WIMPFEN
JOSJ iMi. châtelain de V'iège 1767. — Arch. d'État Sion.
— Furrer 111. [D. Imesch.] WILLISDORF (C. Thurgovie, D. et Coin. Diessenhofen. V. DGS). «loin, d'habitants et Vge. En 846, Wilihdorf. Les droits fonciers appartenaient [><><i i la plus grande partie au couvent de Saint-Gall, qui, au XIIIe s., en céda la plupart au couvent de St. Katharinental. Les droits de juridiction étaienl exercés par Diessenhofen. Wilfisdorf partagea les destinées religieuses de Basadingen. La chapelle, consacrée à saint Sébastien el dont la date de fondation est inconnue, l'ut édifiée, dit la tradition, par Diessenhofen et St. Katharinental après une épidémie de peste. Elle appartient aujourd'hui en co-propriété à Basadingen et Diessenhofen ; les curés de ces deux paroisses y célèbrent alternativement la messe quatre, l'ois par an.
Autrefois, des processions venant de Willisdorf, Basadingen et St. Katharinental s'y rencontraient le jour de la Saint- Sébastien (20 janvier) ; elles sont mentionnées pour la première fois en 1394.
— TU. — K. Kuhn : Thurg. sacra I. — A. Farner : Stammheim. — Kathol. Pfarr- Matt Diessenhofen 1929, p. 116. — Pup.
Landyrafschaft
[Herdi.] Voir MURALT,
possédé passagèrement des droits sur Wimmis, mais à la fin du XIIIe s. le baron Rudolf von Weissenburg acquit
la seigneurie de Wimmis. Dans ses guerres avec Berne (voir art. Weissenburg, de), Wimmis, qui était alors
Th. — H. Hasenfratz Thurgau.
WILLNER, Meta.
LlLY VON.
WILLOMMET. Famille de Payerne (Vaud) dès avant 1447. — 1. Pierre, 1652-1711, professeur de mathématiques
en Flandres et en fiance, ingénieur .1 L'enmètre ;'t Payerne. A écrit un Traité de lu grandeur des mesures. . el poids m. usage dans le canton de Berne, 1698. — 2. Pierre, 1698-1767, fils du n° 1, géomètre, a donné en 1739 un beau plan de Payerne et des environs ci en 1745 une carte d'une partie de la vallée de la Broyé
— SKL. — Livre d'Or. [M. R.j WILLST/ETTER, Richard, * 13 août 1872 à
Carlsruhe. professeur de chimie à l'École polytechnique fédérale de Zurich 191).""»- lit 12. à Berlin 1912-1916, à Munich 1916-1925. Dr h. c. de l'École polytechnique fédérale : auteur de mémoires scientifiques. Il obtint en 1915 le prix Nobel de chimie. — Willstàtter-Jubilâumsheft il' r Naturwissenschaften, 1932. — J.-C. Poggendorff : Handwôrtt rbuch V.— NZZ 1927, n° 654 ; 1932. a" 1506.
— Jûd. Presszentrale Zurich 1932, n° 707. — ! 'mschau 1932, fasc. 33. [E. D.]
WILSON, WOODRCAV, président des Étals-Unis pendant la guerre mondiale, f 3 février 1924, fut admis. le 4 février 1919, à la bourgeoisie d'honneur de la ville de Lausanne. Son nom a été donné à un quai de la ville de Genève. [m. r.]
WIMMER. Famille de Vienne, bourgeoise d'Auressio (Tessin) en 1893 avec la veuve de — Wilhelm, 1841- 1876, ingénieur en chef des chemins de fer hongrois à Budapest. . Irmoiries : d'or à trois roses de sable point ées d'or. — Wilhelm, fils du prénommé, Dr jur., * 1875, adjoint au département fédéral des finances. Auteur de Die rechtliche Stellung der Post, 1905; Die Portofreiheit nach dem neuen Postgesetz, 1911 ; Der Schutz des Postgeheimnisses in der Schweiz, 1912; Bundesgesetz betr. das Schweiz. Postwesen, 1912; Die Gestaltung des Rechtsschutzes bei dem Besoldungs-, Pensions- a. andem vermogcnsrecht ichm Ansspriichen aus dem Bundesbeamtenverhaltnis, 1933. etc. [L. S.]
