BRAND
kob, de Meilen, fut quartier-maître et major sous la République helvétique'et en 1802 député à la Diète.
— 2. JAKOB, 1774-23 février 1843, et — 3. RUDOLF Brândlin, 1780-12 octobre 1837, de Stâfa, fondèrent en 1812 une filature à Iona (Saint-Gall) et une autre en 1834 à Uznaberg près Uznach. Ils furent dé ceux qui introduisirent et pratiquèrent les premiers en grand le tissage mécanique du coton dans la Suisse orientale. — ADB. — 4. Heinrich, 1777-1848, frère des ni,s 2 et 3, marchand, président de la com- • mune de Stâfa et membre du Grand Conseil. Il contribua, dans une réunion préparatoire tenue à Stâfa le 19 novembre 1830, à organiser l'assemblée d'Uster, fut membre de la Commission constituante, puis préfet du district de Meilen 1831-1832 et conseiller d'État 1832-1834. — 5. Johannes, 1783-1860, frère des trois précédents, charcutier et hôtelier à Stâfa, major, fut un des organisateurs de l'assemblée d'Uster. Avec six autres citoyens, il remit le 25 novembre 1830 au gouvernement le « mémoire d'Uster ». Il a écrit deux volumes de souvenirs. — 6. Ferdinand, de Mânnedorf, conseiller d'État 1869-1875. — [E. St.] — 7. Oskar, de Wâdenswil, * 30 novembre 1852, suffragant à Thalwil 1875, pasteur à Schôfïlisdorf (Zurich) 1876-1880, à Saint-Leonhard (Bâle) 1880-1906. Éditeur du Schweizerisches Protestante» blatt ; f 1906. — 8. Fritz, * 9 novembre 1853 à Bâle, rédacteur de la National zeitung 1883- 1917, député au Grand Conseil 1884-1905, membre du Synode de l'église bâloise 1886-1892, du Conseil bourgeois de la ville depuis 1894. [C. Ro.]
II. Vieille famille de la Com. de Wald (Zurich) mentionnée déjà en 1467. [J. F.]
BR/ETTIGŒW. Voir Pr/etigau.
BRAILLARD. Famille de Gorgier (Neuchâtel) où elle est mentionnée dès le XVe s. Une branche se fixa à Genève en 1761. A celle-ci appartient — Jean-Charles, 1822-1883, qui fut maître de littérature et principal du collège industriel. Il joua un rôle comme membre du Grand Conseil dans les débats sur l'Instruction publique où fut décidée la création de l'université. — Voir Genève suisse, p. 487. [C. R.]
BRAMBERG. Famille bourgeoise lucernoise éteinte. Armoiries : de gueules à un mont à six coupeaux d'argent.— 1. Rudolf, 1444-1473, bailli deRotenbourg 1445 et 1462, châtelain dans les bailliages de Rickensee, de Meyenberg et de Vilmeringen 1465, bailli de Habsbourg 1456, de Weggis 1458, de Munster 1466. — 2. Jakob, 1480-1511, grand conseiller 1480, bailli de Bùron 1485, du Petit Conseil 1490, avoyer de 1501 à 1511 dans les années impaires, bailli de Baden 1493, de Rotenbourg 1498. — 3. Jost, frère du n° 2, grand conseiller 1455, bailli de Kriens 1465, de Habsbourg 1479, du Petit Conseil 1480, bailli de Rotenbourg 1485. — 4. Jost, fils du n° 2, du Petit Conseil 1509, f 1512. — 5. Hans, dernier de sa famille, grand conseiller 1522, exclu du Conseil en 1527 pour avoir pris du service militaire interdit ; tous deux firent usage d'autres armoiries, savoir, d'azur au bœuf passant d'argent à la boule d'or. — Arch. d'État Lucerne. [P.-X. W.]
BRAMBERG, von. Famille éteinte de Lucerne, primitivement vassale du couvent de Bénédictins im Hof et de l'Autriche, mentionnée de 1243 à 1338 environ. Armoiries : parti d'or au lion naissant de sable et de sable à la roue d'or. — 1. Rudolf, noble, membre du Conseil 1267, chevalier 1297, bourgeois de Sempach. — 2. Ulrich, avoyer de Sempach de 1277 à 1289. — 3. Johann, mentionné de 1314 à 1350, membre du Conseil 1318 ; entre 1328 et 1330 il s'arrogea la charge d'avoyer.
— Arch. d'État Lucerne. [P.-X. W.] BRAMEREL. Famille originaire de Croset au pays
de Gex, bourgeoise de Genève 1652, éteinte au commencement du XVIIIe s. — Pierre, * 1559, fut tué dans la bataille de Châtelaine contre les Savoyards en 1590. D'autres membres de cette famille avaient été admis comme bourgeois en 1519, 1540 et en 1668 ; aucun ne paraît avoir laissé de descendance à Genève.
— Voir Galiffe : Not. gen. III, 79. — Covelle : LB. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [H. Da.]
BRAMOIS (ail. Br^emis) (C. Valais, D. Sion. V. DGS). Com. et Vge où l'on a découvert des tombes
gallo-romaines de l'époque de la Tène. En 515, le roi Sigismond fit don de Bramois à l'abbaye de Saint- Maurice. Le village passa ensuite au chapitre de Sion, dont le grand sacristain l'inféoda au vidomne de Sion. Au XIVe s. le vidomnat sur Bramois était en mains de la famille de Chevron ; le 21 mars 1569, Nicolas de Chevron le vendit, pour 250 écus, à la ville de Sion, qui fit administrer Bramois par un châtelain jusqu'en 1798. La paroisse de Bramois est déjà mentionnée en 1278 ; l'église actuelle date de 1862. Sur le territoire deBramois se trouve l'ermitage de Longeborgne qui, dès 1522, a été presque constamment habité. Population : 1798, 319 hab. ; 1920, 681. — Voir Gremaud. — Rameau : Vallais historique. — Arch. de Sion. [D. I.]
BRANCA. Famille originaire de Cannobio (Italie), reçue à la bourgeoisie de Brissago en 1566. Armoiries : taillé de gueules et d'azur à un lion d'or brochant, tenant une étoile d'or à cinq rais, surmontée d'une couronne du même à l'antique ; a'u chef d'or chargé d'une aigle de sable, couronnée. — 1. Antonio- Francesco, connu sous le nom de MOSCOVITA, * à Brissago en 1714, f à Milan le 14 juin 1778. Commerçant, il s'enrichit à Livourne et en Russie ; construisit à ses frais, en 1757, la route du Sacro Monte à Brissago, fonda en 1767 une chapellenie au sanctuaire de Sacro Monte, agrandit celuici et le dota de fresques. Ses fils furent également commerçants à Livourne et Pétrograde ; ils bâtirent en 1771 la seconde église catholique romaine de cette dernière ville. — 2. Giovanni-Battista, docteur en théologie et orientaliste, * 7 février 1722, f 20 décembre 1799. Professeur de belles-lettres et de philosophie aux séminaires de Monza et de Milan, et au collège helvétique, où il enseigna l'hébreu et le grec. Bibliothécaire de la Bibliothèque ambrosienne à Milan, qui conserve plusieurs de ses manuscrits. Chevalier et comte palatin. Il a laissé un ouvrage incomplet : De sacrorum librorum latinae Vulgatae editionis auctoritate. — 3. GlUSEPPE, 1741-1814, prévôt de Santa Maria délia Rosa, puis de S. Sepolcro à Milan. A publié : Spiegazioni del Vangelo. ■ — 4. Giuseppe-Antonio, 1758-1822, chanoine et grand pénitencier du dôme de Milan, examinateur prosynodal.
— Voir AHS 1914 et 1916. — Corti : Famiglie patrizie ticinesi. — BStor. 1881, 1885, 1891. — Oldelli : Dizionario. — Borrani : Ticino Sacro. [C. Trezzini.]
BRAND, IN DEN BR/ENDEN. Nom fréquent dans l'Unterwald pour désigner des terres arables défrichées par le feu et situées à l'ordinaire à la lisière inférieure d'une forêt. Il est devenu nom de famille sous les formes : an den Bronden, an den Brànden, von Bronden, Brôndli, Brendli. — Rodolf Brôndli, capitaine, f Ie 26 août 1444 à Saint-Jacques sur la Birse. — Kùchler : Geneal. Notizen. [Al. T.]
BRAND. Familles des cantons de Berne et d'Uri.
A. Canton de Berne. Famille fixée à Ursenbach vers 1600, et depuis 1822 dans le Jura bernois (à Tavannes).
— Hermann, docteur en médecine, * 1868 à Ursenbach, médecin à Melchnau 1894, conseiller national 1917- 1920. [G. B.]
B. Canton d'Uri. Famille de Pommât. — 1. Hans, à Schattdorf, f en 1531 à Cappel, reçut en 1527, avec ses fils Jost et Christoph, la bourgeoisie du canton d'Uri.
— 2. Galli, de Pommât, prit part à la guerre de Cappel en 1531 et reçut la bourgeoisie en 1532. — 3. Johann- Kaspar, au « Restig », à Spiringen où une branche de ses descendants est encore domiciliée, membre du Conseil, bailli dans le Val Maggia (Tessin) 1740-1742, f 1746.
— 4. Johann-Martin, frère du n° 3, * 1673, membre du Conseil, secrétaire général, bailli de la Riviera 1702- 1704, de Bellinzone 1704-1706, f le 26 avril 1713. — 5. Martin-Fridolin, fils du n° 4, * 1709, capitaine à Naples 1734-1747, puis membre du Conseil d'Uri, vicelandammann 1754-1756, landammann 1756-1758, t le 16 juillet 1787. — 6. Peter, frère du n° 5, capitaine 1734, puis commandant du 2me bataillon dans le régiment des gardes à Naples ; il se distingua à Velletri en 1744, bailli de Lugano 1756-1758, landammann 1758-
BRANDAU
BRANDIS (BARONS DE
1760, f le 1er septembre 1775. — Voir Arch. de familles, Altdorf. — Arch. paroissiales et obituaires de Spiringen. — Schiffmann : Die Landammànner von Uri. — Wymann : Das Schlachtjahrzeit von Uri. — Lutz : Nekrologe denkw. Schweizer. — Hist. Nbl. von Uri, VII, XX et XXVII. — AGS. [Jos. Muller, A.]
