C. Canton de Lucerne. Familles des districts de
Emil Ziircher (n° 3).
D'après une photographie.
Sursee et Willisau depuis le XIVe s. — 1. Kunz, cordier, bourgeois de Lucerne 1370, du Grand Conseil 1396. — 2. Klaus, juge à Willisau 1482, du Conseil de cette ville et lieutenant de l'avoyer 1492. — 3. Felix- Leonz, de Lucerne, 6 juil. 1714 - 14 févr. 1778, curé de Marbach 1743, Wolhusen 1452 ; auteur de Arithmetica oder Rechenkunsl, 1776. — N. Zimmermann : Heimatkunde von Wolhusen, p. 160. — Arch. d'État Lucerne.
— Gfr. Reg. [P.-X. W.]
D. Canton d'Uri. Famille éteinte au XVIIIe s., établie à Silenen. L'ancêtre est maître Hans-Heinrich, de Zurich, boulanger à Amsteg, bienfaiteur de l'église de Silenen, qui acquit la bourgeoisie uranaise en 1583.
— Heinrich et son fils Jakob, * 1603, furent membres du Conseil et occupèrent nombre de charges dans la commune et le district. — Rentiers du couvent de Seedorf 1630, 1678; de l'église paroissiale d'Altdorf 1605.
— Landleutenbuch aux Arch. d'État. — ZSK 1910, p. 171. — Hist. Nbl. v. Uri 1908, p. 61. [Fr. Gisler.]
E. Canton de Zoug. Nom de famille très répandu dans les communes de Menzingen et Neuheim. Armoiries : d'azur au Z d'or accompagné de deux fleurs de lys du même. Selon A. Weber, ces familles remontent à des zer Keri ou Zurkehri cité dans le domaine de Brâttigen à Menzingen au commencement du XIVe s. déjà.
Le nom a subi diverses modifications aux XVe et XVIe s., mais depuis 1600, c'est généralement la forme Zùrcher qui prédomine. Un rameau est fixé à Baar (Biissikon) depuis le XVIe s., d'autres étaient bourgeois de Zoug.
— 1. Heinrich Zurkehri, de Brâttigen, ammann pour Einsiedeln au Menzingerberg 1443-1449, probablement aussi en 1462. De nombreux Zurkehri tombèrent dans les campagnes des XVe et XVIe s.
— 2. Jakob, du Conseil, député aux Diètes de Lucerne 1586-1587, chef d'une compagnie au régiment Pfyffer au service de la Ligue en France 1589-1590. D'autres Ziircher furent députés à la Diète ou ecclésiastiques. — 2Ws. Johann-Melchior, 1705-1763, secrétaire communal de Menzingen, dernier peintre verrier zougois. — Zuger Nbl. 1932. — 3. Franz-Xaver, 3 déc. Ï773 - 13 févr. 1846, professeur à l'école allemande de Zoug 1800-1818, directeur d'école à Arbon jusqu'en 1825, directeur du chœur de la cathédrale de Saint-Nicolas à Fribourg jusqu'à sa mort. — 4. Johann-Josef-Nepomuk, 19 sept. 1780 - 11 déc.
1844, professeur à Rapperswil et Saint-Gall, curé à Gauen et Môrschwil, à la cathédrale de Saint- Gall 1832, régent du séminaire et inspecteur des écoles ; administrateur de l'évêché et vicaire apostolique après la mort de l'évêque Buol v. Schauenstein. t curé de Wil. — 5. Johann - Baptist, 21 août 1788-19 sept. 1859, médecin, vice- président du Grand Conseil et juge cantonal à Zoug. — 6.
Franz-Karl, administrateur de la Caisse d'épargne de Zoug, conseiller d'État 1858-1869. — 7. Karl, fils du n» 6, 29 juin 1849- 26 juin 1892, président de la ville de Zoug 1882- 1892, conseiller d'État 1886-1892, défendit avec succès les intérêts ferroviaires de son canton. — 8. JOHANN, fils du n° 6, 4 déc. 1845 - 4 juil. 1917, rédacteur du Zuger Volksblatt, professeur d'histoire à Aarau et Zoug. Auteur de publications historiques. — 9. Johann- Melchior, 10 janv. 1821 - 3 déc. 1901, médecin à Zoug, fondateur et promoteur de l'Association pour la mission intérieure en faveur des catholiques disséminés ; ardent
Zùr-
Johann-Joseph-Nepomuk cher en 1815 (n°4).
D'après un portrait à l'huile de Fridolin Grob.
