‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 120 sur 213 · III. Famille venue de Lampenberg (Bâle-Campagne · texte numérisé non relu

III. Famille venue de Lampenberg (Bâle-Campagne

- Eduard, 1" févr. 1871 - 9 août 1924, bourgeois de Bâle 1903, recteur de l'école secondaire <le garçons 1924.

- SL 1924, p. 311. — Gustav, * 31 mars 1884, bourgeois de Bâle 1904, maître secondaire 1904, conseiller d'Étal 1925. — DSC. [C. Ro.]

WENNER. Famille de Saint-Gall, originaire de Lôrrach, bourgeoise en 1807 avec Georg-Albrecht, 1766-1825, négociant. — 1. Friedrich-Albert, fils du précédent, 17 ja.nv. 1812 -29 août 1882, grand industriel en cotonnades à Salerne. — 2. Viktor, fils du n" 1. 29 nov. 1857- 10 juil. 1929 a Vienne, ingénieur de chemins de lei et ponts, ingénieur de la ville (le Zurich 1898- 1916.

- 3. Albert, * 5 juil. 1879. artiste peintre à Zurich. - Voir Bùrgerbuch St. Gallen 1930. — St. Gall. Nbl. 1930, p. 63.- NZZ 1929, n» 1361. — H. Wartmann : Industrie... St. Gallen I, p. 61. — St. Galler Neujahrsmappe

1930. ' [D.-F. R.] WENNISHUSEN (WENIGSHUSEN), von. Famille

unierw aldienne éteinte, de Giswil. — 1. llt-.iNi. adminis-

trateur de la mayorie de Giswil après l'exil de Waltei von Hunwil 1387. — 2. Peter, conseiller 1387, banni en 1392 pour vol de chevaux. — La famille s'éteignit en 1537 avec KATHARINA, épouse de Marquait Leuw, de Stans. [R. D.]

WENSER, JOHANN-BAPTIST von, baron, conseiller de la Haute-Autriche, fut envoyé à trois reprises dans les III Ligues grisonnes, et administrateur de Rhâzùns. La première fois, d'octobre 1706 à décembre 1708, il négocia un accord entre les alliés : Autriche. Angleterre et Hollande, et les Ligues en vue du libre passage de leurs troupes ; la seconde fois, de mars 1726 à avril 1727, il rompit l'opposition née dans les Ligues contre la seconde capitulation de Milan, qui leur avait été imposée, et lit exécul ci les art icles de religion, ce qui eut pour résultat l'exil de tous les protestants de la Valteline et du comté de Chiavenna ; la troisième fois, d'octobre 1729 à février 1731, il s'occupa des querelles nées de l'élection irrégulière de l'évêque en 1728 et de la vente du val Munster à l'Autriche, cession que lès Ligues se refusaient à admettre. — J.-A. v. Sprecber : Gesch. il. Republik gem. drei Bùnde. — Arch. d'Étal Grisons. [p. Gillaudox.]

