‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 115 sur 213 · II. famille d'artisans de Hongg, où elle est citée · texte numérisé non relu

II. famille d'artisans de Hongg, où elle est citée

depuis 1651. — 11. Weber : Die Kirchgem. Hongg, p. 93.

Johann-Ulrich, 13 janv. 1794-1 janv. 1831,

peintre verrier, maître de chant à Zurich, compositeur.

- Ed. Refardt : Musikerlex. - O. Hunziker: Volks-

schule II. p. 102. — Nbl. ,/. Musikges. 1875, p. 7 ; IN ...

K. Kreis : Dos Sempacherlied. — Heinrich, IV mars

1834-28 avril 1909, administrateur de l'hôpital c. nto-

ii. il 1870-1892, député au Grand Conseil jusqu'en 1903.

ZWChr. 1909, p. 179. - XZ.Z 1909, n" 118. —

Zùrch. Freitagszeitung 1909, n° 19. [E. D. ci \v. <;.]

WEHRLI (AFFAIRE). Le 4 mai 1533 à Genève, Pierre Wehrli, de Fribourg e1 Jacques de Biollée, tous deux chanoines de Genève, descendirent au Molard à la

tète d'uni' bande de prêtres cl de chanoines. Il y eut. bagarre avec des luthériens, de nombreux blessés de part ri d'autre ; Wehrli blessé s'enfuit et le lendemain on le trouva mort dans l'escalier d'une maison voisine. Il fut inhumé d'abord à Saint-Pierre, puis transféré à

fribourg. Le procès intenté par les parents de Wehrli à lous ceux qui assistaient à la bagarre eut lieu le

10 juillet en présence de deux commissaires de l'évêque, deux de Fribourg et deux de Berne. Le [4, effrayé de l'agitation de la ville, las des pressions qu'on exerçait sur lui, l'évêque quitta furtivement la ville. Il n'y revint jamais. Après son départ, on arrêta Pierre Comberet dit Lhorte, recherché depuis longtemps, qui se cachait au couvent de Palais. A la torture, il avoua avoir blessé Wehrli dans sa fuite, et fut exécuté le 7 août. Le lendemain, les autres prisonniers lurent acquittés.

Celle affaire contribua beaucoup a amener la rupture entre Genève et Fribourg. — A. Ileruunjard : Correspondance des reformatons III. — Archives d'Étal Geuève : TiC 25 ; P. C. 278-280. [G. V.]

WEHRLIIM, Robert, * 14 juin 1871 à Marstetten (Thurgovie), f 22 juin 1920 à Zurich, théologien, rédacteur du Neues Winterthurer Tagblatt 1901-1919, député au Grand Conseil 1902 et président 1912. Directeur du service de presse de la Société suisse des fabricants de machines 1920. Auteur de romans et nouvelles : Dec Fabrikant ; Mutter und Sôhne ; Zur Srholle : In diesen Zcitcn 1914-1015, el du drame llcldculied. — ZWChr.

1912, n° 27. — Neues Winterthurer Tagbl. 1920, nos 145, 148. — Landbote 1920, n» 145. — NZZ 1920, n»s 1042. 1063. — ZZ 1920, n° 148. — Die Schweiz, 1920, p. 473.

— Jahrbuch d. Literarischen Vereinigung Winterthur 1922. [W. G.]

WE H RSTEDT, Ernst- Chris t ia n- Fui i'.iirh: n, pianiste, organiste el compositeur, originaire du Brunswick, fut naturalisé Genevois en 1829. * 1795 à Garlebsen, t 1870 à Genève. S'établit à Genève en 1825 comme professeur de piano ; fut aussi organiste au temple de la Fusterie. Fondateur (1827) de la Société de chant sacré, qu'il dirigea jusqu'en 1872. Principales œuvres : Choix de psaumes avec harmonies nouvelles, 1855 ; Hymne pour le Jubilé de 1835, etc. — Archives d'Étal Genève

— SM 33. — La Société de chant sacré de Genève cl ses trois directeurs, 1926. [H. G.]

WEIACH (C. Zurich, D. Dielsdorf. V. DGS). C

et Vge paroissial. Armoiries : tranché d'argent et d'azur à une étoile à huit rais de l'un à l'a ni i e (Zûrcher Gemeindewappen, n" 144). On y a trouvé un tumulus de l'âge du bronze au Starch e1 des objets isolés.

Refuges de l'âge du fer sur le Worndel et à Ebnat, tour romaine d'observation au lieu dit Verfluchter Platz.

Route romaine de Pfyn et Winterthour à Vindonissa ; établissement romain au Heidenbuck. Weiach fut acquis par Zurich en 1424 avec le comté de Kibourg et rattaché en 1442 avec d'autres localités au bailliage du Neuaml jusqu'en 1708. Avanl la Réformation, Weiach était une chapellenie de Hohen-Thengen, localité située au-delà du Rhin ; jusqu'en 1591, le village fut desservi par des vicaires de Zurich. En 1591. Weiach devint une paroisse dont la collation appartenait au Conseil de Zurich. La cure, construite en 1597, fut fortifiée, étant destinée à servir de poste avancé contre le comté de

Février 1933

WEIBEL

WEIDENMANN

Baden et Kaisers tuhl au temps des guerres de Cappel. L'évêque de Constance possédait une partie de la juridiction du village, ce qui provoqua des querelles. surtout pour des questions d'hommage, de services et de chasse. En 1602, un certain nombre de gens du village, qui avaient l'ait hommage à l'évêque, furent punis par le gouvernement de Zurich. Le village fut ravagé par des incendies en 1647 et 1658 ; ce dernier détruisit la cure, qui fut reconstruite en 1707. Le village eut beaucoup à souffrir des Français en 1799 ; ils incendièrent l'école, la maison communale et le hangar des pompes et ravagèrent l'Eichwald. Le 31 mai 1838, un orage accompagné de grêle causa de grands dommages. Population: 1836, 675 habitants; 1930, 646. Registres de baptêmes et de décès dès 1609, de mariages dès 1753. — Voir J. Heierli : Arch. Karte. — L. Bosshart : Chronik. — E. Egli : Actensammlung. — Habsburg. Urbar I, p. 248 ; II, p. 304, 351. — W. Wettstein : Régénération, p. 550. — K. Wirz : Etal. [M. Th.]

WEIBEL. Familles des cantons d'Appenzell, Argovie, Berne, Fribourg, Lucerne, Saint - Gall et de Zoug.

A. Canton d'Appenzell. Weibel, Waibel. Vieux nom de famille cité depuis 1363 avec Ulrich, propriétaire de la Schwâgalp. — Ulrich, dit « Ammann im Sonder », représentant de son canton dans diverses affaires juridiques et arbitrages 1456-1465. - AU. — J.-C. Zellweger : Geschichte des appenzell. Volkes I, IL — Koller et Signer : Appenz. Geschlechterbvi h. [A. M.]

