheté en 1798 par l'ingénieur Kastner, de Strasbourg, qui y fit d'importantes réparations : il est actuellement propriété de la famille Bertschi. La chapelle existe encore : elle occupe une tourelle adossée à la paroi extérieure du donjon et contient trois vitraux de 1562, représentant la Nativité, le Crucifiement et la descente du Saint-Esprit. — Voir A. Quiquerez : Topographie d'une partie du Jura oriental. — A. Daucourt : Dict. hist. des paroisses du Jura-Bernois I. — W. Merz : Die Burgen des Sisgaus I. — L. Maître : Notes sur le château d'Angenstein (dans ASJ 1916). [G. A.]
ANGERER, Gottfried, directeur de sociétés chorales, * le 3 février 1851, à Waldsee, près de Friedrichshafen, t le 19 août 1910 à Zurich. Après avoir été instituteur pendant six ans, il étudia la musique et le chant. En janvier 1887, il fut choisi parmi 55 concurrents comme directeur de la société de cha rvl Harmonie, de Zurich • (i lis la même année, il dcvini professeur de chant à L'école de musique, actuellement le conservatoire de Zurich. Il y resta jusqu'en 1898 et prit ensuite en 1901 la direction de l'Académie de musique de Zurich qu'il conserva jus-
G. Angerer, d'après une photographie 'le 1910.
qu'à sa mort. Angerer a beaucoup travaillé au développement du chant pour voix d'hommes. C'est à lui et à Attenhofer qu'on doit le haut degré de perfection atteint en Suisse dans ce domaine. Comme compositeur, son succès fut d'assez courte durée. On peut citer parmi ses œuvres : Sonnenblick et Schulleben, pour voix de femmes et d'enfants avec accompagnement de piano ; Der letzte Skalde ; Sigurd's Brautfahrt ; Kônigsfelden ; Des Geigers Heimkehr ; Germanenzug ; Gottesdienst des Waldes ; Golentreue ; Der Kônigsbote. La ville de Zurich, en récompense de ses services, lui conféra la bourgeoisie d'honneur - - Voir A. Niggli : Goltfr. Angerer. — Biographisches Jahrbuch 1910. — Ernst Isler : Gottfr. Angerer. — Schweizer. Musikzeitung, 1910, n° 33. [E. I.]
ANGERIO (C. Tessin. D. Blenio). Hameau aujourd'hui disparu, appartenant à la commune et paroisse d'Aquila. Un document de 1281 dit qu'à la vicinanza ou assemblée des bourgeois d'Aquila étaient représentées quatre familles d'Angerio. — Meyer : Blenio und Leventina. [C.T.]
ANGEVILLE, d'. Famille venue du Bassigny (Champagne) en Savoie où Robert (ou Bolet) d'Angeville s'établit dans le XVe siècle.. Armoiries : Desinopleà 3 (ou 2) fasces ondées d'argent. Elleadonné à Genève : — 1 . Ame, officiai de l'évêché vers 1440. — 2. Amédée, Dr es-lois, vice-official en 1513. — 3. Jean, venu de La Roche et secrétaire de l'évèque, fut reçu bourgeois de Genève, le 1er février 1485. — 4. Henriette d'A., t à Lausanne en 1871 à 77 ans, fut, après Marie Paradis, la première femme qui ait fait l'ascension du Mont-Blanc (1838). — Voir : Guichenon : Histoire de la Bresse et du Bugey, suite de la 3me partie, p. 7. — Grille! : Histoire de la Ville de La Boche, 1790, 1867.— JG 28 janvier 1871. — Durier: Le Mont-Blanc, p. 201. — de Foras : Armoriai cl Nobiliaire deSavoie I. — Galiffe: Armoriai. — Covelle : LB. [C.P.] ANGIO. Village. Voir Dangio.
ANGLAIS. Voir Gugler.