WENSLIIMGEN (C. Bâle-Campagne, D. Sissach. Y. DGS). Com. et Yge. On a trou vé en 1932 à FEggel et au Teufelsbriicke, des établissements de Fâge du bronze tardif. A l'époque romaine, une route conduisait par Wenslingen au pâturage a>n Zieg. C'était le Herweg, mentionné en 1534. On a trouvé des tuiles romaines à ira Heid et à im Bartnen. L'Erzmatt est déjà mentionné au XVe s. A la même époque et en 1534 encore, il y a des traces d'un château, Un champ porte le nom de ii.itder der burg. Wenslingen doit son origine à une colonie alémannique. Un autre établissement alémannique, Stucklikon, mentionné au XVe s. sur le territoire communal, ne put arriver à former un village. Le cornent de Kônigsfelden posséda longtemps à Wenslingen des terres, provenant probablement des Habsbourg. En 1327, le frère Ulrich, commandeur de la maison de Saint-Jean, près de Rheinfelden. vendit à la reine Agnès de Hongrie, abbesse de Kônigsfelden, quelques redevances à Wenslingen. Les habitants de Wenslingen jouissaient à Aarau de la franchise de péage pour leurs biens allodiaux. En 1372, le village, avec haute et basse juridiction, appartenait à la seigneurie de Farnsbourg. Le 19 déc. 1446, les comtes Hans et Thomas von Falkenstein remirent le village e1 s. .s habitants en gage à un bourgeois de Bàle. Mais Wenslingen passa en 1461, avec la seigneurie de Farnsbourg, à la ville de Bâle. Celle-ci remit, une indemnité pécuniaire à Thomas von Falkenstein, qui élevait des prétentions au sujet du village. En 1527, la commune fut en conflit avec le couvent de Kônigsfelden. Les censiers refusèrent leurs prestations. Berne dut intervenir à réitérées reprises auprès de Bâle. Le même litige se renoua ela cent ans plus tard. Après la Réformation, Oltingen et Wenslingen cherchèrent à s'emparer de la propriété, des dîmes et, des droits de collation de l'église Saint-Nicolas, à Oltingen, dont dépendait Wenslingen. L'affaire se termina par un accord. Le chapitre cathedra! de Bâle remit en gage, pour 1600 florins, à la commune, les dîmes et le patronage. La ville de Bâle inl ervin.1 . réclama et obtint le gage, mais la commune tira de celte affaire un bénéfice assez considérable. Wenslingen avait son école avant 1757 déjà. — VLB. — Archives d'État de Bâle-Campagne. — D. Bruckner : Merkwùrdigkeiten, 2499. — BZ IX. p. 370 : VIII, p. 30. [K. Gauss

WENTZ. Vieille famille d'orfèvres, bourgeoise d • Bâle en 1486 avec Ulrich Wenzel, tondeur de drap, t 1524. — 1. JOHANN, lils du prénommé, Dr jur.. professeur de (Iniii ;i l'université de Bâle, chanoine et prévôt du chapitre de Si. IVler. recteur de l'université 1502, 1512. f 1518. — 2. Johann-Jakob, petit-fils du n" I. * 1541, négociant en soieries. Lohnherr 1582, du Grand Conseil 1593, bailli impérial 1596-1605. — 3. Leonhard, 1581-1655, orfèvre, conseiller 1629, membre des Treize 1630, Oberstzunftmeister 1650. — 'i. Joli vnnes, fils du n" 3, * 1608, orfèvre à Bâle 1632. La famille a donné encore d'autres orfèvres et quelques membres du Grand Conseil, tel — 5. Johann-Ludwig,

WKNZIN

WKPFER

[699-1772, mathémalicien, professeur exl raordinaire de mathématiques à Bâle 1750, notaire de ville 1752, membre de l'Académie helvétique de physique el de mathématiques. — /./.. — /././/. — WB. — Athènes raurica .

— R. Thommen : Die Rektoren der I niv. Basel 1460- 1910. — Al. Lui/: Vekrologe. - K. Wolf : Biographien I. — SKI.. [C. Ro.]

WENZIN. Familles bourgeoises de Medels, s vis

e1 Tavetsch (< Iberland grison). — 1. Al \i Ri s. de Disenii-., 1682 1745, curé d'Ohersaxen avanl 1710, de Mûri e1 doyen I7:îi, administrateur du couvenl de Disentis 1738-1742 après la démission du prince-abbé Marian. A laissé une série de notices, dont Ueber den. sog. Zehntenstreit, e1 Descriptio brevis Communilatis Diserti nensis. — 2. Christian, de Tavetsch, 1725-1803, \ icaire épiscopal 1763, doyen 1798, chapelain de St. Martin en Lugnez 1800 ; auteur de Gesch. der Pfarrei Tersnaus, en latin. - 3. Johann-Anton, * 1858, chapelain de Rueras 1880, auteur de Poesias religiusas, 1918. — J.-J. Simonel :Diekath. Weltgeistlichen. - A. Schumacher : Album I lesiUiiiritsc. [1.. J.]

WENZINGER, Christian, de Fribourg-en-Brisgau, 1710-1797, peintre, sculpteur e1 architecte, lui chargé en 17."> 7 d'orner de sculptures, stucal ures e1 peintures la nouvelle nel de l'église conventuelle de Saint-Gall, ce qu'il exécuta de 1757 à 1761. Il fil entre autres la statue de la Vierge Marie au fronton Ouest, celles des saints Benedikt, Magnus, Notker e1 Eusebius du côté Sud, à l'intérieur les hmi reliefs de la vie de saini Gall. Sun œuvre de peintre ne peut plus être étudiée qu'à Saint- Gall, ses créations de Saint-Biaise ayanl été anéanties.

