NoÉ, fils du n° 2, 16 déc. 1616 - 25 août 1650. — SKL
— Covelle : LB. — Archives d'État Genève. [H. G.] VAUX (C. Yaud, D. Morges. V. DGS). Vge et Corn.
qui dépendit de la seigneurie de Montricher, puis de celle de Monnaz. C'est aussi le nom de lieux-dits, ce qu'explique l'étyraologie. C'est en particulier celui du Bois de Vaux, le cimetière principal de Lausanne. Ne pas confondre avec Vaud, la commune de Le Vaud, appellai ions, d'une toute autre origine. [M. R.]
VAX, Antoina, de Bourg en Bresse, femme de Louis- François de Poitou, servante chez Claude Bernard. Farel, Fromment et Viret logeaient chez ce dernier, à Genève, elle tenta d'empoisonner les trois réformateurs ; Viret fut fort malade. Arrêtée, elle avoua divers vols et empoisonnements et déclara qu'elle avait été poussée à empoisonner les pasteurs par le chanoine Hugonin d'Orsières. Elle fut condamnée à mort et exécutée le 14 juil. 1535. — A. Fromment : Actes et gestes merveilleux de la Cité de Genève. ■ — RC. — Archives d'État Genève : Procès criminel N° 292. — J.-A. Gautier : Hist. de Genève II, 443. [H. G.]
VAZ (OBER- et UNTER-). Voir Orervaz et Untervaz.
VAZ, von. De 1160 à 1337, la plus puissante famille de dynastes de la Rhétie. Elle était, d'origine rhétique et non souabe, avait sa résidence à Obervaz (Grisons), et possédait des biens nombreux dans le Linzgau (sur la rive droite du lac de Constance, d'Ueberlingen à Markdorf). Armoiries : écartelé aux 1 et 4 d'argent à 4 points équipolés d'azur; aux 2 et 3 de gueules. Les von Vaz étaient bienfaiteurs du couvent cistercien de Salem et de l'église de Seefelden. Ils fondèrent vers 1165 le couvent de Churwalden qu'ils dotèrent de nombreuses propriétés ; ils y avaient leur sépulture. — 1. Walter I et son fils — 2. Walther II, 1160. — 3. Rudolf I, fils du n° 1, figure en 1182 parmi les juges de cour de l'empereur Henri VI.
— 4. Walther III, fils du n° 2. Ce fut de son temps qu'eut lieu la fondation, par Churwalden, de la prévôté de Saint-Jacques en Pràtigau, actuellement Klosters ; les von Vaz dotèrent la nouvelle maison religieuse. Tous les prénommés sont surtout mentionnés comme témoins dans des documents où ils figurent au premier rang des laïques, ce qui est une preuve du rôle qu'ils jouaient en Rhétie. — 5. Rudolf II, son fils Markwart et Renger, fils de ce dernier, semblent appartenir à une branche collatérale, qui n'était pas aussi riche. — 6. Walther IV, le plus important de ces dynastes, dirigea les destinées de la
libelle de 1255 à 1284. En 1262, il battit dans la Marche les troupes de l'abbé de Saint-Gall ; en 1283, les Rusconi lui remirent le gouvernement de Corne, ce qui l'amena à se battre avec les Gibelins contre les Guelfes. Il attira les Walser indépendants dans son pays peu peuplé et leur concéda, à Davos en 1272, et à Rheinwald en 1277, de grandes franchises. Ils paraissent avoir servi sous les bannières de Walther. Celui-ci était lié d'amitié avec Rodolphe de Habsbourg ; il fréquenta sa cour et obtint en 1260 le bailliage impérial, f 4 nov. 1284, laissant deux fils mineurs sous la tutelle de leur oncle, Hugo de Montfort : — 7. Johann, qui apparaît comme majeur en 1297, bailli impérial de Coire, édicta pour cette ville une ordonnance criminelle intéressante au point de vue de l'histoire de la civilisation, f 1300. — 8. Donat, * vers 1280, figure à partir de 1300 comme l'unique seigneur d'importantes