‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 153 sur 213 · WINKELRIED · texte numérisé non relu

WINKELRIED

.m commencement de juin 1653 furenl chassés dans les forêts. La chapelle date du milieu du XVIe s., si elle o'esl plus ancienne. -- Voir Gfr. Reg. — R. Reinhard : Gesch. der Pfarrei Horw. — Th. von Liebenau : Dos aile Luzern. Luzemer Chronik 1920. — JSG XIX. — AS I. [P.-x. w.]

WINKEL (('.. Zurich, D. Bulach. V. DGS). Vge el Com. En 1155, Winchele. Armoiries : parti de gueules e1 d'argenl à deux chevrons de sable (Zûrcher Gemeindewappenkarlen, q° HO). Les villages de Winkel, Riiti, Seeb (et jusqu'en 1919 Eschenmosen) constituent la commune politique. Établissements romains à Seeb. En 1155, Lieba, de Fluntern; lii don d'alleux au couvent de Saint- Martin .m Ziirichberg. Au moyen âge,

les i-ihi \ mis d'HngellieiL: ri de Sainl-

Blaise possédaient des biens à Winkel, le premier en 125."). le second de 1278 au XVIIIe s. En 1306. Luthold II de Regensberg lit donation de ses droits de justice sur Winkel à l'épouse d'un seigneur de Jestetten. A l'Est du village se trouvait le château de Blatten, au sujet duquel on ne possède pas de renseignements. Les habitants de la région faisaient partie de la circonscription judiciaire (Twinghof), celle de Winkel, dont les limites passaient par Winkel Niederglatt, Nôschikon, Hôri, Hochfelden, Bachenbùlach ; Eschenmosen et la ferme de Rubensberg y appartenaienl également. Coutumier de 1417. Le landgrave, puis le bailli de Kibourg eurent jusqu'en 1798 la haute et la basse juridictions sur tous les gens établis dans le Twinghof. Ordonnance fiscale de 1652. Le marais qui s'il end entre Oberglatt, Winkel et Bachenbùlach fut partagé entre ces communes en 1694. De 1798 à 1814, el après 1830, Winkel lil partie du district de Bulach, de 1815 à 1831, de celui d'Embrach. Au point de vue ecclésiastique, le village fut toujours rattaché à Bulach ; une chapelle doit avoir existé au moyen âge à Riiti.

Une famille portant le nom du village apparaît en 1284 avec Hermann. Hans et Ulrich seraient morts à la bataille de Sempach. On a affirmé que dans la suite, cette famille se serait établie à Schaffhouse sous le nom de von Winkelsheim, mais c'est là une simple hypothèse. Toutefois, les Winkelsheim portent les mêmes armoiries que la commune de Winkel. Population : (Coin.) 1836, 728 hab. ; 1930, 490. -- UZ. — J.-J. Grimm : Weistûmer I. p. 86. -- ASG XXI, p. 105 ; XXII, p. 142. — D. Rudolf : Konrad Meyer und sein Freundeskreis. — Notes manuscrites chez J. Meyer-Rusca, à Seeb- Winkel. [Hildebuandt.]

WINKEL, von. Famille éteinte de Horw et Lucerne, citée entre 1346 et 1577. Elle est mentionnée à Lucerne dès le milieu du XIVe s., et elle y possédait le droit de bourgeoisie depuis 1375. — Hans, du Grand Conseil, f 1422 à Arbedo. -- Niklaus, chanoine de Beromùnster 1487-1522. — Ursula, prieure des dominicaines de Neuenkirch 1532-1577. — Gfr. Reg. — Th. v. Liebenau : Das aile Luzern. — Raphaël Reinhard : Gesch. der Pfarrei Horw. — Horw in Wort und Bild, 1912. — Luz. Chronik 1920. — AHS 1900, p. 110. [P.-X. AV.]

WINKELI. Famille éteinte de Soleure. Peter, de Fribourg, devint bourgeois en 1468. — Hans-Heinricii se distingua en 1499 à la bataille de Dornach, chef de la plupart des expéditions soleuroises ultérieures ; député à la Diète, bailli du Lebern 1507, de Dornach 1509 et 1518, banneret 1511, chef des Soleurois à la bataille de Novare 1513, bailli de Kriegstetten 1523, de Falkenstein 1524, intendant des bâtiments 1524, bailli de Lugano 1529, bourgeois de Bâle 1531. — LL. — G. v. Vivis : Bestallungsbiuh, aux Arch. d'Etal Soleure. — Zwinglis Werke X, p. 105. — L.-R. Schmidlin : Solothurns Glaubenskampf, p. 142. [f v. v. et H. Tr.]