- SKL. — A. Fâh : Die Cathédrale in St. Gallen, p. 8. — Le même : Die Schicksale d. Kathedrale St. Gallen. [J. M.]

WEPF. A'ieille famille de Mûllheim (Thurgovie). - JOHANNES, 18 juil. 1810- 11 avril 1890, instituteur à Hosenruck, Mattendorf et Kiimmertshausen ; auteur de divers recueils de chants, composa la musique de l'hymne thurgovien de Bornhauser : (> Thurgau, du Heimat. — .). Meyer, dans TB 49, p. 100. — E. Refardl : Musikerlex. p. 339. [Leisi.]

Familles des cantons de Schaffhouse, Thurgovie et Zurich.

A. Cantons de Schaffliouse et Thurgovie. A'ieille famille de Diessenhofen. Un rameau réformé se lixa à Zurich vers 1529 et un autre à Schaffhouse, où il donna une série d'hommes d'Étal et de médecins. Armoiries :

d'azur à un lion d'or tenant dans ses pattes antérieures une fleur de lys mi-parti d'argent. — 1. Hans, bailli de Diessenhofen à Schlatt, capitaine de Milan. — 2. Valentin, trésorier de Diessenhofen 1477.

— 3. MlCHAEL, fds du n° 1 , avoyer de Diessenhofen, se fit. protestant en 1529.

— 4. Georg - MlCHAEL, arrière-petit- fils du n° 3, 29 juil. 1591 -3 mai 1659, Dr jur., bourgeois de Schaffhouse 1616, souche de la brandie de la \ ille, secrétaire du < lonseil 1638.

prévôl de corporation 1654, conseiller et juge.

A laissé une chronique embrassant les années de 1635 à 1659. --5. ./<»hann - Jakob, fils du n° 4, 23 déc. 1620 - 26 (28?) janv. 1695, D1 med., médecin de Schaffhouse 1647, l'un des meilleurs médecins et naturalistes de son siècle, médecin de l'électeur palatin, du margrave de Baden-Durlach,

: < mi v il I à Srhafl'hoiiM' une sort e ortirent d'éminents praticiens

WEPFER.

dans la guerre

Johann-Jakob Wepfer.

D'après une gravure sur cuivre

de Joh.-Gcorg Seiller (Bibl. Nat.,

Berne).

lu duc de Wurtenibe l'école libre donl

Hans-Konrad Wepfer u 9

D'après une gravure sur cuivi

de Joh.-Georg Seiller (Bibl. Nat.,

Berne).

comme J.-K. Brunner et J.-K. Peyer, anatomiste el expérimentateur. Il s'occupa de recherches toxicologiques ei pathologiques : paralysie du cœur par le poison, localisation des attaques d'apoplexie, études des voies digestives ; et en publia les résultats dans de n breuses publical s. Membre de l'Académie impériale léopoldine des sciences liai urelles 1685. Oc cupé à combal i re au camp de Frédéric de Wurtem berg, eu 1691, durant la guerre de la succession du l '.il, il mai , une épidémie qui \ l'aisail ses ravages, il v i rou\ a la morl . La plupari de ses manuscrits el

une riche collecl ion de 110-

i ices sur ses observa! ions i assèrenl . en 1774, a^ ec sa grande bibliothèque, à, l'universil é de Leyde ; la Bibliothèque centrale de Zurich possède plusieurs de ses manuscrits. — LL.

— J.-C. Brunner : Memoria II epferiana. — 1 lud.

Wolf : Biogr. IV. — Pfenninger el Meisl er : Heli et. berûhmte Mànner III. —

l/(/."il. F.v.Mandach:

./. K. Peyers klassisches

Werk. Festschrift der Siuili Schaffhausen 1901. -

Th. Pestalo/.zi-Kutler : Kullui'uescli. II. — (id. Brunner e1 W. V. Mur ail '.Ausdcn liriefrn hevviiniKjiiider Selnrnzeràrzte des //'. Jahrh. — H. Fischer : ./. ./. Wepfer. — Thurg. Nbl. 1828. -- C. Màgis : Schaffh. Schriftsteller.

