‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 96 sur 213 · WALT · texte numérisé non relu

WALT

WALTENSWIL

ment, ils ont réussi à se faire reconnaître un droit spécial, celui des Walser. En Rhétie, ce droit original se basait sur les lettres de franchise octroyées aux Walser du Kheinwald en 1277 par Walter IV von Vaz. Pendant longtemps, l'origine de ces colons allemands fut très controversée, mais les plus récentes recherches l'ont clairement établie en Haut- Valais. On se fonde sur la tradition, sur les indications des vieilles chroniques, sur des preuves documentaires précises pour certaines de ces colonies, sur l'identité caractéristique des mœurs et des coutumes avec celles du pays d'origine, sur le dialecte alémanne, qui est le même que celui parlé en Haut-Valais, etc. Un certain nombre de points, toutefois, ne sont pas encore éclaircis. On ignore l'époque précise de ces migrations. Certaines indications documentaires en feraient remonter quelques-unes au milieu et à la seconde moitié du XIIIe s., ou au commencement du XIVe. Mais il est difficile de citer des dates précises. La plupart du temps, on n'est pas arrivé à déterminer avec exactitude les régions particulières du Haut- Valais dont les colons étaient originaires. On a émis diverses hypothèses sur les causes de ces migrations. Hoppeler fail observer avec raison qu'il faut les attribuer en partie à une situation encore indéterminée, mais' d'ordre interne plutôt que politique, qui régnait dans le Haut-Valais. L'évolution politique, économique et culturelle du Haut-Valais, comme celle des établissements des Walser, sont d'ailleurs trop peu étudiées pour permettre de résoudre ce problème historique.

A. Bachmann : Sprachen u. Mundarten. — DGS. — J. Bergmann : Untersuchungen ùber die freien Walliser oder Walser in Graubùndenu. Vorarlberg. — K. Bohnenberger : Die Mundarl der deutsch. Walliser im Heimattal intd ni ik'ii Aussenorten. — E. Branger : Rechtsgesch. der freien Walser in der Ostschweiz. — K. Mayer : Ueber die Anfànge der W.-Kolonien in Ràtien, dans BM 1925.

— H. Bresslau : Zur Grsrh. der deutschen Gemeiiideii im Gebiete d. Monte Rosa u. im Ossolatal, dans Zeitschrift f. Erdkunde XVI. — Coolidge : Les colonies Vallaisannes de l'Oberland bernois, dans BB GII. - Egger : Die freien Walser, die ersten deutschen Bewoliner Ràtiens. — C. Errera : Sulla Toponomastica del territorio di Ornavasso. — Fink et Klenze : Der Mittelberg. - G. Giordani : La colonia Tedesca di Alagna Valsesia.

— R. Hoppeler : Untersuchungen zur Walserfrage, dans JSG 33. — Le même : Die Rechtsverhâltnisse der Talst haft t 'rsern im Mittelalter, dans ,ISG 32. — Le même : Beitrage zur Rechtsgesch. der Talschaft Savien im Mittelalter. — (i. Meyer v. Knonau : Geschichte iiber d. Lotschental, dans ./.S.1G XX. — Le même : Die Lôtscher im Berner Oberland, dans ASG VI. — J.-C. Muoth : Beitrage zur Gesch. des Taies Safien. dans BM 1901. — Le même : Ueber die soziale u. politische Stellung der Walser in Graubiinden, dans JSG 33. — H. Sander : Beitrage zur Gesch. des vorarlbergisclien Gerichles Tannberg. — Le même : Beitrage zur Gesch. v. Bludenz, Montafon u. Sonnenberg. — Sartorius von Waltershausen : Die Germanisierung der Ràtoromanen in der Schweiz, dans Forsch. :. deutsch. Landes- u. Volkskunde 1900. — A. Schott : Die Deutschen am. Monte Rosa mil ihren Slammesgenossen. — Le même : Die deutschen Kolonien in Piémont. -- J. Studer : Walliser u. Walser. eine deutsche Sprachverschiebung in den Al peu. — J. Zôsmair : Die Ansiedlnngeii der Walser in der llerrschnft Feldkirch, dans Jahresber. des Vorarlberger Muséums- Vereins 32. — Art. Grisons. [D. I.]

WALT. Famille du Rheintal, notammenl de Eichberg. Josef Wailt, d'Altstàtten (?) 1437 ; Walten Bûnt à Berneck 1439; .Iakob Walt à Eichberg l i92. - 1. Otmar, ammann d'Eichberg 1532. - 2. Hans- Georg, ammann 1775, 1779. — 3. Samuel, 20 oct. 1867 - 21 mai 1918, maître à l'école supérieure é\ angélique de Thaï, auteur de Heimatkunde von Thaï, dont Les vol. 3 et 4 parurent après sa mort. — t'Si<: V. p. 844, 913. — Arch. du couvent. — A. Hardegger el II. Wartmann : Hof Kriessern, p. 116. — SL 1918, p. 191. - St. Gall. Nbl. 1919, p. 64. [J. M.]

WALTALINGEN (C. Zurich, 1). Andelfingen.

