‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 82 sur 213 · Hans, 1610-1685, bailli de Mendrisio · texte numérisé non relu

Hans, 1610-1685, bailli de Mendrisio

6. Urs-Viktor-Josef, 1702-1766, bourgmestre 1745, bailli du Lebern 1749, de Buchegg 1757, intendant des bâtiments 1759, bailli de Kriegstetten 1762. — 7. Urs- Josef-Anton, 1711-1788, bailli de Gôsgen 1753. — 8. Peter-Josef, 1722-1799, officier en France, avec commission de colonel 1768, brigadier 1781, chevalier de Saint-Louis, maréchal de camp 1787. — 9. Urs- Viktor-Bonaventura, fils du n° 7, 1731-1793, Gemeinmann 1774, participa à la prestation de serment 1777, bailli de Kriegstetten 1788. — 10. Urs-Viktor, * 1724, prêtre, prévôt de Schonenvverd 1765. f 1781. — 11. Maria-Karl, 1758-1842, capitaine de cavalerie à Soleure 1792, chevalier de Saint-Louis, capitaine et major au régiment anglais de Roll, se rendit deux fois en Egypte, fut durant quelque temps prisonnier des Turcs. — Voir en général LL. — LLH. — Protas. Wirz : Bùrgergeschlechter. — Alex. Schmid : Kirchensdtze. — May de Romainmôtier : Hist. militaire. — G. v. Vivis : Bestallungsbuch, aux Arch. d'État de Soleure. [t v. V.]

VOGELSANGER. Familles des cantons de Schaffhouse et Zurich.

A. Canton de Schaffhouse. Famille k°urBeoise ^e ren. — Johann-

Jakob, voir sous Canton de Zurich.

B. Canton de Zurich.

Vieille famille bourgeoise d'Engstringen et Weiningen, dont le nom étail autrefois Vogelsang. Elle doit tenir son nom d'un ancien domaine à Engstringen, où elle est déjà citée en 1446. — [J. Frick.] — Johann- Jakob, * 1er juil. 1849 à Beggingen (Schaffhouse), f 12 avril 1923 à Zurich, où il s'établit en 1856, jardinier.

Il participa en 1869 à la fondation du parti socialiste suisse, fut rédacteur du Grûtlianer à Zurich, député Tau Conseil national 1890-1905, au Grand Conseil 1892-1905 et 1907-1911. — DSC. — Grùtlikalender 1924. — NZZ 1923, n° 541. [E. D.]

VOGELSHAUS (C. Fribourg, D. Singine, Com. Bôsingen. V. DGS). Hameau et maison de campagne. La propriété de Vogelshaus, ancien fief de l'ordre teuto-

Johann-Jakob Vogelsanger.

D'après une photographie.

YOGELWEIDER

VOGLER

nique lui achetée des frères Benkele, en 1(j2l\ par le chevalier Jean de Lenzbourg et est restée dans cette famille. Le château actuel a probablement été construit par l'architecte Paul Nader en 1758. Vogelshaus lui, en 1451, le lieu de réunion de conjurés partisans de l'Autriche, qui voulaient renverser le gouvernement de Fribourg, Arrêtés le 14 févr. 1452, ils furent exécutés. — Voir P. de Zurich : La maison bourgeoise, dans le canton de Fribourg. — A. Bùchi : Freiburgs Bruch mit Œsterreich. [Pierre de Zurich.]

VOGELWEIDER. Famille éteinte de Saint-Gall. Armoiries : d'argent à la bande d'azur chargée de trois étoiles d'or. LJli Yogelwaidersgass 1378. — 1. llw^. acheta en 1 130 la Berneck avec l'emplacement de son château ; prévôt de corporation 1436. — 2. Andii \ frère du n° 1, bourgmestre 1447. — 3. Ludwig, premier associé de la société commerciale des Vogelweider souvent cilée dans la seconde moitié du XVe s. ; noua en 1474 des relations d'affaires avec la Saxe, en 1484 avec la Hongrie. Il fut chargé en 1488, par la Diète, de trouver un amateur pour le diamant du duc de Bourgogne. Député au congrès de paix de Fribourg 1476, bourgmestre 1478, 1486. — 4. Melchior, fils du n° 3, propriétaire du château de Steinach acquis en 1481 par son père, le vendit en 1509 à l'abbaye de Saint-Gall. — UStG IV et V. — MVG 35, 37. — LL. — A. Nàf : Chronik, p. 64. — J. v. Watt : Deutsche hist. Schriften II, p. 6 ; III, p. 354. — Gfr. 48, p. 203. — AS I, vol. II, III, 1. — J. Mùller : Die Steinerburg, dans Ostschweiz 1923. [J. M.]

VOGLER. Familles des cantons d'Argovie, Berne, Saint-Gall, Schaffhouse, Thurgovie, Unterwald et Zurich. Le nom provient du métier d'oiseleur (voir aussi Vœgeli et Vogel).

A. Canton d'Argovie. — Karl, d'Oberrohrdorf, * 26 févr. 1874, maître de chant et directeur du chœur de Baden 1897-1919, directeur au conservatoire de musique de Zurich depuis 1919, compositeur ; liste de ses œuvres dans E. Refardt : Musikerlex. — DSC. [H. Tr.]

B. Canton de Berne. Famille éteinte de Berne, où elle est citée déjà au XIVe s. et représentée au Grand Conseil au XVIe s. — Moyses, peintre verrier au XVIe s. — LL. — SKL. [B. Schmid.]

