Berchtold III, chanoine à Goire et à Constance
6. Konrad II, 1284-1322, fut au service de l'évêque de Constance ; on le trouve aussi deux fois à la cour royale d'Allemagne. — 7. Elisabeth, sœur du n° 6, abbesse du couvent de Sâckingen, de 1306 à sa mort, 3 juin 1318. — 8. Albrecht V, chevalier, fils du n° 6, 1343- 1352, et son frère — 9. Friedrich I, furent en relations étroites avec la maison d'Autriche. — 10. Albrecht VI, fils du n° 8, cité dès 1357, f 23 février 1399, le plus important des seigneurs laïques de la famille, entretint également des rapports étroits avec la maison d'Autriche, fut témoin à la fondation de l'Université de Vienne en 1365, fonctionna comme bailli autrichien en Thurgovie et soutint avec ses frères une longue querelle de succession contre les barons de Bùrglen. Ces frères étaient — 11-16. Friedrich II, 1365-1392, Konrad III, 1372-1408, Walther I, 1372-1418, Ulrich II, 1372- 1384, Johannes, 1372-1407, ces deux derniers moines du couvent de Saint-Gall, et Nikolaus, chevalier de Saint-Jean à Tobel. Johannes joua un rôle équivoque et peu honorable dans les guerres d'Appenzell ; il indisposa à tel point les Appenzellois contre lui et sa famille que les insurgés détruisirent le château de Bussnang. — 17. Anna, fille du n° 8, abbesse du Fraumiinster de Zurich de 1398 à sa mort, 27 octobre 1408. — 18. Margarete, sœur du n° 17, abbesse de Sâckingen, f 1422. — Avec les fils d'Albrecht VI — 19 et 20. Hans I, 1412- 1443, et Hans II, 1412-1436, qui prirent part tous deux du côté de la noblesse de l'Allemagne du Sud, à la guerre de Zurich, commence la décadence de la fortune de la famille. — 21. Hans III, fils du n° 20, 1442-1448, fut le dernier de cette branche. — 22. Albrecht VII, 1418f 22 juillet 1443, fils du n° 12, parut en 1431 comme chef de la famille à la Diète de Nuremberg, f à la bataille de Saint-Jacques sur la Sihl. — 23. Walther II, frère du n° 22, 1418-1468, chevalier de Saint-Jean, commandeur de Tobel et de Feldkirch. — 24. Konrad IV, frère du n° 23, mentionné 1418- f 12 mars 1471, dernier du nom, chanoine puis, 1439-1440, évêque de Strasbourg. — Voir Butler : Die Freiherren von Bussnang und von Griessenberg, dans JSG 43, p. 1-32. [Bt.]
BUSSWIL (C. Berne, D. Aarwangen. V. DGS). Vge et Com. dans la paroisse de Melchnau. 1194 Bouswillare; 1224 Boeswile, Bosswil ; 1234 Buoshwilre ; 1313 Boswile. Les premiers propriétaires fonciers connus étaient les von Langenstein, branche tôt éteinte des Grùnenberg. Ils donnèrent plusieurs biens situés à Busswil, en 1194, à l'ermitage de Rot, qui donna naissance au couvent de Saint-Urbain. Le village était en 1234 propriété commune des seigneurs de Balm, du chevalier Heinrich von Langenstein et de Walter von Rorbach. Les gens du village reconnurent alors n'avoir droit à l'allmend de Habkerig, propriété de Saint- Urbain, que dans la mesure où le couvent le leur voudrait bien permettre. Busswil resta aux Grûnenberg et passa avec leurs autres biens à Berne en 1480. Le village était dans la juridiction de Melchnau, et jusqu'à la Réforme dans la paroisse lucernoise de Gross-Dietwil. Population : 1764, 249 hab. ; 1910, 120 au village et 310 dans la commune. — Voir FRB I-III. — J. Kâser : Topogr., hist. und stat. Darstellung des Dorfes und Gemeindebezirkes Melchnau. — A. Plùss : Die Freiherren von Grûnenberg in Kleinburgund dans AHVB 16, 1900. t— P. Kasser : Gesch. des Amtes und des Schlosses Aarwangen, dans AHVB 19, 1909. [H. M.]
