VIVIS
VOEGELI, VOEGELIN
chancelier, membre du Grand Conseil 1593. f 1611. Sa descendance, retournée en partie à Estavayer, s'éteignit à la fin du XVIIe s. — 2. Charles, dis du n° 3 de la famille de Vevey, 1602-1652, bourgeois de Soleure 1630, médecin au régiment am Rhyn en Savoie 1616-1618, puis au service de France, compagnie des gardes de Petermann Vallier 1619; capitaine des mousquetaires 1621 et 1622. Médecin de ville à Soleure, du Petit Conseil 1044. f 1632. — 3. Jean-Martin, fils du n° 2, * 1645, capitaine en France, tué dans les
Flandres 1692. —4. Jean- Martin, fils du n° 3, * 1683, capitaine au service de France, chevalier de Saint-Louis 1731, bailli de Falkenslein 1725. t 1749.
— 5. Pierre - Joseph, petit-fils du n" •'. 1683- 1755, prêtre 1708, chanoine de Schône-nwerd 1718, protonotaire apostolique, chevalier, comte palatin. — 6. Jean-Martin, fils du n" 4, * 1727, capitaine .m mt\ Lee de France, régiment YValdner, 1758, major au régiment Buch en Espagne 1759. f à Madrid 1761. — 7. Georges- Antoine, Ris du n° 4, 1731-1811, lieutenant en France, avoyer d'Olten 1772. du Petit Conseil 1779, Alliai 1797. Thùringenvogt 1784, colonel du quartier de Dorneck, Thierstein et Gilgenberg 1789, bourgmestre 1797, bailli de FJumenthal 1793. Prit part au traité de capitulation avec le général de Schauenburg 1798. — 8. Ours -Victor - Joseph, arrièrepetit-fils du n° 2, 1736-181)0, du Petit Conseil 1795, édile des fortifications de Soleure 1789. — 9. François-Joseph-Georges-Antoine, fils du n° 6, * 1765, t après 1898, major d'infanterie dans un régiment portugais. — 10. François - Joseph - Antoine - Charles- Thomas, fils du n° 6, 1767-1839, capitaine au régiment Royal étranger en Angleterre, préfel de Thierstein 1823, juge cantonal de Soleure. -- 11. Louis, petitfils du n° 6, 1797-1869, prêtre 1831, chanoine de
Georges- Antoine v. Vivis In" 7).
I l'après nu port rail à l'huile.
Soleure 1824, prévôt 1862.
12. Charles - Martin, frère du n" 11. 1807-1871, avocat, notaire 1833, juge cantonal, membre de Conseils d'administration, colonel. - 13. François, 1821 - 1870. colonel d'un régiment d'infanterie en Espagne. — 14. Jacques, fils du q° 9, L801 - L863, lieutenant au service de fiance, au service de Naples, capitaine L834, lieutenant-colonel, chevalier de l'ordre Saint-Ferdinand 1848 ; pensionné avec le grade de colonel 1850, syndic de Nola.
— 15. Fb ^NÇOIS, fils du n° 10. 1807-1877, capitaine au service de Naples. — 16. GEORGES-Charles, petit-fils du n» 10, 1858-1929.
ingénieur, major d'artillerie de fortification, attaché au bureau des fortifications du Saint-Gothard à Andermatl ; héraldiste et généaloi te, collaborateur aux \IIS. I>IIIIS. AGS. Auteur île la généalogie de la famille von Vivis (nuis.). - MIS 1910, p. 179 : 1929, p. 197. — Voir en général /./.. 1 GS I el I V. — Cfr. — Alex. Schmid : Kitchensâtze. - P. Wirz : Bûrgergeschlechter. - M.u de Romain- , nui ier : Hist. militaire. — G. v. Vivis : Bestallungsbuch. archives d'Étal Soleure. [t v. v].
i reorges-Charles v. Vivis i n° 16) D'après une photographie.