— Mitt. nat.Ges. Schaffh. 1922-1923,11. — Schaffh. Intelligenzbl., 1930, n° 49. — 6. Hans-Konrad, fils du n° 5, * 7 ou 9 juil. 1057, f 16 juin 1711, Dr med., médecin de ville, al lâché à divers princes ou comtes, membre de l'Académie léopoldine 1694. — 7. Bernhardin, fils du u" 6, 27 nov. 1684 - 31 août 1757, Dr med., médecin du prime d'Orange ; avec son frère Georg-Michael il publia des Beobachlungen von den Krankheiten des Kopfes, exl rails des notes de leur grand-père. — 8. JOHANNES, fils du n» 4, 23 juil. 1635- 10 janv. 1670, l)r med assesseur de la faculté de médecine de Bâle, collaborateur du n° 5, son frère. — 9. Hans-Konrad, fils du n° 4, 13 mai 1630 - 2 déc. 1707. député dans les bailliages tessinois 1680, trésorier 1682, colonel - quartier-maître 1684, conseiller de guerre à Liestal 1689, bourgmestre 1695- 1707 ; plusieurs fois député à la Diète. Auteur d'une chronique de 1653 à 1671. — Th. Pestalozzi- Kut I er : Kulturgesch. III.

— J.-K. Trippel : Chro-

n il.. — 10. GEORG- Ml- CHAEL, neveu du n° 5, -' déc. 1649-25 nov. 1720, intendant des bâtiments 1684, député dans les bailliages tessinois 1690, bailli de Beringen 1691. — 11. Dans- Rudolf, frère du n" 10, 5 oct. 1654 - 20 juin 1719, intendant des bâtiments 1703. — 12.

Hans-Jakob, fils du n° 9, 25 ou 28 nov. 1661 -29 l'évr. 17'i4, Aiiitiiiuini de Paradis 1686, député dans les bailliages tessinois 1694.

— 13. Johann-Felix , arrière-neveu du n° 5, 17 ou 20 avril 1671-22 août 1749, trésorier 1711. bourgmestre 1725-1749. Après de nombreuses ambassades à Innsbruck et Vienne, de 1715 à 1723, il obtint la cession à Schaffhouse de la suzeraineté autrichienne

Joliann-Felix Wepfer (n 13 D'après une gravure à la manière noire de J.-J. Haid (Bibl. Nat., Berne).

WERD

WERDENBERG

sur le Reiat : il représenta Schalïhouse à de nombreuses Diètes. -- Festschrift des Kts. Schaffh. 1901. — Th. Pestalozzi- Kutter : Kulturgesch. III. — 14. Georg- Michael, fils du n° 11, 11 sept. 1689 - 3 déc. 1755, intendant des bâtiments 1736, bailli de Rùdlingen et Buchberg 1748, Merishausen 1755, commandant du Munot. — 15. Georg-Michael, 22 déc. 1735 - 25 juil. 1794, bailli de la seigneurie de Neunkirch 1763. — 16. Johannes, 10 déc. 1764 - 28 janv. 1817, chirurgien, du Conseil de ville 1801. La. famille s'éteignit avec son fds en 1850. — LL. — Reg. généal. de Schalïhouse. — Schaffhauser Wappenbiicher 1819 et 1852. — Festschrift der Stadt Schaffh. 1901. — C. Mâgis : Schaffh. Schriftsteller. — J.-J. Rùeger : Chronik. [Stiefel.]

B. Canton de Zurich. Famille de Stammheim. - HANS, aubergiste près du pèlerinage de Sainte-Anna à Oberstammlieim ; capitaine à la bataille de Marignan 1515, à Plaisance 1521 ; ennemi de la Réformation, contribua à la destitution du sous-bailli Wirth qu'il détestait mortellement. — Konrad adopta la Réforme en 1524 ; il prit part au sac d'Ittingen et s'enfuit pour échapper à la punition ; sous-bailli 1538. — A. Farner : Gesch. d. Kirchgem. Stammheim. — AS I. — R. Durrer : Schiveizer garde in Rom, p. 260. [E. D.]