WIMMIS (G. Berne, D. Niedersimmental. X.DGS). Corn, et Vge paroissial. En 994, Windemis. Cette annéelà, l'empereur Othon III céda au couvent de Sels en Alsace le domaine royal de Wimmis, avec Uetendorf et Kirchberg. En 1481 la collation passa du couvent de Sels à la ville de Berne. Jusqu'au milieu du XIIIe s., le château de Wimmis, dont on ignore les origines, était la. résidence d'une famille de chevaliers du même nom au sujet de laquelle on ne possède que peu de renseignements. Puis, les seigneurs de Stràttlingen semblent avoir
Wimmis au milieu du XIX' s. D'après une gravure sur acier de I -'. Hablilschek [Bibliothèque Nationale, Berne).
une petite ville, fut détruite en 1298, mais le château demeura intact. En 1334, les Bernois attaquèrent une seconde fois le château, détruisirent de nouveau la petite ville, de sorte que le baron Johann, la cadet, de Weissenburg fut obligé d'accepter la paix, le 30 juin 1334. Cinq ans après, Johann à la tète de 300 hommes, fit la guerre de Laupen aux côtés de Berne. En 1341, les Weissenburg furent obligés de remettre Wimmis, Diemtigen et Weissenburg en gage à Berne. Dans la suite des temps, l'ancienne seigneurie de Weissenburg passa tout entière à Berne par achats successifs ; enfin, en 1449, la ville acquit en outre Wimmis des frères Kaspar et Niklaus von Scharnachtal. Le château n'était primitivement constitué que de la tour, dont les murs, épais de deux melies. purent délier plus d'un siège. Ses défenses sont, aujourd'hui encore, fort bien conservées. L'ancienne localité couvrait approximativement l'emplacement situé entre le Platz et le Fluhbrunnen. Des désinences telles «pie Spissen, 'J'Ii h h i rgra lu n el Tkunerstein rappellent des exploits militaires. Le fossé retranché de Spissi est encore en bon état. Jusqu'en 1700, la partie supérieure du village portait le nom de im Stettli. Les vestiges de l'ouvrage dit Landwehr qui barrait la vallée, et fut détruit par les Bernois en 1334, ont disparu lors de l'élargissement de la route cantonale. L'église, dont le chœur roman a été restauré avec goût en 1924, est une fondation des rois de Bourgogne et doit avoir été construite entre 917 et 937. Le patron en était saint Martin. Devenu bernois, Wimmis fut le siège d'un bailli, qui portait le titre de châtelain. Aujourd'hui, la commune est le chef-lieu du district de Niedersimmental. Du village fait partie le groupe de maisons appelé Brodhûsi ; il s'y trouvait au moyen âge une léproserie, fondée par le pays du Niedersimmental. Vers 1700, la maison devint propriété de la commune qui la transforma en auberge. — FRB. — A. Jahn : Chronik. — Le même : Kl. Bern, p. 289. -- E.-F. v. Miilinen : Beitrâge I. — C.-F.-L. Lohner : Kirchen. — L.-S. v. Tscharner : Rechtsquellen. [W. Wellauer.]
WIMPFEN, LunwiG von, 1765-1831, d'origine alsacienne ('?), bourgeoise de Rietholz (Soleure), colonel du premier régiment suisse en Espagne 1804, général 1808. f à Madrid. Armoiries : de gueules au bélier saillant d'argent soutenu de trois coupeaux de sinople et tenant une croix d'or de sa patte antérieure. — Actes
WIN Al
WINDISCH
iu\ .mil. de la noblesse à Vienne. — H. de Schaller : Hist. des troupes suisses... — Almanach de Gotha 1853. Wùrttemberg. Staatshandbuch. — Wilh. Heyd : Bibliogr. der wûrtt. Gesch. [t v. V.]
