‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 128 sur 213 · WESEN · texte numérisé non relu

WESEN

WESTERMAIER

uiMiis. sur l'emplacement d'une ancienne chapelle de pèlerinage, et destiné aux religieux de cet ordre, appelés à Lucerne en 1583. Le couvent et l'église furent construits de 1584 à 1589. Le couvent possède une bibliothèque importante, ornée des portraits à L'huile des nonces pontificaux en Suisse. Il est le siège du provincial, des archives provinciales, du noviciat et de l'administration des missions capucines des Seychellcs et de Dar-es-Salam. — A. v. Liebenau : Charakterbilder aus Luzerns Vergangénheit I, p. 107. — Th. v. Liebenau : Das alte Luzern, p. 320. -- Gfr. 30. -- P. Theobald Masarej : I nsere Liebe Frau auf dem Wesemlin. [J-T.]

WESEN. Voir WEESEN.

WESENDOIMCK, Otto, commerçanl à Berlin, * 16 mars 1815 à Elberfeld, f 18 nov. 1896 à Berlin, s'établit en 1851 à Zurich, où il devinl un des amis les plus dévoués de Richard Wagner. Il vendit sa villa de Zurich en 1871, à la suite de l'affaire de la Tonhalle et s'établit à Berlin. Sa femme — Mathilde (Agnès), née Luckemeyer, * "23 déc. 1828 à Elberfeld, j 31 août 1902 à Traunblick (Salzkammergut), amie de Wagner, qui composa pour elle ses Fiinf Gedichte; elle se fitaussi connaître comme poète. Son journal et ses lettres ont été publiés par \V. Golther. — H. Bélart : R. Wagners Liebeslraqbdie mit Mathilde Wesendonck. — Conrad Escher : Die Villa Rieter in Zurich. -- NZZ 1931, n° 2349 ; 1932, n° 156. -- Voir bibl. art. Wagner, Richard. [e. d.]

WESPI, WESPE. Familles des cantons de Lucerne, Saint-Gall et Zurich.

A. Canton de Lucerne. Famille de l'Entlebuch depuis le XIVe s. -- Hans, d'Escholzmatt, sautier et vice-landammann 1566-1582, juge. [P.-X. W.]

B. Canton de Saint-Gall. — Jakob-Anton Wespe, 25 mai 1700 - 18 févr. 1870, de Ern.etsch.wil, prêtre 1821, premier curé de Walde 1838, fui condamné à la prison lors du Sonderbund, pour avoir tenu des propos déplacés. Curé de Ilaslen (Appenzell Rh.-Int.) 1849, de Mûhlrtiti 1853 ; fondateur du pèlerinage de St. Iddaburg 1865, dont il céda la propriété à l'évèque de Sainl- Gall en 1868. — KKZ 1870, p. 77, 119. [J. M.]

C. Canton de Zurich Wespi, W./ESPI. Famille d'Ossingen, où elle est citée depuis 1614, originaire de Wattwil en Toggenbourg. — [J. Frick.] — Heinricii, 1848-1922, d'Ossingen, meunier, transforma l'ancien moulin des Bodmer à Wùlflingen en une grande minoterie. — Voir Nbl. der Stadtbibl. Winterthur 1932, p. 114. [H. Hess.]

WESSEL. Famille genevoise venue de Brunswick, reçue à L'habitation en 1729 et à la bourgeoisie en 1774. — Jean-Marc-ALRERT, 1829-1885, notaire, député au Grand Conseil 1864-1874 et 1878-1880, au Conseil national 1866-1869, au Conseil des États 1878-1880. Démocrate, il fut des premiers à s'élever contre le régime fazyste et radical qui tomba en 1864. Il joua un rôle au moment de la constituante de 1862 et dans la « journée des ardoises » de nov. 1866. — JG 23 et 25 sept. 1885. — Tribune de Genève 23 sept. 1885. — [François Gardy] : Cinquante ans de notre vie politique. — Archives d'Etal Genève. [André Duckert.]

WESSENBERG, von. Famille noble de l'Allemagne du Sud, originaire d'Argovie. Armoiries : d'argent à la fasce de sable accompagnée de trois (2, 1) tourteaux de gueules. Les barons cités en 1207, sous le nom de leur château de Wessenberg dans la commune actuelle de Mandach, sont identiques aux seigneurs de Hottwil cités déjà en 1150. Du château dépendaient Mandach, Hottwil et Etzwil. Une partie du château et de la seigneurie passèrent par héritage aux seigneurs de Btittikon en L414 ; Hans-