492 ZÏRCHERISCHE FKEITAGSZEITUNG
ZURFLUll
pionnier dans la presse catholique. — 10. MAXIMILIAN, 29 mai 1808 - 13 déc. 1863, prêtre à Lucerne, rédacteur de la Schweiz. Kirchenzeitunq 1835-1848. — 11. Alfred, 21 déc. 1838 - 19 févr. 1925, fils du n° 5, médecin, rédacteur du Zuger VolksblaU, à Aarau depuis 1874 ; médecin chef de la section d'ophtalmologie de l'hôpital cantonal 1887-1909. — 12. Johann, 2 mai 1842 - 8 déc. 1923, fils du n° 5, éditeur du Zuger VolksblaU et de V Amtsblatt, depuis 1889 des Zuger Nachricliten ; président du tribunal cantonal. — 13. Werner, fils du n° 12, 15 déc. 1874 - 14 déc. 1926, éditeur, président du tribunal cantonal. — 14. IIans, * 14 mai 1880, peintre d'histoire, de paysages et de fresques, maître à l'école d'art appliqué de Lucerne. — Zuq. Nachrichten et Zug. Volksbl. 1891, 1892, 1901, 1902, 1903, 1906, 1908, 1917, 1923, 1926. — H.-J. Keiser : Zuq. Schriftsteller dans Jahresber. d. kant. Industrieschule 1874-1875, 1878- 1879. — Mus. de A. Weber à la Bibl. cant. zougoise. — LL. — W.-J. Meyer : Zug. Bimir. [w. Zurcher.]
ZÙRCHERISCHE FREITAGSZEITUNG. Journal fondé en 1674 sous le titre d' Ordinari Wochenzeitung, par Michael Schaufelberger ; était au troisième rang des journaux de Zurich par l'ancienneté. Il s'appela plus tard Freytâgliche Wochenzeitung et prit en 1799 son dernier nom. Propriété des imprimeurs Biirkli 1724-1890, il devint, sous la direction de David Bùrkli, rédacteur de 1791 à 1821, l'un des journaux les plus lus du pays. Cessa de paraître en 1914. — A. Jakob, S. Markus et M. Uebelhôr : Beitr. zur Gesch. des zùrch, Zeitungswesens, dans Festschrift zur Vierteljahrhundertfeier des Vereins der Schweizer Presse, 1908. — Biirkli- Kalender 1887. — Die Schweizer Presse, p. 463. — Zurlinden in ZWChr. 1915^ nos 1-9. [Hildebrandt.]
ZURCHER KALENDER (BûRKLI-Kalender). Il est sorti du Neuer und alter Geschichtshalender imprimé à Zurich au commencement du XVIIIe s. déjà par Joseph Lindinner, et fut édité depuis 1781 dans la célèbre officine de Biirkli. Depuis 1881, il se dénomme David Burklis Zuricher Kalender. — Éditions de 1887, p. 18 ; 1927, p. 22. — NZZ 1896, n° 294. [H. Scmulthess.]
ZURCHER NACHRICHTEN (NEUE). Organe des catholiques zuricois, paraissant avec diverses annexes, deux fois par semaine depuis sa fondation 1896, quotidien depuis 1904. [H. Odermatt.]
ZURCHER POST. Organe du parti démocratique de la ville et du canton de Zurich, fondé par Theodor Curti et Reinhold Riiegg. Le premier numéro parut le 29 mars 1879. [E. H.]
ZURCHER VOLKSBLATT. Organe démocratique de Zurich-Aussersihl jusqu'à la lin de 1905, puis organe de l'union bourgeoise ; il parut dès 1907 sous le nom de Schweizer Biirgerzeitung et quand il eut cessé de paraître, fut en quelque sorte continué par la Zurcher Volkszeitung. — S. Zurlinden : Zurcher Jahrbuch 1905-1909, p. 203. [E. D.]
ZURCHER VOLKSZEITUNG. Organe démocratique paraissant depuis le 15 mars 1919. [L. S.]
ZURCHER ZEITUNG (NEUE). Fondé en 1780 sous le nom de Zurcher Zeitung, ce. journal parut d'abord deux fois par semaine et à partir de 1821 prit le titre actuel. Sous la Restauration, il fut avec Johann- Heinrich Fiissli et Paul Usteri le champion des idées libérales, qu'il n'a cessé de défendre au premier rang de la presse suisse, restant toutefois indépendant de tout parti politique. Grâce à sa partie commerciale, la NZZ joue également un rôle dominant depuis un grand nombru d'années. Elle eut deux éditions quotidiennes depuis décembre 1869, et trois depuis janvier 1894. L'entreprise se constitua en société anonyme en 1868. — 150 Jahre NZZ, publication commémorative 1930. [A. Welti.]
