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ARNEGG
bourg) ; 9. Armoriai Grangiet commencé par Louis Grangier (t 1891) el continué par sa fille, M"" Louise Ellgass-t Irangier, à Estai ayer-le-Lac L. S.
ARMOURIN, jadis . Irmurin, Armerin, au W 1580 Armorin, 1682 Ermerin. Ce aom; qui semble particulier a Neuchâtel, se rencontre dans les acceptions suivantes: 1° Armurier; 2" Bourgeois revêtu d'une armure (cuirasse el casque) e1 armé d'une hallebarde et d'une épée, faisant fonction de garde dans les foires, et. avant la Réformation, dans les fêtes d'origine ecclésiastique (la plus ancienne mention au Landeron en 1463). La présence d'armourins aux quatre foires de Neuchâtel est bien établie dés Le XVI1 s. Ils marquaient leur entrée en fonction par un cortège de la ville au château, la veille de chaque foire, et parla suite la veille de la foire de novembre seulement. Dès le XVIIe 8., ils furent remplacés par de simples gardes de police. Le cortège de la veille de la foire de novembre s'est toutefois maintenu avec une certaine ampleur et a pris le nom de Fête des Armourins. On la célébrait le soir du premier mardi de novembre.
Au nombre d'une vingtaine, les Armourins, accompagnés chacun de deux éclaireurs ou pages portant des (lambeaux et de novices portant une écharpe blanche et des fleurs à leur casque, déambulaient par les rues, de l'Hôtel de Ville au Château, aux sons des fifres jouant la Marche des Armouri7is, et s'arrêtaient pour le « salut de la hallebarde » à certaines places déterminées. Arrivés dans la cour du Château, leur capitaine, un membre du Petit Conseil, complimentait le Gouverneur ou le Président du Conseil d'État ; après la réponse on présentait à boire et des santés étaient portées. Le cortège redescendu, on enlevait les cuirasses — provenant du butin de Grandson, dit la tradition — et la fête se terminait par un souper et par un bal. La présence des pages avec leur (lambeau, leur écharpe et leur toque à trois plumes, a été expliquée par une légende : au XIV* ou XVe s., des Savoyards cachés dans des tonneaux seraient parvenus à s'introduire dans la cour du Château, mais des enfants qui y jouaient ayant remarqué des bruits insolites, seraient venus donner à temps l'alarme en ville. En fait, on ne sait rien de précis sur l'origine de cette fête, qui fut supprimée après les événements de
Période moderne. De 1863 à 1871, dans diverses occasions, des reconstitutions de la fête des Armourins eurent lieu, grâce surtout au peintre Bachelin. En 1898, lors du Cinquantenaire de la République et du Tir fédéral, la pièce historique Neuchâtel suisse ayant remis en faveur la marche des Armourins, une société de jeunes musiciens fut constituée sous le nom d'Armourins. Ce n'est qu'en 1902 toutefois que fut définitivement fondée, sous la tutelle de la Corporation des tireurs de la ville de Neuchâtel, la société appelée Musique des Armourins. Elle est formée d'une cinquantaine de garçons de 10 à 13 ans. Les instruments sont le fifre et le tambour ; le costume et le béret sont aux couleurs de la Ville. — Voir Etrennes historiques concernant le Comté de Neuchâtel, 1796. — Alpenrosen 1820 (avec estampe de Ch. Girardet). — S. de Chambrier : Description de la Mairie de Neuchâtel. — Le Neuchâtelois, novembre 1835. — Rapports du Conseil de Bourgeoisie, 1850. — MAT, 1866 (article Alph. Wavre) ; 1868 (Aug. Bachelin) ; 1917 et 1918 (W. Pierrehumbert). — Almanach de la République, 1872. — Ph. Godet : La Marche des Armourins. — Quartier-la-Tente : Le Canton de Neuchâtel I. — Statuts de la Musique des Armourins. - Pages illustrées, février 1911. [W. Pierrehumbert.]