BRANDAU, Carl. Voir Brandt, Albert.
BRANDENBERG. Famille existante de la ville de Zoug. Armoiries : de gueules à un brandon arraché de sable allumé d'or sur trois monts de sinople. Une Christina Brandenberg devait être nonne au couvent de Gfenn (Zurich) vers 1185 ; Burkard est mentionné au rôle des bourgeois de 1435. La famille se sépara dans la suite en trois branches : — I. La branche noble, appelée von Brandenberg ou Brandenberg unterder Linde, issue de l'ammann Wolfgang (f 1581) et éteinte en 1795. — II. La branche des Heinzen ou Rossler, issue de Heinrich, membre du Conseil en 1489, et du secrétaire de ville Johann, qui construisit la maison zumRost en 1591. — III. La branche dite des Pfôsenen, qui habitait principalement Oberwil près de Zoug. — 1. Lorenz, aurait pris la bannière d'Emisheim à la bataille de Dornach en 1499 ; bailli de Walchwil 1496 et 1500, de Cham 1513. Il entra au service de France et devint capitaine en 1522. — 2. Wolfgang, t 1581, ancêtre de la branche dite unter der Linde. Bailli en Thurgovie 1570 ; fut envoyé en 1573 pour apaiser les troubles dans les Grisons, ammann de la ville et du bailliage de Zoug 1578. — 3. Hans, chroniqueur à Zoug vers 1586. Il écrivit un supplément à la chronique de T schudy. — Voir Arch. f. schweiz. Reformations gesch. I, 187. — 4. Christoph, peintre verrier, * vers 1598- 1600, f L3 avril 1663, a fait des vitraux pour Wettingen (1623), Mûri (1624), Hitzkirch (1628). Voir la liste de ses œuvres dans SKL. — 5. Franz, * 30 décembre 1609, t septembre 1681, étudia à la Sorbonne à Paris, fut curé de Schànnis 1641, chanoine et organiste à Bischofszell, curé de cet endroit 1643. — H. -A. Keiser : Zuger Schriftsteller, 34. — 6. Karl, orfèvre, ammann, 1615- 1678, trésorier 1636-1638, 1640-1642, du Conseil 1650- 1652, Statthalter 1653-1661, ammann 1668-1671, capitaine du pays et chevalier. — 7. Thomas, peintre, 1620-1688, a laissé de nombreux tableaux d'autels et des paysages. — 8. Kaspar, orfèvre, fut capitaine, bailli de Cham et de Hùnenberg 1643-1644, portebannière de la ville et du pays ; travailla comme orfèvre pour Beromunster en 1679. — 9. Johann-Melchior, orfèvre, 1626-1692, membre de la confrérie de Saint- Luc, a fait une croix d'argent de saint Michel pour l'église de Saint-Oswald à Zoug. — 10. Johann, fils du n° 7, peintre, 1661-1729, voyagea en Italie et en Allemagne et s'établit à Zoug en 1683. La liste de ses œuvres se trouve dans SKL et dans la biographie que lui a consacrée H.-A. Keiser dans Zug. Nbl. 1907. — 11. Joseph-Leonz, sculpteur, 1671-1726, travailla à Augsbourg, à Vienne, en Bohême et en Moravie, puis s'établit à Zoug. Il est l'auteur des sculptures de la chapelle Sainte- Vérène sur Zoug agrandie en 1704. Becteur de l'hôpital 1720, membre du Grand Conseil. — 12. Elisabeth-Kunigunde, 1681-1742, élue en 1726 abbesse du couvent cistercien de Frauenthal. C'est sous son administration que l'église fut reconstruite en 1731. — 13. Jakob-Bernhard, 1693-1768, membre du Conseil 1713- 1732, 1735-1764, bailli de Hùnenberg 1729-1733, 1737- 1739. Il fut mêlé à l'affaire des Durs et des Doux (1728- 1736), et dut s'enfuir. Il doit avoir écrit une chronique de Zoug s'étendant jusqu'à 1757. — 14. Christian- Anton, 1719-1791, fondeur de cloches, collaborateur et continuateur des frères Keiser à Zoug. Il eut pour successeur ses fils Joseph-Anton (1752-1832), Philipp (1759-1832), et sa fille Theresia (1763-1825). — SKL. — 15. P. Gerold, conventuel à Einsiedeln 1729-1795, bon musicien et organiste, Kapellmeister 1770. Directeur de l'imprimerie 1781. — 16. Paul-Anton, peintre, 1729-1757, partit en 1749 pour Borne où il fut entre autres élève de l'Académie française des Beaux- Arts, et revint en 1757 à Zoug. — SKL. — [W.-J. M.] —
17. P. Gerold, de Zoug, * le 23 février 1733, profès au couvent de Saint-Gall 1749, bibliothécaire du couvent 1773, curé à Borschach 1774, où il fut le promoteur de la fondation de l'École normale, officiai 1785, banni en 1788 à Ebringen avec les fonctions de lieutenant, comme un des chefs de l'opposition dirigée contre l'abbé Beda Angehrn, lieutenant à Borschach 1795 ; lors de l'invasion française, il contribua à sauvegarder la bibliothèque et les archives, f le 4 janvier 1818. De 1796 à 1797, il rédigea sous l'abbé Leodegar Bùrgisser la suite de la chronique du couvent de Saint-Gall et de 1790 à 1800, un journal intitulé Adversaria mea. — Voir LL. — Weidmann : Gesch. der Bibliothek in St. Gallen, 167. — Kat. der Stiftsbibl. — Archives du couvent. — [J. M.] — 18. Karl- Franz, 1763-1839, fut d'abord peintre à Besançon chez Wyrsch, puis à Strasbourg. Membre du Grand Conseil de Zoug 1792, capitaine de la Garde à Ferrare 1793 ; il rentra à Zoug en 1797, fut du Conseil, puis président de la ville et landammann de 1813 à 1816. — 19. Franz-Xaver-Dominik, 1774-1824, professeur à Zoug 1800-1824, préfet 1802-1823, membre du Conseil de l'Instruction publique, un des promoteurs de l'école des filles de Mariae-Opferung à Zoug. Auteur de plusieurs manuels d'école. — Voir H.-A. Keiser : Zuger Schriftsteller, 35. — Jahresbericht der Industrieschule 1870-1871. — 20. Aloïs, sculpteur, * 29 avril 1853, étudia à Munich, puis travailla à Karlsruhe, Dresde et Borne. — Voir la liste de ses œuvres dans SKL. — Zug. Nachr. 1915, n° 100-105. — 21. Joseph, * 10 janvier 1858, peintre de portrait, étudia à Milan et Dresde, voyagea en Espagne, en Asie-Mineure, en Turquie et en Grèce. — SKL. — Voir LL. — LLH. — W.-J. Meyer : Zuger Biographien, n° 119-150. [W.-J. Meyer.]
BRANDENBERGER. Vieille famille de la Com. de Flaach (Zurich), qui apparaît vers 1470 dans la localité voisine de Berg am Irchel. Vers le milieu du XVIe s., elle prit pied également à Adetswil (Com. de Bâretswil), où elle est encore particulièrement nombreuse. — [J. Frick.] — 1. Gottlieb, * 6 novembre 1840 à Zell, f 23 février 1893 à Zurich, musicien, directeur de sociétés chorales. — SM 1893, p. 55 et 59. — NZZ 1893, n°59. — 2. Johannes, de Flaach, 28 mai 1842- 20 février 1907, bourgeois de Zurich 1881, négociant, colonel d'infanterie. — ZWChr. 1907, p. 73. [H. Brunner.]
BRANDEBOURG (PAIX DE). Conclue en septembre 1352 entre le duc Albert II d'Autriche et les Confédérés. Le siège de Zurich (été 1352) par le duc Albert n'ayant pas abouti, le margrave Ludvvig von Brandenburg se chargea de négocier la paix. Le traité conclu par son entremise ne faisait plus mention des droits comtaux attribués par la sentence arbitrale de la reine Agnès aux ducs d'Autriche sur Schwyz et Unterwald ; il s'étendait également à Lucerne, dont il reconnaissait ainsi l'alliance avec les Confédérés, bien que la ville dût toujours obéissance à l'Autriche ; mais il ne s'étendait pas à Zoug et à Glaris, dont les récentes alliances se trouvaient ainsi annulées et qui rentraient sous la domination autrichienne. Le traité, pour l'essentiel, stipulait l'abandon réciproque des conquêtes, des indemnités, le maintien des droits fonciers de l'Autriche dans les Waldstâtten et l'abandon par les villes des bourgeois externes que l'Autriche réclamait comme ses sujets. Dès 1353, avec la reprise de la guerre, la paix de Brandebourg se trouvait caduque. — Voir AS I. — Chronik der Stadt Zurich, dans QSG XVIII. — Dierauer. [G. B.]