ANGLE IS. Ancienne famille noble, d'origine française, qui vint s'établir à Estavayer-le-Lac dans la première moitié du XVe siècle, probablement à la suite d'Humbert, bâtard de Savoie, dont elle était parente ; elle s'éteignit vers le milieu du XV] ' siècle. — 1. Pierre, conseiller d'Estavayer 1443, capitaine dans le conlingent d'Estavaver 1454, gouverneur en 1450, 1457, 1462, 1464, 1467. — 2. Antoine, fils du n° 1, hérita d'Humbert, bâtard de Savoie (f 1443), les terres de Saint-Aubin en Vully et de Dompierre ; il posséda également des droits sur la seigneurie de la Molière ; par contre il céda, le 21 janvier 1457, pour le prix de 150 florins de Savoie, sa seigneurie de Saint-Aubin à Pierre Angleis, bâtard, son frère. — 3. Pierre, fils naturel du n° 1, capitaine de la IIIme compagnie du contingent d'Estavayer 1471-1474, châtelain de Chenaux pour l'Hôpital et la Grande Confrérie de Fribourg 1477-1479. Il testa en 1485. — 4. HUMBERT, fils du n° 1, prêtre, docteur en droit, prieur de Saint-Ours d'Aoste 1447. — 5. Claude, fils du n° 3, gouverneur d'Estavayer en 1492. — 6. JEAN, fils du n" 3, prêtre, recteur de l'Hôpital 1479, vicaire 1484, curé d'Estavayer 1487, puis de Font 1488-1489. — Voir Dom Grangier : Annales d'Estavayer. — Dellion : Dictionnaire. [H.v.] ANGLETERRE. Voir Grande-Bretagne.
ANGLIKON (C. Argovie, D. Bremgarten, Com. Wohlen. Y. DGS). En 1263, Anglincon = près des fermes des Aiiucl ini/e — gens d'Angilo ou semblables; v. Forstemann I. p. I<>7 ss. D'après le rentier des Habsburg, il appartenait, vers 1305, aux district e1 paroisse de Villmergen, e1 en 1415 il passa avec le Freiamt aux Confédérés. Anglikon doil avoir été la résidence patrimoniale de Kuno von Anglikon. Le rentier des Habsbourg y mentionne un domaine Huscn don! la seigneurie avail la haute jusiiee. Le curé Johannes, à Sarmenstorf, fit don en 1279 de la moitié d'un bien sis à Anglikon au rouvenl de Frauental. Plus lard (vers I3.NII) Anglikon passa, gens et biens, aux
WGLOSAXONS
AMIORN
seigneurs de Hallwil. Walthérvon Hall wil se donne en 1 107 le titre de seigneur justicier d'Anglikon. Beat Jakob Zurlinden, de Zoug, greffier du Freiamf acheta en 1678 les seigneuries d'Anglikon el de Hemmbrunn. Anglikon eu1 de bonne heure une chapelle (Saint- Antoine, pins lard l-'ranrois Xavier, actuellement Saint-Wçndolin). Le 8 juillet 1748 l'abbé Gerold de Mûri consacra la nouvelle chapelle construite pai la commune. Anglikon avail un sceau portant un hexagone avec une étoile au centre. Cette localité ressort depuis 1914 de la coin, politique et, depuis 1917. delà paroisse de Wohlen.- Voir: Habsburger i rbai Argovia VI, p. 160; VIII, 130. — W. Merz: Die Burgen iiml Wehranlagen l, 2. — l rbar Beromùnster. — L7ZIII, 306.- Niischeler: Die aarg. Gotteshâuser. [G.W.]
ANGLOSAXONS (LES SAINTS). Voir SARMENS- TORF.