C. Canton de Saint-Gall. Famille d'Altstàtten, où le nom est cité depuis le XIIIe-XIV° s. Armoiries : un oiseau aux ailes éployées (sceau du n° 2). — 1. Hans, ammann de l'abbé dans le Rheintal 1437, 1448. | 1452 ou 1453. — 2. Hans, 13 févr. 1442-9 juil. 1518, ammann du tribunal de l'abbé à Altstâtten et ammann des biens et revenus du couvent 1470-1518, administrateur du bailliage de Blatteii 1487 ; auteur d'une chronique de sa famille. — 3. Hans, fils du n° 2, * 21 oct. 1498, ammann du tribunal à Altstâtten 1518, secrétaire de cette ville 1521, ammann de la ville 1523, capitaine au service de France, travailla à partir de 1525 contre le gouvernement de l'abbé de Saint-Gall. Il proposa l'introduction de la Réforme dans les quatre communes d'Altstàtten, Marbach, Balgach et Bernang le 15 août 1528 à l'occasion de l'assemblée des communes à Marbach, se mit à la tète d'une administration indépendante de l'abbé sous la protection de Zurich, s'enfuit après la bataille de Cappel 1531, bourgeois de Zurich 1535. Il acquit le château et la seigneurie d'Uster en 1541, fut administrateur de la cité de Rappoltsweiler (Alsace) en 1567. t à Zurich la même année. Continua la chronique de son père. — 4. Johannes, cousin du n° 3, lat. Auceps, élève de Glarean, musicien, maître d'école à Saint-Gall 1522, diacre, ami de Zwingli, Vadian et Kessler, curé de Thal-Rheineck, prédicateur à la cour de Montbéliard 1537 où il introduisit la Réforme. t 1540. — UStG III, p. 774 ; V, p. 294, 696, 1058 ; VI, p. 205. — J.-J. Hâne : Dos Familienbuch zweier Amtmànner, dans JSG XXV. — ■ J. Kessler : Sabbata. — Zwinglis Werke VIII, p. 131. [J. M.]

D. Canton de Schaffhouse. Vogler, VOGELER. Famille bourgeoise de Schaffhouse, connue depuis 139^. Armoiries : d'azur à un oiseau d'or huppé, posé sur trois coupeaux de sinople. — 1. Johann-Konrad, 1er déc. 1739 - 7 déc. 1807, menuisier et sculpteur ; auteur de plans de fortifications et architecte, di-

recteur des travaux de la ville 1799. — ■ SKL. — ■ 2. Johann -Konrad, fils du n° 1, 24 mars 1772 -23 mars 1826, dessinateur et architecte, maître au gymnase 1805, construisit le château d'Enzenberg près de Singer», dirigea pour le compte de ;la ville la restauration de la tour de la collégiale et celle du cloître; administrateur des propriétés artistiques de Ja ville. — SKL. — 3. Gottlieb-KON- RAD, 3 oct. 1832 - 10 déc. 1908, inspecteur des forêts, réorganisateur du régime forestier ; membre important de diverses autorités, occupa diverses fonctions publiques. Auteur de divers travaux et de Die Wasserwerkgesellschaft in Schaffh. — Schaffh. Intelligenzbl. 1908, n" 291. — Catal. de la Bibl. de Schaffhouse. — - 4. A'aW- Heinrich, 22 oct. 1833 - 14 déc. 1920, Dr med. à Wetzikon, depuis 1876 à Schaffhouse, entomologiste et collectionneur de scarabées et libellules (collection au musée de Schaffhouse), autorité dans le domaine des podurides. Historien de l'art.

Président des sociétés d'art et d'histoire naturelle, éphore du gymnase, auteur de publications sur les insectes, de biographies d'artistes schaffhousois :

Alexander Trippel, Lorenz Spengler, Joh.-Georg Ott, Johann-Jakob Œchslin, dans Nbl. des Kunstver.

und des Hist.-ant. Vereins Schaffhausen , du chapitre Schaffhauser Kûnstler de la Festschrift der Stadt Schaffhausen 1901 ; collaborateur à SKL. — Mitt.

d. naturf. Gesell. Schaffh.

1922-1923, II. — Schaffh.

Tageblatt, 1920, n° 295.

— Catal. de la Bibl. de Schaffhouse. — VSNG

1921. — Schw. Med. Wochenschr. 1921. — 5. Johann- Heinrich, * 1840 à Trùllikon (Zurich), lithographe et dessinateur, travailla deux ans à Milan. — SKL.

— US. — Reg. généal. de Schaffhouse. — Armoriaux 1819 et 1852. [Stiefeu]

E. Canton de Thurgovie. Très ancienne famille de Frauenfeld, dont les représentants jouèrent souvent

un rôle important dans la vie pu- ^ blique. Armoiries : d'or à un oiseau de sable posé sur trois coupeaux de sinople; variantes. — 1. Adam, * 1747, juge du pays 1787. — 2. Adam, fils du n° 1, * 1775, Oberamtmann. — 3.

Karl, petit-fils du n° 2, * 25 janv.

1840, député à la constituante 1868, au Grand Conseil et juge cantonal 1869. conseiller d'État 1874 ; chef d'artillerie du IIIe corps d'armée 1895. f 29 juin 1895. — 4. Paul, * 3 juin 1875, arrière-petitfils du n° 2, Dr phil., professeur d'histoire naturelle à l'école cantonale de Saint-Gall 1902, recteur du gymnase ; auteur de nombreux travaux de biologie et de pédagogie. — J.-A. Pupikofer : Frauenfeld. — DSC. — LLH. ■ — ■ Gesangsordnung... Frauenfeld, 1707. — J. Dierauer : Kantonsschule St. Gallen, p. 104. — Arbre généalogique, propriété de O. Vogler, Frauenfeld. — Martin, d'Engen, chanoine et vicaire général de Constance ; visita en 1646 et 1662 le canton de Lucerne. — OBG.— Gfr. 28. [Herdi.]

F. Canton d'Unterwald. Vieille famille notable de la paroisse de Lungern, citée déjà en 1451. [R. D.]

G. Canton de Zurich. Diverses familles. Le nom apparaît en 1295 déjà à Bulach. — UZ. — 1. Famille encore existante de Niederhasli, où elle est déjà mentionnée en 1455. — II. Famille d'Elgg, où elle existe déjà en 1531.

— K. Hauser : Elgg, p. 725. — Andréas, capitaine des

Karl-Heinrich Vogler.

D'après un portrait à l'huile

de Hs. Sturzenegger.

VOGORNO

VOGT

gens'd'Elgg, accusateur de Georg Gôldli après ]a défaite de Cappel 1531. — E. Egli : Schlacht bei Rappel, p. 10.

— III. Famille de Stammheim, où elle est mentionnée pour la première fois en 1467. — Hans-Heinrich, bourgeois de Zurich 1548. [J. Frick et H. Schulthess.]