BRANDENBURGER. Famille patricienne de Fribourg, originaire de Biberach en Souabe, reçue bourgeoise de Fribourg en 1477 dans la personne de Laurenz. Armoiries : d'azur au taureau d'argent à la boucle de sable. — 1. Laurenz, fils du prénommé, membre du Grand Conseil 1515, du Petit Conseil 1520, capitaine au service de la France, député à la Diète, trésorier 1527- 1533, avoyer 1534-1536, représentant- à la Diète de l'empire à Batisbonne en 1541, f 1542. La famille s'éteignit au début du XVIIIe s. — ■ Voir Bert. Pfeiffer, dans F G XIX. [A. Bùcm.l
BRANDIS (BARONS DE). Famille de dynastes des plus considérables de la Suisse allemande, dont
BRANDIS (BARONS DE
l'histoire s'étend de 1239 à 1512. Le château familial se trouvait près du village de Lutzelfluh (Berne). Il passa en d'autres mains en 1455. à l'État de Berne en 1607, et brûla le 14 avril 1798. Armoiries : durant les trois premières générations :
d'argent à trois écots de sable allumés de gueules, posés en barre ; plus tard : à un seul écot. Les Brandis descendaient probablement des sires de Lutzelfluh, qui disparaissent de l'histoire en 1162. — 1. Konrad I, cité de 1239 à 1257, avoué et bienfaiteur du couvent de bénédictins de Trub. — 2. Werner I, fils du n° 1, cité de 1250 à 1280, avoué de Trub. — 3. Turing I, 1280-1324, fils du n° 2, avoué des couvents de Trub et de Rùegsau, prit part à la conjuration de la noblesse contre le roi Albert I en 1308. — 4. Thûring II, 1326-1369, neveu du n° 3, avoué de Trub, acquit les seigneuries de Simmenegg et de Mulinen ainsi que le bailliage de Diemtigen, mais dut vendre en échange en
Le château de Brandis au XVIIe s. D'après un tableau d'Albrecht Kauw.
1367 sa part de la seigneurie de Brandis à son frère Mangold et, dès 1352, la seigneurie de Mulinen à la ville de Berne. Avec lui se nouent des relations étroites entre la maison de Brandis et les Bernois. — 5. Wolfhart I, 1341-1371, frère du n° 4, collateur de l'église de Lutzelfluh, bourgeois de Berne 1351, seul possesseur de la seigneurie de Brandis depuis 1361, avoué de Trub et de Ruegsau. — 6. Eberhart, de 1343 jusqu'à sa mort en 1379, abbé du couvent de Reichenau près Constance, fut en démêlés, parfois en lutte ouverte, avec cette ville. — 7. Heinrich II, frère du n° 6, abbé d'Einsiedeln 1348- 1357 (comme tel, Heinrich III), évêque de Constance (Heinrich III) de 1357 au 22 novembre 1383, date de sa mort. Comme abbé d'Einsiedeln il mit fin à une vieille contestation de frontière avec Schwyz et fut un des fondateurs de l'hôpital des pèlerins. Il trouva l'évêché de Constance dans une situation financière mauvaise, qu'il ne fit qu'aggraver en brouillant les intérêts économiques du chapitre épiscopal avec ceux de sa maison. Ses rapports avec la ville de Constance devinrent si tendus qu'il devait le plus souvent résider au dehors. Il mit l'interdit sur la ville, mais il fut lui-même excommunié. L'empereur Charles IV intervint pour rétablir 4a paix entre lui et la ville et faire lever l'interdit et l'excommunication. — 8. Mangold II, 1342-1372, frère du n° 7, chevalier de l'Ordre teutonique, commandeur d'Alsace-Bourgogne, commandeur de Kôniz, Sumiswald, Hitzkirch et Beuggen. — 9. Werner II, 1347- 1390, frère des nos 7-8, chevalier de l'Ordre teutonique, commandeur de Kôniz, Sumiswald, Tannenfels, Hitzkirch, commandeur pour l'Alsace, la Souabe, l'Argovie et la Bourgogne. — 10. Agnès, sœur des n»s 7-9, abbesse de Sàckingen 1330-1349. — 11. TiiRiNG III, 1350-1375, fils du n° 4, héritier de la maison deWeissenbourg éteinte
BRANDIS (BARONS DE
en 1368. seigneur de Simmenegg, Diemtigen, Weissenbourg, Erlenbach, Wimmis ; créancier hypothécaire de la vallée de Frutigen, f sans descendance mâle, il transmit toutes ses possessions, moins Simmenegg, à son frère. — 12. Mangold III, conventuel à Reichenau, fut élu abbé le 11 novembre 1383 et le 27 janvier 1384 fut même nommé évêque de Constance par neuf chanoines partisans du pape Clément d'Avignon, mais, malgré l'appui de l'Autriche et de la noblesse de l'Allemagne du Sud, il ne put se maintenir contre son concurrent l'évêque Nicolas et l'opposition des bourgeois de Constance, qui tenaient pour le pape Urbain VI. Il mourut le 19 novembre 1385 à Klingnau, au moment où il préparait une guerre contre la ville de Constance. — 13. Anna, sœur du n° 12, abbesse du couvent de Masmiinster en Alsace, 1355-1398. — 14. Wolfhart IV, 1356-1418, fils du n° 5, bourgeois de Berne, prit une vive part à la lut-te de ses oncles, l'abbé Eberhart et l'évêque Heinrich, contre la ville de Constance. Il hérita avec son frère Ulrich-Tûring des possessions paternelles : la seigneurie de Brandis et la charge d'avoué de Trub, auxquelles vinrent s'ajouter, à la mort de son cousin Mangold, les seigneuries de Weissenbourg et d'Erlenbach. Wolfhart IV et Ulrich-Turing acquirent de leurs demi-frères de Vaduz la seigneurie de Blumenegg, le comté de Vaduz, la partie Sud de la seigneurie de Schellenberg et le comté de Sonnenberg en Walgau. Dès lors, les barons de Brandis gravitèrent complètement dans la sphère d'influence et d'intérêts de la noblesse souabe, rhétienne, et du Vorarlberg. — 15. Wolfhart V, 1408-1456, fils du n° 14, bourgeois de Berne 1413, entra en 1429 au service de Frédéric IV d'Autriche, acquit de ses belles-sœurs, les comtesses de Werdenberg-Bludenz, la partie Nord de la seigneurie de Schellenberg ; il acquit aussi la seigneurie de Mayenfeld. Prit part en 1439 au côté des Schwyzois et des Glaronnais à la lutte contre Zurich pour le pays de Sargans, devint bailli de l'Autriche pour Feldkirch et Bludenz, se mit en novembre 1444 du côté de Zurich et de l'Autriche et envahit, avec le comte Henri II de Sargans, ce dernier pays, qui était occupé par les Glaronnais. Il dut bientôt l'évacuer, et les Confédérés se vengèrent en ravageant son comté de Vaduz. Wolfhart passa de nouveau le Rhin, avec Hans von Rechberg, en 1446, mais ce fut pour subir une grave défaite à la bataille de Ragaz le 6 mars 1446. En 1439, il avait vendu toutes ses possessions de l'Oberland à la ville de Berne, comme il vendit aussi en 1455 la seigneurie de Brandis, avec les charges d'avoué de Trub et Ruegsau, à Kaspar von Scharnachtal. — 16. Dietrich-Vogts, fils illégitime du n° 14, abbé de Trub 1418-1444. — 17. Wolfhart VI, 1430-1477, fils du n° 15, hérita avec ses frères, du gouvernement des seigneuries de Blumenegg, Schellenberg, Vaduz et Mayenfeld. Il se mit en 1456 au service de l'Autriche, tout en restant en bons termes avec les Confédérés, entre autres avec la ville de Berne, dont lui et ses frères étaient bourgeois. Les frères furent aussi alliés de Coire et des III Ligues. — 18. Rudolf, 1439-vers 1470, frère du n° 17, doyen de la cathédrale de Coire, renouvela en 1469 aux bourgeois de Mayenfeld leurs anciennes lettres de franchise. — — 19. Ortlieb, frère des nos 17 et 18, * 1425, évêque de Coire de 1458 au 25 août 1491, date de sa mort. Il releva le chapitre épiscopal qui était endetté et affaibli par des dissensions intérieures et maintint ses droits contre l'Autriche et ses propres sujets, qui aspiraient à l'indépendance. Il fut en bons termes avec les Confédérés. —
20. Albertus, probablement aussi fils du n° 15, abbé du couvent de Marienberg en Vintschgau 1472-1499. —
21. Ludwig, 1483-vers 1507, neveu du n° 19, prit dans la guerre de Souabe le parti de l'Autriche ; les Confédérés s'en vengèrent en brûlant le château de Vaduz et le firent prisonnier, mais pour le relâcher vers la fin de 1499. — 22. Sigmund, 1486-1507, frère du n° 21, seigneur de Mayenfeld, tint également le parti de l'Autriche dans la guerre de Souabe. Les gens des Ligues grisonnes occupèrent son bourg de Mayenfeld et emprisonnèrent le seigneur, qui fut remis en liberté peu après. Héritier, à la mort de son frère, de toutes les possessions des Brandis, il mourut lui-même avant de
BRANDISHOLZ
BRASSARD
pouvoir disposer de son héritage. — 23. Johannes, * le 8 octobre 1456, f 10 octobre 1512 à Strasbourg, dernier du nom, prévôt du chapitre de la cathédrale de Coire et chanoine à Strasbourg, vendit en 1510 la seigneurie de Mayenfeld aux III Ligues et le reste de ses biens à son neveu, le comte Rudolf von Sulz. — Voir Butler : Die Freiherren von Brandis, dans JSG 36 (avec bibliographie). [Bt.]
BRANDISHOLZ. Voir Breuleux (Les).
BRANDMÙLLER. Famille éteinte, bourgeoise de Bâle depuis 1576. Descend de Johannes, * 1533, de Biberach, pasteur à Saint-Théodore et prof, de théologie à l'université, f 1596. — 1. Jakob, 1617- 1677, professeur de droit à l'université. — 2. Gregor, 1661-1691, fils de l'orfèvre Gregor, peintre d'histoire et de portraits. — 3. Johann, 1678-1741, libraire et imprimeur. — Voir Wappenbuch der Stadt Basel, lre part., III, série n° 5. — Marcus Lutz : Baslerisches Bûrgerbuch. — Athenae Rauricae (1778). — LL.