B. Canton d'Argovie. Famille bourgeoise de Mûri. — 1. JOSEF, 1805-1865, médecin, préfet du district de Mûri, joua un certain rôle dans le soulèvement du Freiamt, partisan du gouvernement. — E. Zschokke : Hist. Festschrift Aargau. — 2. Adolf, 1840-7 mai 1908, médecin, directeur de l'asile d'aliénés de Kônigsfelden.— Brugger Nbl. 1909. — KSA 1908. — 3. Adolf, * 6 juillet 1870 à Mûri, maître de dessin à Aarau et Wettingen. — SKL. — DSC. [il. Tr.]

L. Canton de Berne. Les Weibel sont particulièrement nombreux dans plusieurs localités des districts d'Aarberg, de Berne, Bùren et Wangen, ainsi qu'à Tâuffelen, Erlenbach et Mùhleberg. — 1. Charles- Rodolphe Weibel-Comtesse, de Miihleberg, * 1796, peintre d'histoire, dessinateur <'t lithographe, s'établit en 1830 à Neuchâtel où il reprit l'atelier de lithographie Prince-Wittnauer e1 publia VAlbum <!<■ lu Suissi pittoresque, en allemand Die Schweiz, histor., naturhistor. und malerisch dargestellt. f 25 juin 1856 à Chamonix. — .SKL. — iWJV 15. - 2. .Iakob-SAMUEL, de Maikirch, 1771-1846, peintre et. graveur, édita des vues suisses, entre autres, de 1822 à 1830, une collection de 158 vues de cuits bernoises. — SKL. — BBG 1920, p. 226. — 3. Rosa, de Schûpfen, * 24 févr. 1875 à Detligen, écrivain à Zurich ; auteur entre autres de Gedichte, 1909 ; de récits et de deux comédies en dialecte. — DSC. — SKL cite encore deux peintres verriers, Hans el ANDRES, à Thoune au XVIe s. [H. Tr.]

D. Canton de Fribourg. Famille fixée à Morat au commencement du XVIIe s. et devenue bourgeoise de cette ville en 1627. Plusieurs de ses membres firent partie des Conseils de la ville aux XVIIe et XVIIIe s. Armoiries : de gueules au chevron d'argent abaissé sous une rose du même.

— 1. Nicolas, bourgmestre 1719- 1722, banneret 1722, 1749. Sa famille possédait un grand domaine (130 poses) à Courlevon, qui passa, par héritage, à la famille Lùthard, de Berne, et fut acquis, en 1819, par quelques bourgeois de Courlevon. — 2. Jacques- David, architecte, exécuta des travaux de restauration à la collégiale de Saint-Nicolas ; intendant des bâtiments de l'État 1847-1851, député au Grand il 1848-1851. f 1851. — Voir J.-F.-L. Engelhard: Chronik der Stadt Murten. — Fuchs-Rœmy : Chronique fri bourgeoise 339 et 341. — A. Dellion : Dictionnaire VII, 40 ; X, 452. — A. Rfnmy : Livre d'Or. — H. de Vevey : Les anciens ex-libris fribourgeois, dans

Joseph- Lorenz Weibel.

D'après une lithographie

(Bibl. Nat., Berne).

AF 1923. — H. Broillet : Les vitraux du chœur de l'église de Hauterive, dans AF 1926. — Le Confédéré, 1851, nos 45 et 46. — Archives d'État Fribourg. [R. Merz et G. Cx.]

E. Canton de Lucerne. Familles répandues dans tous les districts du canton depuis le XIVe s. Ulrich, 1382. — Arch. S G XVII. — Hans, mercenaire à Grandson, en rapporta à Lucerne des plats dorés. — Michael, orfèvre à Sursee 1565, de la confrérie de Saint-Luc. — Gfr. Reg. — [P.-X. W.] — 1. Josef-Lorenz, 1847-1899, d'Oberkirch, Dr jur., avocat à Lucerne 1873-1899, député au Grand Conseil 1875-1899, au Conseil national 1894-1896, chef du parti libéral et du mouvement vieux - catholique. Journaliste, coéditeur des Luzerner Zivil- und Zivilprozess- Gesetze ; auteur de divers mémoires de droit.

— Ed. Herzog : D* Weibel, dans Der Katholik 1899. — Luz. Tagblatt, juillet 1899. — Barth, n» 16629. — 2. Walter, * 1882, fils du n° 1, Dr phil., rédacteur à la NZZ.

- 3. Johann, * 1853, frère du n° 1, missionnaire dans l'Arkansas, doyen, prélat de la maison du pape. — Voir J.-E.

Weibel : Slammbaum der Familie Weibel von Oberkirch. [R. Blaser.]

F. CantoD de Saint- Gall. I. Famille du district de Sargans. Claus Waibel, de Weesen,1351;

Claus, juge à Ragaz 1386. — Peter, de Mels, Landeshauptmann de Sargans 1436, conclut pour le comte un armistice avec l'Autriche le 25 févr. 1437. Partisan de Zurich, il s'enfuit lorsque Schwyz et Glaris occupèrent le comté de Sargans en 1440. Il fut gracié par la suite.

— K. Wegelin : Hegesten von Pfdfers, nos 199, 280. 182.

— LL. — IL — 1. OTMAR, Dr en droit civil et canon, chancelier de la cour abbatiale à Saint-Gall 1009-1015.

— 2. Thomas, Dr en droit, commissaire des fiefs à Saint-Gall 1612-1618. -- Archives du couvent. — LLH. [J. M.]

G. Canton de Zoug. Famille encore florissante de Hùnenberg et famille éteinte de Zoug où elle était déjà bourgeoise au commencement du XVe s. — Hans, ilit aussi Schurer, ammann 1489-1490, du Grand Conseil 1490-1503. t 1511. — Les Weibel de Sins renouvelèrent leur bourgeoisie de 1548 à 1625, ceux de Riiti (Axgcn ie) en 1621. -- Gfr. 23, p. 343. — E. Zumbach : Zuger

Vmmànner, n° 43. [vv.-J. Me ver.]

WEIBERSCHIESSEN (TlRS DES FEMMES). On donne ce nom à certains tirs dans l'Emmental et l'Entlebuch, institués au commencement du XIXe s. Les tireurs devaient y prendre part avec leurs épouses. Les prix de la cible des femmes étaient fournis par les femmes et les jeunes filles, auxquelles on servait, en échange, du café à la crème et des pâtisseries. Dans L'Emmental, les tirs des femmes ont encore lien tous les trois ans à Langnau, Sumiswald et Berthoud ; dans Il ail leliueh, ils ont lieu, tous les trois ans, également, à Entlebuch, Schupfheim et Escholzmatt. Ce sont aujourd'hui encore d'importantes réjouissances populaires. Dans l'Entlebuch, les femmes prennent part au tir de plus en plus activement depuis quelques années. — Voir Offiz. Festzeitg. /'. </. eidg Schiitzenfesi in Luzern 1901, p. 250. — Entlebuchei (Escholzmatt) 1903. a" 'u.

— Schweizerischcr SchûU Gedenkschrift, 1924, p. 380. ' [Otto Studer.]

WEID. Voir Waid.

WEIDENBACH. Voir WlDENBACH.