WERD (C. Thurgovie, D. Steckborn, Com. Eschenz. V. DGS). Ile dans le Rhin, habitée depuis l'âge de la pierre. Les recherches dans les vestiges des palafittes ■ h' l'époque néolithique ont amené la découverte de nombreux microlithes. Keller-Tarnuzzer découvrit en 1931 un important établissement de l'âge du bronze. Ml ntereschenz à l'Arrach les Romains jetèrent pardessus l'île un pont de près de 440 mètres de long, construit sur pilotis et dont les restes furent encore exploités au XVIIIe s. Nombreuses trouvailles de monnaies, notamment du IIe s. de l'ère chrétienne. Sur l'île, mourut, le 16 nov. 759, après une longue captivité, Otmar, premier abbé de Saint-Gall, dont le corps fut transporté au couvent en 769. La chapelle Saint-Otmar, à laquelle fut. bientôt, ajoutée une maison d'habitation. avail été érigée au Xe s. au plus tard. L'édifice actuel date de 1496. Depuis 958, l'île appartient au couvent d'Einsiedeln. Au XVe s. déjà, la maison attenante servait de cure à Eschenz ; elle fut protestante de 1526 à 1580, puis catholique jusqu'en 1738. La messe fut rétablie dans la chapelle en 1561. De- i puis sa rénovation en 1580, elle a pour patron saint Jean-Baptiste. Le pèlerinage du mercredi a la chapelle, qui s'est maintenu jusqu'à aujourd'hui, prit un développement important lors île l'achat par Einsiedeln de la seigneurie de Freudenfels en 1623 et lorsque, en 1767, une relique de saint Otmar fut ramenée de Saint- Gall. En 1900, la chapelle fut restaurée ; l'ancienne cure lui remplacée par un petit château, qui servit d'abord d'institut de jeunes filles et est actuellement la résidence de l'ancien archevêque de Bucaresl . Raymond Netzhammer. I lepuis 1901, l'île est reliée à Eschenz par une passerelle. — K. Relier et H. Reinerth : Urgesch. des Thurgaus. — Thurgauer Zeitung 1932, n° 55.

— JS G LJ 23. — R. Netzhammer : Werd. — Le même dans St. Meinrads Raben 22. — LLH.

— K. Kuhn : Thurgovia sacra. — J.-R. Rahn : Architekturdenkmâler. — A. Gaudy : Kirchliche Baudenkmâler II. — TD 12, 69. — A.-L. Knitlel : Reformai ion im Thurgau. - - F. Vetter dans l'I! 57-58. [Herc..]

WERD. Famille d'orfèvres bâlois. — Hein- RICH, bourgeois 1479, f entre 1502 et 1506. — Heinrich, fils du précédent, de la corporation des Hausgenossen 1515. — SKL. [C. Ro.]

WERDEGG, von. famille de chevaliers, ministériaux de l'abbaye de Saint-Gall, qui entre dans l'histoire avec les frères Heinrich et Rûdiger I, possesseurs du château de Werdegg près de Hittnau 1229. Armoiries : gironné de sable et d'argent, à la fa ce d'or brochant chargée d'une aigle de sable (Armoriai d'Edlibach I 188).

— Rùdiger II est souvent cité, jusqu'en 1287. Rùm- GER III, chevalier, cité dès 1290, établi à Zurich, du Conseil, témoin 1306, 1312. L'acte d'achat par la reine