WINKELMANN. Famille d'Affoltern ara Albis (Zurich), où elle est citée depuis 1602, venant, de Mettmenstetten où le nom parait depuis 1422. Elle est vraisemblablement originaire de l'ancien domaine d'im Winkel à Hedingen, dont les propriétaires s'appelaient déjà Winkelmann en 1384. — Heini, sous-bailli, acquit

en 1527, avec 2 au1 res personnes, la dîme et la collation

de Mettmenstetten, de l'évêque de Constance. [J. Frick.]

WINKELRIED, von. famille éteinte d'Unterwald,

célèbre dans l'histoire el la légende. Elle est originaire du domaine de Winkelried (partiellement subsistant sous le nom de Wichried), au pied du Stanserhorn dans la Com. d'Ennetmoos. À l'extrémité inférieure du domaine portant le nom de Winkelried, au lieu dit Leuwengrube, on a. mentionné des vestiges de tour, aujourd'hui disparus ; d'autre part, le nom de Murmatt, lieu situé à l'extrémité supérieure du domaine, pourrait être l'indication d'une résidence ancestrale. La ruine dans la grotte de Drachenloch, située sur le Mutterschwandenberg, vis-à-vis de Winkelried, pourrait être rattachée à la légende de Winkelried, le tueur du dragon, fixée en 1507 déjà dans la chronique d'EI I erlin. Le nom apparaît en 1240 avec — 1. le chevalier Rudolf. - 2. Heinrich, dit Schrutan, 1275- 1281 écuyer, 1300 et 1303 chevalier et ministérial du comte Rodolphe de lla.hs-

'g - Laufenbourg, qui

l'autorisa à faire donation., pour le salut de son âme, de ses fiefs de Stans, Buochs el Alpnach à l'abbé et au couvent d'Engelberg. Il fit don à l'église conventuelle, reconstruite après l'incendie de 1306, d'un vitrail à ses armoiries : d'or ;ï un croissant d'azur, que Cysat put encore voir en 1592. Armoiries postérieures : (XVe et XVIe s.) d'azur à un croissant tourné d'or enclos dans un triangle d'argent. Le surnom du chevalier Schrutan esl tiré de la légende héroïque allemande; il se trouve entre autres dans le Nibelungenlied. Tschudi a identifié ce Winkelried, qu'il appelle Struthan, le légendaire tueur de dragon. Un certain Heinrich Schrutan, mentionné dans l'obituaire du couvent d'Unterlinden, que Hermann von Liebenau attribue au chevalier nidwaldien émigré en Alsace, appartient en réalité à une famille bourgeoise de Colmar au XVe s. — 3. Rudolf I, abbé d'Engelberg (1299-1317), contemporain de Heinrich Schrutan, esl désigné comme dictus de Winke.lriet dans un antiphonaire du couvent de religieuses de Hermetschwil, tandis qu'il est nommé comme moine en 1279, Rudolf Schertleib, et sous ce même nom apparaît comme abbé dans le nécrologe d'Engelberg. Ce nom de Schertleib était porté par une famille de ministériaux des barons d'Eschenbach, dont descend Arnold en 1245. Le prénom de Rudolf était fréquent chez les plus anciens des Winkelried ; celui d'Arnold ne survient qua plus tard ; on pourrait conséquemment supposer une parenté entre les Winkelried et les Schertleib, à moins qu'on ne veuille expliquer la double dénomination de l'abbé par la coutume médiévale selon laquelle les ecclésiastiques portaient souvent le nom et les armes de leur mère lorsque celle-ci était de race plus noble. Les donations faites au couvent d'Engelberg par Heinrich Schrutan, qui était apparemment sans enfants, pourraient justifier l'hypothèse que l'abbé était le frère du donateur. — 4 et 5 : Rudolf et Walter figurent généralement ensemble comme témoins sur de nombreux actes politiques de 1309 à 1325. — 6. Peter, tenancier du fief des biens d'Engelberg à Alpnach 1372, est l'ancêtre d'une branche qui apparaît au milieu du XVe s. à Alpnach, où sis membres sont passeurs d'eau et dont un rameau s'établit vers 1480 à Gersau. — 7. Johann (Hans, Jenni), qui s'intitulait tantôt von Winkelried, tantôt Winkelried de même que tous les membres postérieurs de la famille, est une personnalité souvent mentionnée de 1367 à 1408. Dans les troubles démagogiques, issus de l'affaire do Ringgenberg, les Winkelried semblent avoir appartenu au parti aristocratique. Un tribunal d'exception, les « Cent de Stans », prononça contre les frères Jenni, Klaus et Welti Winkelried un jugement infamant, qui fut cassé plus tard par la majorité de la landsgemeinde, mais en