IV. Famille bourgeoise de Zurich, éteinte en 1778. Armoiries : de gueules à une fleur de lys d'or supportant un oiseau, accompagnée au canton dextre du chef d'une hache de boucher d'argent et en pointe de trois coupeaux de sinople. — Armoriai de K. Meyer, 1674. — Hans, 1498-1567, d'Altstâtten, voir sous Canton de Saint- Gall. — Félix, 1666-1752, pasteur à Richterswil, camérier du chapitre du lac de Zurich, auteur de Tabula prsefecturse Vadisvillanm occasione belli toggici. — LL.

— LLH. — Diirsteler : Stemmatologia Tigurina et Esslinger : Promptuar (manuscrits Bibliothèque centrale Zurich). [H. Schulthess.]

VOGORNO (C. Tessin, D. Locarno. V. DGS). Com. et paroisse. En 1234, Vegorno. Vogorno fit partie de la vicinanza du Val Verzasca, mais en 1235 on mentionne Vogorno comme vicinanza particulière. On y trouve dans la suite quatre squadre ou terre. C'est à Vogorno que le podestat du Val Verzasca administrait la justice pour les communes de Vogorno et Lavertezzo. Vogorno et Brione fournissaient à tour de rôle le podestat et le lieutenant de la vallée, mais le podestat qu'il présentait était nommé par Lavertezzo. Vogorno fut le premier centre religieux du Val Verzasca. L'église San Bartolomeo fut bâtie vers 1235. Elle a été reconstruite probablement dans la première moitié du XVIIe s. tout en gardant quelques parties de l'édifice primitif; elle fut restaurée à plusieurs reprises, la dernière fois en 1924. A cette occasion on y découvrit des fresques du XVe s. La chapelle Sant' Antonio fut construite au début du XVIIe s. De Vogorno se détachèrent les paroisses de Brione et Frasco avant 1518, Lavertezzo au XVIe s. et Corippo en 1782. Registres paroissiaux dès 1500. Population : 1591, environ 130 ménages (avec Corippo) ; 1801, 540 hab. ; 1930, 403. — BStor. 1894. — K. Meyer : Die Capitanei von Locarno. — G. Buetti : Note storiche religiose. — J.-R. Rahn : J Monumenti. — S. Monti : Atti. — Monilore di Lugano 1921, 1922. — Archiv. stor. Svizzera ilal. 1927. [C. T.]

VOGT. Familles des cantons d'Argovie, de Bâle- Ville, de Bâle-Campagne, de Berne, de Fribourg, de Genève, de Lucerne, de Schaffhouse, de Soleure, de Thurgovie, de Zoug et de Zurich.

A. Canton d'Argovie. I. Famille d'Aarau au XVe s. Armoiries : d'or au pal d'azur chargé de deux étoiles d'or. — Burkhard, avoyer 1383 ; f à Sempach 1386. — W. Merz : Wappenbuch v. Aarau. — II. Alfred, Dr med., * 31 oct. 1879, professeur et directeur de la clinique ophtalmologique de Bâle, professeur d'ophtalmologie à l'université de Zurich depuis 1923. — DSC. — NZZ 1932, n° 1629. [H. Tr.]

B. Canton de Bâle. I. Alfred, * 1879, d'Aarau, Dr med., voir sous A. — II. Martin, organiste et compositeur, * 1781 dans le haut Palatinat bavarois, t 1854 à Golmar, organiste et violoncelliste à Saint-Gall, Einsiedeln, Mariastein, Disentis, Coire, Mûri et Saint- Urbain, organiste à Arlesheim près de Bâle 1812, violoncelliste à l'orchestre bâlois ; bourgeois d'Arlesheim, organiste de la cathédrale de Saint-Gall 1823, de l'église de Saint-Martin à Colmar 1837. — BJ 1884. — E. Refardt : Musikerlexikon. [C. Ro.]

C. Canton de Bâle-Campagne. — JACQUES, voir sous Canton de Fribourg II.

D. Canton de Berne. I. Famille éteinte de Berne, où le nom apparaît déjà au XIVe s. Elle est représentée déjà au XVe s. au Grand Conseil. Armoiries : d'or au soc de charrue d'azur accompagné en pointe de trois coupeaux de gueules. — 1. Conrad, f 1523, bailli de "Wangen s. Aar 1495, de Schenkenberg 1503, Lenzbourg 1516 ; du Petit Conseil 1514 et 1521, chef de troupes bernoises dans la guerre de Souabe. — 2. Wolfgang, châtelain de Wimmis 1524. — 3. Jakob, f 1537, bailli de Bipp 1527, du Petit Conseil 1532, banneret 1535, intendant des bâtiments 1536. — 4. Conrad, f 1526, fils du n° 1, grand sautier 1510, bailli de Wangen 1518.

— 5. Conrad, f 1603, bailli de Trachselwald 1577, du

Petit Conseil 1584 et 1601, bailli de Wangen 1588, de Cerlier 1594, banneret 1591, 1599 et 1607. — 7. Berchtold, 1535-1600, fils du n» 6, du Petit Conseil 1571 et 1577, avoyer de Thoune 1571, banneret 1579 et 1587.

— 8. Samuel, t 1619, fils du n° 7, banneret d'Avenches 1609, de Morges 1618. — 9. Hans, directeur des grains 1573, bailli de Grandson 1576. — II. Famille originaire d'Allemagne, devenue bourgeoise de Cerlier avec — 1. Philipp-Friedrich-Wilhelm, de Dauernheim (Hesse) 1786 - 2 janv. 1861, professeur de médecine à Giessen 1817, à l'université de Berne 1835, recteur 1836. Fut en relations amicales avec les chefs du mouvement libéral. ■ — Fr. Haag : Sturm u. Drang an der Berner Hochschule, surtout Suppl. II, p. 513 et 576. — ■ Biogr. Jahrbuch VI, p. 123. — 2. Car/-Christof, voir sous Genève II. — 3. Emil, 1820 - 24 avril 1883, fils du n° 1, Dr jur., avocat à Berne, professeur de droit romain à l'université de Berne 1869. — F. Haag : Sturm u. Drang an der bernischen Hochschule. — Alpenrosen 1883. — Barth III, p. 905. — 4. Adolf, * 1823, fils du n° 1, Dr med., maître de mathématiques à Berne 1845, médecin pour le choléra à Paris 1849, médecin à Laupen 1849-1856, à Berne 1856-1877, professeur d'hygiène 1877. Il travailla beaucoup à améliorer les conditions sanitaires de la ville de Berne, à introduire la vaccination et la police sanitaire. — Barth III, p. 905.