ÀRMOY. Village de la Haute-Savoie, canton Thonon, où Genève a eu, ainsi qu'à Draillant, des droits de dîmes et de patronat. En 1494, le pape Alexandre VI unit l'église d'Armoy au Chapitre de Genève ; Draillant, par contre, qui possédait un prieuré rural de bénédictins, dépendait de Saint-Victor, près Genève. Tous ces droits furent recueillis par la seigneurie de Genève, qui y percevait des dîmes, des novales et avait un droit de patronat des cures, mais dont la souveraineté absolue a toujours été difficile à prouver. Au moment de la prise du Cbablais par les Bernois, il y eut de grandes difficultés au sujet des cures d'Armoy et Draillant, car les Ge-
nevoia les avaient pourvues de pasteurs. De 1544 à 1589, les ministres \ i 1 1 ri i ri ni leur charge el les dîmes furent penne- régulièrement. Le traite de Saint-Julien,
en l 'ii •- î , rendil aux Genevois les dune-. l'exercice
de la religion dont ils avaient été spoliés en 1589. Pendanf tout le XVII» el le XVIII1 s., de multiples difficultés surgirent au sujet des dîmes. Les revenus diminuaient peu a peu et l'un avait de la peine à trouver quelqu'un pour les percevoir. Enfin, le traité de Turin, en 1754, priva définitivement les Genevois 'des droits qu'ils avaient sur cette région. Mentionnons, parmi ceux-ci, le cens dû par les Dames de la Visitation de Thonon à la Seigneurie de Genève. — Voir An h. d'État Genève PH n"> 84, 788, 1553, 2287, etc. ; Rry. îles dîmes n° 63, Savoie, n° 28. — Dubois-Melly : La Seigneurie de Cenève. — Galiffe : Genève H et A.,
sllpp. LOUU lil.ONDEL.)
ARMS. Famille. Voir Dar.MS.
ARMuHLl. Voir Aahmi hle.
ARN. Famille bourgeoise de Buetigen (Berne); du
ahd. Arn(o), nom de personne très répandu (abréviation de noms en Arn- = aigle). — 1. JOH \nn, 1730-1779, fut administrateur de l'église et juge. — 2. Johann, 1825-1899, fondateur de l'institution Arn pour enfants pauvres. — 3. NlKLAUS, * 1833 à Ottiswil, f 1905, étudia la théologie à Berne, devint pasteur d'Habkern en 1859, de Signau en 1864, et se retira en 1888. [E. B.]
ARNAUD, ARNAUDI, ARNAULD. Différentes familles de ce nom, d'origine suisse ou française (Dauphiné, Languedoc, etc.) apparaissent dès le XVe s. à Genève. — 1 . Rolet Arnaudi, de Strabor (Strasbourg ?), bourgeois le 15 janvier 1443, trésorier de la ville en 1466 pour les contributions d'un emprunt destiné à obtenir le retour des foires, prieur de la confrérie de l'Eucharistie, recteur de l'Hôpital des pauvres honteux, conseiller dès 1473. Il fut un des fondateurs de la Chapelle de la Trinité à Saint-Gervais et de la confrérie de l'Assomption. — Voir Sordet mns. — Galiffe mns. — RC. — Covelle: LB. [H.D.]
ARNAUD, Henri, * 1641 à Embrun (Hautes- Alpes), d'une famille protestante, t le 8 septembre 1721 à Dùrrmenz, pasteur et conducteur des Vaudois du Piémont. Sa famille émigra très tôt dans les vallées vaudoises. Il fréquenta en 1664 la faculté de théologie de l'Université de Bâle, devint dès 1670 pasteur dans les vallées vaudoises. Il participa à l'émigration de ses compatriotes, vaincus le 31 janvier 1686 par le duc de Savoie. Déportés vers la plaine du Pô à proximité des places fortes piémontaises, pendant l'hiver 1686-1687, un certain nombre d'entre eux, 3324 personnes, se rendirent en Suisse avec l'autorisation du duc. Au lieu de s'en aller en Brandebourg comme il avait été prévu, les exilés entreprirent en août 1687 et juillet 1688 deux tentatives inutiles pour rejoindre leurs vallées. Arnaud, qui joua un certain rôle dans ces pérégrinations, était en avril 1687 à Neuchâtel avec sa famille, et se rendit en Hollande où il intéressa Guillaume d'Orange au projet de retour des Vaudois dans leurs vallées. Il prit le 26 août 1689 le commandement de l'expédition qui partit de Prangins (Nyon), et la ramena après de durs combats dans ses vallées. Le 3 avril 1692, il prit part à un synode comme pasteur de Yignes-Pora, fut appelé par la commune de Saint-Jean quand l'édit du 1er juillet 1698 exilant des vallées tous les protestants qui n'en étaient pas originaires, le chassa du Piémont. Il se rendit à Genève, Zurich, Francfort et Londres, aida aux colonies vaudoises établies dans le Wurtemberg et devint en 1699 pasteur de la communauté de Dùrrmenz-Schônenberg près de Pforzheim. — E. Combe : Henri Arnaud ; E. Arnaud, pastore e duce dei Yaldesi. [E. B.)