WEIDENMANN. Famille bon: le Winter-

thour depuis 1472. Armoiries : de gueules au saule de sinople terrassé du même (Armoriai de Winterthoui dr 1855). — Ulrich, | 1388 dans une escarmouch- près de

WEIDHAS

WEIERHAUS

.Tohann-Caspar Weidenmann

(n°2). D'après une litlin<.n aphie

de J.-U. Locher (Bibl. de la ville.

Winterthour}.

Gfenn. — I. Kaspar-Heinrich, 30janv. 1827-10 avril 1853, dit «Rôtheli», second secrétaire d'État zuricois, ami de Gottfried Ki'ller. — J. Bâchtold : Gottfried Kellers Leben II. - 2. Joh vnn-Cas- PAR, * 5 oct. 1805, artiste peintre, exécuta de nombreux paysages algériens, donl le musée de Winterthour possède un certain nombre, f 5 juin 1850. — Nbl. d. Stadtbibl. Winterthur 1856 ; 1921 ; 1932, p. 117. — 3. GOTTlieb, * 1849, pasteur à yEugst 1872,

(issin^.ii 1876, Volketswil 1882-1919 ; doyen du chapitre d'Uster 1910-1919, député au Grand Conseil.

— Zûrch. Kirchenbote 1919, n° 6. — 4. Jakob, neveu du n» 3, * 1886, Dr phi]., pasteur à Kesswil-Uttwil, puis à Saiht- Gall 1928. Auteur entre autres de Pestatozzis soziale Botschaft ; Die Torheit der Dienstverweigerung, etc. : député au Grand Conseil dès 1930.

— 5. Julie Weidenmann- Bôsch, épouse du n° 4, * 1887, poète lyrique, auteur de Baumlieder ; Seele, mein Saitenspiel. — DSC.

— Voir en général les notices manuscrites de la famille, avec arbre généal., propriété du pasteur P. Weidenmann à Balgach. — ■ A. Kuenzli : Bûr-

gerbltch der Stadt 11". — DSC 1932. [P. Weidenmann.] WEIDHAS. Famille lucernoise éteinte, des XIVe- \YI'-' s. l'uni n, d'Altwies, bourgeois de Lucerne, 1423- 1452. — 1. HANS, directeur du grenier 1465-1481, du Petit Conseil 1489. — 2. Johann, maître d'école, chanoine 1477, gardien 1534. f 1537. — Mathias Riedweg : Gesch. d. Stiftes Munster, p. 448. — ■ 3. MlCHAEL, du Grand Conseil 1512. f à Marignan 1515. — 4. Leodegar, bailli de Wykon 1519, du Petit Conseil 1529-1548, bailli de Weggis 1533, Kriens 1534, Habsbourg 1539 ; député à la Diète 1543, 1544; seigneur d'Ufhusen et Huswil 1545. Ses héritiers vendirent les droits de police sur l lluisen au Conseil en 1549. — 5. Peter, avoyer de Sempach 1549. -- Gfr. Reg. — LL. — J. BOlsterli : Lleimalkunde von Sempach, p. 157. — AS I. [P.-X. W.] WEIDMANN. Familles des cantons des Grisons, Schwyz, Zurich.

A. Canton des Grisons. — Ulrich, de Coire, * 7 mais 1840 à Zurich, f 8 févr. 1892 à Coire, vécut en Italie de 1859 à 1891. Il entra au service de Naples en 1859, enseigna le dessin aux enfants du général de Merhel à Naples, et se voua à la peinture durant les luisirs du service militaire. Auteur de Erlebnisse <im's schweiz. Malers in Strassburg wâhrend der Belagerung i. ■J. 1870. — SKL. [F. p.]

B. Canton de Schwyz. I. Vieille famille éteinte de Schwyz. T'li participa à la landsgemeinde du 15 déc. 1286 : il est cité dans l'acte par lequel les Schwyzois en appelèrent an pape de l'excommunication qui les frappa lors de l'affaire de la Marche 1309. — O. Ringholz : Der Warchenstreit miter Abt Joh. von Schwanden. — W. CEchsli : Origines. — Jakob, landammann 1346 et 1348. — Heinrich, abbé du couvent de Pfâfers 1570- 1576. — II. Vieille famille d'Einsiedeln, déjà citée au XIVe s. [rmoiries : d'or à deux l'asces d'azur, à un couteau d'argent posé en bande brochant. — ■ Hans, à l'Aigle noir, bailli de Waldstatt 1519, 1526. — Hans, bailli de Waldstatt 1544, charge encore occupée par Jlwseu 1578 et Meinrad en 1625. — Tietland, 1791- 1852, graveur sur cuivre et sur bois. — ■ Dominik, au Bouquet in, secrél aire d'État, trouva une méthode originale pour apprendre à parler aux sourds-muets et ouvrit dans ce bu1 nue école en 1828. — Franz, * 1774, conven-

tuel de Saint-Gall 1792, bibliothécaire du couvent 1833- 1834 et 1836-1845. Auteur de : Gesch. der Stiftsbibliothek St. Gallen, 1841, et Gesch. des ehemaligen Stiftes und der Landschaft St. Catien unter den zwei letzten Fiirslâbten, 1834. — E.-F. v. Miilinen : Prodromus. — Barth III, p. 917. -- O. Ringholz: Einsiedeln. — M. Dettling : Chronik. -- ANS 1915, 147. [M. Stvger.] C. Canton de Zurich. Vieille famille d'Embrach et Lulingen, citée à Embrach en 1463, à Lufingen en 1468. — [J. Frick.] -- Elle se répandit d'Embrach surtout à Bachs, Stadel-Oberwinterlhur, puis aussi à Thalheim, Niederhasli, Dielsdorf, Steinmaur, Oberurdorf, Hedingen, Affoltern b. Zurich. Plusieurs de ses membres devinrent bourgeois de Winterthour depuis 1839, de Zurich depuis 1859. — 1. Hans-Rudolf, de Niederweningen, capitaine, vint en 1802 au secours de Zurich assiégé ; du Grand Conseil, préfet de distrid 1804. — ZT 1858, p. 100. — Monatl. Nachr. 1804, p. 7. — 2. Félix, Dr med., de Niederweningen, 1815 - 8 févr. 1891, orateur aux journées de liassersdorf 1840 et Schwamcndingen 1841, député au Grand Conseil, au Conseil national 1849-1851. — Barth II, p. 917. - K. Dàndliker : Gesch. der Stadt u. d. Kts. Zurich III. - G. v. Escher : Mem. Tig., p. 93. — SZG 30, 1891, p. 103. — 3. Johann- Rudolf, * 4 sept. 1868, de Lufingen et Maschwanden, pasteur de Thundorf- Kirchberg (Thurgovie) 1893-1903, de Maschwanden 1903-1914, député au Grand Conseil 1908- 1929, président 1924-1925, préfet du district d'Affoltern 1914, président de l'Union des sociétés d'agriculture de Suisse orientale à Winterthour 1919.