VIVY (GRAND el PETIT) (C. Fribourg, D. Lac, Com. Barberêche. V. DOS). Hameaux- et châteaux. Anciennes formes : Vivier, Viviers, Wuywuy ; ail. Vivers. Fiefs des comtes de Tierstein qui furenl vendus à Fribourg en 1423 et 1442. En 1293, ils appartenaient aux seigneurs de Pont. A cette date, il ne subsistait plus, au Grand Vivy, que la motte de l'ancien château de la famille de Vivier. Le château actuel et la chapelle, dédiée à sainte Anne, furent construits en 1616 par Anne de Praroman, femme de Rodolphe Griset de Forel. En 1671, il passa aux Féguely et en 1905 aux Maillardoz. Le château et la tour du Petit- Vivy existaient déjà en 1293 ; ils passèrent dès lors en de nombreu-e* mains. Le château a élé reconstruit au XVIe s. — M. de Diesbach : Les châteaux de Viviers, dans Étr. frib. 1907. — P. de Zurich : Les fiefs Tierstein, dans ASHF XII. — Le même : La maisoit bourgeoise dans le C. de Fribourg. [P. de Zurich.]
VIZTUM (VlCEDOMiNi). Famille de ministériaux des évêques de Bâle, tenant son nom de sa charge de vidomne. Ses premiers représentants sont cités au XIIe s. — 1. Burchart, bourgmestre 1295. — 2. Bur- CHART, neveu du n° 1, prieur à Saint-Pierre de Bâle à partir de 1316. — 3. Bertschmvw petit-fils du n" 1. reçut en fief de l'Autriche la Waldeck en 1361. avec son frère. — 4. Rudolf, petit-fils du n" 3, du Conseil 1378, seigneur de Schauenburg vers 1400. Armoiries : d'or a La croix de Saint-André de sable. — W. Merz : Buri/i n d< v Sisgaus III. — ADB. [C. Ro.]
VOCE DEL POPOLO. Journal conservateur tessinois publié à Lugano dès 1859 ; il devint en 1862 le Cilladino Ticinese et en 1866 La Libéria. Lors de la scission du parti conservateur vers la fin de 1896, l'une des fractions publia un journal sous le titre de l oce del Popolo qui, la pacification réalisée, fusionna avec La Libéria pour former dès 1900 le Popolo e Liberté, organe actuel des conservateurs tessinois. — La Presse suisse. [C. T.]
VOCK. Vieille famille de Sarmenstorf (Argovie). — LLH. — Alois, 1785-1857. cure de Berne 1808-1809, recteur de l'école cantonale catholique de Saint-Gall 1809-1812, précepteur chez l'ambassadeur A.-L. de Talleyrand à Berne 1812-1813. curé d'Aarau 1814-1831, chanoine de Zurzach, doyen de la cathédrale de Soleure 1832. Auteur de travaux historiques. — E.-F. v. Miilinen : Prodromus. — Argovia 40, 102. — KKZ 1857. — Programm der Kantonsschule larau 1858. — Bartli III, p. 903. — R. Rauchenstein : Zur Erinnerung an .1. Vock. [H.Tr.]
VŒCHTING, Hermann, botaniste, * 1847 à Blomberg (principauté de Lippe), Dr phil-, privai docent à Bonn 1874 et professeur extraordinaire 1877. professeur à Bâle 1878, appelé à Tubingue 1887, bourgeois de Bâle 1883. t à Tubingue 1917. — A. Teichmann : Universitàl Basel 1835-1884. — R. Thommen : Universitàt Basel 1884-1914. — Verhandl. der Naturforsch. Ges. zu Basel 1919 [C. Ro.]
VŒGELI, VŒGELIN. Familles des cantons d'Argovie, Berne, Glaris, Saint-Gall, Sc.haiîhouse, Thurgo- \ ie. Zurich (voir aussi les articles Vogel et Vogler). V Canton d'Argovie Vieilles familles de Leuggern. Leibstadt, Bôttstein et Schwaderioch. — Kornelu -, 1823-1911, ammann de Leuggern ; après avoir effectué de nombreux forages en vue de trouver de la houille, il découvrit en 1892 l'important gisement de sel de Koblenz. — Art. Sel. [t.. -
B. Canton de Berne. Famille éteinte de Berne, où elle est citée depuis le XIV1' s. et représentée au Grand Conseil durant le XVe s. Armoiries : d'azur à un oiseau (colombe) d'argent armé de gueules posé sur trois coupeaux de sinople. — Hans, directeur des travaux 1 185, intendant des bâtiments 1489. bailli de Laupen 1513. t 1523 ou 1524. — Ulrich, bailli de Wangen 1487, directeur des travaux 1513. — LL. — SKL. — Gruner :
irmorial et Gestorbene Geschlechter (mns. à la Bibl. de Berne). [B. Schmid.]