ARNEGG (OBER et NIEDER) (C. Saint-Gall, D. Gossau. V. DUS). Ober-Arnegg est un hameau de la commune d'Andwil ; Nieder-Arnegg appartient à la commune de Gossau. Anciennes formes du nom : en 730 Ahomineswanc (Ahormviese = prairie de l'érable) ; en 887 Ahurwang ; 904 et 926 Aranach ; 1395 Aman g ; cette forme donna Arnig, puis Arnegg. — A l'origine, l'abbaye de Saint-Gall paraît comme propriétaire foncier à Arnegg. En 1396, la dîme de Nieder-Arnegg était
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un fief de Saint-Gall, qui fut racheté dans la seconde moitié du XVe s. par l'abbé Ulricfi Rôsch. En 1510, Xieder-Arnegg appartenait à la juridiction de Gossau, et devint une commune autonome au XVIIIe s. — Ober-Arnegg, mentionné pour la première fois en 1417, était un bailliage des seigneurs d'Andwil et portait ordinairement le nom de Neu-Andwil ; c'était un fief de l'abbaye de Saint-Gall. Le petit château de Neu- Andwil parait être identique à Reckenhub et doit avoir été bâti en 1508 par Fritz-Jakob von Andvvil. En 1669, les droits de justice sur Ober-Arnegg furent vendus par les enfants de Barbara von Andwil au capitaine Franz Meili et à son frère Marx pour 1 1 800 florins. A leur mort, en 1701, ces droits passèrent au chapitre de Saint- Gall pour 10800 florins. La même année, le prince-abbé Leodegar confirma à la juridiction les coutumes que Hans-Kaspar von Andwil lui avait accordées en 1536. Le bailliage de Ober-Arnegg appartint à l'abbaye de Saint-Gall jusqu'en 1798, puis, en 1806, ce hameau fut rattaché à la commune politique et civile d'Andwil, dont il dépendait aussi pour l'école et l'église. Nieder- Arnegg, par contre, fut érigé en commune et rattaché à Gossau. mais dépendit aussi d'Andwil pour l'école et l'église. — Gmûr : Beclitsquellen des Kts. St. Gallen I, 458. [PI. Butler. |
ARNEN. Village. Voir .Ernen.
ARNET. Famille répandue dans le canton de Lucerne à Ebikon. Gettnau, Hellbùhl, Kriens, Menzberg, Root, Ruswil, Schlierbach, etc. dont le nom dérive du ahd. Arn-olt (ou Arn-wart nom qui est cependent rare). Un des Arnel de Ruswil, maître Fridli, s'établit dans le canton d'Uri et y obtint la bourgeoisie en 1645 pour 600 florins et un baril de vin. — 1. Jost, chapelain de St. Peter à Lucerne 1612, curé de Winikon 1621, mort 1669. — 2. Ubald. d'Ebikon, capucin, père gardien à Scbiipfheim 1710, f 1732. — 3. Sigismond, de Koot, provincial des franciscains en 1074. — 4. HEINRICH, de Root, ammann, maître-banneret en 1686. — 5. Nikodem, de Root, * 1763, chapelain en ce lieu en 1789. — 6. Jakob, maître des eaux à Lucerne en 1765. — 7. X AVER, de Gettnau, * 1844, t 1906, professeur de physique à l'école supérieure de Lucerne de 1870 à 1906 ; directeur de la station météorologique 1880-1906, publia des travaux de physique, de météorologie et des études sur les lacs. — 8. Thaddeus, de Root, * 1850, vicaire à Altishofen, chapelain de Meierskappel 1879, inspecteur scolaire de district 1880, curé à Egolzwil 1883, à Buron 1888, inspecteur cantonal des écoles 1889, chanoine de Munster 1890, prévôt 1911. [P.-X.W.]