ZUR EICH. Famille de conseillers de Zurich, sur le point de s'éteindre. Armoiries : d'azur à une rmrque de maison en forme de croix d'or, accostée à dextre d'un rameau de chêne de sinople fruité de trois glands d'or, à seneslre de trois anneaux de gueules posés en pal (Wappcnbuch D. Meyer 1605). — 1. Heinrich, prévôt de la corporation zur Wang 1433-1437. — 2. Hans, tisserand, conseiller de guerre lors de l'expédition de Gènes 1507, du Conseil 1513, prévôt de la corporation zur Waag 1515-1518. — 3. Laurenz. de
Rheinau, boucher, bourgeois 1500, du Conseil 1525, 1531, prévôt de corporation 1528. f 1554. — 4. Ha\^- JAKOB, petit-fils du n° 2, tisseur de laine, 1539-1611, du Conseil 1585, Amimann du Fraumùnster 1586, prévôt de 1a corporation zur Waag 1593, 1608, vice-bourgmestre 1594, intendant des bâtiments 1597, bailli de Grùningen 1600. — 5. Hans-Heinrich, arrièrepetit-iils du n°4, 1630-1683, blanchisseur, Amtmann d'Œtenbach 1676, capitaine de cavalerie. — 6. Hans-Jakob, serrurier, au service de la compagnie de la Côte d'Or en Afrique pour le Danemark 1660-1666. Il écrivit une relation de son voyage en 1677. — 7. Hans-Jakob, petit-fils du n° 4, 1636-1718, Amtmann de Stein 1691. — 8. Salomon, descendant du n° 7, 1804- 1864, Dr med., médecin à Volketswil et Diibendorf, député au Conseil, médecin de division. — Voir en général LL. — LLH (sous Eih, zur). — Tabelles généal. de Hofmeister (Mns aux Archives de la ville de Zurich). — Diirsteler St. — Esslinger : Promptuarium (mns à la Bibl. Centrale, Zurich). — Frère Sébastian, bailli pour le couvent de Rheinau à Altenburg, sculpteur et stucateur à Rheinau, sculpteur sur bois au couvent de Kalharinental dès 1734. — TB 1929, p. 96. — ■ Rothenhâusler : Zur Baugcsch. des Klosters Bheinau, p. 133. [H. Hess.]
ZURENSELLER (ZURISELLER, ZE HURNSELLEN)
Vieille famille considérée de Schattdorf (Uri), qui jusqu'au XVe s. porta le nom de von ou ze Hurnsellen. Armoiries : d'or à un briquet de sable. — 1. Heinrich.
partisan des Gruoba contre les Izzelin, jura, le 23 déc. 1257, la paix entre les deux familles ennemies. — 2. Heinrich, arbitre 1373, témoin 1365, 1374, 1380. — 3. Heinrich, avoué de l'église de Schattdorf 1468.
représenta la commune devant le tribunal des Quinze en 1473. — 4.
Hans, avoué de l'église 1527, représenta en 1524 les gens de Schattdorf devant le tribunal, bailli de la Léventine 1529-1532, médiateur entre Altdorf et Attinghausen 1539. — 5. Mathias, à Altdorf, avocat. avoué de l'église d'Altdorf 1540-1542, bailli de la Léventine 1547-1550, juge au tribunal des Quinze, t ver- 1576. — 6. Heinrich, du Conseil 1577, bailli de la Léventine 1595-1598. f 1626. — 7. Sébastian, frère du n° 6, du Conseil, député dans les bailliages tessinois 1586, député à la Diète 1587, avoué de l'église de Schattdorf 1577, bienfaiteur de la chapelle de Riedertal. f vers 1588. — 8. Heinrich, fils du n° 6, du Conseil, juge au tribunal de la Reuss 1624-1654, messager du Conseil et député à la Diète 1627-1644, du Conseil de guerre 1635, bailli de Sargans 1635-1638. f 10 janv. 1663. — 9. Johannes, fils du n° 8, du Conseil, bailli de la Léventine 1688-1692. f 25 févr. 1692. — 10. Adrian, du Conseil, du Conseil secret, fonda en 1733 l'autel de la Vierge dans la nouvelle église paroissiale de Schattdorf. — Cette famille ne se composait plus que d'une seule personne en 1930. — LL. — AS I. — E. Wymann : Schlachtjahrzeit, p. 36, 43. — W. Œchsli : Anfânge. — ZKZ 1910, p. 283. — Gfr. Reg. — Hisi. Nbl. ». Uri 1899, V, p. 7 ; 1900, III, p. 17 ; 1906, p. 39, 45, 48 ; 1909. p. 8, 10, 85, 86 ; 1910, p. 6, 153. 156, 159 : 1911, p. 68 : 1912, p. 2, 43, 47 ; 1913 ; 1914. p. 'i3, 45. — Emil Huber : Urner Wappenbuch. [F. Gisler.]
ZURFLUH.
Vieille famille uranaise, bourgeoise d'Altdorf, Attinghausen, Erstfeld.
Gurtnellen, Isental, Silenen et Sisikon. Armoiries : d'or à un faucon de sable armé, becqué et langue de gueules, chaussé d'azur à 6 feuilles d'or mouvant de la partition. 3 à dextre et 3 àsenestre, posées en fasce l'une sur l'autre. — Hans, de la Léventine, fut reçu bourgeois avec ses fils en 1532 et Martin, de Cava (Riviera) en 1565. Le surnom de Gardi, usité
ZURGILGEN
Josef Zurfluh (n° 2).
D'après un dessin de
Wilhelm Britsohgi.
au XVIIe siècle par diverses branches, a été conservé jusqu'à nos jours par celle qui est établie à Inschi. — 1. Franz (Jakob-Anton), * 1678, capucin, travailla avec un grand dévouement à l'éducation, au soin des malades et à la cure d'âmes dans la province milanaise de son ordre, f 1761 operarius au grand hôpital de Milan. — Eidg. kath. Kirchenregiment 1761, 11. p. 323. — Nbl. v. Uri 1928, p. 70. — 2. Josef, de Silenen, 7 avril 1844 - 7 janv. 1913 à Alpnach, maître d'école à Euthal, Ingenbohl et Kerns 1866-1893, auteur de poèmes et de nouvelles sous le pseudonyme Uli am See, parus surtout dans VUrner Wochenblatt 1877-1885 ;
Aus Uris Bergen ; Der Mann vom Rinn ; Zu viel verlan gt; Hildebrand und Hadubrand ; dans YObwaldner Volksfreund et dans des calendriers. A laissé aussi une autobiographie manuscrite. — 3.