— NZZ 1922, n» 1373. — [E. D.] — 4. Atigust, de Lufingen, depuis 1880 aussi de Thalwil, 5 mai 1842-15 sept. 1928, fonda à 22 ans une teinturerie «pu devint la plus grande

de Thalwil. Membre de diverses autorités, présidenl des écoles, président de la commune de Thalwil 1880- 1883, créateur du Bùrgerheim, d'une crèche, d'un hôpital, d'une caisse d'assurance vieillesse et survivants pour ses ouvriers et employés, de la fondation qui porte son nom au capital de 6 600 500 francs ; il légua 300 000 francs pour un hôtel de ville, autant pour l'asile des bourgeois, ainsi que pour l'hôpital ; 200 000 fr. pour le cimetière, 150 000 fr. pour un fonds des orgues, 400 000 fr. pour la crèche, et 290 000 fr. à la commune de Lufingen. — NZZ 1922, n» 595 ; 1928, n» 1728. — Zûrichseezeitung 1921, n° 216. — Orell-Fûsslis Wochen schau 1928, n° 40. [J.-P. Zwicky.]

WEIDMANN, Heinrich II, abbé de Pfâfers 1570 - 16 juin 1574, reçut en 1571, du pape Pie V l'aul orisation de visiter en sou nom les églises paroissiales. — LL. - A. Eichhorn : Episcopatus Curiensis, p. 291. — Archives de Pfâfers. [J. M.]

WEIERHAUS (C. Lucerne, D. Willisau, Corn. Ettiswil. V. DGS). Ferme et château. En 1304, zem Wiger. La localité faisait partie des possessions liquidées vers 1304 dans la région par les Wâdiswil. Elle passa aux Hasenburg, puis aux seigneurs de Luternau, vers 1331. et aux seigneurs de Businger vers 1380, aux Bircher en 1455, aux Feer en 1493, enfin à l'avoyer Louis Pfyffer en 1590. Ce dernier construisit la chapelle en 1593, et agrandit la propriété dont il fit un fideicommis en faveur de son second fils et de ses descendants auxquels elle resta jusqu'à l'extinction de cette branche en 1837. Le lieutenant-général Franz-Ludwig Pfyffer von Wyer fit de grands agrandissements au château vers 1741. — P.-X. Weber : Ans der Heimatkunde dis Rottales. — Le même : Fr. Ludwig Pfyffer, Generallt. und Topograph 1716-1802. — ASA 1886. — J. Kunz : Schloss

Augusl Weidmann.

D'après une photographie.

WEIGLE

WEINFELDEN

Weyerhaus, dans Landwirt 1903, n° 36. -- A.-Ph. v. Segesser : Ludw. Pfyffer h. sniic Zeil I\ . — Aug.

Le Weierhaus en 1054. D'après une gravure sur cuivre de Matth. Merian

am Rhyn : Schloss IVeierhaus, dans Bùrgerhaus VIII. - Luzerner Chronih 1909. [P.-X. W.]

WEIGLE. Famille originaire du Wurtemberg, établie à Neucliâtel en 1850, puis à Genève en 1861, naturalisée genevoise en 1870. Elle compte — Jean-Jacques. * 1901 à Genève, Dr es sciences physiques 1923, professeur extraordinaire de physique à l'université de Pittsburg (États-Unis) 1924-1930, professeur ordinaire de physique expérimentale à l'université de Genève depuis 1930. Principal travail : Potentiel disruptif dans les gaz aux pressions élevées el champ moléculaire, dans Arch. des sr. phys. et uni. 1923. — Voir Archives d'Étal Genève. [H. t..]

WEILENMAIMN. Vieille famille citée à Russikon (Zurich) depuis 1463. Le nom est probablement dérivé de Wilhelm. — [J. Frick.] — WlLLEMAN, tanneur, témoin à Zurich 1331 ; Bertschi Wileman, à Zurich 1357. UZ XI. — ZSili. — 1. Johann-Jakob, * 24 janv. 1819 à Saiul-Gall. t 8 juin 1896, négociant. Pendanl son séjour à Pernambuco (Brésil), il rassembla une collection de coléoptères el de papillons, qu'il donna à l'École polytechnique fédérale : alpiniste, membre honoraire et fondateur du C. A. S., auteur de récits de ses ascensions : Aus der Firnenwelt, 3 vol.. 1872-1877.

JSAC 1896. — Gesammelte Schriften, 2 vol., 1923. — 2. AUGUST, 9 juin 1843- 10 nov. 1906, prof, de mathématiques el de physique à l'école cantonale de Zurich 1873, privat-docent de météorologie à l'École polytechnique fédérale 1869, de mathématiques et de physique à l'université de Zurich 1876, professeur honoraire 1901. Liste de ses œuvres dans Vierteljahrschr. d. Naturf. Ges. Zûr. 1906. — Poggendorfï : Handwôrterbuch3-5. — Progr. <!. Kant. Schule Zûr. 1907. — VSNG 1906. ZWChr. 1906, 71" 46. — NZZ, 12 nov. 1906. — 3. Eu- GEN, 16 déc. 1848 - 9 aoûl 1913, imprimeur â Uster e1 rédacteur de VAnzeiger ion Uster, député au Grand Conseil 190-2-1908. — Anz. v. Uster 1913, 11» 123. - Landbote 1913, n° 187. — Neues Winterthurer Tagblatl 1913, nos 186. 187. — 4. Lina Weilenmann-Girsberger, 12 mars 1872- 10 oct. 1927, peintre, voir art. Girsberger. — SKL. — DSC 1932. — 5. Hermann, * 9 mai 1893, fils du n° 4, écrivain et historien, Dr phil., secré taire central de 1,1 Nouvelle société helvétique 1920- 1921. de l'université populaire du canton de Zurich 1924. Auteur de Der Befreier, poèmes en prose, 1918 : Die vielsprachige Schweiz (Eine Lôsung des Nationalitatenproblems). 1925. — DSC 1932. [W. G.]

WEILER. Familles îles cantons d'Appenzell et de Thurgovie.

A. Canton d'Appenzell. WEILER, WlLER, WlLLER. Vieux nom de famille appenzellois cilé depuis 1366, el dérivé d'un lieu-dit. -- Johann-Jakob, de Herisau, 1742-1819, député à la Diète d'Aman 1797, capitaine tl'Herisau 179(1-1797, lui maltraité e1 déposé en 1798

parce que partisan des Français, tut plus tard réélu. — AU.- G. Walser: Chronik [V, p. 324. — Aug. Eugster : Gem.. Herisau. — Koller el Signer : -l/<penzell. Geschlechterbuch. [A. M.]

B. Canton de Thurgovie. Famille de Wâldi. bourgeoise de Winterthour 1852.

Adolf, mathématicien, * 27 déc. 1851 à Winterthour, f 1er mai 1916 à Zurich, Dr phil.. maître à l'école normale de la ville de Zurich , privat-docent à l'université 1^91. professeur extraordinaire 1899. Liste île ses nombreux 1 ravaux dans Poggendoriï : Handwôrterbuch, 3-5. — Vierleljahrsschrift der Naturf. Ges. Zurich 1916, p. 736-737. — Rektoratsreden Zurich 1910-1917. [E. 11.]