C. Canton de Glaris. Vieilles familles bourgeoises de Linthal, Rûti, Hâtzingen, Claris. Riedern et Ennenda. Heinrich. t à Nàfels 1413, Hans, t •'" Stoss 1405. — 1. FRinoi.ix, t après 1585. de Riiti, conseiller et envoyé
VOEGELI, VOEGEL1N
VOEGELI, VOEGEL1N
loi)
aux Grisons 1576 ; député à la Diète. — 2. Johannes, de Riiti, t !"!-• bailli du val Maggia 1678. — 3. Mel- CHIOR, 'le Riiti, 14 mars 1731 - 15 janv. 1794, conseiller ,1 administrateur d'église. — 4. Christian, 1er avril 1872 - 11 niai 1922. de Grlaris, consul général suisse et négociant à Belgrade. — 5. Johann-Jakob, 12 mai l,siil - 29 mars 1924, négociant et consul général suisse à Sofia. — J. Blumer : ' rkunde.nsammlung III, p. 19. — ./// VG, fisc. 15, 23. — LL. — J. Kubli-Mùller : Genealoqien, mns. [Paul Thûrer.]
D. Canton de Saint-Gall. Famille de Wallenstadt. Armoiries : de gueules à un oiseau au naturel posé sur trois coupeaux d'argent, à la bordure d'or. — 1. Bal- PHASAR, chapelain de Saint-Pierre à Bâle 1518, procureur à Meyenheim (Haute-Alsace) 1518, curé de Wallenstadt. Partisan de Zvvingli, il fit un sermon contre les pèlerinages d'Einsiedeln en 1524. Il s'enfuit au commencement de 1526 à Bàle. fut diacre de St. Leonhard 1526, pasteur de Muttenz 1531, de St. Jakob 1537. t 4 oct. 1539 à Bàle. — 2. K.ASPAR, frère du n° 1. secrétaire du bailliage de Sargans 1515. 1517, avoyer de Wallenstadt. Impliqué dans l'affaire de son frère Balthasar, il fut déposé le 3 févr. 1526 par sentence des cantons gouvernants et puni d'une amende, il se rendit à l'étranger comme capitaine, rentra en janvier 1527, s'enfuit à Coire étant menacé d'arrestation. L'intervention des III Ligues n'empêcha pas la confiscation de ses biens à Wallenstadt. — Zw. III, p. 393. — Zwinglis Werke VIII, p. 785; IX, p. 297.— JSG XIX. p. 58, 63. — K. Wegelin : Reqesten Pfâfers, n°s 892, 901. -- .IN I. vol. IV, 1 a ; IV, 1 b. - K. Gauss : Basilea reformata. [J. m.]
E. Canton de Schaffhouse. Voir Vogel.
F. Canton de Thurgovie. Vœgelin, Vœgeli. Famille actuellement bourgeoise de Lipperswil, Wagerswil, Engwang. Sonterswilen et Ellighausen. Rudolf Vogillin est cité à Kreuzlingen 1256 ; Hans Vôgeli, à Frauenfeld. du Conseil 1400. Un bourgeois de Constance, Félix Vôgeli, s'établit à Lamperswil. — Leonhard, son fils, devint juge du pays thurgovien t 1633 ; son fils, également juge du pays, joua un rôle important dans l'affaire de Wigoltingen. — Hans - Kaspar Vôgeli, d'Illhart, juge du pays dès 1648. Armoiries de la branche de Lipperswil : de gueules à la roue de moulin d'or portant sur la pale supérieure ou sur le moyeu un oiseau essorant. — Une branche de la famille apparaît en 1700 à Bàchi-Ellighausen. — TU. — Pup. Th. IL - <;. Amstein : Wigoltingen. — W. Kùhlewein : Jôrg Vôgelin, en préparation. — Martin, de Wagerswil. * 9 sept. 1863, maître secondaire, puis rédacteur du Thurg. Tagblatt à Weinfelden 1890-1930, député au Grand Conseil dès 1908 et président 1922-1923. t 1er mars 1930. — - Thurg. Tagbl. 1930, n° 52. [Leisi.]