— SKL. [C. Ro.] BRANDOIN, Michel-Vincent. Peintre d'origine
française, bourgeois de Mont-sur-Rolle (Vaud), * à Vevey le 2 mars 1733. Il vécut surtout en Hollande. Auteur de nombreuses aquarelles de valeur, f à Vevey le 27 mai 1790. — Montet : Dictionnaire. — SKL. [M. R.] BRANDSTETTER. Famille de Beromunster (Lucerne). — Andréas, tailleur de pierre de Salzbourg, fut reçu à Lucerne comme habitant en 1617. — 1. Renward, 1782-1851, professeur à Saint-Gall vers 1810- 1819, puis à Lucerne, chanoine de la collégiale Im Hof 1831, camérier 1835, custode 1840. — 2. Josef-Leopold, * 1831, médecin, membre du Conseil de l'Instruction publique depuis 1871, professeur de mathématiques 1872, bourgeois d'honneur de Lucerne 1913. Il écrivit sur des questions de mathématiques, d'histoire, de chronologie, de linguistique et de toponymie. Auteur du Bepertorium zur Schweizergeschichte (1812-1890), des fascicules I. 6 et V. 3 de la Bibliographie suisse, etc.
— 3. Renward, fils du n° 2, * 1862, professeur de linguistique à Lucerne depuis 1884, bourgeois d'honneur de cette ville 1909, linguiste de réputation universelle, membre de la Société de linguistique de la Sorbonne. Ses livres ont été traduits en hollandais, en anglais, en espagnol et en français. Dr es lettres h. c. de l'université de Genève. — Voir DSC. [P.-X. W.l
BRANDT. Famille neuchàteloise mentionnée à Valangin et au Locle à la fin du XVe s. La branche de Valangin s'est éteinte au siècle suivant, tandis que celle du Locle est encore prospère dans les Montagnes neuchâteloises, le Jura bernois et Bienne. Un rameau est venu se fixer à Neuchâtel où il acquit la bourgeoisie en 1689. Dès le XVIIIe s., la famille a compté de nombreux penduliers et horlogers. — 1. Girard, bourgeois et conseiller de Valangin, cité comme banneret en 1496 et
1502, f vers 1517. — 2.
Jaques, frère du n° 1, souche de la branche du Locle, maire de cette localité 1496-1502, bourgeois de Valangin 1502. f 1504 ou 1505. — 3. Guillaume, fils du n° 2, succéda à son père comme maire du Locle, fonction qu'il revêtait encore en 1539, f 1551. — 4. Abram, conseiller d'État et avocat général en 1709, 1 1724. — 5. Isaac, notaire 1654, maire de La Chaux-de- Fonds 1708, t 1726. — 6.
Henri - François, graveur et médailleur, * 13 janv. 1789 à LaChaux-de- II fut à Paris l'élève du médailleur Jean-Pierre Droz, du sculpteur Bridan et du peintre David; en 1813, il obtint le grand prix de Rome pour la gravure et séjourna dans cette ville de 1814 à 1816. L'année suivante, il recevait une offre de Berlin et peu après entrait comme premier médailleur à la mon-
4 iflpli
Henri-François Brandt.
D'après une médaille de David.
Fonds, f 9 mai 1845 àBerlin
naie royale de Berlin. Son œuvre est considérable; outre les monnaies de Prusse, il a laissé un grand nombre de médailles et de bas-reliefs, entre autres ceux du monument de Blucher. Il passait pour un des plus habiles médailleurs de son temps. Brandt fut l'ami intime de Léopold Robert, qui a fait son portrait en 1814. — Voir Hild égard Lehnert : Henri-François Brandt. — SKL (avec bibliogr.). — 7. Louis, * 1800 à La Chaux-de- Fonds, fabricant d'horlogerie, membre du gouvernement provisoire en 1848, puis conseiller d'Etat jusqu'au 8 mai 1849. f à Bruxelles le 7 novembre 1866. — Voir A. Chapuis : Hist. de la pendulerie neuchàteloise. — Arch. d'État Neuchâtel. [L. M.]
BRANDT, Albert, * 3 septembre 1846 à Hambourg, ingénieur de l'entreprise du chemin de fer du Gothard 1875, inventa pour le percement du tunnel la machine perforatrice, actionnée par la pression hydraulique, qui porte son nom. Fonda en 1878, avec Karl Brandau, la maison Brandt, Brandau & O, spécialisée dans la construction des tunnels, qui assuma par les contrats de 1893 et 1898 l'entreprise du tunnel du Simplon, Brandt dirigeant les travaux du côté Nord et Brandau du côté Sud, f 29 novembre 1899 à Brigue. — Voir J.-El. David : Le tunnel du Simplon. — Joseph Stockmar : Histoire du chemin de fer du Simplon. — SB. — Verhandlungen SNG 1905. — NZZ 1899, n°335. [D-F.]
BRANGER. Famille de Davos, Saas, Samaden et St. Moritz (Grisons). — 1. Jakob, * 1844 à Davos, directeur d'arrondissement postal de 1889 à 1914, f le 19 janvier 1919. — Freier Rhdtier 1919, n° 26. — Tagblatt et Neue Bundner Ztg. 1919, n° 26. — 2. Hans, 1850-1918, occupa à plusieurs reprises la charge de vicelandammann de Davos. — 3. Erhard, docteur en droit, fils du n° 2, publia entre autres : Rechts geschichte der freien Walser in der Ostschweiz. [l. J.]
BRANT, Sébastian, humaniste et écrivain, * en 1458 à Strasbourg, étudiant en droit à Bâle 1475, docteur en droit 1489, doyen de la faculté de droit 1492, greffier à Strasbourg 1501 et jusqu'à sa mort, en 1521. C'est pendant son séjour à Bâle qu'il s'est occupé d'œuvres littéraires ; son poème didactique et satirique Das Narrenschiff (la nef des fous) parut en 1491 chez Johann Bergmann d'Olpe à Bâle. — Festschrift zur Basler Bundesfeier von 1901, p. 228. — ADB. [C. Ro.]
BRANTSCHEN (diminutif de Hilprand). Vieille famille répandue à Zermatt et dans la vallée de Saint- Nicolas. — Peter, de Zermatt, prêtre à Viège 1563, chanoine de Sion, curé de Loèche 1580, de Sion 1583, doyen du chapitre de la cathédrale de Sion 1605, f à Sion vers 1616. Historien, il fit de nombreuses recherches sur l'histoire du Valais ; son catalogue des évêques de Sion, achevé en 1576, contient la copie d'importants documents aujourd'hui perdus. [D. I.]
BRASCHLER. Ancienne famille des communes zuricoises de Greifensee et d'Uster (Nânikon), mentionnée déjà en 1467 sous le nom de Brastler. — Biihler: Gesch. der Gem. Nânikon. [J. Frick.]
BRASET.Nom d'une famille florissante à Genève au XVe s. Notaires et scribes, quelques-uns de ses membres remplirent des charges publiques, ainsi Pierre, secrétaire du Conseil puis conseiller, puis syndic à diverses reprises de 1478 à 1501. — Voir R. C. [C. R.]
BRASEY. Famille de Font et de Chables (Fribourg), actuellement existante. — 1. Jean-Dominique, prêtre, curé de Dompierre 1818-1828, de Vuisternens-devant- Romont 1828-1846, de Neyruz 1846-1853, de Torny-le- Grand dès 1853, f 1856. — 2. Louis-Gustave, * 1862, prêtre, vicaire de Ménières et Saint-Maurice, curé du Cerneux-Péquignot 1889, chanoine de Saint-Nicolas à Fribourg 1900, doyen du décanat de Fribourg 1916. — Dellion : Dictionnaire. [H. V.]
BRASSARD. Le brassard, comme insigne militaire, est apparu à une époque relativement moderne, et cela d'abord dans les guerres civiles de la Révolution française. Il fut porté par les Bretons (brassard blanc aux trois fleurs de lys) dans leur lutte contre les troupes républicaines, puis par les émigrés qui marchèrent avec la première coalition (1792-1795) contre les armées du Comité de Salut public.
BRASSARD
BRASSARD
Les Suisses, quand ils procédèrent en 1792 à une levée de troupes fort bigarrées pour la protection de leurs frontières, et même quand ils édictèrent en 1804 leur premier règlement militaire, n'avaient pas d'autre insigne commun que la croix qui figurait sur leurs divers drapeaux. Ce furent les circonstances qui, en 1815, amenèrent les autorités militaires à adopter officiellement le brassard. Quand, à la suite du bombardement de Bâle par le fort de Huningue (28 juin), la Diète eut décidé, le 3 août 1815, la
Brassard fédéral de 1815.
Brassai d fédéral de 1817.
Brassard fédéral de 1840.
participation active à la coalition des puissances et ordonné au général Franz-Niklaus Bachmann de marcher sur la Bourgogne, celui-ci publia le même jour un ordre d'armée qui instituait le port du brassard fédéral. « Dans la diversité des uniformes et des cocardes de l'armée fédérale, il est nécessaire que celle-ci adopte un signe distinctif visible. Toutes les troupes fédérales porteront donc désormais au bras gauche un brassard de drap écarlate à croix blanche selon le modèle ci-joint. » Cette innovation semble avoir rencontré l'approbation générale, car elle s'implanta rapidement et le nouveau brassard se substitua même chez les officiers d'Étatmajor au brassard bleu et jaune prévu par le règlement de 1804 et que l'ordre d'armée de 1815 avait maintenu pour eux seuls. L'innovation fut confirmée et consacrée officiellement par l'art. 85 du règlement militaire de 1817, puis maintenue par le règlement de service (art. 123) de 1837 et même par la première organisation militaire fédérale de 1850. Le brassard rouge à croix blanche
servit comme insigne des troupes fédérales aux occupations de frontières de 1830, 1848, 1856, 1859 et 1870, à Bâle en 1833, en 1847 pendant le Sonderbund et encore en 1890 au Tessin. Depuis la seconde organisation militaire de 1874, il n'était plus prévu par une loi fédérale, mais seulement, de 1882 à 1890, par les règlements de service. Avec les changements apportés à l'uniforme (introduction du drap gris), le brassard, trop visible, fut considéré comme dangereux pour les troupes de campagne ; un ordre du 31 août 1914 en limitait le port aux
troupes auxiliaires sans uniforme et au personnel des chemins de fer. En 1918-1919, il fut encore porté réglementairement par les volontaires employés à la surveillance des frontières, puis supprimé là aussi au printemps 1920.