— V. Hardung : Lit.-Kal. 1893, p. 183. — [B. Sghmid.]

— 5. Guslav, fils du n» 1, 21 juil. 1829 - 12 nov. 1901, Dr jur., avocat à Berne 1853, collaborateur de J. Stàmpfli ; rédacteur de la Berner Zeitung 1850- 1854, privat-docent à l'université de Berne 1854, directeur du Bureau fédéral de statistique 1860-1862, Dr jur. h. c. de l'université de Berne 1867, recteur 1869-1870 ; professeur de droit public à l'université de Zurich 1870-1901, recteur à Zurich 1876-1878, député au Grand Conseil 1872-1881, rédacteur en chef de la NZZ 1878-1885. Il participa activement au mouvement en faveur de la paix lors du congrès international pacifique de Berne 1868 ; auteur de Handbuch f. schweiz. Bundesrecht. Bibliogr. dans F. Fleiner : Biogr. Jahrbuch VI, 1901, p. 123. — [B. Schmid et K. G. M.] — 6. FELIX, Dr phil., 18 juil. 1856 - 20 juil. 1923, journaliste à Paris et collaborateur à de grands journaux allemands, traducteur de P. Benoît : Atlantide. Publiciste à Zurich depuis 1914. — NZZ, 23 juil. 1923. [K. G. .M.]

E. Canton de Fribourg. I. Familles éteintes de la bourgeoisie de Fribourg, mentionnées du XIVe au XVIIe s. Réceptions à la bourgeoisie en 1349, 1467, 1495, 1499, 1607, 1610, 1612. Armoiries : d'or à un soc de charrue d'argent accompagné en pointe de 3 coupeaux de sinople. — 1. JEAN, dit Seytenmachcr. lit. en 1515, avec Pierre Falk, le pèlerinage de Jérusalem.

— 2. Ulman, du Conseil des Soixante dès 1507, banneret du quartier du Bourg 1513-1516, des Secrets 1517-1518, membre du Petit Conseil 1518-1535. t 1537. — M. de Diesbach : Les pèlerins fribourgeois de Jérusalem, dans ASHF V. — P. de Zurich : Catalogue, dans AF 1919. — LL.

II. Famille d'origine bàloise, naturalisée et reçue dans la bourgeoisie de Fribourg en 1841. — 1. Jacqur^. musicien et organiste, * à Allschwil (Bâle) et baptisé le 19 janv. 1810. Organiste de Saint-Nicolas de Fribourg dès 1834, il sut faire valoir toutes les ressources du nouvel instrument construit par Aloys Mooser. Fonda, en 1841, à Fribourg, la Société de chant, qu'il dirigea jusqu'en 1867. Il enseigna, de plus, la musique vocale dans les écoles primaires et secondaires de la ville. Ses compositions musicales sont peu nombreuses : improvisateur de talent, il ne prenait pas souvent le temps et la peine de publier ses œuvres. La scène pastorale, où se trouve l'orage traditionnel qui contribua à la renommée des orgues de Fribourg. a été notée par lui de trois façons différentes, mais jamais publiée ; ses auditeurs affirmaient qu'aucune de ces trois versions n'était celle qu'il exécutait. Ses œuvros vocales sont plus nombreuses et ont été insérées dans les recueils de chants populaires fribourgeois. Les plus connues sont : Armons-nous ; Lebewohl ; Voici soleil, verdure, etc. f à Fribourg 5 juil. 1869. Les fonds

VOGT

recueillis pour lui élever un monument funéraire ont été, sur le désir de sa famille, employés à la fondation d'un cours de musique qui porte le nom d'École Vogt. — 2. Edouard, fils du n° 1, * à Fribourg 24 juil. 1847, succéda à son père comme organiste de Saint-Nicolas ; directeur de la Société de chant dès 1872, professeur de chant et de piano. Il fut, de plus, directeur de l'École Vogt, professeur au Conservatoire de Fribourg et membre du Comilé central de la Société fédérale de musique. A composé de nombreux chœurs d'hommes et des morceaux d'orgues. Sa cantate : L'Orage, pour chœur et orchestre, a été exécutée avec grand succès à la Fête fédérale de chant à Berne, en 1899. f à Fribourg 23 mai 1911. — Étr. frib. 1870 et 1912. — Soc. de chant de Fribourg, Souvenir du cinquantenaire de sa fondation 1841-1891. — J. d'Amman : Une visite de Franz Liszt et George Sand aux orgues de Fribourg, dans Étr. frib. 1925. — Schweiz. Musikzeitung 1869, n° 15. — Revue des Familles 1911, p. 328 et 387. — Souvenir du centenaire de la naissance de Jacques Vogt, 1810-1910. [J. N.] F. Canton de Genève. I. Famille originaire de Granges (Soleure). Selon une tradition de famille, le nom complet de la famille serait Vogt von Laiterberg, mais cela n'est pas prouvé par actes publics et authentiques. Armoiries : d'argent à une colline isolée de trois coupeaux de sable surmontés d'une échelle de sable de cinq échelons posée en fasce. Une branche devint bourgeoise de Genève en 1850. — François-Charles -Albert, * 5 août 1874 à Genève. Prêtre 1899, Dr es lettres en Sorbonne 1908, professeur d'histoire à l'université de Fribourg 1910-1918, curéarchiprêtre de N.-D. de Genève 1918-1928. Directeurfondateur de la Revue d'histoire de l'Église de France, co-directeur du Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques. Principales publications : Basile I", empereur de Byzance (867-886) et la civilisation byzantine à la fin du IXe s. ; Vie de Saint-Luc le Styiite ; Études sur le théâtre byzantin, dans Byzanlion VI, 1931 ; Le théâtre à Byzance et dans l'empire du IVe au XIIIe s. ; S. Théophylacte de Nicomédie, dans Analecta Bollandiana. Éditeur de : Bossuet : L' exposition de la doctrine de l'Église catholique ; éditeur et traducteur de : Nicétas de Paphlagonie : Panégyrique de St. Pierre et de St. Paul,

et avec I. Hausherr, de :

Oraison funèbre de Basile I" par son fils Léon VI le Sage. — Archives de famille. [H. G.]