G. Canton de Zurich. Vœgeli. Vœgelin. Familles de Zurich où le nom apparaît en 1326 déjà, et en 1357 sous les formes Vôgeli et Vôgli. Il y eut des admissions dans la bourgeoisie de la ville avant 1435 (de Kùsnacht), en 1536 (de Wallenstadt), en 1609 (de Winterthour), en 1620 (de Lamperswil, Thurgovie) et en 1721 (de Hiitllingen (Thurgovie). — UZ. — Biïrgerbuch. — Nabholz et Hegi : Steuerbùcher. — Armoiries de la branche aînée : d'or à une roue de moulin de gueules, supportant un oiseau d'argent. — Armoriai K. Meyer, 1605. — 1. Rudolf, arquebusier à la bataille de Cappel 1531, conseiller 1549. t 16 déc. 1549. — 2. Heinrich, lils du n" I. bailli d'Andeltin",en I5IÏ7, intendant de l'arsenal 1575. f 1600. Son frère — 3. Leonhard. conseiller 1591, Amtmann d'Œtenbach 1594. t 1596. A relie branche appartient encore sans doute — 4. Jo- HANN-Kaspar, 1754-1784, charpentier, puis peintre d'architectures à Francfort-sur-le-Main, professeur à l'école des beaux-arts de Dùsseldorf. - - SKL. - Tabelles de Hofmeister (mus. des archives de la ville de Zurich).
La brandit' cadette, bourgeoise depuis 1620, était originaire de Constance. Elle s'établit en Thurgovie à l'époque de la lîél'ormation. Il faut probablement attribuer à cette branche: — Jœrg, secrétaire de la ville de Constance, auteur d'une chronique de la. Réformation, réfugié à Zurich en 1548, où il mourul en 1562. La
Arnold Vogelin (n° 8).
D'après une lithographie.
famille thurgovienne des Vôgeli entra fort tôt au Grand Conseil de Zurich avec Leonhard, bourgeois en 1620 (voir sous Thurgovie). Elle donna naissance à un certain nombre d'ecclésiastiques et de savants. Armoiries : de gueules à un oiseau d'argent tenant au bec une feuille de trèfle de sinople, posé sur un mont d'argent. — J.-L. Kull : Wappenbuch. — Armoriai de K. Meyer, 1674. — Une autre branche, reçue à la bourgeoisie en 1721. es( éteinte. — Zw. I. — A. Isler : Professor S. Vôgelin. — Tabelles de Hofmeister. -- 1. Hans-Konrad, 1630- 1693, tanneur en rouge, bailli d'Eglisau 1673, bôpitalier 1682. — 2. Hans-Ulrich, fils du n° 1, 1058-1731, bailli de Wellenberg et Hiittlingen 1701. — 3. Daniel, neveu du n° 1, tireur d'argent, Amtmann de Riiti 1759, bailli de Sax 1772. — 4. Hans-Konrad, petit-fils du n" I I .
17l'9- 1791, secrétaire du Freiamt inférieur, traducteur d'oeuvres grecques, italiennes et françaises. — 5. Hans -Félix, fils du n° 3, 1737- 1811, tireur d'argent, bailli d'Altikon 1778, de Hegi 1781. — (i. IIans-Kiimi \n, 2 mais 1792 - 19 nov. 1847, pasteur de Benken, doyen, auteur d'une Hist. suisse.
— ADB 40. — Barth III, Reg. — 7. Hans - Heinrich, 4 janv. 1810 - 10 oct.
1874, pasteur, Dr phil., professeur à l'École industrielle de Zurich, privatdocent à l'université et à l'École polytechnique. Auteur de Gesch. des europ.
Staatensy stems v. de.r Reformation bis 1661 et d'autres ouvrages ; s'occupa de l'impression de l'histoire de la. Réformation, de Bullinger. —ADB 40. —AS G 2. —Barth III.