RUDOLF VOn Wessenberg céda le reste, avec droit de rachat, y compris la juridiction sur les Iniis villages ci-dessus, au couvent de Sâckingen en L437. Fa\ L454, il transmil s;, part au fief à Bilgeri vo.n Heudorf auquel les Bernois prirent la seigneurie en 1468, et L'annexèrent au bailliage' de Schenkenberg. Les descendants d'un Hartmann, cité en 1275, cessèrent

d'être nobles p;ir suite de la mésalliance de leur père. Des branches s'établirent à Laufenbourg ou devinrenl bourgeoises de Rheinfelden. De Bâle, où la famille s'établit au XVe s., elle passa en Brisgau lors de la guerre de Souabe, abandonnant son château qui tomba eu ruines. Des fouilles furent faites au château en mais 1924. La famille posséda Burg dans le Jura bernois pendant plusieurs siècles comme fief épiscopal de Bâle. Elle tenait Feldkirch et Ampringen en fief de l'Autriche et devint prospère dans sa nouvelle patrie. Hans -Franz, cité de 1632 à 1692, devint baron de L'empire en 1681. Au XVIIIe s., surtout, plusieurs Wessenberg occupèrent dans l'électorat de Saxe des postes importants à la cour ou dans l'État. La famille s'éteignit dans les mâles en 1866. Il en faut encore citer

— 1. Anna, connue de 1287 à sa mort 1306, abbesse 'le S.ickingen. — 2. Hugo, chanoine de Bâle 1276, gardien 1296-1301. — 3. Fn AXZ-II.UiïM w.N-LUDWIG, chanoine de Bâle, archidiacre I i07. f I71S. — LL. — LLH.

— W. Merz : Burganlagen und Wehrbauten II-III. - Le même : Rvrhtxniiellen \urqau ; Laudschafl III. - NZZ 1924, n° 643. — [H. Tr.J — 4. Ignaz-Jfeinric/i, 4 nov. 1774 - 9 août 1860, vicaire général de Constani e 1802- 1817. Il tenta de

créer une église nationale allemande indépendante de Rome, et de supprimer les pèlerinages ei le culte de la Vierge-Marie.

Il eut de nombreux partisans en Suisse, parmi lesquels le commissaire épiscopal et curé de Lucerne, Thaddâus Millier.

Afin d'empêcher son inlluenee de se répandre en Suisse, la curie romaine décida, le 7 oct. 1814, de détacher les cantons de IY\ êché de Constance i I de créer un nouvel évêché suisse. Après la mort de Dalberg, évêque de Constance, en 1817, le chapitre cathédral nomma Wessenberg administrateur de l 'évêché, malgré

l'opposition de la curie. W essenberg était protégé par le gouvernement badois, et le clergé badois lui était acquis. Cette nomination fut une des causes de la suppression de l'évêché de Constance en 1821 par le pape Pie VII. Wessenberg resta encore coadjuteur jusqu'à L'institution définitive de l'archidiocèse de Fribourg-en-Brisgau en 1817. Il vécut ensuite à Constance en simple particulier.

— Jos. Beck : I.-H. v. Wessenberg. — K. Schonenberger: Bistum Konstanz. — ADB. — Gareis u. Zorn : Stant u. Kirche in der Schweiz 11. — Ad. Kiïry : Die Durchfûhrung der kirchl. Verordnungen des Generalvikars I. II. v. Wessenberg in der Schweiz. — W. Schirmer : /. H. v. Wessenberg, des Bistums Konstanz letzter Oberhirte, Constance 1910. - W.-E. Reinhard : l. //. v. Wessenberg und seine Winterthurer Freunde, dans Jahrb. d. Literar. Vereinigung Winterthur 1931. — Le même : /. //. v. Wessenberg und seine Beziehungen zti Zurich, 'buis Literar. Warte der Neuen Zûrcher Nachrichten L923, nos 11-12. — Le même : /. H. v. Wessenbergu. H. G. Nâgeli, dans le même L924, n<»7-8. — DHBS IV, p. 588. — Barth II, p. 105. — ZSK 1932. [Leisi.]

WESSNER, Otto, de Gams (Saint-Gall), 17 févr. 1851 - 2 oct. 1921, négociant à Saint-Gall, connu par ses riches collections archéologiques, surtout en art suisse. — St. Galler Tagbl. 1921. n<" 231. — St. Galler Jahresmanve 1922 (Zollikofer). [D.-F. R.]

WESTERMAIER, MAXIMILIAN, * 0 mais 1852 à Kaufbeuren (Bavière), Dr rer. nat. 1878, privat-docenl à l'université de Berlin 1879, professeur au lycéi royal ds Freising (Bavière) 1890, professeur de botanique à l'université de Fribourg (Suisse) L896-1903, doyen de la faculté des sciences 1899-1900. t à Fribourg Ier mai 1903. A légué toute sa fortune à l'université' de Fribourg.

Heinricii von Wessenberg.

D'après une lithographie (Bibl. Nationale, Berne).