WINKELR1ED

WINKELSHEIM

1398 encore, il fallut qu'une mission fédérale s'entremîl pour faire la paix entre eux et leurs ennemis : en L399, leur famille (Klaus était décédé entre temps) se sentail toujours menacée. Johann apparaît pour la dernière fois le 21 mai 1408 comme apposanl son sceau sur un jugement du tribunal d'Engelberg. L'obituaire du couvenl des religieuses d'Engelberg mentionne, le 20 février, Anna von Ospental comme épouse de Johann von Winkelriet. — 8. A côté de Johann, le nom d'ERNi Winkelried figure sur un document du 1er mai 1367. On peut ! identifier avec cet Aritnll Winkelriei ou simplement der Winkelriet, que les obituaires des batailles de Nidwald, dont l'authenticité semble bien établie par d'autres preuves, placenl en tête des hommes (nés à Sempach en 1386 et dont le sacrifice bien connu est célébré dans la complainte de Halbsuter sur la bataille de Sempach. Ce1 épisode, mis en doute par la pseudo-critique du XIXe s., a été replacé par les avants modernes dans le cache de la bataille et rendu plausible. Si l'on considère sa mort héroïque comme établie, il faut admettre que — 9. Erni, qui, le 29 sept. 1389, porte plainte contre la corporation d'Ennetmoos, était le fils du héros de Sempach. Il résulte de ce document qu'il n'habitait plus Ennetmoos, mais Slans. En 1396, Erni figure parmi les fondateurs de la messe matinale de Stans ; c'est sans doute lui aussi qui est mentionné en 1417 et 1418 comme landammann et député à la Diète : il a dû mourir en 1418. Ce n'est que dans la seconde moitié du XVe s. qu'apparaît — 10. un troisième ARNOLD (Erni), dans la maison duquel siégea en 1474 un important tribunal exii.iiudina.ire et qui, de 1476 à 1482, représenta souvenl Nïdwald aux Diètes fédérales. Un rôle plus important fut joué pai son frère — 11. HEINRICH, mentionné dans les documents à partir de 1456, qui, en 1471, appartenait déjà depuis un certain temps au Conseil, fut trente-huit fois député à la Diète de 1469 à 1498 et fonctionna à maintes reprises comme arbitre fédéral. — 12. Arnold (Erni) IV, fils probable du n° 10, mentionné en 1493-1494 parmi les chefs des communiers de Stans. député à la I nèi e à partir de 1496, envoyé en mission par 1rs Confédérés auprès du roi Maximilien à Worms en 1497, au service duquel il entra plus lard. Capitaine dans la guerre de Souabe 1499 ; commissaire ou bailli de Bellinzone 1499, 1504-1505 et 1510-1511. banneret 1507, vice-landammann 1508. envoyé la même année en mission par les trois cantons primitifs auprès de Maximilien à Worms et Anvers au sujet de l'expédition de Rome, prit part aux campagnes d'Italie, fut un des chefs confédérés à la bataille de Novare, le 6 juin 1513. et figura au premier rang des combattants avec les capitaines de Soleure, Schwyz ei Bâle. t probablement 1524. Il étail propriétaire de la maison dite de Winkelried, qui fut vendue après sa morl au landammann Heinrich von Matt el fui plus tard transformée par le chevalier Melchior Lussy. Son frère ■ — 13. Heinrich, capitaine en 1499 à la bataille de Frastenz de la guerre de Souabe, fut un guerrier fameux, f 13 sept. 1515 à Marignan. Il possédait encore une partie de l'ancien bien ancestral des Winkelried, le lieu dit Feld, que sa fille Greti, épouse de Jenni z'Rotz, fit passer à la famille Leuw et qui porte depuis lors le nom de Leuwengrube. Avec le banneret Arnold IV. on confondit jadis constamment son célèbre contemporain et plus jeune cousin — 14. Arnold l", qui fui sans doute fils du n° 11. Lorsque clans les documents, il figure comme capitaine, on le distingue du banneret ; mais quand les deux hommes de guerre sont uniquement mentionnés par leur nom, il n'est pas toujours possible de -avoir auquel attribuer leurs actions militaires. En 1504, en sa, qualité d'époux de Helena Gôssler, fille du bourgmestre Ulrich Gôssler, de Saint- Gall, Arnold (JErrili) fui mis en possession du Bef du château de Spissegg par l'abbé de Saint-Gall. A celte époque déjà, le. «grand Winkelried » semble avoir été 1 1 n importanl capitaine de mercenaires. En 1504, il fut dénoncé comme un des capitaines enrôleurs pour la guerre de succession bavaro-palatine malgré l'interdiction de la Diète Lors des expéditions dans le Milanais, son nom devint si fameux que .Maximilien Sforza, fait due de .Milan par les Suisses, le nomma capi-