V. IttiS). Vge et Com. En 831, Waltiningum. Armoiries : i ranché d'argen! à la feuille de i rèfle de sinople, etd'azui

au soc de charrue d'argent (Ziireher Gemeindewappeu. n° 100). On y a trouvé un objet romain. Une possession foncière du couvent de Saint- G ail est déjà attestée dans la première moitié du IXe s. Les Habsbourg- Autriche avaient à Waltalingen des droits de police ainsi que la juridiction pénale. Les ducs Albert et Léopold hypothéquèrent le village, avec la seigneurie d'Andelflngen, en 1377. à Hugo I de Hohenlandenberg ; il passa en 1434 à la ville de Zurich avec Andelfingen. Au spirituel, il relève de Stammheim. La chapelle de Waltalingen, déjà citée en 1275, devait être dédiée à la Vierge Marie. Elle fut ornée, vers 1485, de fresques, qui existent encore, quoique en mauvais état. Population de la commune : 1836, 690 hab. ; 1930, 507. — UZ. — A. Farner : Gesch. der Kirchgem. Stammheim. — R. Durrer : Der mittelalterliche Bilderschmuck der Kapelle zu Waltalingen, dans MAGZ XXIV, 5. — MAGZ XXX, 5, p. 61. — F. Hegi dans ZT 1926. — H. Relier : Das Wappen der Gem. Waltalingen, dans Volksblatt Andelfingen 1929.

11° 95. [HlLDEBRANDT.]

WALTENSBURG (romanche Uors, VuORS) (C.

Grisons, D. Glenner, Cercle Ruis. V. DGS). Commune déjà citée dans le testament de l'évêque Tello en 766 et dans le rentier impérial de Louis-le-Pieux en 831. Son histoire est intimement mêlée à celle du château voisin de St. Jôrgenberg ; ce château ayant été transformé en manoir féodal, fut baptisé Waltramsburg ; le village tout proche, Uors, prit le même nom, dont dérive Waltensburg. Le village formait une partie de la seigneurie de St. Jôrgenberg avec laquelle il passa, en 1338, de Reinger, dernier seigneur de Friberg, à l'Autriche, qui le remit en fief au comte Rudolf von W'erdenberg- Sargans. En 1343 il fut vendu, avec la seigneurie, à La famille Brun, de Rhâzûns. A l'extinction de celle-ci. en 1458, il passa au comte Jos-Niklaus von Zollern qui le céda, en 1472, à l'abbé de Disentis. Waltensburg fut la seule paroisse à adopter la Réforme dans le haut Oberland en 1526 ou 1527 ; cette adhésion à la foi nouvelle rendit plus difficiles ses relations avec l'abbé de Disent iet fut la principale cause du rachat de 1734. pour 4500 florins. Les grande et petite dîmes avaient déjà été rachetées en 1540. Lorsque Waltensburg parvint à l'abbé de Disentis, le bailli avait été remplacé par un ammann, désigné par les gens de la seigneurie sur une quadruple présentation de l'abbé. Sur le territoire communal ne se dressaient pas moins de 4 châteaux féodaux: St. Jôrgenberg, Grùnenfels. Vogelberg et Kropfenstein. Des mines de fer ont déjà été exploitées au moyen âge : leur exploitation fut reprise avec peu de succès au XIXe>. Politiquement, Waltensburg formait une juridiction, et. avec Obersaxen et Laax-Seewis une haute juridiction. Depuis 1851, il fait partie du cercle de Ruis. Registres paroissiaux depuis 1726. — Th. v. Mohr : Cod. dipl. — P.-C. Planta: Currâtische Herrschaften. — E. Camenisch : Réf. Gesch. — E. Pôschel : Burgenbuch. — Ulr. Campell : Topographie. — J.-C. Muoth : Die Herrschaft Jôrgenberg, dans BM 1881. — Le même : /.ici i sog. Mmterbûcher, dans JHGG 1897. — Fr. Purt- >iiier : Forschungen zur Gesch. des Vorderrheintals im Mittelalter, dans JHGG 1911. -- Le même : Der Oben oder Graue Bund, dans BM 1924. — Regestes des archives communales, aux Arch. d'État. [P. Gillardon.]

WALTEIMSPÙL, FriDolin. Voir WaltisbûHL.

WALTENSWIL (C. Argovie. D. Mûri. V. DGS). Com. et Vge paroissial. En 1179 e1 L198, Walteswil ; dans le Habs. Urbar, Waltiswile et II alteswile. Restes d'une villa romaine, avec hypocauste et mosaïque au Buelisacker. Armoiries : d'azur au croissant d'or accompagné de quatre (3, 1) étoiles d'argent : dériver-, de celles de la famille noble, éteinte au milieu du XIIIe s. Ses membres, dont quelques-un- seuls nous sont connu-. étaient ministériaux des Habsbourg. La tour où elle habitait passa aux seigneurs de Seengen à Bremgarten : Henmann VIII de Heidegg eu hérita au milieu du XVe s. : le couvent de Mûri l'acquit en I i .'I . Elle tomba en ruines par la suite et disparut entièrement. Selon Le Habs

NYALTER, WALTHER

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