— 8. Arnold, 27 oct. 1826 - 4 juin 1915, entra jeune au service d'Autriche et devint chef de la. division autrichienne du génie à Mayence. De retour à Zurich en 1864, il fut directeur des travaux publics de la ville 1865-1879, colonel divisionnaire 1875, député au Grand Conseil 1881-1896, président de l'Exposition nationale suisse de Zurich 1883. Titulaire, la même année, de la médaille d'or Pour le Mérite. — SZG. — NZZ 1915, n03 814, 818. — Th. Usteri : Goldene Verdienstmedaille — S. Zurlinden : Hundert
Jahre Zurich IL — 9. Albert, 22 mai 1833- 30 juin 1908, d'abord poêlier, puis ingénieur civil, ((instructeur du tunnel du Zimmerberg près de Lucerne. — Bericht der Quaibaudirektion Zurich 1889.
— 10. Emma, 10 févr.
1859- 23 nov. 1914, peintre paysagiste. — SKL.
— Voir en général LL. — LLII. — Tabelles de Hofmeister. — K. Keller- Escher : Prontptitar. mus.
Une branche de celle famille prit le nom de Vôgelin à partir de 1797. Elle a compté trois général ions de théologiens e1 d'historiens. — 1. Salomon, 2 juin 1774 -7 janv. 1849,
pasteur à L'orphelinat de Zurich 1802-1820. Fécond écrivain d'oeuvres religieuses et d'histoire ecclésiasti que, éditeur d'un extrail des œuvres de Zwingli 1819- 1820 ; auteur de Das alte Zurich, 1828 : Gesch. dei Wasserkirche und der Stadtbibl. Zurich, 1842-1848, etc. D' theol. h. c. de l'université de Zurich 1838. LDJ3 10
— Nbl. der Stadtbibl. Zurich 1884 1885.- Nbl. Waisenhaus 1850. — Barth III. — 2. Anton-Salomon, fils du
Anton-Salon Vôgelin..
I l'après nue ;nu ure sur cuivre.
YUEGELINSEGG
VUELLMY
Friedricli-Salomon Vôgelin.
D'après une lithographie.
n" I. I 2 mai 1804 - 17 oct. 1880, pasteur, maître de grec au Carolinum de Zurich 1828-1833, prédicateur et précepteur, professeur de grec et d'hébreu au gymnase 184 1-1875, privat-docent de philologie ancienne à L'université de Zurich 1833, professeur extraordinaire 1852- 1868. Traducteur d'oeuvres littéraires de L'antiquité, l'r phil. li. c. 1852, bibliothécaire à la Bibliothèque de la ville 1841-1880. Auteur de divers Neujahrsblàtter et de Herders Cid, 1879. - ■ NZZ 1880, nos 310-312. - ADB U). — ZT 1881. —AS G III. — Nbl. der Stadtbibl. Zurich 1886-1887. -- 3. Friedrich-Sa/omon, 26 juil. I s:jT - 17 oct. 1888, fils du n° 2, pasteur à Uster 1862- 1870. Partisan d'une réforme de la théologie, il qualifia Jésus d'homme et la Bible d'oeuvre humaine imparfaite, ce qui provoqua une protestation de la part de 78 ecclésiastiques zuricois. Député à la constituante 1867, au Grand Conseil 1869-1884, au Conseil national 1875- 1888. Professeur d'histoire de l'an à l'université de Zurich depuis 1870, professeur d'histoire suisse à l'école normale de Kûsnachl 1871-1877. Vôgelin est le père spirituel du Musée national, dont il lii la proposition au Conseil national. J.-C. Heer a fait de lui le héros de son roman de Félix Notvest.
Ouvrages : Die Gesch. Jesu u. der I rsprung der christl.