WESTERSPUL

WETtlLI

Auteur d'un Kompendium der allgemeinen Botanik fur Hochschulen, Freiburg i. Br. 1893, qui a été traduil en anglais par Albert Schneider (New- York 1896), et d'une trentaine de tra\ aux sur La physiologie des plantes, demi la liste complète a paru dans le Bull, de la Sur. frib. des se. nai. 1903. — Revue de Fribourg 1903, 297 ; 1904, 73. — Étr. frib. 1904, 7'.'. [J. N.]

westerspul > Zurich, I). Andelflngen.V. DGS). Domaine près d'Alten-Andelfingen, ancien château, siège des seigneurs du même nom. Il se rattachait au moyen âge i La seigneurie d'Andelflngen, et passa, par héritage, à l'extinction dos Westerspul, comme francalleu, à Konrad Biberli de Zurich. Ce dernier obtinl en fief du duc Rodolphe IV, en 1361, le droit de pêche. Rudolf, son tils. se dénommait en 1370 : von Westerspul. Au \YL' s., le château devail appartenir aux .lestelteii d'Eglisau, en 1492 à Heinrich Frener. Il commençait à tomber en ruines du temps de Stumpf. Les Peyer de Schaffhouse possédèrent ensuite le domaine, puis le cédèrent en 1650 à Hans-Rudolf Muller de Zurich. De ITl'-J à 1745 il appartenait au général lis. -Kaspar Schmid de Goldenberg. La tour existait alors encore sur une certaine hauteur ; on ne voit actuellement plus que des fossés. [E. Stauber.]

WESTERSPUL, von. Famille de chevaliers ministériaux établie au château du même nom près d'Alten- Andelfingen : ses membres lurent ministériaux des Kibourg-Habsbourg ou de Reichenau, dont ils liaient vassaux. . irmoiries : d'azur ou de sable à trois tètes d'aigles ou de faucons d'argent becquées de gueules. Ces armoiries étant attribuées par le manuscrit Manesse au troubadour Hartmann von Aue (von Owe = d'Eglisau ou Reichenau ?), on admet que ce dernier pouvait être apparenté aux Westerspul. Ceux-ci furent jusqu'en 1324 baillis de Torlikon, jusqu'en 1320 baillis autrichiens de Herblingen. L'ancêtre connu est — 1. Rudolf de Il Vx/ù shirliii. qui tenail en 1238 un lief mâle des Kibourg à Dinglikon près de Henggart. — 2. Rudolf, chevalier 1258, se porta caution le 24 mars Il'.>7. avec d'autres ministériaux, pour le comte Hartmann -le - Jeune vis-à-vis de la comtesse Marguerite. Il est cité la dernière fois le Iti déc. 1:27:.'. La tradition du couvent de Wurmsbacb veut que — 3. Adeliieit von Westerspul ait été la dernière maîtresse du petit établissement de Mariaberg et la première abbesse du couveni transféré à Wurmsbach. — 4. Heinrich, fils du n° 2, cité de 1289 à 1324, chevalier 1312. — 5. Johannes, chevalier, témoin 1304, vendit en 1317 la majorie de Flaach, fief de Reichenau ; scella en 1312 et 1326 comme bailli d'Herblingen. — (j. Rudolf, fils du n° 5, prêtre, collateur de Buch a. I., partagea l'héritage paternel, le 22 mars 1346, avec sa sœur Elisabeth, épouse de Konrad Biberli. — 7. Rudolf, cousin du n° 6 et son avoué lors du partage de 1346, dernier représentant masculin de la famille. — 8. M \i' v hetii A, nonne à Fahr 13Ô9-1389, puis supérieure, doil être la fille du n» 7. — UZ. — MGS III. - Mon. germ.î. — Kopierbueh aux Arch. d'Etat Zurich, XIII, p. 160. [E.Staubkr.]

WESTPHALIE (PAIX DE). L'indépendance de la Confédération à l'égard de l'Empire n'avait pas été formellement reconnue dans la paix de Bâle en 1499. Mais en fait les cantons ne furent plus dès lors considérés comme partie intégrante de l'Empire ; ils n'étaient pas assujettis aux impôts impériaux, ni soumis à la juridiction de l'empire. Par contre, les villes de Bàle e1 de Schaffhouse entrées plus tard dans la Confédération, ainsi que les États alliés et les prélats suisses étaient regardés par l'Empire comme relevant de lui; cette manière de voir se manifestait, entre autres, par des citations devant la cour impériale de Spire. Dans la première moitié du XVIIe s., les Bàlois eurent notamment à souffrir des prétentions de ce genre. En 1642, un procès fut intenté à des bourgeois de Bâle devant la cour de Spire et il était question de saisir des marchandises bâloises dans l'Empire. Des réclamations furent adressées à l'empereur Ferdinand III en 1643 et 1644, mais sans succès. C'est pourquoi les Bàlois émirent l'idée de demander au congrès de paix de Weslphalie une reconnaissance de l'exemption de la Confédération des tribu-