Josef. de Gurtnellen, 14 déc. 1864 - 27 août 1930, professeur et préfet au collège de Schwyz 1889- 1891, vicaire à Altdorf, curé 1915, commissaire épiscopal dès 1916 ; inspecteur scolaire cantonal 1901-1912, conseiller diocésain dès 1911, président du Conseil d'éducation uranais 1924-1930, fondateur du journal paroissial Die Sonntagsklànge, depuis 1921 Martins- Glocken. — F. Gisler :
Die Pfarrherren von Altdorf. — Urner Wochenblatt. — Gotthardpost 1930, n° 35, 36. — La famille a donné beaucoup de conseillers et de prêtres. Cinq de ses membres tombèrent en 1799-1800 devant les Français. — E. Wymann : Schlachtjahrzeit. — LL. — LLH. — Gfr. Reg. — Hist. Nbl. v. Uri 1897, p. 29 ; 1899, V, p. 7 ; 1906, p. 41 ; 1908, p. 46 ; 1912, p. 45, 49 ; 1913, p. 107 ; 1918, p. 35 ; 1919, p. 80 ; 1923, p. 21 ; 1928, p. 70. - Urner Wappenbuch. [F. Gisler.]
ZURGILGEN. Familles de Lucerne ei, Unterwald.
A. Canton de Lucerne. Voir Gilgen, zur.
B. Canton d'Obwald. Vieille famille citée depuis 1563, d'origine inconnue, éteinte dans les mâles. Melchior, tambour du pays 1643, ainsi que plusieurs de ses descendants. La loi de 1850 sur les habitants accorda la bourgeoisie cantonale aux Zurgilgen, bourgeois de Sarnen, Kerns, Sachseln, Giswil et Lungern 1853, ayants droit à la Schwàndi et au Freiteil 1867. — Ignaz, conseiller pour Sarnen et administrateur du collège 1850, conseiller d'État 1857. f 1857. — Protocoles d'État d'Obwald et notices de A. Truttmann et K. Diethelm. [R. D.]
ZU RHEIN ou ZE RHIN. Famille de mimstériaux des évêques de Bâle, mentionnée à Bâle dès le XIIe s. ; depuis le XIIIe s., les Zu Rhein étaient seigneurs de Hàsingen, en Alsace, en leur qualité de vassaux du couvent de Murbach. Armoiries : d'argent à un lion de sinople armé de gueules. Une branche s'établit au XIIIe s. à Brisach, une autre au XIVe s. à Mulhouse. De cette dernière sont issues, aux XVIe et XVIIe siècles les branches de Morschwiler, de Dornach près Mulhouse, et de Pfastatt. Au XVIIIe s., un rameau bavarois se détacha de la ligne de Morschwiler ; ses membres parvinrent en Bavière, à de hautes charges militaires et civiles. A Bâle, on trouve des Zu Rhein jusqu'à la fin du XVe s. Font partie des Zu Rhein de Bâle : — 1. Johans, cité de 1230 à 1253, seigneur de Hàsingen, chevalier et bourgmestre de Bâle. — 2. Peter, cité de 1379 à 1389, commandeur de l'Ordre teutonique à Beuggen et Bâle. — 3. Fritschmann, t 1404, frère présumé du n° 2,
seigneur de Hàsingen, au service du margrave de Hochberg. — 4. Rudolf, cité de 1382 à 1410, intendant et commandeur de l'Ordre teutonique à Hitzkirch. — 5. Clara, f 1455, fille du n° 3, prieure du couvent de Klingental à Bâle. — 6. Ursula, citée de 1452 à 1458. sœur du n° 5, abbesse de Heiligkreuz. — 7. Friedrich, t 1451, fils du n° 3, chanoine de Bâle et de Constance, évêque de Bâle 1437-1451. Son bréviaire figure parmi les manuscrits enluminés les plus précieux de la Bibliothèque universitaire de Bâle. — 8. H ans, f 1411, neveu du n° 3, commandeur de l'Ordre teutonique à Rheinfelden, Bâle, Mulhouse et Sulz, suppléant du grand maître dans les pays allemands. — 9. Burkiiart, t 1446, frère du n° 8, seigneur de Hàsingen, bourgmestre de Bâle. — 10. Jakob, f 1468, fils du n° 9, seigneur de Hàsingen, bourgmestre de Bâle. — 11. Kaspar, 1432-1502, neveu du n° 9, prévôt de Saint-Ursanne, recteur de l'université 1461, évêque de Bâle 1479-1502. ■ — 12. Friedrich, t 1507, frère du n° 11, seigneur de Hàsingen, majordome de l'évêque de Bâle. — 13. Melchior, cité de 1485 à 1510, fils du n° 12, prévôt du chapitre de Bâle. — WB. — Ernest Meininger dans Bull, du Musée histor. de Mulhouse 9, 1886. — AHS 1913, p. 96. — K. Escher dans BZ 1915, p. 279. — AGS. [C. Ro.]