ARNEX (G. Vaud, D. Nyon. V. DGS). Cette localité avait dès le XIIe siècle des seigneurs particuliers vassaux des seigneurs de Prangins. Ils s'éteignirent au XIVe siècle, et les comtes de Savoie exercèrent les droits de justice à Arnex, où l'abbaye de Bonmont et les seigneurs de Gingins avaient des biens. Les princes de Savoie réunirent Arnex à la seigneurie de Coppet, mais en 1432 Mainfroy, marquis de Saluées et seigneur de Coppet, échangea cette localité avec le prieur de Ripaille contre des cens à Coppet. A la Réforme, Berne confisqua les biens du prieuré, et inféoda (1642) le village d'Arnex à J -J. Quisard, seigneur de Crans ; les descendants de ce dernier vendirent à leur tour en 1763 la seigneurie d'Arnex à Antoine Saladin, de Genève, qui la possédait en 1798. Arnex est le lieu d'origine de l'historien de la Réformation, Merle d'Aubigné. — Armoiries des nobles d'Arnex sur Nyon : d'azur semé de petits triangles de sable, au lion du même. — ■ Voir DHV. [M.R.l
ARNEX (C. Vaud, D. Orbe V. DGS). Ce village était habité à l'époque romaine, et l'on y a trouvé en 1898 dix-huit sépultures de l'époque burgonde. En 1049, le seigneur Adalbert de Grandson donna au couvent de Romainmôtier tout ce qu'il possédait à Arnex. Ce fut sans doute l'origine des biens du couvent dans ce lieu, qu'il fit administrer dès le XIIe s. par un mayor: office héréditaire dont la famille prit le nom d'Arnex. Au XIIIe s., Conon d'Arnex affranchit de la main-morte tous les tenanciers. Après la Réforme, Arnex fut uni au bailliage de Romainmôtier, tandis que l'office de la mayorie passa plus tard à différentes
familles, entre autres aux Mayor de Romainmôtier, aux Chaillet d'Arnex, et à Maurice Gleyre, le futur directeur de la République helvétique. C'est ainsi que la demeure des mayors, remaniée au XVIIe s., et appelée dès lors le château d'Arnex, devint la propriété de Gleyre et par 'sa fille des de Lerber qui l'ont vendu en 1919. L'église d'Arnex, dédiée à Saint-Martin, a un chœur que l'on date du XIVe s. — Voir DHV. [M.R.] ARNEX, ARNAY, d'. Famille noble vaudoise Elle remonte à Wibert, chevalier, vi-
WÊM "-7 Si'nl ''" ll"'1- 3e fixa dès le XIVe s. à
\ / Orbe où elle exerça différentes charges.
\ f — Claude d'Arnex était écuyer d'Hu-
gues de Châlons, prince d'Orange et seigneur d'Orbe en 1476 au moment ^^T[M^^/ îles guerres de Bourgogne. Sun fils, \ / Claude, châtelain d'Orbe en 1533, fut
Nyl m/ mêlé à la Réformation. — Un fils de ^^^^^ Claude, Pierre, fut co-seigneur de Lussy et de Disy ; un autre, François, co-seigneur de 'Montagny-le-Corboz et de Mollondin. Cette famille vint finalement se fixer à Lausanne, et donna dès lors des officiers, des professeurs, des ministres. Le plus connu est Jean-Rodolphe, 1710-1765, professeur d'éloquence à l'Académie de Lausanne. Cette famille s'est éteinte au XIXe s. — Armoiries : d'argent à la croix de sable. — Voir Dumont: Collection gén. — Répertoire des familles qualifiées. [M. R.j
ARNEX, Marie d'. Voir Gléresse.
ARNI (C. Argovie, D. Bremgarten, Com. Arni-Islisberg. V .DGS). En 1246: Ame, comme les suivants, dérive probablement de Ahorn-ahi = forêt d'érables. Ce village faisait partie du Zurichgau, et appartint dès 1415àl'Oberkelleramt (Zurich), paroisse de Lunkhofen . Il y avait un château, aujourd'hui disparu entièrement, propriété d'une famille de ministériaux des Kibourg et des Habsbourg.— Cunradus de Arnei, chevalier à Wildegg, est mentionné comme témoin près du comte Rodolphe de Habsbourg, le23avril 1242. Parmi les chevaliers opposés à un accommodement à l'amiable entre Rodolphe de Habsbourg et les Zuricois d'une part et les seigneurs de Begensberg d'autre part, en 1246, on trouve Rudolfus von Arne. En 1320, le couvent de Frauental acquit deux fermes à Arni, qui s'ajoutèrent à ce qu'il y possédait déjà ; en 1409 et 1430, il y acquit la dime de divers biens. Un différend entre les couvents de Frauental et Mûri et leurs tenanciers, au sujet d'une dîme, fut tranché le 5 mai 1686 à Frauental par le gouvernement zuricois en faveur des couvents. Le différend au sujet de la dîme sur les pommes de terre fut terminé dans le même sens en 1767. La dime d'Arni fut rachetée en 1807 pour 1033 fr. Arni forme avec Islisberg une commune politique ; elle n'a pas d'armoiries, et celles des miiiistériaux de Kibourg sont inconnues. — W. Merz : Burqen und W'ehranlaqen I, p. 75. — UZ. — P. Weissenbach : Schlussbericht der Schulen ion Bremqarten, 1849-1850, 1851-1852. — E. Suter : Bas Klosler Frauental. — P. -M. Kiem : Gesch. des Klosters Mûri II, p.