Kirche, 1867; Denkmàler der Weltgesch. ; Schweizergesch. fur Schulen ; Das dite Zurich (en collaboration avec Niischeler) ; biographies de son père et de son grand-père ; plusieurs élude, sur Holbein ; Dr phil. h. c. 1885. —ADB 40. — TSRG 1888. — ASG5.— ASA 6. — NZZ 1888, n»s 292, 302, 305, 306. — Barth III. — Alex. Isler : Prof. D* Salomon Vôgelin. — 4. Heinrich, 1830-1906, de Reigoldswil (Bâle-Campagne), bourgeois de Zurich-Enge depuis 1885. mathématicien, inspecteur général du chemin de fer du Nord-Est jusqu'en 1900, colonel à l'état-major général. — ZWChr. 1916. . [E. it.j
VŒGELIIMSEGG (bataille de) (15 mai 1403). Au commencement de 1401, la communauté appenzelloise, qui embrassait Appenzell, Ilundwil. Teul'en, l'rnàsch et aussi Trogen, Speicher et Herisau, prépara la lutte contre la domination du couvent de Saint-Gall. Elle trouva de L'appui dans la ville de Saint-Gall et chez les sujets de l'Alte Landschaft, également mécontents du régime du couvent. Les Appenzellois conclurent avec eux une alliance. En 1402, une sentence des villes du lac de Constance décida que cette alliance devait être annulée. La ville de Saint-Gall se soumit. Mais en 1403, les Appenzellois entrèrent dans la combourgeoisie de Schwyz qui assuma désormais le rôle dirigeant dans les luttes pour l'indépendance, et députa un amniann chez ses nouveaux alliés. Les hostilités s'ouvrirent au printemps de 1403. Les Appenzellois prirent d'assaut un certain nombre de châteaux appartenant à des ministériaux de l'abbé et entreprirent des expédil ions de pillage dans les domaines de la ville de Saint-Gall, qui s'était retirée de l'alliance. L'abbé reçut des secours des villes impériales du lac de Constance. Ces troupes, renforcées de celles de la ville et de l'abbaye de Saint-Gall, partirent de cette ville pour pénétrer, par Speicher, au cœur du pays d'Appenzell. Exactement informés des desseins île leurs adversaires, les Appenzellois prirent secrètement leurs mesures. Ils ele\ èrent un retranchement près de la ferme « zu Loch », à la frontière du pays, au-dessous de Vôgelinsegg et attendirent l'ennemi dans le voisinage. La troupe appenzelloise était à peine forte de 200 hommes, selon la tradit ion. I n certain nombre de Schwyzois l'a \ ait ralliée.
Le 15 mai 1403, l'armée des alliés parvinl à la fron- I ière appenzelloise sans prendre la précaution de couvrir
sa marche par un service de sûreté. Elle arriva au retranchement, qui était ouvert. La cavalerie, suivie des fantassins, le franchit, s'engageant dans un chemin creux, qui gravissait la pente au-dessus du retranchement. C'est alors que les Appenzellois et leurs alliés surgirent brusquement du bois, se précipitant en un élan irrésist ible sur le fronl e1 les flancs de l'ennemi, pris par surprise. Le terrain était défavorable à la cavalerie qui ne put entrer en action, ni se disséminer. Elle lit volteface, dans le dessein de se déployer de l'autre côté du retranchement. Mais ce mouvement fut le signal d'une débandade générale de ton h' l'armée assaillante. Elle prit la fuite dans la direction de Saint-Gall, poursuivie parles Appenzellois. Les ennemis qui ne purent retraverser le retranchement furent tous massacrés. Les villes perdirent environ 200 hommes. Constance seule eut près de 100 tués. Cette bataille fut pour les Appenzellois un succès décisif. Il ne fut plus question de leur retour sous la domination abbatiale. Ayant pris à leur solde de nombreux Schwyzois, les Appenzellois continuèrent les hostilités dans les territoires sans défense de Table e1 poursuivirent de leur vengeance les villes de la région du lac. En oct. 1403. une trêve mit fin à ces expéditions ; quelques mois plus tard, la paix fut conclue. Mais l'abbé Kiino n'abandonna pas la partie. La Ligue des villes du lac de Constance s'étant séparée de lui et Saint-Gall s liant réconcilié avec les Appenzellois par des accords particuliers, il demanda assistance au duc Frédéric IV d'Autriche, Les hostilités continuèrent jusqu'à la seconde bataille décisive, celle du Stoss en 1405. — Hist. mil. de lu Suisse I (avec bibliogr.). — Gabr. Walser : Appenzeller ' hronik. — J.-C. Zellweger : Gesch. des appenz. Volkes. — G. Rùsch : Der Kt. Appenzell. — Dierauer I. [E. Sch.]