La branche de Marschweil a donné plusieurs abbesses au couvent de Schànis : — 14. Maria-Franziska 1, 30 mars 1664- 27 sept. 1771 ;— 15. Maria-Susanna II, 1701-20 août 1711; - 16. Maria-Franziska 11, 14 févr. 1735-7 juil. 1763. — A. Eichhorn : Episr. Curiensis 341. — LL. [j. M.]
ZURICH. Ville et canton, entré dans la Confédération en 1351, le premier dans l'ordre officiel des cantons (voir DGS).
I. Nom, armoiries, sceaux et bannières. La plus ancienne mention du nom de Zurich remonte au IIe s. de notre ère ; elle se trouve sur une pierre tombale découverte en 1747 au Lindenhof à Zurich, Turicensi. Puis sous la forme allemande Zurigavia 744, et dès lors Zurich (Zurih). En latin on obtient les formes Turigum, 807 ; Turegum, vers 820, ou Thuregum, qui sont restées en usage jusqu'au XVIIIe s. ; T(h)uricensis appâtait pour la première fois en 1153. A la fin du XVe s., à la, suite d'une confusion avec le nom de la tribu helvète des Tigurins, on fit usage des expressions Tigurum et Tigurinus qui, cependant, ne supplantèrent pas com-
Sceau actuel de la -ville de Zurich.
plètement les premières. La forme romanche préalémannique Turitg = Zurich, ferait croire à une origine celtique. Turegum, serait ainsi un terme semi-romanche, dérivé du celtique dur = eau ; Turicum = ville d'eau. Les philologues écartent toute origine germanique du nom de Zurich. — UZ. — Hch. Mever : Die dltesnte
ZURICH
(préhistoire)
ZURICH
Mûnzen von Zurich. — G. Meyer v. Knonau : Zùrcher Ortsnamen in der mittelalt. Namensform. — H. Meyer : Die Orlsnamem des Kts. Zurich. — S. Vôgelin : Das aile Zurich II. — F. v. Wyss : Gesch. des schweiz. ôffentl. Bechts, 340. — NZZ 1920, n° 1869.
Les premiers sceaux du Conseil sont appendus à deux actes de 1225 et 1230. Ils portent la légende sigillum consilii thuricensium et les deux saints patrons de la ville, Félix et Régula, debout, vêtus d'une tunique plissée. Ils tiennent devant eux, dans les mains, leurs tètes nimbées. Exuperantius apparaît aussi sur un sceau en 1225 et dans la même attitude, mais ce saint ne se rencontre plus sur le sceau de 1242 ni sur ceux de 1253 et 1259. Le sixième sceau, de 1348, avec les trois saints et la légende sigillum civium thuricensium et un modèle réduit qui servit de sceau de secret, furent employés dès lors jusqu'à la révolution de 1798 par l'État de Zurich. A partir de cette date, seul le premier fut utilisé comme sceau d'État. Sur l'un et sur l'autre, les saints portent le nimbe, non autour de la tête, mais sur le cou.
Les armoiries, tranché d'argent et d'azur, n'apparaissent jusqu'en 1798 que sur des sceaux de commissions, des imprimés et autres produits industriels. On les trouve pour la première fois sur un sceau du tribunal de Zurich en 1389. Cette partition de l'écu est probablement tirée du drapeau. Les registres de la ville témoignent qu'elle possédait une bannière en 1315 et l'on sait qu'en 1292 déjà, les Zuricois avaient perdu leur emblème dans un combat près de Winterthour. D'anciens livres d'anniversaires mentionnent qu'au XIIIe s. les Zuricois rejoignaient l'armée impériale sous le drapeau bleu et blanc. Son existence n'est prouvée qu'en 1434. On ne sait pas si le fanon ou flamme rouge que portait
déjà alors le drapeau (voir art.
Drapeaux) était un signe honorifique ou honteux. La bannière donnée en 1512 par le pape Jules II nous autorise à penser que ce fanon rappelait très probablement une action honorable.
La commune de Zurich porte sur son sceau depuis 1798, et d'une façon ininterrompue depuis la décision du Conseil communal de 1803, l'écu tranché d'argent et d'azur ; celui-ci est souvent surmonté d'une couronne murale et tenu par deux lions. Après la fusion des communes suburbaines de 1893, le Conseil de ville fit faire un nouveau sceau en 1896, qui est encore en usage.
Bibliographie. E. Schulthess : Die Stddte- und Landessiegel der XIII alten Orte, dans MAGZ IX.— UZ.— Siegelabb. — Zùrcher Stadtbùcher I. — P. Ganz : Gesch. der heraldischen Kunst in der Schweiz. ■ — P. Keller : Die zùrcher. Slaatsschreiber (Suppl. Das zùrcher. Staatssiegel). — A H S 1924, p. 130. — Zûrcher Gemeindewappenkarten, n° 91. — Ê.-A. Gessler : Zùrcher Feldzeichen. dans Zùrcher Monatschr. 1932. — Archiver d'État Zurich. [E. H.]