WEINBURG (C. Saint-Gall, D. Unterrheintal, Com. Thaï). Château, primitivemenl fief du prince-abbé de Saint- Gall : devint en 1469 la propriété de Hans Gerung, vice-bourgmestre de Lindau. En 1617. il fut la propriété de Laurenz Zollikofer, d'Altenklingen. En 1023. à la suite d'un partage successoral, la partie occidentale du domaine fut attribuée à Heinrich Schobinger, de Saint-Gall. puis en 1692 à Daniel Kunkler, qui ajouta une tour au corps de logis du château, lequel, depuis lors, porte le nom de Si ernburg. La partie orientale passa en 1651 à Selias lia n Spindler, de Sain I -Gai I ; en 1686, elle devint la propriété des cantons souverains du Rheintal, qui tirent de la maison seigneuriale la résidence du secrétaire baillival, d'où le nom de Landschreiberei. En 1791. cette parlie appartenait à Michael Srluess. de Herisau. qui la reconstruisit et lui donna le nom de Weinburg. lin 1817, elle passa à la maison princière de Hohenzollern-Sigmaringen, qui acquit également, en 1845, le fidéicommis de Sternburg, appartenant aux Kunkler. Le domaine, rétabli dans ses dimensions primitives, fui acheté, au XXe s., par la société des missions de la Parole Divine (missionnaires de Steyler). — A. Nâf: Chronik, p. 991. — W. Ehrenzeller : Grsrh. der Fant. Zili. p. 34. [J. M.]

WEINFELDEN (C. Thurgovie. Y. DGS). Bourg et château, chef-lieu de district, ancienne seigneurie. En 838, Quivelda, dont dérive en 1159, Winfeldin, par étymologie populaire, allusion aux importants vignobles de la localité. Le territoire communal n'a fourni que des traces isolées du néolithique, de l'âge du bronze et de l'époque romaine. Seul, le lieu dit Thurberg a livn des vestiges plus importants. Au IXe s. déjà, le couvent de Saint-Gall possédait des terres à Weinfelden : plus tard, ce fut le cas des couvents de Kreuzlingen, Magdenau el Tobel, ainsi que de quelques patriciens de Constance. Château et seigneurie. Le château, mentionné pour la première fois en 1180, appartenait, avec la seigneurie, aux comtes de Kibourg : à leur extinction, il passa, en 1264, aux Habsbourg, qui le remirent, comme fief autrichien, aux lia ions de Bussnang. Vers 1400, la basse justice fut partagée entre les Bussnang el les Enne. Georg Aon Enne dut abandonner sa pari à la ville de 1 ii m si ance en 1431, tandis que la pari des Bussnang étail acquise en 1435 par Bertold Yogt, bourgeois de Constance, iloni la famille possédai! déjà des terres à Weinfelden. Les compétences judiciaires étant devenues incertaines avec le temps, le roi Alberl II permit à Bertold Vogl en 1439 de se créer une juridiction propre. En 1458, lors de la guerre des Plapparts, les troupes fédéi réclamèrent de Bertold Vogl une contribution de 2999 florins. Constance refusant de lui rembourser cette somme, il se fit recevoir bourgeois de Zurich el vendu sa paît seigneuriale de W einleldeii à la famille Kornreil.de W il. en 1466, qui la revendu en I V.Mi aux Muntprat. de Constance. En 1460, les Confédérés avaient enlevé aux Autrichiens les droits de souveraineté sur Weinfelden, qui s'étendaient en outre sur les localités de Aiitliàusi 111. Kràhenried, Thurberg, Rathof, Stelzenhof, Schachen, Sangenmiihle et Eierlen, ainsi que sur une parlie de Boltshausen, Bachtobel, Vorderberg, Burg et Hard. Un certain nombre de fiet's situés en dehors des limites de la

WEINFELDEN

WEINFELDEN

seigneurie, étaient soumis à sa basse justice ; en 1443, les juridictions de Niederbussnang el Rothenhausen lui furenl encore incorporées. Coutumier de 1474. La haute juridiction appartenait au Landgericht. Les Muntpral ayant acquis, par échange en 1542, les droits de justice de Constance contre d'autres qu'ils possédaient à Eggen, toute la basse justice de Weinfelden l'ul réunie dans une même main. Elle passa en 1550 par héritage aux Gemmingen ; en 1555

elle l'ul achetée par les Fugger, d'AugS-

bourg ; en 1560, elle était aux mains d'ArbogasI von Schellenberg ; en 1575, elle revint aux ( leinniingen. En 1614, Zurich l'acliel a pour 130 000 florins et la lit administrer jusqu'en 1798 par un bailli, élu pour six ans. Ce bailli, qui fut d'un puissant appui pour la cause de la Réformation en Thurgovie, reçut avec le temps un certain nombre d'attributions diplomatiques et autres. On lui attribua les juridictions de Birwinken, Weerswilen en 1758, de Zihlschlachl en 1774, le bénéfice de Schônholzerswilen. Séquestré par la République helvétique, le bailliage fut affermé en 1799, par la Chambre administrative thurgovienne, à Joachim Brenner. Les terres e1 les bâtiments, à l'exclusion des droits juridictionnels, lurent restitués en 1803 à Zurich, qui en vendit une partie en 1808, le reste en 1834-1836. L'administration /airicoise à Weinfelden fut supprimée en 1840. Un certain nombre de fermes passèrent aux mains des paysans qui les tenaient en fief; la plupart des forêts furent acquises par la commune. Depuis lors, le château, composé d urte tour fortifiée, d'un corps de logis et d'une chapelle et reconstruit en 1541, changea fréquemment de propriétaire. Il fut scandaleusement dévasté dans un but utilitaire en 1846-1847, il fut de nouveau rendu habitable en 1860. La tour lui pourvue vers 1870 d'une couronne de créneaux. Le château appartient actuellement à M. Simon-Fehr.