VŒGTLIN (Vœgtli). Vieille famille argovienne, qui posséda longtemps la scierie du bailliage de Schenkenberg. Johann fut admis en 1657 à Berne en qualité d'habitant perpétuel. — Johann, son fils, diacre à Brugg, en devint bourgeois 1695 et y fonda la branche encore florissante. — LLH. — 1. Maria, Dr med.. épouse du professeur Albert Heim (voir art. IIfim. C. Saint-Gall). — 2. Adolf. * 25 févr. 1861 à Brugg. Dr phil., successivement maître à l'école de district de Baden, à l'école réale de Bâle, à l'école normale de Kiisnailit et au gymnase de Zurich. Rédacteur de la revue Am hàuslichen Herd, auteur d'un grand nombre de nouvelles et de romans : Das neue Gewissen, 1897 : Heinrich Manesses Abenteuer n ii.il Si liicksale, 1910 de plusieurs œuvres dramatiques, dont Hans Waldmann , 1914 ; de Gesch. der deutschen Dichtung, 1914. — DSt
— Barth III, p. 904. — NZZ 1921, n» 294. — Dit Schweiz 1921, p. 100. — Presse de février 1931, à l'occasion de son 70e anniversaire. [H. Tr.]
VŒLI. Famille éteinte de Saint-Gall. de très ancienne bourgeoisie, qui joua un rôle important jusqu'en 1360. Hue et Christian, frères. 1275. — Kaspar, ammann à la cour de l'abbé, cité de 1387 à 1401. t 13 sept. 1419
— W. Ehrenzeller : Kloster u. Stadt St. Gallen in Spâtmittelalter, p. 24. 294. — USfG III, p. 19 : IV, p. 339, 628 ; V, p. 169. [J. M.]
VŒLKER, Karl. * 5 janv. 1796 à la Wartbourg (Thuringe). Instituteur à Hofvvil 1819, maître de gymnastique à l'École cantonale de Coire ; l'Autriche el la Prusse ayant demandé son extradition il se rendil en Angleterre le 20 août 1824. Il fonda à Liverpool un institut basé sur les méthodes de Pestalozzi. Rentré en Suisse, il transféra son établissement au château de Heerbrugg (Saint-Gall) et le continua jusque vers 1840. Bourgeois d'Alstàtten : journaliste, député au Grand Conseil 1846, président du tribunal de district du Bas- Rheintal dès 1848. un des initiateurs de la régularisation du Rhin, de la construction des chemins de fer, cofondateur de la société cantonale d'agriculture. + à Kappel (Toggenbourg) 2 oct. 1884. — Dierauer V. — SL 30, p. 18. — St. Galler Tagblatt 1884. n» 235 : 1922, n» 169. — St. Galler Nbl. 1926. p. 36, 19, 51. — J. Brùschweiler : Vom Bauernjungen zum Grossindustriellen, p. 37. [J. M.]