Durant les cent années de son existence, le brassard fédéral a subi, notamment dans la forme de la croix, diverses modifications,
comme on peut le voir par la planche ci-jointe.
Le brassard blanc à croix rouge prévu à l'art. 7 de la Convention de Genève du 22 sept. 1864 pour le personnel neutralisé des hôpitaux et ambulances militaires a acquis une importance internationale. La Convention, acceptée désormais par tous les États civilisés, a été renouvelée le 7 août 1906, et il est noté expressément à l'art. 18 que le choix de l'écusson fédéral, avec couleurs interverties, comme insigne de l'institution de la Croix-Rouge, est un hommage rendu à la.
nation suisse. L'art. 23 de la nouvelle Convention stipulait en même temps que les insignes de la Croix- Rouge ne pourraient être portés que par les troupes sanitaires des armées et les formations auxiliaires officiellement reconnues. En suite d'une ordonnance fédérale du 14 avril 1910, ces insignes jouissent aujourd'hui de la protection légale. Au début de la guerre européenne, en 1914, toutes les troupes sanitaires suisses, tous les médecins, pharmaciens et aumôniers de l'armée, ainsi que les corps auxiliaires de la Croix-Rouge, portaient le brassard. Mais les insignes furent retirés peu après et réunis au matériel de corps. Depuis lors, ils n'ont plus été portés que par les civils employés dans les hôpitaux militaires, comme signe distinctif non officiel.
Il faut mentionner également ici le brassard semiofficiel que portaient les Corps francs dans leur seconde marche sur Lucerne les 31 mars et 1er avril 1845. Composé simplement des couleurs fédérales, rouge et blanc, il avait été adopté comme signe de ralliement dans un conciliabule secret tenu à Olten. Dans les combats connus sous le nom de Stecklikrieg en 1802, les conservateurs, comme on peut le voir par les gravures du temps, portaient un brassard rouge. — Renseignements fournis par la Bibl. militaire fédérale. — Loi de 1850 sur l'organisation militaire. — Règlements de service de 1837, 1847, 1863, 1866, 1882, 1896, 1900, 1908. — Règlements concernant la tenue, de 1852 (avec les mod:-
BRASSEL
BRECHTER
fications ultérieures) et de 1898. — Feuille fédérale 1868, n° 57. — Lois fédérales 1907, n° 10. — A. Heer und G. Binder : Der Sonder bund. [A. Zesiger.]
BRASSEL, Johannes, * le 6 mai 1848 à St. Margrethen, d'abord forgeron, puis maître d'école secondaire à Schwanden, Bernegg et Saint-Gall de 1878 à 1916. Président de la Société des sciences naturelles de Saint-Gall de 1909 à 1912. Connu dans le canton de Saint-Gall comme orateur et poète populaire. — ■ St. Galler Nbl. 1917 et 1918. [Bt.]
BRASSUS (LE) (G. Vaud, D. La Vallée. V.DGS). L'un des hameaux de la commune du Chenit. Bracioli 1279, Brasseuz 1555. En 1575, pour favoriser l'introduction de l'industrie dans la région, le bailli de Romainmôtier concéda aux frères Va.rro, de Genève, un mas de terre, moulin, scie, martinets, hauts-fourneaux, cours d'eau, etc., en fief noble avec moyenne et basse juridiction. Ce fut l'origine de la seigneurie du Brassus qui passa en 1660 à Abraham Chabrey, de Genève, lequel y ajouta le vidomat et la métralie de la vallée de Joux, acquis des barons de la Sarraz. Le gouvernement bernois reprit en 1684 la seigneurie du fils d'Abraham Chabrey, et morcela le domaine, ce qui permit une exploitation industrielle plus extensive. Les Varro avaient construit un château qui est aujourd'hui l'hôtel de la Lande. Le temple a été construit en 1837 ; il y a une chapelle catholique. — DHV. [M. R.]
BRATENWENDER (DER). Voir Stockalper, Kaspar von.
BRATSCHI, Robert, originaire de Safneren, de Berne dès 1882, * le 26 septembre 1846, membre du Conseil de bourgeoisie de Berne, du Conseil de ville 1898-1912, président de ée corps 1907, député au Grand Conseil 1902-1914, président de la Chambre cantonale de commerce 1906-1918. [K.-R.]
BRAULIO. Voir Umbrail.
BRAUN. Famille bourgeoise de la ville de Bâle. — 1. Samuel, * 1560, chirurgien, fit de 1611 à 1620 à titre de médecin de bord, cinq voyages d'Amsterdam en Haute et Basse Guinée, à Venise, à la Côte d'Or et Alexandrette et fut le premier voyageur scientifique de langue allemande en Afrique; f 1668 à Bâle, chirurgien de l'hôpital et prévôt de corporation. — Voir Samuel Braun : Des Wundartzet... Schiffahrten, Bâle 1624. — Voir Georg Henning : Samuel Braun. — [C. Ro.] — 2. Jeremias, pasteur à Kirchberg-Lutisbourg 1649, à Lichtensteig dans le Toggenbourg 1650. En 1663, il fut accusé par le bailli toggenbourgeois Schorno et par le curé de Lichtensteig, Johann-Fridolin Gruber, d'avoir blasphémé le nom de Dieu et séduit le peuple ; on le mit en prison, mais à la suite d'une démonstration énergique des protestants du Toggenbourg devant le tribunal de Lichtensteig, et de l'intervention d'Appenzell Rhodes-Extérieures auprès de l'abbé Gallus Alt, il fut condamné seulement au bannissement. Il mourut le 8 août 1679 comme pasteur à Tenniken (Bâle-Campagne). Le bailli Schorno intenta dans la suite un procès aux instigateurs du mouvement populaire et en retira beaucoup d'argent. — Voir Karl Gauss : Pfarrer J. B. von Basel, dans BZ V. — Dierauer, dans St. Galler Blàtter, n° 26-28. [Bt.]
BRAUN, famille éteinte de la ville de Berne, issue de Abraham Brun de Neuchâtel, reçu bourgeois en 1654 pour des services rendus dans la guerre des paysans. Armoiries : d'azur à la fasce d'or. Le dernier était : Béat-Louis, 1718-1792, colonel au service de la compagnie des Indes orientales, 1776 secrétaire et chargé d'affaires d'Angleterre en Suisse. [H. T.]
BRAUN, BRUN (en dialecte). Famille des Grisons dont une branche porte le nom de Braun et l'autre celui de Brun. Il n'est pas possible de les distinguer l'une de l'autre, quoique les armoiries soient différentes : les Braun portent d'azur à une aigle ; les Brun, à Coire, de gueules à une étoile d'or. — 1. H ans, de Coire, capitaine dans la campagne de Pavie en 1512, bailli de Maienfeld et bouremestre de cette ville. — 2. Peter, d'Ilanz, pasteur dans cette localité ; en 1537, il prit part au colloque religieux à Sus ; Campbell le nomme le réformateur d'Ilanz. — 3. Arthur, de la branche de Thusis, * en 1837 à Bologne, devint instructeur d'artillerie et
DHBS II — 19
colonel ; après avoir pris sa retraite, il habita de nouveau Bologne où il rassembla de riches collections archéologiques et ethnographiques ; f le 18 octobre 1895
— 4. JosiAS,.de Coire, actuellement à Zurich, a publié, dans le domaine de la botanique, plusieurs travaux importants dans les Bulletins des sociétés des sciences naturelles de Coire, de Zurich et d'ailleurs. — Voir LL. — A. Sprecher : Wappen der Geschlechter der Stadt Chur. — U. Campbell (Mohr) II, p. 335, 347, 357.
— E. Camenisch : Bùndner Be formations gesch. p. 263.
— JNGG XXXIX, 289. [L. J.] BRAUN AU (C. Thurgovie, D. Miinchwilen. V.DGS).
Vge faisant partie de la com politique de Tobel. En 762, Pramacunavia ; 817, Pramagonouv ; 865, Pramenhowa = pré d'épines. Le couvent de Saint-Gall y posséda des terres dès 762, la commanderie de Tobel au XVe s. Cette dernière avait en outre le droit de collation. Une chapelle, dédiée à saint Michel, annexe de Tobel, y existait avant la Réforme. Lorsque celle-ci se produisit, les deux tiers de la population y adhérèrent et le culte fut desservi par le pasteur de Màrwil. L'église protestante fut bâtie en 1807, et en 1810 la partie protestante de Braunau se sépara de Mârwil. La paroisse date de 1761 Population : 1634, env. 300 hab., 1850, 687; 1910, 487. — UStG. — Kuhn : Thurg. sacra. — Sulzberger : Gesch. der ev. thuig. Kirchgemeinden. [Sch.]
BRAUNBERG (BRUNBERG) (C. Saint-Gall, D. Alt Toggenbourg, Com. Kirchberg. Y.DGS). Hameau et ruines de château, ancienne propriété du couvent de Saint-Gall. Une famille von Braunberg, vassale du couvent, est mentionnée de 1228 à 1386. — Voir UStG. — Naef : Chronik, 492. — Wegelin : Gesch. der Landschaft Toggenburg. [Bt.]
BRAVUOGN. Voir Bergun.