possessions ; ennemi acharné des Habsbourg, dont il redoutait un amoindrissement de sa puissance et des libertés rhétiques. Ses relations étaient déjà tendues avec l'évêque de Coire, Siegfried von Gellenhausen ; il entra en hostilités avec son successeur, l'évêque Rudolf von Montfort, partisan de l'Autriche ; il y eut une bataille dans le Dischmatal vers 1323. Les troupes se portèrent ensuite dans la vallée de l'Albula, où les ôpiscopaux furent battus par Donat à Solas, en-dessous de Filisur. En 1325, Rudolf II résigna ses fonctions d'évêque de Coire, ne conservant que l'évêché de Constance. Donat vécut dans une paix relative avec le nouvel évoque, Johann Pfefferhard. Il s'allia avec les cantons de la Suisse primitive, mais presque tous les grands seigneurs de Rhétie firent front contre lui. | entre 1333 et 1338. Il passe pour un cruel despote, mais fut certainement le sauveur des libertés rhétiques. Ne laissant aucun héritier mâle, mais seulement deux filles, dont l'une, Kunigunde, avait épousé Frédéric de Toggenbourg, l'autre, Ursula, Rudolf von Werdenberg-Sargans, ses grands biens passèrent à ces deux maisons. — Ecclésiastiques : — 9. Walther, abbé de Disentis 1185, évêque de Gurk 1201. f 18 janv. 1213. — 10. Walther, prévôt de Coire 1244, arbitre des litiges entre l'évêque Volkhart de Coire et Ulrich d'Aspermont. — J. Simonet : Obervaz. — Karl Meier, dans BM 1925, avec bibliographie. — Merz et Hegi : Wappenrolle 1930. [J. S.]
VAZEROL (C. Grisons, D. Albula, Cercle Belfort, Com. Brienz. V. DGS). Selon la tradition, Vazerol est le lieu où, en 1471, la Ligue Grise, la Ligue Caddée et la Ligue des Dix-Juridictions s'allièrent pour former l'État libre des III Ligues. Il est certain qu'en 1461 déjà, des délégués des III Ligues se rencontrèrent à Vazerol pour une affaire arbitrale, alors que, plus tard, ils tenaient leurs délibérations communes à Coire, Ilanz ou Davos. On a récemment pu établir qu'une réunion des III Ligues a bien eu lieu, non à Vazerol, mais dans une autre localité, qui n'est pas encore connue. On n'en a pas moins élevé à Vazerol une pierre commémorative de la réunion des III Ligues. — F. Jecklin : Zwei Urkunden zur Frage des Vazerolerbundes, dans Neue Bùndner Zeitung 1907. — P. Gillardon : Neues zur Frage der Vereinigunfi der drei Blinde (mns). [F. P.]
VECHIGEN (C. Berne, D. Bern-Land. V. DGS). Vge paroissial et Com., comprenant un certain nombre de villages et de hameaux, notamment Utzigen et Boll. En 1275, Vechingen. Armoiries : de gueules à un demivol de héron d'argent. Trouvailles de l'époque du fer et vestiges romains à Sinneringen. A l'époque romaine déjà, une route conduisait à Weggissen par Utzigen et Dieboldshausen. Vechigen était une des quatre anciennes paroisses voisines de Berne, qui, jusqu'en 1798, faisaient partie de la juridiction de la ville. L'église actuelle, dédiée à saint Martin, date de 1514 ; elle fut autrefois une église de pèlerinage de la vallée de la Worblen. Le clocher fut construit aux frais de Wilhelm von Diesbach, à l'occasion de son mariage avec la baronne de Friberg, en 1486. Il remplaça l'ancien, détruit par un ouragan. En 1352, la collation appartenait aux seigneurs de Blankenburg, qui la donnaient en fief ; plus tard, elle passa aux mains des frères du Saint- Esprit de l'hôpital du haut à Berne, qui, en 1519, fut en conflit avec les héritiers de Wilhelm von Diesbach au