VŒLLMY (VOELLMIN). Depuis plusieurs siècles, des familles de ce nom. qui dérive d'un prénom, existent
VOENS
à Ormalingen (Bâle-Campagne) ; au XVIII* s., des bracnhes se sont établies à Sissach dont elles sont devenues bourgeoises. — 1. Heinrich, de Sissach, * 1812 fondateur et rédacteur du Baselbieter, personnalité influente à l'époque des troubles qui aboutirent à la séparation de Bàle-Campagne et lors des luttes constitutionnelles des années 1860 et suivantes ; député à la consti- I limite et au Grand Conseil 1863. f 17 avril 1879 à Bàle. — 2. Karl, cousin du n» 1, * 1835 à Sissach, lithographe et maître de dessin aux écoles de district, puis à l'école des arts et métiers et au gymnase de Bâle t 11 juin 1884. — 3. Theodor, d'Ormalingen, * 26 nov. 1840 à Gelterkinden, passementier et agriculteur se fit un nom comme botaniste ; étudia la flore de son 'lieu d'origine. | 12 juin 1915 à Gelterkinden. — Archives 7o™'Etat^de Bàle-Campagne. — Basler Nachrichten 1879, n« 92 ; 1884, n» 140. — M. Bitterlin : Bùrgerbamihenbuch von Sissach. — Tâtigkeitsber. der nalurf Ges. Baselland 1917-1921. — [0. G.] — D'une famille Vœllmy, devenue bourgeoise de la ville de Bâle, descend : — Fritz, peintre et graveur, * 1863, travailla à Karlsruhe, Nervi, Munich, en Belgique, à Venise, en Dalmatie, puis en Allemagne, en Hollande en Scandinavie et en Italie. Un des fondateurs de là Sécession de Munich, établi à Bàle depuis 1894, où il
peignit notamment les fresques de l'hôtel de ville
SKL. — DSC. rC Ro T
.-Y?^STI(C- et D" Ne"châtel, Corn. Saint-Biaise. V. DGS). Hameau. En 1143, Win ; 1150, Vœns. Étym d après H. Jaccard : Essai de topontjmie : Woco-inqen Deux actes papaux, 1185 et 1221, mentionnent l'alleu de Voens parmi les possessions de l'abbaye de Saint- Jean de Cerher. Voëns faisait partie déjà au XIVe s de la châtelleme de Thielle. Sam. de Marval y ayant hérité en 1754 d'un domaine Chambrier, construisit la maison « du haut » et les jardins dont l'abbé Delille fut l'hôte et que chanta César d'Ivernois ; propriété Godet-de Marval dès 1919. La commune de Voëns et Maley fut reunie en 1888 à celle de Saint-Biaise. Celle-ci a donné au chemin de Voëns le nom du poète Ph. Godet qui y passait tous ses étés. — Voir ses Souvenirs et les Réalités — • E. Quartier-la- Tente : Le canton de N. — G. -A Matile : Mon. — MN 1916,p. 179. — Arch. d'État. [M. G ] VOGEC. Familles des cantons de Berne, Fribourg Glans, Lucerne, Schaffhouse, Unterwald, Zurich. Le nom est certainement de la même origine que Vogler et provient du métier d'oiseleur.
A. Canton de Berne. Familles de Herbligen et Wangen a. A., citées depuis le milieu du XVII» s. — Jakob du Hubel à Herbligen, capitaine, se distingua en 1798 au Grauholz contre les Français et fut grièvement blessé
— Hermann Vogel : Oberdiessbach, p. 93. [h. Tr.]
B. Canton de Fribourg. Vogel ou Fogel. Familles de Fribourg, d'Agrimoine et de Chiètres, dont le nom est mentionné dès le XIV s. Réceptions dans la bourgeoisie de Fribourg en 1399, 1403, 1772. — Pierre gardien du couvent des cordeliers de Fribourg 1393.'
— G. Studerus : Die alten deutschen Familiennamen von Freiburg. — B. Fleury : Catal. des religieux du couvent des Cordeliers, dans ASHF VIII. — J.-F.-L. Engelhard : Darstellung des Bezirks Murlen 157, 216. [j. N.]
C. Canton de Glaris. L'une des plus anciennes familles du canton, encore bourgeoise de Glaris, Riedern et Oberurnen ; éteinte à Ennenda et
I rt. . ' . | , ! Li-rt Linthal. Armoiries : de gueules à un !Ml'lLki!Ji3ill oiseau d'argent armé d'or. Rudolf, de Linthal, 1333 ; Walter, conseiller 1372, caution du canton envers Sâckmgen ; Rudolf, f 1388 lors du massacre nocturne de Weesen. — 1. Albrecht, de Linthal, l'un des chefs glaronnais à la bataille de Nâfels 1388, souvent arbitre et député à la Diète, landammann 1398-1416.
t après 1428. — 2. Heinrich, député à la Diète ?U3 !e,dctral àoUlra 1447> bailli de Baden 1453.
1522 èîwR58i», 3; ^o8' de Glaris> baim du Gaster 1522 1526, 1534 et 1538, collabora aux négociations
m.PP« \ * ?tre,la/ille de Berne et les V cantons catholiques 15J1 ; chef des Glaronnais catholiques lors de la uhbs vu — il