II. Préhistoire. Le canton de Zurich aux époques préhistorique, romaine et des invasions. Durant la dernière période glaciaire, le canton avait été entièrement recouvert d'un épais manteau de glace qui, en se retirant, laissa un paysage de pierres et de gravier, inhabitable. Les hommes de l'époque du renne (époque magdalénienne) s'établirent dans le Jura soleurois (Olten) et schaffhousois (Schweizersbild, Thayngen), mais ne paraissent pas avoir pénétré dans le canton : jusqu'à
ce jour, on n'a encore constaté aucun reste de leur habitat et il est peu probable que l'on en découvre. De même, pendant la période encore si obscure qui succède à l'époque paléolithique (époque mésolithique), le canton ne paraît pas avoir été parcouru par ces pauvres familles dont quelques traces ont été retrouvées aux environs d'Olten.
Le canton de Zurich fut habité pour la première fois à l'arrivée des tribus néolithiques qui venaient probablement de l'Est par la voie du Danube et aussi du Nord. Ces premiers occupants sont en possession d'une civilisation déjà très évoluée, si évoluée qu'elle ne se modifiera plus guère au cours des siècles suivants. Les néolithiques emploient des haches de pierre polie, des lances, flèches, couteaux et scies de silex, des harpons, poignards et poinçons en bois de cerf ou en os, des arcs et massues de bois. Ils savent filer et tisser le lin, fabriquer de la poterie cuite à feu libre. Ils connaissent les animaux domestiques (chien, bœuf, porc, chèvre et brebis) et les plantes cultivées (blé, millet). Ces nouveaux venus s'établissent sur les rives de nos lacs et construisent leurs demeures sur l'eau (voir art. Palafittes). La station la plus importante du canton est celle de Bobenhausen près Wetzikon, sur le lac de Pfàffikon, qui fut détruite à trois reprises par le feu, et qui, complètement envahie par la tourbe, nous a livré quantité d'objets de bois, des textiles, des débris de plantes. Sur le lac de Greifensee, on compte 7 stations et 13 sur celui de Zurich. De petits lacs comme le Tùrlersee, dans l'Albis, ou le Hausersee, près d'Ossingen. furent aussi habités.
Les néolithiques vivent non seulement de l'élevage et de l'agriculture, mais aussi de la chasse, surtout du cerf, du sanglier et de l'ours. Ils parcourent tout le pays surtout les larges vallées de la Tôss, de la Thur, de la Glatt et de la Limmat, mais ils ne pénétrèrent pas dans l'Oberland au sol trop accidenté, aux vallées profondes et boisées. Ils restent toujours dans le fond des larges vallées, ou à mi-côtes. Ils ne s'établissent au sommet des collines qu'en cas de danger : on connaît de nombreuses fortifications de terre dont plusieurs remontent à cette époque ( Uetliberg, Stadlerber g ) . A Seen, on a trouvé un atelier de tailleur de silex en plein air. Pendant l'époque néolithique toutes les régions découvertes sont habitées. On constate que ces gens parcoururent toutes les grandes vallées jusqu'au point où ils rencontrèrent un lac sur lequel ils s'établirent.
Vers 2500 se produisit un événement qui devait avoir une influence considérable sur l'évolution de la civilisation : les néolithiques apprennent à connaître le métal, d'abord le cuivre, puis le bronze : haches et poignards à Meilen, haches à Robenhausen, Wollishofen, Bauschanze. A cette époque pénétrèrent dans le canton quelques familles, venues du Sud de l'Allemagne, qui avaient pour coutume d'incinérer leurs morts et de déposer leurs cendres sous une butte artificielle ou tumulus (Schôfflisdorf).
Vers 2000, notre pays est envahi par de nouvelles tribus qui usent uniquement d'armes et d'outils de bronze. L'âge du bronze dure chez nous jusque vers 700 avant notre ère. Durant ces treize siècles notre pays est habité par plusieurs groupes humains. C'est une époque de sécheresse qui amène un abaissement du niveau de nos grands lacs et la disparition de la plupart des petits lacs transformés en tourbières et qui servent de pâturages : c'est ce que prouve l'abondance d'objets de bronze perdus sur ces tourbières.
Les stations lacustres néolithiques qui s'étaient maintenues jusque vers 1800 avant notre ère, disparaissent alors complètement et les rives de nos lacs paraissent n'avoir plus été habitées pendant quelques siècles. Vers 1300, on recommence à construire des villages lacustres ; ceux-ci sont peu nombreux, mais beaucoup plus importants que ceux de l'époque précédente : dans le canton, on n'en connaît que trois, tous sur le territoire de Zurich : ceux de Wollishofen, Alpenquai et Grosser Hafner.
Nous ne connaissons encore aucun établissement de plaine de cette époque, mais quelques refuges fortifiés, comme les villages du Jôsli et de VEbersberg près de
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Objets trouvés dans le canton de Zurich.