BRÈ (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Brech, Brek, Breh. Mentionné en 1326. Dans la première moitié du XVe s., Brè formait déjà une commune et devait fournir six soldats au duc de Milan. Rattaché primitivement à Lugano, il fut érigé avant 1636 en paroisse autonome. Le funiculaire du Monte Brè fut commencé en 1907. Population : 1591, 178 hab. ; 1643, 304 ; 1801, 244 ; 1900, 393 ; 1910, 431. Registres de naissances et de décès dès 1785, de mariages dès 1710. — Voir BStor. 1890. — Monti : Atti. — Monitore eccl. di Lugano 1921. [C. T.]
BRECHBUHLER ( BR/ECHBUHLER ). Ancienne famille domiciliée à Huttwil (Berne). — Ulrich, administrateur d'église, f en 1653 dans le combat d'Herzogenbuchsee lors de la guerre des paysans. — Voir Nyffeler : Heimatkunde von Huttwil. [K.-R.]
BRÉCHET, Bernard, * 26 novembre 1828 à Movelier, prêtre 1855, curé de Fahy 1856-1864, de Courfaivre de 1864 à sa mort survenue le 11 juin 1898. Pie IX l'avait décoré du titre de missionnaire apostolique. — Basile, frère du précédent, * à Movelier 4 juillet 1843, prêtre 1866, curé de Vicques de 1869 à sa mort le 14 novembre 1915. [A. D.]
BRECHTEL. Famille originaire d'Alsace venue à Genève en 1626, bourgeoise 1702, éteinte au commencement du XIXe s. Armoiries : d'argent à trois merlettes de gueules, au chef d'azur à l'étoile d'or. — Jacob, habitant de Genève en 1626, fut condamné à mort le 15 août 1657 pour le meurtre d'Etienne de la Maisonneuve ; sa peine fut commuée et très adoucie parce qu'il n'y avait pas eu préméditation. — Voir Galiffe, Mns. — Covelle : LB. — R. de Cazenove : Quatre siècles. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [H. Da.]
BRECHTER, PRECHTER. Famille de conseillers de la ville de Zurich, 1277-1400 environ. Armoiries : d'or au pal de sable chargé de trois étoiles d'argent, ou tiercé en pal de gueules, d'argent et d'azur. — 1. Johannes, caution de Zurich contre Erfurt le 17 février 1291, et des Mùlner et Zurich contre Lucerne en 1296 ; membre du Conseil d'automne 1291-1304. — 2. Werner, du Conseil d'été en 1292 et 1294, recteur de la léproserie de la Sihl 1293. — 3. Rudolf, du Conseil de carême 1320-1336, chef cuisinier en 1330 de l'abbesse de Zurich, et en 1336 l'un des trois chefs des ouvriers de la
Septembre 1922
BREGAGLIA
BREITINGER
soie, f avant le 12 décembre 1337. — 4. Wolfhart, fils du n° 3, du Conseil d'été 1370-1388, administrateur du couvent d'Œtenbach 1372, membre du tribunal de Zurich 1383, t avant le 8 septembre 1388. — Voir UZ.
— Registres de la ville de Zurich. [C. B.l BREGAGLIA. Voir Bergell.
BREGANZONA (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS).
Com. de la paroisse de Biogno-Breganzona, connue au XVe s. sous le nom de Brienzona. Elle est peut-être identique au Bragogno, où l'abbaye de San Pietro in Cielo d'oro, de Pavie, possédait des biens au VIIIe s. Breganzona appartenait anciennement à la paroisse de Lugano. Population : 1591, 35 ménages ; 1801, 217 hab. ; 1900, 369 ; 1910, 508. Voir art. Biogno. — Monti : Atti. — BStor. 1885, 1888 et 1890. — Hidber : Schweizer Urkunden. [C. T.]
BREGENZ (COMTES DE). Branche de la puissante famille comtale des Udalrichinger qui commença après l'an 1000 à porter le nom de la ville de Bregenz en Argengau. — 1. Ùdalrich VIII, f avant 1040, comte de Bregenz et de la Rhétie curiale, bailli de Coire. — 2. Adalbert, peut-être frère du n° 1, comte de Bregenz.
— 3. Otto I, f après 1080, fils du n° 1, comte du Linzgau, de Buchhorn et de la Haute-Bhétie. — 4. Eberhard, f après 1067, frère du n° 3, comte en Basse- Rhétie, bailli de Petershausen, ancêtre des comtes de Heiligenberg. — 5. Udalrich IX, f avant 1079, frère du n° 4, comte de Bregenz. — 6. Markwart, t 1079- 1080, frère du n° 5, comte de Bregenz et de la Basse- Rhétie. — 7. Adalbert, f 1053 en Apulie, fils du n° 2, comte de Bregenz. — 8. Otto II, f 1089, fils du n° 3, comte de Buchhorn. — 9. Udalrich X, f 1097, fils du n° 5, comte de Bregenz et de la Basse-Rhétie, marié à Bertha von Rheinfelden, fille de l'anti-roi Rodolphe. — 10. Rudolf, f 1160, fils du n° 9, dernier comte de Bregenz, comte de la Rhétie curiale, possesseur de grands biens dans cette contrée, parmi lesquels le château de Montfort ; bailli de l'évêché de Coire. — 11. Ulrich XI, f avant 1116, frère du n° 10, comte et seigneur de Bregenz, comte du Rheingau et de l'Argengau; il mourut sans enfants et ses possessions échurent ainsi à son frère Rodolphe. — 12. Markwart II, fils du n° 10, f vers 1158-1159, comte du Rheingau et bailli de Coire. ■ — 13. Elisabeth, t après 1216, comtesse héréditaire de Bregenz, épousa le comte palatin Hugo von Tûbingen (f 1182). — ■ Voir Zôsmair dans SVB, 44, p. 25. — MVG, 22, p. 13 ; 36, p. 219 (avec Bibliographie) ; 27, p. 368. [Bt.]
BREGGIA, BRECINO, BREGGINO, PlETRO, architecte et ingénieur, de Breggia près de Côme, f 1462. Les fortifications de Bellinzone, du commencement du XVe s. sont en grande partie son œuvre. — SKL. — BStor. 1881, 1889. LC. T.]
BREGUET. Famille bourgeoise de Neuchâtel, mentionnée dès le XVe s. Elle a donné, outre de nombreux pasteurs, — Pierre, qui fut maire des Verrières en 1680-1682 et de 1694 à 1700, et Abram-Louis, horloger, que l'on a dit, à tort, issu d'une famille de Picardie réfugiée à Neuchâtel au commencement du XVIIe s. Il naquit à Neuchâtel en janvier 1747, se rendit jeune à Versailles et fit une brillante carrière d'horloger. Il succéda à Ferdinand Berthoud comme horloger de la marine, devint membre du Bureau des Longitudes et en 1816 de l'Institut, t 17 septembre 1823. — Biogr. neuch. I. — A. Chapuis : Hist. de la pendulerie neuchâteloise. — Une autre famille Breguet est connue à CoffranedèsleXVIIes. [L. M.]
BREIL. Voir Brigels.
BREITE (C. Zurich, D. Bulach, Com. polit. Niirensdorf, Com. civile Breite-Hakab. Voir DGS). 1172 : Preiti. Plusieurs sépultures de la période de Hallstatt. La route militaire romaine Vindonissa-Vitodurum passait par Breite. On a trouvé des monnaies dans la contrée. Au moyen âge le chapitre d'Embrach y posséda plusieurs terres. Le village était en mains des Schwend, de Zurich, puis de celles des Breitenlandenberg, qui le vendirent en 1538 à la ville de Zurich. La haute justice, qui appartenait d'abord au comté de Kibourg, passa en 1424 aux mains de la ville, avec ce comté. Coutume écrite de 1439. Une chapelle, dédiée à saint
Oswald, est mentionnée dès 1353. Elle a toujours servi à la prédication. Elle a été restaurée en 1650 et en 1920, après la découverte de peintures à fresque. Breite relevait à l'origine de la cure de Kloten, puis fut attribué en 1539 à celle de Bassersdorf. Le village possédait une école depuis 1797 ; des maisons scolaires y ont été bâties en 1825 et 1868. La commune, au point de vue scolaire, a été réunie en 1910 à celle de Nùrensdorf. Le village comptait 28 habitants en 1634, 79 en 1900, 114 en 1920. — Voir Heinrich Morf (H. Breitner) : Die Schule Breite von 1797 bis 1897. — Hoppeler : Breite und Hakab im Spiegel der Jahrhunderte. — SSR. [Hildebrandt.] BREITENACH. Voir Bertigny.
BREITENBACH (C. Soleure, D. Thierstein. V. DGS). Vge et Com. où l'on a découvert des tombeaux gaulois, des murs, des briques et des monnaies romaines. Le couvent des bénédictins de Beinwil, fondé en 1085, reçut entre autres Breitenbach, qui devint, avec Liel, le centre de l'administration des biens du couvent dans la région, et le siège de l'intendant. Un siècle plus tard environ, l'avouerie du couvent de Beinwil passa par héritage aux comtes de Thierstein. Dès lors Breitenbach suivit les destinées de la seigneurie de Thierstein, passa en 1517 à l'évêque de Bâle et en 1522 à Soleure, mais avec la réserve des droits fonciers de l'évêque. Au début du XVIe s. le chapitre de Bâle remit en fief aux von Bârenfels des terres à Breitenbach, qui passèrent dans la suite à Hans Borer, de Breitenbach. Une église existait déjà au moyen âge dans le voisinage de Rohr, dont le droit de collation fut cédé en 1311 par les enfants de Werner III von Ramstein au couvent de Beinwil. Elle servit d'église paroissiale pendant plusieurs siècles pour Breitenbach et les villages environnants. Depuis 1850, l'église se trouve à Breitenbach, mais la cure est restée à Rohr. Une très ancienne chapelle est celle de Saint-Fridolin, dont l'édifice actuel remonte au XVIe ou commencement du XVIIe s. Registres de paroisse dès 1790. — Voir Meisterhans : Mlleste Gesch. des Kts. Solothurn. — Heierli : Archaolog. Karte Sol. — Eggenschwiler : Territoriale Enlwicklung des Kts. Sol. — Burckhardt : Der Dinqhofrodel von Breitenbach, dans Die Hofrôdel von Dinghôfen am Oberrhein. [J. K.] BREITENLANDENBERG. Voir Landenberg.