naux impériaux. On confia tout d'abord au plénipotentiaire français le soin de présenter cette demande, puis, dès 1 ti'iô, les Bàlois, et à leur tête le bourgmestre Johann- Rudolf Wettstein, insistèrent pour qu'une délégation fût envoyée au congrès au nom de huile la. Confédération. Leur proposition se heurta à l'opposition des cantons catholiques, mais, par contre, Wettstein fut délégué à Munster par les cantons protestants à la fin de 1646. Grâce à l'appui et à la recommandation des plénipotentiaires ri\ aux de la. France et de l'Empire, qui tous deux cherchaient à assurer à leur couronne l'amitié des Suisses, il obtinl en novembre 1647 un décret impérial proclamant que les XIII cantons, séparés de l'Empire, ne devaient plus être cités devant la cour de Spire. Avant que ce décret n'eût été rédigé, Wettstein avaii obtenu des délégués français, suédois et impériaux, La promesse écrite que la séparation de la Confédération d'avec l'Empire ferait dans le proelnin traité de paix l'objet d'un article se référant au décret impérial. Mais les Bàlois ayant rappelé Wettstein, celui-ci ne put plus assister à la suite des négociations ; il dut laisser à son remplaçant, Valentin Heider, de Lindau, Le soin de surmonter, a\ ec le concours des délégués de l'Empire et de la France, l'opposition des États de l'Empire qui, dirigés par l'électeur de Mayence, ne voulaient consentir à la reipièie des canlons que sous certaines conditions. Après une lutte pénible, Heider obtint, le 29 juil. 1648, que le principe de la séparation, tel que l'avait convenu Wettstein avant son retour avec le délégué impérial, Isaak Volmar, formerait l'art. 6 du traité de paix. Il entra en vigueur avec la signature de ce document, le 24 oct. 1648. Cet article disposait qu'en vertu du décret impérial la ville de Bâle et les autres cantons étaient complètement libres et détachés de l'Empire et par conséquent aussi des tribunaux impériaux ; tous les procès pendant devant la cour suprême et autres tribunaux, ainsi que les saisies de marchandises devaient être annulées, lies tentatives postérieures des États de l'Empire de faire admettre Leurs revendications se heurtèrent à la ferme volonté de la Confédération et de l'empereur de prendre pour règle l'article 6 du traité de paix.

Bibliographie. Acta u. Handlungen, Belreffend Gemeiner Eydtgnosschaffi Exemption, 1651 (par Wettstein). - J.-J. Moser : Die gerettete vollige Souveraineté dei lôbl. Schweitz. Eydgenoss. 1731. — AS I. — A. Fechter : Die im Wesif. Frieden ausgesprochene Exemption der Eidgenoss. vom Reich, dans Arch. SG 18. — A. von Gonzenbach : Die Schweiz. Abordnung an den Friedenskongress in Munster und Osnabriirl;. dans AB 9. — Le même : Rûckblicke auf die Lostrennung der Schweiz. Eidgenoss. vom Reichsver bande, dans JSG X. — F. Fàh : Joh.-Rud. Wettstein, dans JVW. Basel 1895. — F. Gai lati : Die Eidgenossenschaft u. der Kaiserhof zur Zeii Ferdinands II. u. Ferdinands III.Gesch.derformellen Lostrennung der Schweiz vom Deutschen Reich im Westfdlischen Frieden. [Frieda Gallati.]

WETHLI. Vieille fa nulle de Kûsnacht (Zurich) autrefois Wetlich, citée en 1300 à Heslibach-Kusnacht, d'où elle essaima. I rès I ni. Sept de ses membres acquirent, la bourgeoisie de Zurich de 1375 à 1401.— [J. Frick.] —Armoiries, anciennes : de gueules au W d'argent accompagné en chef d'une croisette du même, en pointe de deux étoiles d'or surmontant trois coupeaux de sinople (Dûrsteler G.) ; nouvelles : d'or à la grappe de raisin d'azur pamprée de sinople accompagnée en chef d'un soc de charrue d'argent. — 1.

Johannes, prévôt de la corporation zum Weggen 1491-1500, bailli d'Erlenbach 1491, 1493, 1495, 1497 ; de Kûsnacht, Zollikon, Stadelhofen 1499. — Dok. Wald mann.— 2. Kaspar, de Mânnedorf, 1er sept. 1822- 30 mars 1889, ingénieur en chef du chemin de fer de la Glatt 1854-1857, puis de la Nationalbahn, travailla, à une série de projets : Lukmanier, Greina, chemins de fer tessinois. Inspecteur des ponts et chaussées du canton de Zurich 1876, auteur de nombreuses corrections de torrents et de quelques inventions. A publié :

WETTAGH

Page 1