Néolithique : 1. Pic en bois de cerf (Zurich-Bauschanze). — 2. Hache perforée en pierre (Erlenbach). — 3. Hache avec gaine en bois de cerf (Meilen). — 4. Lance en silex (Meilen). — 5. Scie en silex, poignée de bois (Zurich-Utoquai). — 6. Vase en terre (Robenhausen). — Bronze: 7. Hache à bords droits (Freienstein). — 8. Pendeloque (Wetzikon). — 9. Lance (Dachsen). — 10. Hameçon (Zurich). — 11. Hache à ailerons (Bertschikon). — 12. Epée (Dietikon). — Ier âge du fer: 13. Urne peinte (Zurich- Burghôlzli). — 14. Crochet de ceinture (Illnau). — 15. Fibule à timbale (Trullikon). — 16. Plat décoré en terre (Trullikon). — lIDe âge du fer : 17. Bracelet. — 18. Fibule. — 19. Bague coudée. — 20. Bracelet tors. — 21. Torques à cabochons d'émail (Andelfingen). — Tous ces objets sont au Musée national à Zurich, sauf le n° 7 à Winterthour.
ZURICH
( pué histoire)
ZURICH
Berg a. I. ou les refuges de Y Uetliberg ou d'Aalal. Les sépultures sont plus nombreuses, mais presque toujours isolées, ce qui semblerait indiquer que les hommes vivaient par famille dans des huttes isolées. Au bronze 1 1 appartiennent la tombe à inhumation de Rùmlang et. les tumulus à incinération de Weiach et de Rickenbach ; au bronze III, la tombe de Wallisellen. Du bronze IV datent les tombes de Neftenbach, Unter-Slammheim et Dachsen. Un groupe particulier de sépultures est constitué par les tombes à incinération de Glattfelden, Thalheim et Egg. Les tumulus à incinération de Gossau appartiennent à l'extrême fin de cette époque. Cette diversité de sépultures démontre la variété des groupes humains qui habitent notre canton pendant l'âge du bronze. Ces gens, comme les néolithiques, sont des agriculteurs et des éleveurs. Le métal a complètement remplacé la pierre et l'os. Les haches, poignards, lances et flèches, les outils, ciseaux, marteaux et enclumes, les ornements corporels, épingles, pendeloques et bracelets se font de bronze. Les moules découverts nous montrent, comme l'étude des objets, que ces gens étaient d'habiles fondeurs. Une seule arme nouvelle : l'épée qu'il était impossible de réaliser en pierre. Le cheval a été domestiqué, comme le prouvent les nombreux mors en bronze et en corne. La poterie, extraordinairement abondante, est élégante de formes, bien cuite et décorée d'ornements géométriques. L'âge du bronze est une période de richesse et de bien-être.
Vers 700, notre pays est envahi par de nouvelles hordes, venues de l'Allemagne du Sud, armées de l'épée de fer. Ce sont les gens de l'époque du premier âge du fer ou de Hallstatt. Ceux-ci incinèrent leurs morts, déposent les urnes cinéraires sur le sol et les recouvrent d'une butte de terre ou tumulus. Le groupe le plus nombreux (63 tumulus) se trouve à la frontière du canton, à Unter-Lunkh >fen. D'autres tumulus ont été fouillés à Ossingcn, Trûllikon, Ellikon, Hettlingen, Usler, Pfàffikon, Grûningen, Hbngg, Zurich, Zollikon, Obfelden, etc. On connaît aussi quelques rares tombes à inhumation ( lllnau, RussikonJ. Ces gens sont sans doute aussi des agriculteurs, mais nous ignorons à peu près tout de leur vie, car nous ne connaissons pas leurs demeures. Les tumulus à incinération ne renferment guère que de la poterie, souvent peinte en rouge et noir. A la fin de cette période, apparaît la coutume d'inhumer les morts ; les femmes devaient porter un riche costume agrémenté d'épingles à tête d'ambre, de fibules ou épingles de sûreté, de bracelets, de brassards et de plaques de ceinture estampées en bronze.
A leur tour les Hallstattiens sont chassés du pays par l'arrivée de nouvelles populations, les Celtes et sans doute par une tribu celtique, les Helvètes, qui s'établissent en Suisse vers 450.
Les Helvètes inhument leurs morts dans des tombes souterraines et souvent dans des cercueils de bois. C'est une population belliqueuse. Les guerriers sont vêtus d'un pantalon (braie) et d'un manteau (sagum), armés de la grande épée et de la lance de fer ; pour se protéger, ils ont un bouclier de bois avec au centre une pièce métallique (umbo). Les femmes portent une tunique et un manteau ; elles aiment les bijoux : torques ou colliers de bronze, bagues, bracelets de bronze et de verre, chaînes-ceinture, fibules, anneaux de jambes ; les bijoux do bronze sont ornés parfois de corail, souvent d'émail rouge. Nous savons par César que les Helvètes vivaient dans des localités fortifiées (oppida), des villages ouverts et des fermes isolées. Nous n'avons pas, dans le canton, d'oppidum comme l'Enge près Berne, mais Zurich (Turicum) et 0 ber- Winlerthur (Vitoduriini) furent sans doute des bourgades helvètes. Un petit village fortifié se trouvait sur un éperon près d'Andelfingen où l'on a fouillé un cimetière de 30 sépultures. Un refuge fortifié existait sur Y Uetliberg, où l'on a détruit aussi quelques sépultures. Il devait y avoir près d'Allstetten un cimetière qui fut détruit lors de la construction du chemin de fer. Sans cela, on ne rencontre que des sépultures isolées, dépendant sans doute de fermes : à Horgen (bagues d'or et d'argent, monnaie d'or), Dietikon, Sehlieren, Briiltisellen, Weisslingen, Rùlach, Fehraltorf, Rheinau, etc.