Elisabeth des trois châteaux de Wartenberg près de Bâle cite Rudolf von Werdegg. L'obituaire de Tànikon mentionne encore d'autres membres de la famille. Rûdiger IV, cité dès 1316, porte généralement le nom de Landenberg-Werdegg, parfois seulement celui de Werdegg. On rencontre en outre en 1319 Johann et Walter von Landenberg-Werdegg. Il est impossible de savoir si les Werdegg furent à l'origine un rameau des Landenberg ou si le château des premiers passa par héritage aux seconds. Les frères Hermann et Rudolf von Landenberg-Werdegg participèrent en 1369 à l'assainissement des grosses dettes des seigneurs de Landenberg-Greifensee et paraissent avoir été les plus riches propriétaires de la famille. Le fds de Hermann, appelé aussi Hermann, chevalier, entra en 1400 pour un an au service du duc Léopold, promettant de iiict lie à sa disposition le château de Werdegg. Il céda la seigneurie en 1413 à Heinrich Gôldli de Zurich ; ce dernier dut tenir le château ouvert à la ville. La famille paraît s'être éteinte vers 1479. — Obituaires de la prévôté de Zurich, de Tânikon, Winterthour et. Magdenau. — VZ. — A. Heer : Das llaus von Landenberg-von Werdegg. — Zùrcher Stadt bûcher III, p. 224, 225. — Gfr. 14, p. 209. — Chronik d. Zurcher Oberlandes I. p. 118-119. — A IIS 1899, p. 12. 15 ; 1901, p. 78, 95. — / rkundenbuch Rottweil, p. 153. — Habsb. Urbar II. — Art. Hittnau, où il y a lieu de rectifier les émaux des armoiries. [E. Stauber.]

WERDENBERG (C. Saint-Gall. D. Werdenberg. V. DGS). "Ville ; ancien comté et bailliage, district. Ar- ,n -lin es de la ville : d'argent au paon de sable. I. Comté. Au moment de la division de la famille de Werdenberg en Werdenberg-Sargans et Werdenberg-Heiligenberg. il ne comprenait que les communes de Grabs et de Buchs avec la petite ville de Werdenberg. Le comte Hugo II acquit avant 1300, de l'évêque de Coire, le domaine de Sevelen à titre de gage hypothécaire ; il fit renouveler le gage en 1304 par l'évêque Siegfried. Des lors, Sevelen est resté incorporé au comté. En 1402, Rudolf II von Werdenberg-Rheineck hypothéqua le comté à Heinrich von Montfort-Tettnang, dont le fils Wilhelm en était possesseur en 1403. L'Autriche le lui enleva en 1404, mais il le recouvra à titre de gage après la bataille du

Werdenberg en 1840 environ. D'après une aquatinte (Bibliothèque Nationale, Berne).

StOSS en 1405. Son petit-fils Wilhelm réunit en 1470 le comté à la seigneurie de Wartau. Après sa mort, sa veuve épousa en 1483 Johann-Peter von Mo^.ix et Im apporta Werdenberg, mais ce dernier vendit le comte à Lucerne en 1485. Une sentence arbitrale de 1488 .l> rida que la seigneurie de Wartau sérail administrée par le bailli de Sargans ; au comté n'était rattaché que le droit de juridiction sur le château et le village de Gretschins. En 1493, le comté passa de Lucerne aux

WERDKNBERG

WERDENBERG

barons Georg e1 Mathias von Castelwart, eri L498 à Friedrich- Wolfgang el Georg von Hewen. Glaris acquit

des précédents, en l.MT, le comté do Werdenberg e1 [es droits sur Wartau pour 21 500 Qorins.

II. Bailliage. Glaris lii administrer Werdenberg pat un bailli, iininiiir pour trois ans, (|ui résidait au château de Werdenberg. Des troubles graves éclatèrent en 1525 : ils furent réprimés par Glaris qui condamna les meneurs à des amendes e1 à la prison, tandis que les gens du comté signaienl une lettre d'obéissance el de repentir, le 30 nov. 1525. En 1526, le bailli Jost Tschudi introduisit la Réforme. Werdenberg obtint son propre drapeau en 1565, de la landsgemeinde glaronnaise. et en 1643 de pouvoir nommer le secrétaire du bailliage. Glari dérida en 1038 que le bailli appartiendrai l à la. religion protestante. \ partir de 1705, la question de Werden berg entra dans une phase aiguë et en 17iu le bailliage refusa de prêter le serment de fidélité : mais sur l'intervention île la Diète il se soumit. Le conflil repril en 1721-1722, si bien que Glaris lii occuper le bailliage (voir art. Glaris, III, p. 443). Le 1 1 avril 1798, Glaris accorda l'indépendance à Werdenberg. Werdenberg forma un district sous la République helvétique ; il fut réuni à relui de Sargans pendant l'Acte de médiation et redevinl district en 1831.