II. A la famille bernoise, de Cerlier, se rattachent : — 1. CrtW-Christoph, fils du n° 1 de la famille bernoise, * 5 juil.

1817 à Giessen, f 5 mai 1895 à Plainpalais (Genève). Compromis dans l'affaire des républicains de Marbourg, il dut s'enfuir en 1835, se réfugia à Strasbourg, puis à Berne où il passa son doctorat en médecine en 1839.

Il travailla avec Agassiz à Neuchâtel 1839-1844, puis à Paris 1844-1846.

Professeur de zoologie à l'université de Giessen dès 1847. Au début de la révolution allemande, il fut nommé commandant de la garde civique de Giessen et député au Vorparlament de Francfort, puis député au Parlement de Francfort ; il y dirigea, avec Robert Blum, la gauche radicale. Il collabora alors à la Deutsche Reichszeitung. Il suivit le Parlement à Stuttgart et fut nommé, en juin 1849, avec Raveaux, Schiller, Simon et Aug. Bêcher, régent de l'empire allemand. La victoire réactionnaire le força à fuir. Il se réfugia de nouveau à Berne, puis se rendit à Paris et à Nice 1850- 1852. Aussi célèbre par ses écrits scientifiques que par son rôle politique, il fut appelé à l'académie de Genève en 1852 comme professeur de géologie. Professeur de paléontologie, de zoologie, et d'anatomie comparée

Cari Vogt.

D'après une lithographie.

1872. Naturalisé genevois en 1861, il fut député au Grand Conseil 1856-1862, 1870-1876, 1878-1880, au Conseil des États 1856-1861, 1870-1871, au Conseil national 1878-1881. Premier recteur de l'université de Genève, à l'extension de laquelle il a eu une très large part, notamment lors de la fondation et de l'organisation de la Faculté de médecine. Il présida l'Institut national genevois de 1857 à 1894. Son buste, par Niederhâusern, domine l'entrée de l'université de Genève. Citons parmi ses nombreuses œuvres, ses écrits politiques : Der achlzehnte September in Frankfurt-a-M., 1848; Die Aufgabe der Opposition, 1849 ; Mein Prozess gegen die Allgemeine Augsburger Zeitung, 1859 ; Studien zur ail g. Lage Europas, 1859 ; Andeutungen zur gesammten Lage Europas, 1864 ; Politische Briefe 1870-1871, et comme principaux travaux scientifiques : Physiologische Briefe, 1845 ; Untersuchungen iiber Thierslaaten, 1851 ; Zoologische Briefe, 1851 ; Bilder aus dern Thierleben, 1852 ; Kôhlerglaube und Wissenschafl, 1853-1855 ; Vorlesungen ûber den Menschen, 1863 ; avec Emile Yung : Traité d'anatomie comparée, 1888, 1894 ; Die Fische Mitteleuropas, 1896. — Voir C. Vogt : Aus meinem Leben, Erinnerungen und Rûckblicke, Stuttgart, 1896. — William Vogt : La vie d'un homme, Cari Vogt, Paris-Stuttgart, 1896. — Ch. Borgeaud : Hist. de l' Université de Genève, III (en préparation). — Gâtai, des ouvrages publ. par les prof, à V Université de Genève, I. — BIG XXXIV. — Emile Yung : L'œuvre scientifique de Cari Vogt, dans Revue scientifique 22 juin 1895. — Edouard Chapuisat : Portefeuille de Cari Vogt, 1932. — Werner Nâf : Nach der deutschen Révolution von 1848 j 1849 (Briefe von Ludwig Pfau und Cari Vogt aus dem Exil), dans RHS 1932. — ADB XL. — NZZ 1895, n°s 318, 320, 322, 323, 324. — Barth, n°s 16 499 - 16 505. — PS 1895 et 1918. — Élise Hirschmann : Karl Vogt als Politiker, Frankfurt - a. - M., 1924. — Paul Neitzke :

Die deutschen Fluchtlinge in der Schweiz 1848-1849, Charlottenburg, 1926. — 2. Guillaume, dit William (surnommé « Vovo »), fils du n° 1, * 1859 à Plainpalais, | 1918 à Vandœuvres. Secrétaire de la rédaction du Genevois, organe du parti radical ; il quitta bientôt le parti radical et attaqua les chefs de celui-ci ; il chercha à ressusciter l'ancien parti des Libertins et fut député au Grand Conseil de 1898 à 1902. Pamphlétaire, il est surtout connu par ses publications sur

Le péril maçonnique, 1901 ; Les Francs-maçons en Suisse et en France, 1904; Catal. d. francs-maçons suisses, 1910- 1911, etc. Ses œuvres principales sont : La vie d'un homme, Cari Vogt ; Autour d'un grand peintre de mon temps (Ferdinand Hodler, qu'il fut un des premiers à soutenir) ; L'altière confession ; Cahinopolis ; L'inéluctable (drame) ; La Suisse allemande et la guerre, etc. — JG, 19 juil. 1918. — PS 1918. — Archives d'État Genève. — Barth III, 905. [H. G.]

G. Canton de Lucerne. Branche des seigneurs de Malters, baillis de Wolhusen et bourgeois de Lucerne. Armoiries : d'azur à un pignon de tour d'argent issant de créneaux. — AHS 1928, p. 13. — 1. Berchtold, bailli de Wolhusen 1346, 1350-1351, 1301.— 2. Hermann, fils du n°l, bailli de Wolhusen 1367-1368.— 3. Johann, frère du n° 2, bailli de Wolhusen 1383, bourgeois de Lucerne 1386. — 4. IIeinricii, bailli de Wolhusen 1376, 1397, bourgeois de Lucerne 1382, du Petit Conseil 1395, bailli de l'Entlebuch 1398, de Kriens 1410. f 1*28. — 5. Hans, bailli de Kriens 1451. f 1568. — 6. Heinrich, Dr theol., prêtre 1470, chanoine de Lucerne 1479, de Munster 1484, prévôt de Lucerne 1486, recteur de l'uni-

William Vogt.