En 58, les Helvètes brûlèrent leurs villages et fermes pour tenter d'émigrer en Gaule. Battus par les Romains, ils furent forcés de rentrer au pays et peu à peu ils adoptèrent la civilisation de leurs maîtres.
Administrativement le canton dépendait d'Aventicum, chef-lieu de la Civitas Helvetiorurn. Turicum et Vitodurum devinrent des vici (bourgs ouverts) et au IIIe s., ils furent fortifiés, tandis qu'au IVe s., la frontière du Rhin était munie de postes d'observation et qu'à l'intérieur du pays les Romains élevaient une forteresse : Irgenhausen près Pfâffikon. Le canton était traversé de l'Ouest à l'Est par la grande route militaire de Vindonissa en Rhétie. Une autre route secondaire partait de Baden et par la vallée de la Limmat, gagnait Coire en touchant Zurich. On connaît encore dans le canton plusieurs voies de moindre importance. Le pays se couvrit de villae et d'établissements agricoles. Des 187 communes du canton, 122 ont fourni des traces de l'occupation romaine et l'on connaît l'emplacement d'une centaine de villae, dont quelques-unes très luxueuses comme celle de Kloten.
Ces etablissements.se rencontrent toujours dans les positions élevées d'où l'on jouit d'une vue étendue et jamais dans le fond des vallées. On les rencontre surtout dans les vallées larges de la Reuss, de la Limmat, de la Glatt. Celle de la Thur semble avoir été relativement peu habitée. Quelques communes possèdent deux, parfois trois et jusqu'à cinq villae. Ces établissements étaient, sans doute, propriétés de riches Romains qui les luisaient exploiter par les gens du pays. Les habitants de la Suisse orientale paraissent avoir été plus rebelles à la romanisation que ceux de la Suisse occidentale : les inscriptions sur pierre sont rares dans le canton de Zurich, sans doute parce que le système routier y était moins développé et le contact avec les vainqueurs moins intime. Turicum (Zurich) était une petite bourgade (vicus) qui s'étendait au pied du Lindenhof à peu près dans le périmètre de la ville du moyen âge. C'était un poste de douane.
Nous connaissons aussi des habitations d'Helvètes romanisés : à Œrlingen on a découvert la cave d'une maison rectangulaire entourée de murs en pierres sèches ; la partie supérieure devait être de bois.
La période romaine fut pour notre pays une période de tranquillité et de bien-être. Mais bientôt les Helvètes durent subir les invasions des peuplades germaniques établies au delà du Rhin. Déjà en 260 le pays fut ravagé par les Alémannes qui s'y installèrent définitivement au cours du Ve s. Leur présence sur notre sol se révèle non seulement par leurs sépultures, mais aussi par l'origine du nom d'un grand nombre de localités. Les Alémannes s'établirent de préférence dans le voisinage des établissements romains où le sol était déjà défriché : 71 des 122 communes dans lesquelles on a constaté la présence des Romains nous ont aussi livré des sépultures germaniques. On a retrouvé de ces sépultures dans 83 communes du canton. Certaines de celles-ci comptent plusieurs groupes de sépultun ss : ainsi à Uster on connaît neuf de ces groupes. Un seul cimetière important, celui de Biilach, comptant 300 lombes étagées au flanc d'un coteau, avec une tombe de femme renfermant de riches bijoux (poissons) en or et grenats ; de nombreuses sépultures de guerriers avec l'épée et d'hommes d'armes n'ayant qu'un scramasax. Un autre cimetière, celui d'Œrlingen (50 tombes) avait été pillé dès l'antiquité. On connaît trois cimetières dans la ville de Zurich. (Bâckerstrasse, Wiedikon et Balgrisl I. Les sépultures par petits groupes ou isolées sont nombreuses dans la vallée de la Reuss, jusqu'au pied de l'Albis, dans celle de la Limmat, et sur les deux rives du lac, très abondantes dans la vallée de la Glatt, jusqu'à Purntcn, fréquentes dans les vallées de la Tôss et de la Thur. L'extrême dispersion de ces tombes démontre que les Alémannes vivaient par familles dans des fermes isolées ; de l'abondance des armes on peut déduire que notre pays fut une sorte de boulevard au pied des Alpes pour protéger la frontière du Rhin au delà de laquelle les nobles étaient demeurés, ce qui explique la rareté des bijoux d'or dans nos régions.
Les guerriers alémannes étaient armés de la grande
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