En 17:21, 12 personnes de Werdenberg ayant été citées à Glaris, le landrat les fit arrêter comme otages à l'exception de trois qui déclarèrent se soumettre à leurs supérieurs «naturels».

III. La ville et le château. La ville de Werdenberg esl mentionnée pour la première fois en 1289 ; en 1478, les bourgeois étaient groupés en corporation; ils construisirent un hôtel de ville en 1487. Le château existait en 1289. Il fut assiégé en vain en 1395 et pris par les Autrichiens le 10 août 1404. L'empereur Sigismond séjourna au château le 23 oct. I 417. Un incendie détruisit une partie de l'édifice en 1695, lequel devint un hôpital pour les troupes françaises en 1799. Le château fut vendu par le canton de (flans en 1810 et est, dès lors, une propriété privée. A. .\àf : Chronik.

— D.-H. Hilty : Geschichtl. iiber Burg, Stadt u. Burgerschaft. — H. Beursch : Rechtsgesch. der Grafschafi W. — N. Senn : Werdenberger Chronik. — \. Muller : Die Hungerjahre 1816 u. 1817 in Sargans u. IF. [J. M.]

WERDENBERG. Famille venue d'Allschwil, bourgeoise de Bàle 1468, qui exerça durant des siècles le métier de boulanger et donna des conseillers et prévôts à la corporation du Becken. — JOHANN-FRIEDRICH, 1574-1630, Dr med., professeur de logique à l'université de Bàle 1610. — Eduard, * 1885, Dr med., oculiste, directeur du sanatorium ophtalmologique de Davos- Platz. — LL. — LLH. — Athenœ Rauricse. — WB. — DSC. [C. Ro.]

WERDENBERG (COMTES DE). Le nom est mentionné pour la première fois le 2 mai 1259 en la personne du comte Hartmann I de Werdenberg- Sargans. Le comte palatin Hugo de Tubingue, f 1182, hérita des possessions de Rudolf, dernier comte de Bregenz, dont il avait épousé la fille et héritière, Elisabeth. Son second fils, Hugo I, f 1228, fut l'ancêtre commun des maisons de Montfort et de Werdenberg. Dans le partage des biens paternels, il eut toute la part des Bregenz : le comté de Rhétie, les pays de Tettnang, Bregenz, Feldkirch, Sonnenberg, Werdenberg et Sargans. Des fils de Hugo l. l'aîné, Rudolf I, fut le fondateur de la maison de Werdenberg, le cadet, Hugo II, le fondateur de la maison de Montfort. Avec les fils de Rudolf I, la maison de Werdenberg se divisa en deux branches principales, les Werdenberg-Heiligenberg et les Werdenbcrg-Sargans. Armoiries :

"'origine commune avec la maison de Tubingue est symbolisée par le gonfanon, à trois fanons e1 trois anneaux. Werdenberg - Heiligenberg porte d'argent au gonfanon de sable, Werdenberg- Sargans de gueules au gonfanon d'argent.

I. Branche aînée de Werdenberg-Heiligenberg. Le noyau de leur territoire était formé par le comte de

Werdenberg (Buchs et Grabs) avec la vallée supérieure de la Thour ; sur la rive droite du Rhin, ils possédaient les seigneuries de Schellenberg, Bludenz avec Montafon, le domaine de Lustenau ; en Rhétie, la basse justice sur I lisent is. — 1. HUGO I, fondateur de la branche, partisan de Rodolphe de Habsbourg. Bailli de Haute- Souabe et de Churwalden 1274. acquit Heiligenberg 1277. f 7 décembre 1280. — 2. HUGO II, le Borgne, fils