ANGOULÊME, CHARLES-ANTOINE-LOUIS DE VA- LOIS, chevalier d'Angoulême et chevalier de l'ordre des sainis Maurice e1 Lazare, premier gentilhomme de la Chambre du prince de Conti. Il fui envoyé par ce dernier pour soutenir ses prétentions à la souveraineté de Neuchâtel, en 1694 et 1699, contre la duchesse de Nemours.— Rott : Inrenlaire IV. — Boyve : Annales IV, années 1604 et 1699. [J. G1.]
ANGREVILLE, JACQUES-ETIENNE d', * 1808 à Saint-Maurice, t 1867, héraldiste, numismate et naturaliste. Avec le concours deA.de Mandrot, il édita en 1868 l'Armoriai historique du canton du Vallais et collabora aux M.l C. Il a laissé un riche niée la illier ainsi qu'un herbier des plantes de son canton. On a encore de lui : Numismatique vallais anne, époque mérovingienne, et une Flore vallaisanne. — Bertrand : Le \'alais, p. 112- 142. [Ta.]
ANGST. Famille bourgeoise d'Eglisau et de Regensberg, bourgeoise de Zurich dès lis 19 ; elle est répandue dans les communes du Rafzerfeld et de la partie inférieure de la vallée de la Tôss. Armoiries : de gueules à un bélier d'argent. Le nom de la famille existe dès la fin du XVe s. àEglisau et dans le Rafzerfeld. — I.Hans-Heinrich, 1665-1746, d'Eglisau, bourgeois de Regensberg en 1687,sous-baillidu district de Regensberg de 1704à 1746, fondateur de la branche de Regensberg. — 2. Hans- Caspar, 1687-1752, fds du n° 1, chirurgien et avoyer de 1730 à 1750. — 3. Heinrich, 1696-1777, frère du n° 2, sous-bailli du district de Regensberg, capitaine en 1746 et aubergiste de la Couronne. — 4. JOHANNES, * en 1728, fils du n° 3, trésorier en 1756 et 1766, puis avoyer, t en 1773. — 5. Hartmann, docteur en médecine, avoyer de Regensberg et représentant de cette localité en 1798 dans la commission du canton de Zurich, commissaire du district de Regensberg de 1799 à 1802, préfet de district et suppléant au tribunal cantonal sous la République Helvétique, de 18(11 à 1802 membre de la nouvelle diète du canton et grand conseiller en 1803. — 6. Joh. Heinrich, * en 1847, de Regensberg, d'abord •négociant, consul général anglais à Zu- Vichdel886à 1916; il fut le premier directeur du Musée national suisse à Zurich de 1892 à 1903 et très habile collectionneur, docteur honoraire des universités de Zurich et de Harward, bourgeois d'honneur de Zurich en 1892. — [F. hegi et a. Hoppeler.] — l.Charles- Albert dit Cari, * le 19 juillet 1875 à Genève, fils de Daniel, venu de Wil (Zurich) à Genève en 1860. Il étudia à l'Ecole des Arts industriels, puis en 1896 entra dans les ateliers Jean Dampt à Paris, où il resta huit ans. De retour en Suisse, Angst se voua spécialement à la sculpture. Il exposa au Salon de Paris, à l'Exposition internationale de Rome, et obtint une médaille d'argent à Genève en 1896 et une médaille d'or à Munich, 1910. De 1910 à 1912.il fut professeur à l'Ecole des Arts et Métiers de Genève. Parmi ses œuvres récentes, citons: La Fontaine Monnier-Valette, à Genève (1912); le Mon/mu ni Edouard Rod, à Nyon (1915). [L. G]
ANGSTER. .Monnaie de billon de la valeur de deux deniers. Etymologie. Il est inexact de faire dériver ce mot de denarii Augustorum comme David Hottinger dans
Angster rie le
\ êché de Bàle
Angster de la
ville de Zurich
Angster de Schwyz (1846
se^ Nummi bracteati tigurini, 1702, ou de l'expliquer par les Angesichter (visages) empreints sur [es pièces. Ces! dans le SI, COl. 339-340, SOU8 II el [II, qu'oïl t ruine la
meilleure étymologie : mhd, angster, provenant du latin angustrum, employé pour désigner le col étroil d'un vase : Konrad von Megenberg s'en sert (.n [34g ,i,in> ce sens : quatre sixièmes de \ in, ce sont vit r gai
nngstur >., ce qui signifiait déjà alors la sixième partie d'une unité. Angster apparaît d'abord comme nom d'une monnaie bâloise ; dans les Basler Ckroniken on hi : en l'an 1354 parut la première monnaie d'angster. Dès le début, les ordonnances monétaires décrétèrent que la valeur de l'angsterjdevail être de deux deniers, smi la sixième partie d'un
schilling. Cel te valeurse conserva jusqu'à la disparition de cette monnaie, à Lucerne, en 1843, à Schwyz, en 18'i(i.