WINAU (Wynau) (C. Berne, 1». Aarwangen. V. DGS). Com. el paroisse. En L201, Wimenowe ; 1275, il imnav : 1288, W'iunre : 1508, Wynmau, signifie peutêtre Wein-Au. Armoiries : d'argent à une grappe de raisin (à l'origine trois) pamprée de sinople. Winau possède un lieu de culte depuis très anciennement. L'édifice primitif, de style roman, a été reconstruit sans doute au XIe s. Le chœur a été refait en gothique primitif. Restauration en 1606-1607. En 1912 eut lieu une rénovation complète de l'église, qui a été ornée de fresques et de vitraux en 1919-1920. Elle est la première église protestante de la Suisse complètement peinte. Le patronat de l'église appartenait, vers 1200, aux barons de Bechburg ; il passa ensuite aux comtes de Falkenstein, qui le cédèrent à Snint-I 'rbain en 1274. En 1579, il parvint à Berne. La basse justice resta au (Souvent de Saint-Urbain. Au XVIIe s., l'église, la cure et le cimetière furent plus d'une bus exposées au danger de glisser dans l'Aarau moment des hautes eaux, 1633, 1639 et 1689. Des travaux coûteux de protection durent être «ntrepris. A la paroisse de Winau appartenaient à l'origine : Aarwangen, Roggwil, Glashùtten, Rikcn, Balzenwil et Gruben. Aarwangen s'en détacha en 1577 pour former une paroisse ; depuis 1664, Roggwil en forme aussi une avec Walliswil, Balzenwil et Gruben. Glashiiten et Riken se sont séparés de Winau en 1821. Avant la Réformation, Winau a donné son nom à un chapitre rural et décanat comprenant un certain nombre de paroisses. On a exploité la houille à Kellenboden dans les années 1780 ; une grotte sur la rive de l'Aar s'appelle encore (Erz-) Knappenhohle. La grande maison du sel à Obermurgenthal, qui était un dépôt des salines de la Bavière et du Wurtemberg, a disparu ; par contre la vieille maison du péage existe encore. Le pont de pierre sur la Murg a été construit en 1726. A Oberwinau, une usine électrique existe depuis 1896 ; en 1903, elle devint la propriété des communes de la Haute- Argovie. — W.-F. von Mùlinen : Beitrâge V. - - Paul Kasser : Aarwangen, dans AHVB 19. — R. Schedler : Wanderbuch Oberaanjau. — C.-F.-L. Lohner : Kirchen. — Max Steffen, dans SB 1914. -- L.-R. S chmidlin : Zur Geschichte des Ruralkapitels M\, dans ZSK 1910. — Jos. Althaus : Die Landdekanate desBistums Konstanz, Stuttgart 1929. [W. Kuhn.]
WIND. Famille originaire du Tyrol, établie depuis, le commencement du XVIIIe s., à Kaiserstuhl (Argovie). — FrANZ-Ludwig, 1719-1789, sculpteur sur pierre et sur bois, auteur de sculptures dans l'immeuble de la Meisenzunft à Zurich 1755, des portails du Rechberg à Zurich, au Seehof de Meilen (actuellement, au Musée national), au Marschallhaus de Kaiserstuhl, etc.— SKL.— ALOIS, 1844 - 8 mars 1922, pasteur et doyen à Jonen (Argovie), durant plus de 50 ans ; historien, auteur de Kaiserstuhl in Bild und Geschichte 1894 ; Geschichte des Kts. Aargau. 1903 - Gfr. 77. p. XXVI. -- Barlh III, p. 924. [H. Tr.]
WIND, Siegfried, capucin, * 1872 au Locle, prêtre 1895, au Rigi-Klôsterli. Historien, auteur entre autres de: Gesch. des Kapuzinerklosters Dornarh 19111» : Zur Gesrlt. der Domach. Schlachtkapelle, dans ZSK III ; Die Grùndung des Kapuzinerklosters Solothurn, dans ZSK XXIV : Ueber die Grùndung des Klosters in Attinghausen, dans Gfr. 77 : Beitrâge sur Geschichte des Frauenklosters in Attinghaasen, dans Nbl. Uri 1920. [L. S.]