taine de sa garde suisse en 1512, et le créa chevalier en 1514. Le 13 sept. 1515, en engageant, à l'incitation du cardinal Schiner, une escarmouche avec ses gardes contre des hommes d'armes errant autour des portes de Milan, il donna le signal de la grande bataille de Marignan. Après la capitulation de Sforza (8 oct.), il fut congédié sans paiement avec le- hommes de sa garde : il détendit tout d'abord les bailliages suisses du Tessin, puis participa à la peu glorieuse campagne de l'empereur pour la reconquête de Milan en mars 1516. Lors de la dislocation de l'armée des mercenaires suisses, il demeura en Italie avec 500 compatriotes environ, qui le reconnurent pour capitaine. Il prit une part honorable à la défense de Vérone pai Frundsberg et Marc-Antoine Colonna contre les Français ei les Vénitiens. En 1517 encore, il menaça d'ouvrir les hostilités au nom des gens de son ancienne garde. contre le roi de France, successeur du duc de Milan, pour l'obliger à payer la, solde due ; par l 'intervention de la Diète, il parvint finalement à faire reconnaître sa créance. Dès lors, sa carrière prit une autre tournure politique; moyennant l'assurance d'une pension de 400 francs d'or, il entra le lu juil. 1518 au service de François 1er. En 1521, il combattit à la tête d'une compagnie en Picardie ; en 1522, il fut, avec le Bernois Albrechl vom Stem, commandant des 16 000 Confédérés qui se réunirent aux Français pour reprendre la Lombardie. A la Bicoque, le 27 février, les deux colonels suisses menèrent l'assaut contre le camp fortifié de l'empereur. Winkelried, qui avait blessé d'un coup de pique a la jambe son ancien compagnon de guerre Frundsberg, fut tué par une balle. Il laissa un fils — Mans, y entre le 15 déc. 1530 et le 22 févr. 1532 et une fille — Margret, héritière du caractère aventureux et indiscipliné de son père et dont les démêlés conjugaux

avec son é| x. Hensli Odermatt, font figurer le nom de

Winkelried dans les procès-verbaux judiciaires de Nidwald jusqu'en 1536. — Au sujet de la généalogie des Winkelried. voir, outre les ouvrages partiellement vieillis de I lermann von Liebenau (Du Winkelriede von Stans bis un/ A. r. Winkelried, den Helden von Sempcxh, dans M'AGZ IX, et Arnold Winkelried, seine Zeit und sevra l'at. 1862), en particulier l'article de Wilhelm Œchsli sur Winkelried dans ADB, contenant une abondante bibliographie sur le héros et la question de Sempach. Il faut aussi mentionner les I nivaux de Alex. Schweizer : Studie zur Schlacht bei Sempach, dans Nbl. des Waisenhauses /.uni li P.Mi-j. el de Hans-Georg Wirz : Der Sien von Sempach un Lichte </> r / i Inilii [irung, dans Xhl. der I-'vm-iwerker Ges. Zurich 1922. [R. Durrer.]

WINKELSHEIM, von (IM WlNKEL, IN ANGULO) Ancienne famille noble de Schaffhouse, éteinte dans la seconde moitié du XVIe s. Armoiries : parti de gueules et d'argenl à deux chevrons de -a Me (voir art. YVinkki. i. — 1. Hermann, du Conseil 1289. — 2. HANS, chevalier, du Conseil 1373, trésorier 1396. Il est peut-être identique a lia ns qui figure parmi les médiateurs entre les Appenxellois et les partisans de l'abbé de Saint-Gall. et fonctionne comme arbitre entre Lucerne et Constance 1 125- 1426, bourgmestre 1418-1419. — 3. Hans. seigneur de Girsberg 1439, possesseur d'une moitié du château et de la. basse juridiction de Herblingen 1463-1478. Son fils — 4. David, * à Girsberg avant 1460, dernier abbé de Saint-Georges à Stein-sur-le-Rhin 1499-1525 : ami des ails, il fit subir au couvent de Saint-Georges de vastes I ransformat ions auxquelles celui-ci est redevable de son haut renom artistique. Soucieux de défendre son abbaye contre les convoitises des bourgeois de Stem et d'autre* rivaux, porté vers la Réformation, il finit par entrer en conllil avec la petile ville en révolution et avec Zurich qui après la suppression du couvent (5 juil. 1525) le plaça -ou- uni' surveillance sévère. Dans la nuit du l".i ocl. 1525, il s'enfuit à Radolfszell, et commença avec des concours étrangers une longue série de réclamation* au sujel des bien- du couvent. David étant décédé le I 1 nov. 1526, la querelle fut continuée par l'Aul riche e1 se prolongea longtemps entre le landgravial de Nellenburgel le* \ illes de Zurich et Stein. — ADB i4. — SKL. t'erd. Vetter : Die Refnrmation in Stadt and Klostei Stein a. Rh., dan- JSG IX. — Le même : A ht Davids

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