BREITENSTEIN. Famille de Bâle-Campagne. — 1. Jonas, * le 22 août 1828 à Ziefen, étudia la théologie à Bâle et à Gôttingue, pasteur à Binningen 1852-1870, fondateur et rédacteur du Monatsblatt fur die Frauenvereine von Baselland, secrétaire en 1870 de l'assistance publique, bourgeois de Bâle 1872, poète et écrivain populaire ; auteur entre autres de : Erzâhlungen und Bilder aus dem Baselbiet, f le 23 mai 1877. — 2. Ernst, fils du n° 1, peintre, * le 12 juillet 1857 à Binningen. Il collabora avec Ernst Stùckelberg aux fresques de la chapelle de Tell. — SKL. [O. G 1
BREITER. Ancienne famille de la Com. de Flaach (Zurich), attestée dès 1454, et dès 1339 à Humlikon, aussi bourgeoise deGross-Andelfingen en 1634. Plusieurs de ses membres furent baillis de Flaach. [J. Frick.]
BREITFELD (C. Saint-Gall, D. et Com. Gossau. V. DGS). Grande prairie, non loin de Winkeln, aujourd'hui place d'exercice. C'est là que le 4 décembre 1208 (?) l'abbé Ulrich VI de Saint-Gall fut vaincu, après un violent combat, par l'évêque de Constance, avec lequel il était en lutte pour la possession de Rheinegg, et par le comte Ulrich de Kibourg. La chapelle dite im Bild, près de Krâzern, datant de 1666 et qui a remplacé un ancien oratoire, commémore cet événement. — Voir MVG, XVII, p. 161. — Ostschweiz 1922, n"* 77 et 78. [Bt.]
BREITINGER. Famille bourgeoise de Zurich, mentionnée pour la première fois en 1309, dont la branche aînée est probablement originaire de Zollikon, où elle fleurit jusqu'au XVIIe s. Une seconde branche, formée de bourgeois d'Hongg en 1604 et 1618, s'éteignit vers 1870. Armoiries : d'or à trois têtes de maures au naturel. — 1. Jakob, membre du Conseil 1534-1548, bailli de Regensdorf 1543 - 1548. — 2. Rudolf, prévôt de corporation (au Conseil de
BREITINGER
BREMGARTEN
Noël) 1542 - 1543 et 1549-1552, membre du Conseil 1566-1573, bailli de Wettswil 1542-1543, amman de Rùti 1544-1549 bailli de Regensdorf 1549-1552 et
1569-1573, bailli de Grùningen 1552-1559, avoyer du tribunal de la ville 1561-1565. — 3. Stoffel, frère du n° 2, prévôt de corporation (Conseil de Saint - Jean) 1557 - 1585, bailli de Birmensdorf 1560-1568 ; fit en 1583 un don de 900 florins pour venir en aide à des étudiants. — [D. F.] ■ — 4. Johnnn-Jakob, pasteur et homme politique, *19 avril 1575, étudia à Herborn, Marbourg, Heidelberg et Bâle. Pasteur à Zumikon 1597, à Albisrieden 1601, professeur de logique au Colle gium hu- Johann-Jakob Breitinger. manitatis de Zurich, pre- Daprès une gravure sur cuivre mier pasteur du Grossde H. Lips en 1815. D après un ml-intitpr arao Hérmtp rip tableau de J. Hofmann. P?,11?.8161 10.lci'. députe de
leghse zuricoise au Synode de Dordrecht 1618-1619. C'est à son instigation que fut célébré pour la première fois un jour de jeûne à Zurich en 1619. Cette solennité fut l'origine de l'institution du jeûne fédéral. La haute idée qu'il se faisait des droits de l'Église et de sa position vis-à-vis de l'État se traduisit dans son activité politique, qui fut si considérable qu'on put parler un moment d'un second gouvernement dont Breitinger était le chef. Il travailla à soutenir énergiquement la cause des protestants des Grisons après le massacre de la Valteline (1620) et s'employa activement à secourir ses coreligionnaires expulsés. Plein de défiance à l'égard des cantons catholiques, il appuya le projet de munir la ville de Zurich de nouvelles fortifications. Dans la lutte entre Zurich et les V cantons catholiques, touchant la juridiction matrimoniale dans le bailliage de Thurgovie et le droit de collation dans le Rheintal, ce fut grâce aux efforts de Breitinger que les protestants tinrent bon, jusqu'à ce qu'intervint l'entente conclue en 1632 entre les V cantons et Zurich, qui représentait un grand succès pour la politique religieuse de Zurich. A la fin de 1633, il fit une active propagande pour l'alliance des cantons protestants avec la Suède et pour la guerre contre les cantons catholiques. La défaite des Suédois à Nôrdlingen, en septembre 1634, détruisit son espoir de faire aboutir sa politique religieuse avec le concours de l'étranger, f 1er avril 1645. — Voir Miscellanea Tigurina.- — J. C. Môrikofer : J. J. Breitinger und Zurich. — F. Gallati : Eidgenôssische Politik zur Zeit des 30jàhrigen Krieges, dans JSG 43, 44. — P. Schweizer : Geschichte der schweizerischen Neutralitât. — [Frieda Gallati.] — 5. Johann-Kaspar, 1625-1673, bailli de Steinegg 1665- 1671, capitaine de cavalerie. — 6. Johann-Jakob, 15 mars 1701-13 décembre 1767, chanoine et professeur de littératures hébraïque et grecque à Zurich, ami et compagnon de lutte de J.-J. Bodmer dans sa querelle littéraire avec Gottsched (voir art. Bodmer). Il publia, en collaboration avec Bodmer, les Discourse der Mahlern (1722) et la Kritische Dichtkunst (1740), et seul, en 1730- 1732, les Septuaginta, en quatre volumes. Fondateur de la Société ascétique, composée de jeunes ecclésiastiques ; un des premiers instigateurs de la réforme scolaire et de l'enseignement artistique à Zurich. — Voir Bâchtold. — Hermann Bodmer : J. J. Breitinger. — J. C. Môrikofer : Die Schweiz. Litteratur des 18. Jahrh. — ADB. — G. de Reynold : Bodmer et Vécole suisse. — [W.-L. W. et D. F.] — 7. David, 1763-1834, mécanicien, construisit des appareils pour les mesures astronomiques et la triangulation ; intendant de l'arsenal de Zurich 1803- 1826, membre du Grand Conseil 1803- 1830, lieutenant-colonel et inspecteur de l'artillerie. — SKL. — 8. David, ingénieur, fils du n° 7, * 1er juillet 1789, dirigea les travaux de correction de la Glatt ;
mort par accident pendant l'occupation des frontières de 1815. [D. P.]
BREITINGER, Régula. Voir Thomann, Régula.
BREITMAYER. Famille genevoise issue de Jean- Christophe (f 1826), de Mannheim, qui se fixa à Genève à la fin du XVIIIe s. — Gaspard-André-Louis, fils du précédent, * 8 mars 1797, f 21 janvier 1877, membre du Grand Conseil et du Conseil administratif 1848, président de ce dernier corps 1849 et 1850, conseiller d'État, directeur des Travaux publics 1855. En 1858, il fut réélu au Grand Conseil et en 1861 se retira de la vie politique. [f O. K.]
BREITIVIEYER. Famille du Wurtemberg, venue à La Chaux-de-Fonds à la fin du XVIIIe s., naturalisée neuchâteloise en 1820. — Jules, 1833-1908, avocat à La Chaux-de-Fonds, président du Conseil municipal et membre du Consei général de La Chaux - de - Fonds. [L. M.]
BREITNER. Famille bourgeoise de Bienne, dès 1663 par Ludwig, de Schorndorf en Wurtemberg. — 1. Abraham, du Grand Conseil 1733, du Petit Conseil 1752, fut sergent et avocat. — ■ 2. Florens, pasteur à Corgémont 1723, doyen du chapitre de Bienne, f 1754.
— 3. Anthoni, du Grand Conseil 1771, du Petit Conseil 1778. — La famille s'éteignit à Bienne au commencement du XIXe s. — LL. — LLH. — Archives de Bienne. [W. B. et E. B.]
BREM. Famille lucernoise, reçue bourgeoise en 1523. — Johann, senior, membre du Grand Conseil 1537, bailli de Habsbourg 1561 ; f 1562. — Johann, junior, membre du Grand Conseil 1558. — [P.-X. w.]
— Fidelis, * le 31 décembre 1843 à Villmergen, prêtre 1869, missionnaire dans l'Amérique du Nord (Cleveland), chapelain 1885, curé à Stetten 1888-1891 ; en dernier lieu, chapelain de la prébende Segesser à Mellingen où il mourut le 17 septembre 1899. — Vaterland 1892, n° 215. — SKZ 1892, p. 311. [Konrad Kunz.]
BREMBLENS (C. Vaud, D. Morges, Com. Écublens. V.DGS). Bremblens 1177, Berblens 1228. Localité qui est sans doute comprise en 967 dans la villa Romanella appartenant aux chanoines de Besançon et que ceux-ci vendirent en 1246 à l'évêque de Lausanne. L'église paroissiale, mentionnée en 1228, tomba en 1285 au rang de filiale de Saint-Germain et de Lonay. Sous le régime bernois, le village fit partie de la seigneurie d'Aclens. — DHV. [M. R.]