WINDBERGER, Fabian, de Zurich, armurier à Berne 1523, partisan de la Réformation, s'employa plusieurs fois à faire parvenir la correspondance entre Zwingli et Berchtold Haller. t 1537. — SKL. — Zw. III, p. 64. -- F. Hegi : Die Zunft zur Schmiden in Zurich. [H. Tr.]
WINDEGG (C. Saint-Gall, D. Gaster, Com. Schànnis. V. DGS). Ghât eau en ruine sur le dernier contrefort du Schànniserberg. Il est mentionné pour la première fois
dans un document de 1230 par lequel le comte Hartmann l'aîné de Kibourg le donne en apanage, d'autres biens, à son épouse Marguerite de Savoie. En 1257, un châtelain des Kibourg résidait à Windegg . en 1265 déjà, le château appartint à Rodolphe de Habsbourg, qui y installa un bailli chargé d'administrer non seulement le Niederamt, mais aussi la vallée de Glaris, qui y avait été incorporée. De Windegg, on dominait le lac de Walenstadt, celui de Zurich et la vallée de Glaris. Des sommes importantes furent affectées à la fortification du château en 1359 et 1384. Arnold Bruchi, bailli de Windegg (1386-1388) fut un des acteurs principaux du massacre de Weesen. Au commencement du XVe s. Windegg devint la propriété du comte Frédéric VII de Toggenbourg et partagea dès lors les destinées politiques du pays de Gaster. Le château demeura la résidence du bailli jusqu'en 1446. Ensuite, il fut abandonné et tomba en ruines. — Voir bibliographie de l'article Gaster. [j. f.«h.]
WINDELBAND, WlLHELM, philosophe allemand, de Potsdam, * 11 mai 1848 à Potsdam, j 22 oct. 1915 à Heidelberg : professeur à l'université de Zurich 1876- 1877, plus tard à Fribourg-en-Brisgau. Strasbourg et Heidelberg, bourgeois de Riesbach 1876 et. par suite de Zurich 1893. — - Deutsches biogr. Jahrbuch 1914-1916, p. 182, 344. [E. D.]
WINDEN. Voir KÛGELISWINDEN.
WINDISCH (C. Argovie, D. Brougg. V. DGS). Com. et Vge paroissial. Armoiries : d'or au château de sable soutenu de cinq collines de sinople, tenu à. sénestre par un lion rampant de gueules. Windisch (Vinse, Windisse dans les Acta Murensia 1175) tire ses origines et son nom de l'ancienne ville romaine de Vindonissa, dont la localité actuelle occupe l'emplacement. Sun histoire ancienne est décrite dans l'art. Vindonissa. Après l'époque romaine, la ville d'autrefois se réduisit lentement, avec les Alémannes et les Francs, en un petit village rural. Au VIe s. encore, Windisch était le siège de l'évêque de l'Helvétie ; on y frappait la monnaie franque. A partir du milieu du VIe s., le silence se fait sur la localité. Au milieu du IX' s., elle est la possession de Landalo, riche noble du Zùrichgau. Avant l'an mille elle appartenait au comte de Habsbourg, avec l'Eigenamt. En 1415, ces terres étant devenues bernoises, Windisch fut placé sou-- l'administration du gouverneur de Konigsfelden. Aux premiers siècles de la domination franque. la paroisse de Windisch comprenait les villages de l'Êigenamt, ainsi que Brougg. On ignore quel était le nation de la première église chrétienne : la suivante,
Windisch au début du XIX1 s. D'après de F. Hegi.
une gravure sur cuivre
construite au IXe s. était consacrée à saint Martin (inscription en bas-latin sur le mur de Téglise). Une nouvelle église fut édifiée à la fin du XIVe s. Elle fut restaurée en 1896. Le premier ecclésiastique est mentionné dans un document de 1175. En 1312, la maison d'Au-
WINDLIN