Outre Thurberg, Bachtobel et Schneckenburg, le territoire communal englobe les ruines des châteaux de Straussberg et Neuenburg, ainsi que les gentilhommières de Bogenstein et Schwârze, qui' furent toutes temporairement rattachées à la seigneurie. Straussberg fut habité originairement par une famille noble de ce nom. Ce château ayant été détruit par les Appenzellois en 1407, la ruine et le domaine devinrent propriétés du château de Weinfelden et passèrent à des particuliers en 1629. Neuenburg semble avoir été construit par les seigneurs de Bussnang et avoir passé aux Enne vers 1400. Détruit en 1407, ce château fut incorporé à la seigneurie de Weinfelden. Schwârze, 1319 in der Swerzon, fut primitivement la maison d'administration des biens du couvent de Magdenau et appartenait à la seigneurie comme fief autrichien. Burkard Schenk von Kastell et Hans von Weinfelden en étaient propriétaires en 1320 ; de 1542 à 1612, il appartint aux Muntprat, puis, jusqu'en 1670, aux Scherb, baillis d'Aïtenklingen ; enfin au bailli zuricois, qui y installa le greffe du tribunal. Le domaine fut morcelé en 1834. Cette résidence était primitivement entourée de murs et de fossés ; en 1555, Hans-Dietrich von Gemmingen lui conféra les franchises d'une maisonforte et une juridiction autonome. Bogenstein appartenait également aux fiefs autrichiens de la seigneurie. Le château appartenait au \ 1 \ ' s. à deux bourgeois de Constance, le eh a nui ne Ulrich Pfefferhard et Bettler von llerdern; au XVe s. à Schalabr} e1 à Steinhaus. Il passa dès lors en de nombreuses mains. En 1897, il devint une maison de santé particulière e1 un asile de vieillards, puis une auberge, enfin la résidence d'un citoyen de Weinfelden. l'a nui les précieuses antiquités qui se trou vaient encore dans cette maison en 1830, il y avait le manuscrit du Schwabenspiegel, découvert par Lassberg, conservé actuellement à Donaueschingen, ainsi que îles vitraux de l'ancien hôtel de ville, aujourd'hui disparus.

Commune. Wmoiries : d'argent au tonneau d'or surmonté d'une grappe de raisin d'azur pamprée de sinople (variantes depuis 1618 avec 2 grappes). Grâce à l'esprit entreprenant de ses habitants et à

Le château de Weinfelden au milieu du XVIIIe s. D'après une gravure sur cuivre de I). Herrliberger.

leurs aspirations vers la liberté, grâce aussi à son heureuse situation au cœur de la Thurgovie, Weinfelden joua dans la, polit ique un rôle souvent décisif el entra en rivalité avec Frauenfeld. Cette lutte d'influence dure encore. Avec une grande opiniâtreté, la commune arracha successi veinent des droits à ses seigneurs.

pour la première fois en 1398, puis sous Bertold Vogt et Muntprat. Ce dernier lui concéda le droit d'avoir un Conseil en 1514. Ces délégués de Weinfelden prirent la direction de la lutte me née par l'ancien landgraviat de Thurgovie contre les X cantons pour obtenir la liberté d'exercer des métiers, de chasse et de croyance, ainsi que pour la suppression du servage en 1524-1528. Us réussirent aussi, au temps du bailli Brunner, à obtenir qu'une séance sur deux du tribunal suprême se tiendrait à Weinfelden, ce qui provoqua en 1532, de la part de Frauenfeld, une requête qui fut admise par les Confédérés. En 1542, ils prirent de nouveau l'offensive, lui l a ni avec succès contre les empiétements judiciaires et la politique douanière de la ville rivale. De 1585 à 1589, se déroula, une querelle violente, à tendances démocratiques, au sujet du statut communal ; c'est alors que fut instituée la. commission dite des quatre, chargée des affaires intérieures. Avec Altenklingen, Weinfelden fut le lieu où les milices des juridictions de Weinfelden, Altenklingen, Weerswilen, Klingenberg, Langrickenbach, de la juridiction de Raite et d'une partie des hautes juridictions prêtaient serment. Après s'être rachetée, en 170Ô. des droits seigneuriaux de Zurich, la commune fut, le l" févr. 1798, le lieu de réunion de la landsgemeinde thurgovienne qui, sous l'inspiration de Paul Reinli.ni ei .1.-1'. Kesselring, demanda aux can ions souverains l'indépendance de la Thurgovie et son admission dans la. Confédération. Weinfelden ne réussil pas à devenir le chef-lieu du nouveau canton, Frauen feld ayant fait une démarche préalable auprès du général Brune. En 1830, le peuple s'assembla de nouveau à Weinfelden pour redemander les libertés supprimées par le pacte détesté de 1815 ; en juin 1832, Thomas Bornhauser put y saluer le Grand Conseil, réuni pour la. première l'ois en session ordinaire. En 1870, fut fondée à, Weinfelden la Société industrielle e1 commerciale de

WE1NFELDEN

WEINGARTNER

Thurgovie ; en 1871 la Banque cantonale ; en 1873 fut ouverte l'exposition nationale d'agriculture. En réponse à la fondation, à Frauenfeld en 1890, du parti radicaldémocratique thurgovien, fut créé en 1891 à Weinfelden

Weinfelden vers 1840. D'après une aquatinte de ,T.-B. Isenring

le parti démocratique-économique. La localité qui, en 1551 déjà, possédait une importante société de tir, obiiiil en 1567 un marché hebdomadaire, en 1 T> r. S §\ 1691, deux foires annuelles ; en 1439 fut construit par Bertold Vogt le premier pont sur la Thur, en 168"2, le second. Deux maîtres d'école sont mentionnés en 1581. École publique à partir de 1641. Premier hôtel de ville 1608, reconstruction 1831.

Église. Outre la chapelle du château, il existai! une église sur l'emplacement de l'ultérieure paroissiale et une seconde à l'Est du bourg. Elles étaient probablement dépendantes de Bussnang. Un chapelain es1 men tionné depuis 1275, un doyen depuis 1278. Le vidomnat. qui originairement appartint sans doute aux Kiboùrg, peut avoir passé, avec la collation, aux Bussnang comme fief autrichien, puis à leurs parents Griessenberg, puis par Adelheid von Griessenberg à son époux Konrad von Fiirstenberg, auquel il fui acheté en 1355 par Hermann von Breitenlandenberg de Hagenwil. Avec les dîmes, qui axaient appartenu en 1159 au couvent St. Stephan à Constance, le vidomnat passa vers 1450 à Payer von Hagenwil, en 1505 à Jakob Môtteli do Rappenstein, en 1548 au couvent de Kreuzlingen. De ce dernier, la commune de Weinfelden acquit en 1565 les petites dimes. tandis que les grandes, avec la collation et le vidomnat, passèrent en 1568 au couvent de Saint- Gall, en 1575 à Arbogast von Schellenberg et en 1614 à la ville de Zurich. En 1654 les biens ecclésiastiques furenl partagés entre les deux confessions. Les protestants de Weinfelden durent, après la bataille de Kappel, recouru aux services du pasteur de Bussnang jusqu'à ce que Motteli, sur l'ordre du bailli, leur eût procuré un prédicateur. En 1576, les Gemmingen instituèrent comme bailli Thomas Kesselring, qui travailla activemeni en laveur de la foi nouvelle. Son fils Kilian en fui puni (voir art. Kesselring). En 1709, le bailli institua le culte protestant dans la chapelle du château. La collalion protestante appartint à Zurich jusqu'en 1843 ; la collation catholique, qui appartenait aux Reding depuis 1676, passa en 1821 au canton de Thurgovie. L'église, consacrée à saint Jean-Baptiste, restaurée en 1654, 1726 et 1790, servait aux cultes fies deux confessions. Le clocher, datant de 1567, fui démoli en 19(12. Cette même année, une nouvelle église lut construite pour chacune des deux confessions. La paroisse protestante comprend aussi Bachtobel et. une petite partie de Weerswilen, la paroisse catholique, encore Màrstetten et Ottoberg. Registres paroissiaux protestants dès 1604, catholiques dès 1653.