D'après une eau-lorte de

M. Desboutins.

VOGT

VOIROL

versité de Bâle 1490-1491. t 22 juil. 1500. Il laissa, entre autres, un rentier du chapitre soigneusement établi. — Gfr. 79, p. 37. — E.-F. v. Mùlinen : Helv. sacra I, p. 46.

— Riedweg : Munster, p. 20. — Th. v. Liebenau : Das alte Luzern. — Gfr. Reg. — Bas C VI, p. 333. — AHS 1916, 1928. [p.-X. w.]

H. Canton de Schaffhouse. Famille de Schaffhouse, citée la première fois en 1392. — 1. Wolfgang, artiste peintre, s'établit dans la ville, entre 1484 et 1487 ; on lui attribue des tableaux à St. Johann. — SKL. — H. Rott : Schaffh. Kûnstler, dans Bodenseezeitschrift 1926. — 2. Zimprecht, fds du précédent, pasteur à Bienne et député à la dispute de Berne 1528, appelé à Schaffhouse 1536 ; doyen et organisateur de la nouvelle église avec le pasteur Linggi ; ami et promoteur de l'école. ■ — J.-J. Schalch : Erinnerungen. ■ — - Festschrift der Stadt Schaffh. 1901. — US. — LL. — Th. Pestalozzi- Kutter : Kulturgesch. der Stadt Schaffh. II. [Stiefel.]

I. Canton de Soleure. I. Famille de Soleure éteinte au XVe s. ■ — Mathys, bourgeois 1361. Son fds — 1. Rudolf, bailli de Granges 1457, 1463, du Bucheggberg 1460, de Kriegstetten 1464. — 2. Konrad, fds du n° 1, avoyer de Soleure 1482-1483, 1486-1487, 1490-1491. — 3. Be- NEDIKT, fds du n° 2, bailli de Falkenstein 1461. — 4. Konrad, frère du n° 2, trésorier 1461, banneret 1467, bailli du Bucheggberg 1469, avoyer de Soleure 1470- 1471, 1474-1475. — LL. — II. Vieille famille de Granges déjà citée au XIVe s., qui émit des rameaux dans les autres communes du canton et devint aussi bourgeoise de Soleure en 1879. — Euserius, * 25 nov. 1849 à Granges, ingénieur, constructeur du chemin de fer de l'Emmenthal 1873-1875, ingénieur de la ville de Soleure 1875, ingénieur cantonal 1879-1880, ingénieur au service du Central suisse, ingénieur en chef 1897, puis au service des C. F. F. 1901, dirigea la construction de la ligne du Ricken. f 31 août 1917. — SB 1917. — 52. Bulletin der Ges. ehem. Stud. an der E. T. H. [H. Tr.]

K. Canton de Thurgovie. — I. Familles bourgeoises de quelques communes de la haute Thurgovie. Le nom apparaît la première fois à Gottlieben en 1312. — TU.

— II. Famille patricienne (Vogt von Zell) originaire de Radolfzell. Armoiries : d'argent à une échelle de sable. — 1. Bertold, maître

, changeur, acquit en 1432 le cellier suit t\ périeur de Niederbussnang et le Stel- / \ zenhof de Weinfelden, en 1435 le châ- I 1 teau et la moitié de la seigneurie de \ \ j Weinfelden avec les emplacements des I T Y 1 / châteaux de Neuenburg et de Straussberg, la juridiction de Bussnang ; à partir de 1439, il rendit la justice à Weinfelden, avec l'autorisation du roi Albert II, et construisit un pont sur la Thur. Il éprouva d'importants dommages de la part des Confédérés durant la guerre des plapparts, et Constance ne lui accordant aucun dédommagement, il se fît recevoir bourgeois de Zurich, qui lui promit de protéger Weinfelden. Ce fut la première prise de contact des Confédérés avec la Thurgovie. f avant 1480. — 2. Dorothea, prieure de Mùnsterlingen 1470. — 3. Hans possédait vers 1520 le château soleurois de Wartenfels, de sorte que ses descendants se firent aussi appeler Vogt von Wartenfels. — 4. Hans-Konrad, reprit vers 1585 les domaines féodaux voisins du château de Castell et construisit Ober-Castell, possession que la famille conserva jusqu'en 1614 et dont elle prit généralement le nom de Vogt von Castell, sous lequel on la rencontre encore au XVIIe s. — LL. — Pup. Th. — J.-A. Pupikofer : Frauenfeld. -- OBGÏ. — TB 28, p. 28 ; 43, p. 125. — J. Egli : Der ausgest. Adel von Zurich. — B. Amiet : Die Burgen Solothurn. [Herdi.]

L. Canton de Zoug. Familles éteintes de Baar et Zoug (à Zoug en 1769). — 1. Johann, de Baar, cité en 1400 comme fondateur ou bienfaiteur de l'église paroissiale de Zoug. ■ — 2. Gregorius Vogt (Hegemonius), curé de Zoug de 1564 à sa mort 1572. Le couvent d'Einsiedeln possède de lui deux manuscrits théologiques. — 3. Wolfgang, 1656 - 17 mars 1719, administrateur de l'église Saint-Osvvald à Zoug, dont il dota le maître-autel ; bailli de Hùnenberg 1697-1702, secré-

taire de la ville de Zoug 1682-lTon. Impliqué dans l'affaire Tschurrimurri 1700-1703, à titre de bailli de Hùnenberg, il v perdit sa situation et sa fortune — Zuger Nbl. 1892, p. 3. — 4. Placidus, fds du n° 3, 24 août 1681 - 25 mai 1747, abbé de Fischingen 1735-1747. — LL. — Gfr. 23, p. 342. — W.-J. Mever : Zuger Biogr. 1915, n<» 818-821. — E.-F. v. Miilinen : Helvetia sacra I, p. 92. — K. Kuhn : Thurgovia sacra. [W.-J. Meyer.]