L'empreinte n'eut jamais, en réalité.
I une relation avec le nom de la monnaie el les coïncidences relevées à Râle, Zurich et Lucerne étaient purement fortuites.
Monnayage. Les angster furent frappés d'abord par î'évêque deBâle:ils portaient une tête d'évèque entre une crosse et la lettre B ; dès 1373 parla ville de Bâle pour le compte de I'évêque puis pour son propre compte (avec la crosse seulement). D'après la convention monétaire de Schaffhouse du 7 mars 1377 on en frappa à Schaffhouse, Brisach, Fribourg, Zofingue, Laufenbourg, Berthoud, Neuchâtel, Thiengen, Zurich. Berne et Soleure ; le nom n'avait alors plus rien de commun avec l'empreinte de la pièce : plus tard, l'abbaye du Fraumunster de Zurich et la ville de Zurich, qui lui succéda dans ses droits, en frappa aussi. En 1424 les villes de Zurich, Saint -GaU etSchaffhouse émirent des angster d'un type commun, mais avec des empreintes diverses, dès 1526 avec tin écu : à l'époque moderne, cette monnaie fut surtout employée par Lucerne (1773-1843), par Schwyz (1773-1846) et parZug (1746-1804). A Neuchâtel, la comtesse Isabelle fit frapper en 1375-1377 des Angistres. Ce nom est sans doute la forme française de Angster. — Voir : J. Cahn : Der Rappenmiinzbund. — B. Marins: Die Mûnz- und Geldpolitik der Stadt Basel im Mittelalter. — H.Meyer:Die Denare und Bracteaten der Srhweiz- IMAC/, 18 15 et 1858). — Corraggioni: Milnzgesch. der Sckweiz. — AS I. — Ed. Jenner: Die Mtinzen 'der Sel, ne,;. [E.H.]
ANGSTERBRIEFE. Les Angsterbriefe sont les lettres que Berne adressa à ses sujets à la suite de la décision du 12 mars 1449. de prélever un impôt extraordinaire (Hauptangster) pour couvrir les frais de
I la guerre de Zurich et de celle de Fribourg. Cet impôt
I de capitation, du montant d'un angster par semaine.
| devait être payé par tout bourgeois âgé de plus de douze ans. Dans les contrées, où lierne jouissait du droit d'imposition, cette contribution fut levée sans difficulté ; par contre, dans les localités où les franchises s'opposaient à celte perception, lierne dut envoyer des Angsterbriefe . Celles-ci ne sont autre Chose qu'une déclaration écrite de Berne que cet impôt n'était pas dû, qu'il était accepté à bien plaire, sans engagement pour l'avenir, et avec l'assurance qu'il ne durerait que jusqu'à l'extinction de la dette. Des .-1 ngsterhriefe existent en original à Aarau. Zofingue et Nidau. — Voir Rechtsquellen des Kts.Aargau I, II. — Argovia XI. — Tillier II. p. 132. [Az.]
AIMGUILLA. Voir AAL, .Lut.
ANHORN. Famille des Grisons, établie primitive-
ANHORN