Bibliographie. K. Relier ei II. Reinerth : Urgesch. des Thurgaus. — TU. — J.-J. Wâlli : Gesch. der Herrschaft u. des Fleckens Weinfelden. ■! Vïeyer : Die Burgen bei Weinfelden, dans TB 28. — Die Burgen u. Schlôsseï dei

Schweiz 5, 6. — A. Nàf : Burgen 5 (mns. Bibl. cant.

Saint-Gall). — J.-A. Pupikofer : Collectanea 5, 6 (mns.

Bibl. cant.). — Le même : Gemalde der Schweiz. — Pup-

Th. — Stumpf. — LL. — LLH. — H. Hasenfratz : Landgrafschaft Thurgau. — Thurg. Nbl.

1829. — TB 2-5, 12, 20, 24, 26, 29, 41, 63-68. — ASI. — Kosmos 1931. p. 426.

— J.-R. Rahn : Architekturdenkmâler. — Bornhauser: Wappendenkmàler aus Wern- /e/dendans.4WS1922,p.29etl926, p.lll.

— K. Ruhn : Thurg. sacra. — A. Nùscheler : Gotleshâuser 2. - A.-L. Knittel : Reformation im Thurgau. — H. -G. Sulzberger : Evang. Kirchqnnr'mdeii (mns.

Bibl. cant.). - - Fûhrer durch Weinfelden. — F. Brûllmann : Weinfelden Chronik (mns. Bibl. cant.). — J.-U. Relier et F.-W. Neuenschwander : Chronik von

Il liti/cltlrn . [Hkrdi.]

WEINFELDEN, von. Famille thurgovienne de ministériaux des comtes de Kibourg qui dut vraisemblablement se contenter fort tôt de la simple garde du château dont elle portait le nom. Armoiries : d'argent à deux jantes adossées de gueules. Cinq représentants de la famille sont cités dans les documents de 1256 à 1320. Selon la chronique de Constance de 1434, trois frères Weinfelden furent tués à Morgarten dans les rangs autrichiens. — TU. — Wappenrolle von Zurich, nouv. éd. [Herdi.]

WEINGART, JOHANNES, * 9 août 1840 à Meinisberg (Berne), instituteur primaire 1860 et secondaire à Berne dès 1875 ; inspecteur scolaire 1*78-1886, inspecteur et directeur de l'école communale des arts et métiers de 1869 à sa mort ; dir. de l'école secondaire de jeunes filles dès 1895. Conseiller municipal pendant 25 ans. Radical influent, f 28 mars 1910. [G. Kothen-.]

JoIi.-August, de Radelfingen, * 26 sept. 1797. un des chefs les plus actifs du mouvement de 1848, conseiller national 1848-1860. f 28 janv. 1878. [H. T.]

WEINGARTEN (C. Thurgovie, D. Mûnchwilen, Com. Commis. V. DOS). Vge et Com. civile avec Blasenberg, Griïssi, llinterweingarten et Tobelhof. La commune partagea les destinées du château de Spiegelberg qui se trouvait sur son territoire et dont les possesseurexerçaient la basse juridiction. Seules, 9 maisons de 1 Iinleiweingarten dépendaient directement de la liante juridiction du bailli. Avant 1798. le président de commune portait le titre de Dorfmeier. Cette charge alternait chaque année dans les deux confessions. De tout temps, le village, situé sur le coteau méridional de l'Immenberg, fut connu par ses vignobles; les comtes de Toggenbourg déjà y possédaient une vigne, qu'ils cédèrent en 1270 au couvent de Rùti. La viticulture disparut progressivement après qu'on eut découvert, le 30 oct. IcS'.tii, au Trôttli, au-dessus du village, le premiei foyer phylloxérique de Thurgovie. — TU. — Pup. Th. — llch. Slaufl'acher : l'hi/llu.n m i m Thurijan. [Leisi.]

WEINGARTEN (C. Valais, D. Brigue. Com.

Naters. V. DGS). Hameau à l'Est de Naters et ancienne résidence seigneuriale des seigneurs du même nom (de Vineis). Une tour fortifiée est mentionnée en 1361. I. Stumpf la vit encore en 1544, ainsi qu'un corps de logis sur une colline. Le nom de Junkerbiel et quelques vestiges de murs sont toul ce qui rappelle aujourd'hui l'ancien château de Weingarten. Les seigneurs de Weingarten sont mentionnés de 1212 au XVe s. et comptaient parmi les familles nobles les plus considérées du Haut- Valais. Ils possédaient des terres nombreuses dans la vallée de Couches, à Sierre et Sion et étaient apparentées aux premières familles du pays. Le chevalier I r. \\/. cité de 1339 à 1361, est souvent mentionné dans le Conseil épiscopal et comme délégué des communes de Nfaters et de Brigue. — Gremaud. — D. Imesch : Gesch. von Naters. [D. I.]

WEINGARTEN, von. Famille de Berne. Voir

W ! V.ARTi-N, VON.

WEINGARTNER. Familles des canton- de Lucerne et Zurich.

WEINGARTNER

WEINMANN

A. Canton de Lucerne. Familles du district de Lucerne connue depuis le XIVe s. — 1. Anton, de Lucerne, inspecteur des routes 1814, ingénieur cantonal 1837-1843. —2. Josef, de Lucerne, 1810-1884, peintre, auteur de petits pastels faits à Tunis, Constantinople, à Saint-Pétersbourg et Moscou durant 24 ans ; établi à Lucerne depuis 1869 environ. — Vaterland, I nov. 1884. — 3. Seraphim, 4 févr. 1844 - 9 nov. 1911), fondateur d'une école libre de dessin, modelage et peinture à Lucerne 1870, directeur de l'école d'art appliqué 1876- 1917; auteur de peintures de façades. — Vaterland 1919, Q° 265. — Luz. Tagblatt 1919, n» 267. — Jahresher. d. Hôheren Lehranstalt 11)07-1908. — Jahresber. d. Kiinstgewerbeschule 1919-1920. — Gfr. Reg. — Arch. d'État. — SKL. -- Fr. Zulger : An der Schwellf des modernen Luzern. — DSC. [P.-X. W.]

B. Canton de Zurich. Weingartner, Wingarter. Famille éteinte de Zurich. — Félix, prévôt des cordonniers 1498-1519, bailli de Schwamendingen 1498, 1500-1508, de Stammheim 1510, 1512, d'Erlenbach 1515, d'Alt-Regensberg 1517, 1519, Obristzunftmeister, exclu du Conseil 1519 pour tricherie au jeu. Armoiries : un cep chargé de raisins. — Félix, fils présumé du précédent, bailli de Ilongg 1532-1536. f 1536. — LL. — E. Egli : Actensammlung zur zùrch. Reformat'uvisgrschichte. — Arch. d'État Zurich. [H. Hess.]