il I. partisan des Habsbourg dans le conllit avec

\\ ilhelm de Montfort, abbé de Saint-Gall, dispersa les Zuricois assiégeant Winlerlhour, en 1292, prit Wil, participa en 1298 à la bataille de Gôllheim, devint bailli de Haute-Souabe. t après le 29 juil. 1305. - 3. Hugo III, fils du n° 2, acquit Burg en 1309 et la ville de Rheineck, qui lui avait été remise en gage ; devint possesseur, par sa femme, Anna von Wildenberg, du château de Freudenberg (avec la basse justice de Ragaz), de Greifenstein et du domaine de Bergiin dans les (irisons ; acheta Hohentrins avec Tamins et Reichenau. — 4. IIeinrich II, frère du n° 3, chanoine de Constance, lui le premier à s'enfuir de Morgarten, le 15 nov. 1315, vicaire général de Constance, élu évoque en 1318 par une partie des chanoines, f 13 oct. 1323. — 5. Albrecht I, frère des nos 3 et 4, administra les biens des 1 [eiligenberg jusqu'à la mort de Hugo III, qui s'éteignit sans enfants. Bailli impérial du Bodan 1327, bailli impérial des pays d'Uri, Schwyz et Unterwald 1331, juge impérial 1338, acquit en 1347 le bailliage impérial d'Altstatlen et Rheintal avec le cellier de Thaï, posséda le château de Blatten de 1348 à 1362 et celui de Wartau après 1342. La lutte dans laquelle il s'engagea avec son (ils unique Albrecht II (f 1371-1372) contre le comte Rudolf III de Montfort-Feldkirch au sujet de l'héritage de Hugo de Montfort-Tosters fut à l'origine du déclin de sa maison, car elle permit aux Habsbourg-Autriche «le prendre pied dans le Vorarlberg. f 1365. — Les petitslils d'Albrechl I partagèrent pour la première fois, en 1377-1378, les terres des Werdenberg: Hugo l\ e1 HEINRICH III eurent la plupart des possessions de la rive gauche du Rhin, ALBRECHT III et ALBRECHT IV celles de la rive droite, avec Heiligenberg. Un partage effectué en 1382 donna à Albrecht III, Bludenz avec Montafon, à Albrecht IV, Heiligenberg avec Wartau et Freudenberg. Le partage de 1387 attribua à Hugo IV, Werdenberg et la parlie supérieure de la vallée de la Thour, à Heinrich III, Rheineck avec la basse justice du Rheintal, Hohentrins et la basse justice de Disentis.

a) Le rameau de II erdenberg s'éteignit avec : — 6. Hugo IV, f avant le 13 mars 1390. Son héritier fut Heinrich III, de Werdenberg-Rheineck.

b) Le rameau de Bludenz, fondé par — 7. Albrecht III. s'éteignit avec lui vers 1420. Il avait vendu ses biens à l'Autriche en 1394. — c) Rameau de Rheineck. — 8. Heinrich III, f 1392 ou 1393. — 9. Rudolf'II, fils du'n0 8. Le 3 novembre 1393, le comte Johann 1 de Werdenberg-Sargans, Heinrich I de Werdenberg-Vaduz, l'évêque Hartmann de Coire, son frère, ainsi que l'abbé Burkhart de Pfâfers s'étaient alliés contre Heinrich III de Rheineck. Il s'agissait du conflit au sujet de l'héritage de Hugo IV de Werdenberg. Le 30 juin 1395, le duc Léopold IV d'Autriche prit la tête de l'alliance. En août 1395, le duc conquit la ville et le château de Rheineck, tandis que Rudolf II réussissait à se maintenir au château de Werdenberg. A la paix avec l'Autriche, conclue le 8 janv. 1396, il céda à l'Autriche la partie supérieure de la vallée de la Thour, dut donner Wartau et Freudenberg en gage au duc Léopold IV, et Werdenberg au comte Wilhelm de Mont fort - Tettnang, qui céda Werdenberg à l'Autriche en 1404. Dans son ressentiment, Rudolf jura, le 28 oct. 1404, une alliance avec les Appenzellois et combattit à leurs côtés au Sloss contre l'Autriche. Mais après la victoire, seul le château de Zwingenstein lui fut restitué, ce qui l'incita à rompre avec les Appenzellois. f 1419 ou 1421. — 10. Hugo V, frère du n° 9, fut probablement fait prisonnier par les Autrichiens lors de la prise de Rheineck, en 1395 ; en 1410, il put rentrer en possession, sous la protection des Appenzellois, du château de Rosenberg, près de Berneck, qu'il dut toutefois rétrocéder, peu

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