M. Canton de Zurich. I. Vieille famille bourgeoise de Grùningen, actuellement aussi répandue dans d'autres communes du canton, à Illnau, Wangen. Peter, tondeur, est cité à Weiningen de 1614 à 1639, à Grùningen 1640. — IL Famille éteinte de Zurich, citée la première fois en 1310. — Dietrich, Dr en droit canon, chantre au Grossmùnster, prévôt de St. Stephan à Constance 1496. — Voir en général LL. — UZ. — Dursteler G. — — Dok. Waldmann. — ZT 1931. — Ziircher Sleuerbiicher. — III. — Gustav et Félix, voir sous Berne. — IV. — Alfred, d'Aarau, voir sous Argovie. — V. — Walter, * 24 févr. 1888 à Kiel, Dr med., médecin dansl'armée allemande durantla guerre de 1914-1918. privatdocent d'anatomie à l'université de Marburg 1917, à celle de Wùrzburg 1919, professeur à celle de Munich 1921, professeur ordinaire et directeur de l'institut d'anatomie à l'université de Zurich depuis 1931. [K.-G. M.]

VOGTHERR, Heinrich, l'ancien, remarquable graveur sur bois du XVIe s., probablement originaire de l'Allemagne du Sud. Il travailla à Strasbourg, Bâle et Zurich, où Christoph Froschauer l'appela pour illustrer la chronique de Stumpf ; il est considéré comme le plus éminent représentant de l'art de l'illustration en Suisse après Holbein. On n'est pas encore parvenu à distinguer entièrement ses œuvres de celles de Heinrich Vogtherr cadet. — Voir AS A, N. S. 21, p. 220. — SKL. [H. Bleuler.]

VOGTHANDEL. Voir Tschurrimurri.

VOIROL. Famille des Genevez (Berne) qui a donné plusieurs personnages marquants à l'ordre des prémontrés : — Jean-Georges, abbé de Bellelay 1706-1719. — Jean-Georges, chanoine de Bellelay 1768-1792. — Grégoire, 1751-1827. prieur de Grandgourt, près Porrentruy. Se réfugia en Souabe à l'approche des Français ; rentra au pays en 1801 comme curé de Lajoux et devint en 1817 professeur de théologie au nouveau collège de Porrentruy. A laissé des études sur Bellelaj . entre autres un His-

torilJIIC dr l'iirrn /iilliim <l<

Bellelay par les Français, publié en 1839.— E.-F. v.

Mùlinen : Prodromns. — • Tliôo])hilt!, général et pair de France, * à Tavannes 3 sept. 1781. s'engagea en 1799 au service de France; officier en 1806, fit les campagnes de Napoléon Ier, combattit à Austerlitz, à Jéna, devint capitaine à Pulstuk, prit part aux guerres d'Espagne, fut fait prisonnier par les Anglais à Arago-Molinos.

Il reprit du service en 1812, se distingua à Bautzen et Leipzig et devint colonel. Sa défense héroïque de Nogent-sur-Seine lui valut l'admiration de Napoléon qui le fit général de brigade. En 1814, il assista aux adieux de Fontainebleau et se retira à Tavannes. Au retour de l'île d'Elbe, Voirol reprit le service. Mis à pied après Waterloo, il fut rappelé en 1819 comme colonel; maréchal de camp en 1823. général de brigade en 1828, inspecteur des troupes à Alger en 1833 et commandant par intérim du corps d'occupation d'Afrique, puis commandant de la 5e division militaire à Strasbourg et de la 6e à Besancon. Prit sa retraite en 1848 et mourut dans cette dernière ville en 1853. Louis- Philippe l'avait nommé commandeur de la Légion d'honneur et pair de France. Besançon lui a érige une

Théophile Voirol.

D'après un portrait à l'huile.

VOISAHD

VOLKART VON NEUBURG

colonne en souvenir. — Jahrb.des bern. Hist. Muséums 1924, qui donne un excellent portrait du général Voirol. — X. Kohler : Biogr. jurassiennes. [A. Sch.]

VO ISARD, Humbert-François, 1749-1818, de Porrentruy ; jésuite 1765, professeur au collège d'Eichstâtt (Bavière) et à Porrentruy. Se réfugia à Soleure en 1793, où il fut professeur au séminaire, 1794-1817. A laissé deux manuscrits : Abrégé de l'histoire des évêques de Bâle, et Journal de ce qui s'est passé à Porrentruy 1778- 1793. — E..-F. v. Mùlinen : Prodromus. [A. Sch.]

VOISIN (anciennement Vicini). Famille de Scalenghe (Piémont), admise à la bourgeoisie de Genève en 1494 et 1530, éteinte ; elle a donné deux conseillers et sept membres du Conseil des Deux-Cents. Armoiries : coupé au 1 d'azur au lion léopardé d'or, au 2 d'argent au croissant de gueules. — Paul, coseigneur du Brassus (Vaud), hospitalier 1594. Une famille récente fut reçue bourgeoise en 1791. — Galiffe : Not. gén. III. — Galiffe et Gautier : Armoriai genevois. [H. Da.]

VO I S I N E , VO YS I N E . Famille originaire de Marigny- Marmande (Indre et Loire), reçue bourgeoise de Genève en 1542. Armoiries : d'azur au chevron d'argent, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un trèfle, le tout du même (variantes). — 1. Jean, notaire ; comme procureur des Genevois propriétaires de fonds dans les anciens pays savoyards, protesta devant tous les baillis bernois contre un impôt que le gouvernement bernois prétendait lever sur leurs biens (1550). Procureur de Genève à la marche de Lausanne de 1554. t 1573. — 2. Michel, fils du n° 1, 1570-1628, auditeur 1608, conseiller 1612, syndic 1625. — 3. Jean, fils du n° 2, 1594 env. 12 mars 1674, auditeur 1626, conseiller 1630, secrétaire d'État 1636, lieutenant de la justice 1652, syndic 1642, 1646, 1655, 1« syndic 1650, 1654, 1658, 1662, 1666, 1670, 1674. Député de Genève au Sénat de Chambéry en 1647 et auprès du roi Louis XIV à Dijon en mars 1650 et à Lyon en oct.-nov. 1658. — Galiffe : Not. gén. III. — Galiffe et Gautier : Armoriai genevois. — Covelle : LB. — J.-A. Gautier : Hist. de Genève III et VII. — Ed. Rott : Inv. sommaire II. — Le même : Hist. de la représ, diplom. V et VI. — H. Deonna : Le noble jeu de l'arbalète, dans Genava IX. [H. G.]