WEINGARTNER, Paul-FELix, compositeur, d'une famille noble autrichienne, * 2 juin 1863 à Zara (Dalmatie), .levé de Liszt à Weimar, qui prit l'initiative de la représentation de Sakuntala, premier opéra de Weingartner. Chef d'orchestre à Kônigsberg 1884, à Danzig 1885-1887, à Hambourg 1887-1889, chef d'orchestre de la cour à Mannheim 1889-1891, de l'opéra royal de Berlin 1891, directeur de l'orchestre Kaim de Munich 1898, directeur de l'opéra de la cour à Vienne 1901, puis de l'orchestre philharmonique de Berlin, directeur de l'opéra populaire de Vienne 1919-1924. Dès 1927, directeur île l'école de musique et du conservatoire de Bàle, bourgeois d'honneur de Bàle 1928, Dr h. c. île l'université de Bàle. Œuvres : les opéras Genesius ; Orestes ; Kdin und Abel ; Dame Kobold; Die Dorfschule : Meister Andréa. Mise en scène et musique de Faust de Goethe, de la Tempête de Shakespeare ; réadaptation scénique d'Obérnn de Weber, de Joseph de Méhul. Compositions d'orchestre : six symphonies, trois poèmes symnhoniques ; Le roi Lear ; Das Gefilde der Seligen ; Frilhlin g : Lustige Ouverture. Musique de chambre, quatuors, quintettes, etc. Auteur de- ouvrages : Bayreuth : Erlebnisse eines kgl. Kapellmeisters ; Lebenserinnerungen (2 vol.).

— Emil Krause : Weingartner als schaffender Kûnstler.

— P. Raabe : F. Weingartner uls srliaffeniln- Kihistlrr, dans Musik, 1908. — J.-L. Lusstig : Félix Weingartner.

— Félix Gûnther : F. von. Weingartner. — Félix Weingartner : Lebeiiscrinneruiuini. — All'r. Einstein : Das neue Musiklexicon. — DSC. [Theodor Nordmann.]

WEININGEN (C. Thurgovie, D. Steckborn, Coin. Pfyn. V. DGS). Corn, d'habitants et Vge. En 1219, Winingin. Weiningen appartenait à la seigneurie d'ittingen ; au point de vue religieux, il releva toujours de Pfyn, avec lequel il passa à la Réformation. La chapelle Saint-Nicolas, mentionnée pour la première fois en 1486, est desservie, aujourd'hui encore, par le pasteur de Pfyn, qui fut parfois remplacé par celui de Hùttwilen. En 1594, le prieur d'Ittingen obligea les paroissiens à rétablir l'autel, mais les quelques catholiques de la commune font partie depuis 1831 de la paroisse de Warth. Les biens ecclésiastiques furent partagés en 1734. — TU.— TB 12. — Pup. Th.— H. -G. Sulzbcrgcr : Evang. Kirchgemeinden (mus. de la Bibl. cant.). — K. Kuhn : Thurqovia sacra. [Herdi.]

WEININGEN (C. et D. Zurich. V. DGS). Vge et Com. En 870. Winingon. Armoiries : d'or à une grappe de raisin d'azur, tigée et feuillée de sinople, accompagnée en pointe d'un soc de charrue d'azur à dextre et d'une serpette d'azur, einma nchée de gueules, à senestre {/.l'irriter Gemeimlt inii)i>ri/l,,irirn, n" 136). Weiningen es1 d'origine franque el alémanne. En 870, un certain Landeloh céda ses terres de Weiningen au couvent de Saint-Gall. Aux XIIe et XIII e s. les barons de Regensberg y possédaient des biens i mportants. Au commence-

meiii du XIVe s., les propriétaires fonciers sont en outre le couvent de Selnau, la prévôté et le couvent des augustins à Zurich. Les barons de Regensberg possédaient le protectorat des paysans libres (universitas liberorum

Weiningen (Zurich) en 1754.

D'après une gravure sur cuivre de D. Herrliberger.

1255) de Weiningen. Ils possédaient en oui re. en fiel du coin eut d'Einsiedeln, les droits de seigneurie de Weiningen, qui s'étendaient sur les villages de Weiningen, (ireroldswil, Engstringen et le couvent de Fahr. En 1306, Lùthold von Regensberg vendit aux frères Schwend, de Zurich, ses droits de juridiction et ses fiefs ecclésiastiques de Weiningen. Les frères Schwend les cédèrent aux Manesse ; finalement, ils furent acquis en 1435 de Peter Schôn par la famille Meyer von Knonau. Ces droits, toujours tenus en fief d'Einsiedeln, demeurèrent aux mains de cette famille jusqu'en 1798. La haute juridiction relevait du bailliage de Baden. La ville de Zurich avait le droit de lever le contingent et la régale des sels. Un code spécial de 1637 réglait les droits de succession. La date du coutumier est inconnue. Sous la République helvétique, Weiningen faisait partie du district de Regensdorf ; sous l'Acte de médiation de celui de Bùlach : depuis 1814, le village a toujours appartenu au district de Zurich. Depuis 1901, il est relié à Zurich par un tramway. L'église, consacrée à saint Pierre, existait déjà en 1219 ; Judenta von Regensberg en lit donation, avec la collation, aux religieuses de Fahr, qui l'incorporèrent en 1346. Une sentence arbitrale de 1259 établit l'appartenance de la petite ville de Glanzenberg à la paroisse de Weiningen. En 1834, l'État de Zurich acquit le droit de collation du couvent d'Einsiedeln, propriétaire du couvent de Fahr. L'église fut incendiée pendant la guerre de Zurich (1443) ; l'actuelle, reconstruite en 1650, fut restaurée en 1926. En 1524, le procès intenté au curé Georg Stàheli par Fleckenstein, bailli de Baden, pour avoir brisé les images de l'église de Weiningen, fit grand bruit. La Diète dut s'occuper de l'affaire. En 1130, apparaît, un Pernhart de Winingen, qui témoigna en qualité de ministérial îles Regensberg, sans doute. Une famille Junker von Winingen est citée à Zurich en 1349 et 1417-1442. Population : 1634, 500 hab. ; 1836, 732 ; 1930, 881. Registres de baptêmes dès 1588, de mariages dès 1626, de décès dès I Ci'.KS (aux Archives de l'État). — UZ. — ■ A. Nùscheler : Gotteshàuser. — J.-J. Pestalutz : Statuten, p. 111. — Zwin gliana 1922, p. 112. — Th. Sieber : Georg Stàheli und die Bi ■formation, in Weiningen 1917. — H. Wydler : Die alte Sliiilr m II nu in i/ru . dans Echo vom ' etliberg 1929, n" 38-41. — NZZ 1923, n" 1186 ; 1926, n" 1232 : 1931, n° 100. — ZT 1858, p. 57 ; 1859, p. 10 : p. 69 ; 1862, p. 40.— Nbl. Waisenhaus Zurich 1875, 1876.— F. Schoder : Magister Georg Stàheli (Zofinger Neujahrsblatt

1932). [HlLDEUKANDT.]

WEINMANN. Familles des cantons de Berne, Lucerne et Zurich.

A. Canton de Berne. Voir \\ \ MANN.

B. Canton de Lucerne. Voir WYMANN.

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