BREMGARTEN (C. Argovie, D. Bremgarten. V. DGS). Ville et chef-lieu de district. En 1238, Bremegarten ; 1243, Bremegarton ; 1246, Bremgarten. La première partie du nom dérive du mhd. brème = rive, bord (Fôrstemann 11,565). Armoiries : d'argent au lion de gueules. La ville a un sceau depuis 1311.
Histoire jusqu'en 1415. Bremgarten fit partie à l'origine du domaine habsbourgeois d'Eggenwil ; lorsque ce dernier fut donné en 1141 par le comte Albert II au couvent de Mûri, il fut expressément réservé. Le premier établissement de la ville doit être cherché auprès de la tour, qui fut probablement construite vers 1200 et échut en 1238-1239 à la branche aînée des Habsbourg. Bremgarten jouit des faveurs particulières du roi Rodolphe, qui avait là une tête de pont reliant le bailliage d'Affoltern à ses autres possessions sises entre l'Aar et la Reuss, et en outre un excellent point d'appui pour ses luttes contre ses voisins guelfes et pour résister aux tentatives d'agrandissement de Pierre de Savoie. Il lui accorda en 1258 des franchises extrêmement favorables, copiées sur celles de Fribourg-en-Brisgau. A l'instigation de Rodolphe, une série de nobles vinrent s'établir dans la ville, ainsi les von Sengen, von Eichiberg, von Barro, etc. Bremgarten prit part aux différentes guerres de l'Autriche; à Morgarten, à Dâtwil 1351, où la bannière fut perdue, et à Sempach.
De 1415 A 1798. Le 20 avril 1415, les Zuricois et Lucernois s'avancèrent de Mellingen devant Bremgarten, où les contingents des autres cantons, à l'exception de ceux de Berne et d'Uri, les rejoignirent. Après quatre jours de siège, la ville capitula. Les vainqueurs promirent le maintien des franchises, mais s'emparèrent, au nom de l'empire, des droits seigneuriaux de l'Autriche. Bremgarten était en fait une ville impériale, mais
BREMGARTEN
BREMGARTEN
déjà le 22 juillet elle fut cédée par l'empereur à Zurich, sous forme d'hypothèque, avec les autres territoires conquis en commun Le 5 août, elle conclut avec Zurich une alliance défensive pour le cas où le roi tenterait de la détacher de l'empire. Le 18 décembre, Zurich partagea le territoire conquis avec les autres cantons, sauf Berne et Uri, et Bremgarten devint chef-lieu du Freiamt. La ville eut bientôt à se défendre contre les empiétements des Confédérés, qui lui contestaient ses droits de juridiction, de douane, de pêche, et même l'élection de l'avoyer. Elle avait obtenu en 1379 l'exemption des tribunaux étrangers, en 1434 la justice criminelle, et en 1442 la confirmation de ces droits par l'empereur Frédéric III, de sorte qu'elle pouvait placer l'aigle impériale au-dessus de ses armoiries.
La guerre de Zurich fut une époque critique à cause du fort parti autrichien que la ville comptait encore. Elle renouvela l'alliance avec Zurich, le 9 mai 1443, et refusa de recevoir des troupes des Confédérés ; mais,
Bremgarten en 1642. D'après une gravure sur cuivre de Math. Me'ian.
après quatre jours de siège, elle fut occupée et dut prêter serment. Deux tentatives des Zuricois de lui porter secours échouèrent, à la suite desquelles un grand nombre de bourgeois, partisans de cette ville, furent bannis. De nouvelles tentatives eurent lieu en mai, en octobre 1445 sous Hans von Rechberg, et en janvier 1446, mais sans plus de succès. Après la conclusion de la paix, Bremgarten reçut le 26 juillet 1450 une confirmation écrite de la capitulation de 1415, mais avec cette clause qu'il ne pourrait plus conclure de combourgeoisie particulière avec un seul canton.
En 1519, le doyen Heinrich Bullinger s'opposa au trafic des indulgences de Samson que soutenaient l'avoyer Hans Honegger, un des principaux adversaires de la nouvelle foi, et le prédicant Niklaus Christen. Le 1er juin 1529, la ville décida d'adhérer à la Réforme, et choisit pour pasteur Bullinger le jeune. Mais, après la bataille de Cappel de 1531, les troupes bernoises démoralisées abandonnèrent sans combat la ville aux catholiques. Les deux Bullinger s'enfuirent avec leurs partisans. Exclu de la paix et laissé au pouvoir des V cantons, Bremgarten perdit pour un certain temps le droit de nommer son avoyer, dut payer 1000 fl. et retourner à l'ancienne foi. Au début de la guerre des paysans, il envoya une compagnie pour renforcer la garnison de Lucerne. Pendant les deux guerres de Villmergen, il fut occupé par une garnison catholique. Après le combat dit Staudenschlacht, du 25 mai 1712, la ville se rendit aux Bernois et fut occupée jusqu'en 1717. La paix du 11 août 1712, donna le Freiamt à Berne et à Zurich qui l'administrèrent en commun avec Claris.
A ia tête des affaires communales, il y avait le Petit Conseil et le Conseil des Quarante. Le premier était présidé par deux avoyers, qui, à l'origine, alternaient tous les six mois, et plus tard toutes les années. Ces avoyers remplissaient pendant les vacances les fonctions de baillis dans le Kelleramt, dont la ville avait acquis au XVe s. le droit de basse juridiction.
Époque moderne. La République helvétique réunit le Freiamt au nouveau canton de Baden. En juin 1799, après la première bataille de Zurich, Masséna transporta son quartier général à Bremgarten. En 1839, la ville fut occupée par suite du refus de serment de la part des ecclésiastiques, et en 184-1, trois membres du comité de Biinzen, Weissenbach, Ruepp et Hagenbuch, ayant été arrêtés à Bremgarten, un soulèvement populaire les délivra. La sécularisation des couvents d'Argovie entraîna celle du couvent de capucins de Bremgarten.
Édifices. Le Platzturm, mentionné en 1238-1239,
fut habité à l'origine par des ministériaux des Habsbourg ; il devint plus tard propriété de la ville.
Il était situé dans la ville haute, dans le système de fortification qu'entourait le coude de la Reuss à l'Est. En 1693 et 1740 il fut restauré, mais tomba en ruines en 1802.
La basse ville avec l'église remonte au XIIIe s. ; au siècle suivant elle fut entourée d'une muraille flanquée de deux tours, la tour du Himmelrich, ou Hexenturm, et le petit Hermansturm, de 1407. Peu après furent élevés, dans l'angle Sud vers la Reuss, le Katzenturm, et en 1415 au Nord, au Risi, le Pulverturm démantelé en 1836.
La muraille, du côté Est-, avait une porte supérieure et une porte inférieure.
Près de la première fut construit en 1556-1557 le Svitalturm. Bremgarten eut
à souffrir d'incendies en 1382, 1395 (ville haute) et 1434 (basse ville avec l'église).
L'église, consacrée en l'année 1300, a été reconstruite en 1435, après l'incendie, en 1457, après la guerre de Zurich, et en 1532, après la guerre de Cappel. Primitivement à une nef, elle fut agrandie d'une nef latérale, du côté Nord, avant le milieu du XVIe s. La restauration de 1898 mit au jour des peintures murales. La plus ancienne des huit cloches date de 1397. Autres édifices : chapelle de l'hôpital 1379 ; chapelle de la Croix 1386 ; chapelle de Marie 1485 ; couvent de capucins 1618-1621 ; de clarisses 1623, qui disparut à la fin du XVIIIe s. Registres de naissances et de mariages dès 1580, de décès dès 1592.
Bremgarten est la patrie de Niklaus von Wyle, humaniste ; Werner Schodoler, chroniqueur et avoyer ; Heinrich Bullinger, réformateur ; P. Weissenbach, directeur général des C. F. F. ; J. Stammler, évêque de Bâle- Lugano.
Voir Merz : Stadtrechte von Bremgarten und Lenzburg. — - Le même : Burganlagen. — Le même : Gemeindewappen des Kts. Aargau. — Kiem : Gesch. der Benediktiner-Abtei Mûri Ï-II. — Kurz und Weissenbach : Beitrâge z. Gesch. und Litt. des Aargaus. — Bronner : Der Kt. Aargau I-II. — Miiller : Der Aargau I-II. — Stammler : Kunst im Aargau, dans Arg. XXX. — Blôsch : Gesch. der schweiz. reform. Kirchen. — Schmid : Frey-Hérosé. — Dierauer. — Arg. I-III, VI, VIII, X, XXVII, XXXIII.— Gfr. 39.— LL.— LLH.[0 .Mittler.]
BREMGARTEN (DÉCANATDE). Ledécanatde Bremgarten, dans l'archidiaconat de l'Argovie, évêché
BREMGARTEN
BHEMI
de Constance jusqu'en 1828, puis de Bâle, comprenait en 1275 les paroisses suivantes : Bremgarten, Lunkhofen, Oberwil, Beinwil, Zufikon, Fridlisberg et Eggenwi), dans l'Argovie; Ottenbach Mettmenstetten, Affoltern, Stallikon, Hedingen, Birmenstorf et Rifferswil dans le canton de Zurich ; Cham, Neuheim, Oberàgeri, Wiprechtswil, Zoug et dès environ 1360 Baar dans le canton de Zoug. Les paroisses zuricoises s'en détachèrent à la Béformation pour former le chapitre du Freiamt ; celles de Zoug furent réunies en un décanat particulier de Cham, en 1723. — Gfr. 39. — LL. [O. M ] BREMGARTEN (C. et D. Berne. V. DGS). Vge, Commune politique et paroisse, comprenant aussi les hameaux de jEschenbrunnmatt, Neubrùcke, Biiti, Seftau et Stuckishaus. 1180 Bremmecart, 1276 Brennegarten. On a trouvé à Bremgarten des restes de l'époque romaine, et l'on suppose qu'il y avait à l'en-
von B.