VOITEL. Famille éteinte, bourgeoise de Soleure. Armoiries : d'azur à trois épis d'or issant de trois coupeaux de sinople. — ■ 1. Claude, de France, capitaine, devint bourgeois en 1646. — 2. Martin-Lucas, 1717- 1786, quartier-maître en France, chevalier de Saint- Louis. — 3. Franz-Josef-Stephan, fils du n° 2, * 1773, entra au service de l'Espagne, capitaine 1797, directeur de l'école militaire Real Instituto Pestalozziano à Madrid 1806-1808, lieutenant-colonel 1807, prisonnier de guerre dans la lutte contre Napoléon 1808, vint à Soleure où il rédigea Die Schlacht bei Sempach, mns., illustré de sa main. Rentré en 1814 au service de l'Espagne, il fut incarcéré en 1829 pour raison politique et envoyé aux galères à Ceuta jusqu'en 1831 ; archiviste d'État à Soleure 1832-1835 ; du Grand Conseil 1839. t 19 juil. 1839 à Soleure. — LL. — Prot. Wirz : Bùrgergeschk'chter. — G. v. Vivis : Bestallungsbuch, aux Arch. d'État Soleure. — SKL. — J.-V. Keller-Zschokke : F. J. S. Voitel. —SW 1930, n° 24. [f G. v. V. et H. Tr.]

VOIX-DE-DIEU. Couvent de cisterciennes, fondé vers 1314, par Berthe de Luceria, au-dessus du village d'Oberried (Fribourg), dans le voisinage de la forêt du Burgerwald. La ville de Fribourg fit don au couvent de quelques pâturages au-dessous du Sutilwand. Cette fondation ne paraît pas avoir subsisté longtemps. Fribourg reprit les pâturages donnés, qui passèrent plus tard à l'hôpital ; celui-ci les vendit à la commune d'Oberried. — MF I, 260; II, 45. -- A. Dellion : Dict. IX, 192. [.I. n.]

VOKINGER. Vieille famille d'Unterwald, communière de Stans, originaire du domaine de Vokingen à Ennetbùrgen, où la famille fait son apparition en 1324 avec Arnold. Armoiries : d'azur au cheval passant d'argent surmonté de trois fleurs de lys d'or. — Klaus, capitaine, juge et membre du Conseil, bailli de la Riviera 1520-1521 ; se vantait d'avoir tué Zwingli à Cappel. — Melchior, député à la prestation de l'alliance

des cantons catholiques avec l'évêque de Bâle à Porrentruy 1580. — Adalbert, 1859-1896, peintre héraldiste, archiviste d'État du Nidwald, 1890-1895. [R. D.]

VOLAND, VOLLAIMD. Familles des cantons de Genève et de Vaud.

A. Canton de Genève. Familles originaires de Savoie ; il y a 16 réceptions à la bourgeoisie de personnages de ce nom avant 1792. — Cinq membres de ces familles furent du Conseil des Deux-Cents au XVI« s.

— 1. Jean, notaire, auditeur 1565, 1572, 1580, du Conseil des Soixante 1570. f 1581. — 2. François, 1609-1663, chirurgien dans l'armée de Turenne. Natif, fut reçu bourgeois gratis en 1653. — Covelle : LB. — BC. — ■ L. Gautier : La médecine à Genève, dans MDG XXX. — Archives d'État Genève. [H. G.]

B. Canton de Vaud. Voland. Famille à La Chaux 1550, à Apples 1630. — Henri, peintre à Paris où il exposa deux portraits à l'Exposition universelle de 1855. — SKL. [m. R.]

VOLATAR. Voir Vaud, Le.

VOLKART. Vieille famille de Niederglatt (Zurich), où elle habitait déjà en 1384. Ulrich reçut en fief en 1411, du couvent de Zurichberg, le moulin du village. Le nom était à l'origine un prénom. — ■ [J. Frick.] ■ — Armoiries : d'azur à une demi-roue de moulin d'or accompagnée en chef de deux étoiles et en pointe de trois coupeaux du même. La famille fut reçue bourgeoise de Zurich en 1565, 1838, et à plusieurs reprises à la fin du XIXe s., à Winterthour en 1853 avec — 1. Salomon, * 11 mai 1816, négociant, fondateur avec son frère Johann-Georg, 1825-1862, de la maison Volkart Frères, Winterthour et Bombay. Membre fondateur d'une série d'importantes entreprises : Fabrique suisse de locomotives, Société de Banque suisse, etc. f 23 déc. 1893.

— W. Senn : Chronicon Helv. 1893, p. 233. — NZZ 1893, n» 359. — Landbcte 1893, n° 304. — Festschr.

Gebr. Volkart, 1926. — La maison eut en Inde et au Japon un essor immense ; son siège social fut nominalement transféré à Londres en 1894 sous la dénomination « Volkart Brothers » ; principales succursales : New York et Brème 1920, Hambourg 1925. — Festschrift. — NZZ, 1« févr. 1926. — Neues Winterthurer Tag-

blalt 1928, n° 229. — Voir aussi l'art. Reinhart. — 2. Georg, fils du n» 1, * 10 avril 1850, associé de la maison 1875-1908, grand promoteur des beaux-arts à Winterthour. f 29 janvier 1928. — NZZ 1928, n° 190. — Neues Winterthurer Tagblatt 1928, n03 24, 27. — Landbote 1928, n»3 24, 28. — G. Volkart-Ammann, oraison funèbre. — 3. Albert, 1871-1924, de Niederglatt, négociant, du Grand Gonseil. — 4. Albert, * 22 avril 1873, Dr phil., bourgeois de Zurich, président de la station fédérale d'essais agricoles à Œrlikon, professeur de culture et de pathologie botaniques à l'École polytechnique fédérale 1925. Collaborateur au Schweiz. Landw. Jahrbuch ; auteur de Anleitung zur Getreidezucht ; Beste Futterpflanzen, en collaboration avec Stebler. — 5. Otto, * 12 mars 1880, adhéra en Russie au communisme. Auteur de poèmes : Menschentum, Sonnenstrahlen, d'écrits sur Jean Jaurès, Léon Tolstoï, Auguste Forel, Georges Herwegh. [W. G.] VOLKART VON NEUBURG, évoque de Coire 1237-1251, élu et consacré par l'archevêque Siegfried de Mayence ; Grégoire IX ratifia ensuite cette élection non canonique. Volkart hypothéqua le val Munster, fui par-

Salomon Volkart.

D'après une photographie.

VOLKEN

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