BUSSWIL (C. Berne, D. Biiren. V. DGS). Com. et Vge dans la paroisse de Diessbach.Une famille du même nom y était établie, dont Heinrich, qui vivait avant 1320, était bourgeois de Berne, et fut probablement avoyer de Buren en 1294. Une partie du village se nomme ira Gummi, l'autre im Kappeli. Il passa à Berne avec le comté d'Aarberg, et fut compris dans la juridiction de Lyss. La dîme appartenait à l'hôpital
inférieur de Berne. — Voir Jahn : Ghronik. — v. Mulincu : Beilrdge V. [VV. U.J
BUSSWIL (C. Thurgovie, D. Munchwilen. V. DGS). Hameau de la commune de Sirnach. 834 Buosinwilare. Fut de bonne heure une possession de l'abbaye de Saint-Gall, qui inféoda le bailliage de Busswil aux baronsjde Griessenberg. Sur le territoire de la commune se trouvait le château de Littenheid, dont les propriétaires comptaient paTmi les bienfaiteurs du couvent de Fischingen. Ce même territoire était traversé dans les temps préhistoriques par un bras de la Thour. [Sch.]
BUSSY (C. Fribourg, D. Broyé. V. DGS). Com. et Vge, ancienne seigneurie qui dépendait primitivement de la maison d'Estavayer. Fribourg en acquit les deux tiers après la conquête du Pays de Vaud (1475-1476), et en 1655 il reconnut à Philippe d'Estavayer la juridiction sur Bussy, sauf le droit de messellerie. Le dernier tiers fut acquis en 1682 par Urs Sury, de Soleure, et en 1754 par Georges-Antoine de Vevey, d'Estavayer. Le fils de ce dernier fut le dernier seigneur de Bussy. Jusqu'au XIXe s., Bussy dépendait de la paroisse de Morens, mais en 1869, le siège de la paroisse fut transféré à Bussy. Registres de paroisse dès 1850. — Voir Kuenlin : Dictionnaire. — Dellion : Dictionnaire. — Grangier : Annales. [B. de V.]
BUSSY (C. Neuchâtel, D. Val-de-Ruz, Com. Valangin. V. DGS). Hameau qui est mentionné en 1296 dans la remise du Val-de-Ruz par les seigneurs de Valangin à l'évêque de Bâle. Au début du XVe s., Bussy avait une certaine importance, qu'il n'a plus retrouvée depuis. La « grange » de Bussy fut érigée en fief noble en 1597 en faveur de Jean Clerc dit Guy. Dans la forêt de Bussy, tumuli hallstattiens explorés systématiquement en 1920 par P. Vouga. Ils fournirent un riche mobilier funéraire. — Voir Archives suisses d'Anthropologie générale IV, p. 89-98. [L. M.]
BUSSY (C. Vaud, D. Morges. V. DGS). Localité où l'on a trouvé des vestiges romains. Propriété de l'abbaye du Lac de Joux, puis du couvent de Romainmôtier. Des nobles de Bussy apparaissent au XIIIe s. et s'éteignent au XVe s. Après la Réforme, Bussy fut constitué en seigneurie qui fut possédée par les Crinsoz de Cottens,puis dès 1733 par les Forel de Morges et par les du Plessis-Gouret. Les Bourla-Papey détruisirent les archives communales en 1802. L'église possède deux cloches du XVe s. — DHV. [M. R.]
BUSSY (C. Vaud, D. Moudon. V. DGS). Ce hameau est mentionné au XIIe s. dans le cartulaire de Hautcrêt ; il relevait directement des comtes de Savoie et des vidomnes de Moudon, et c'est à tort que les Annales de Boyve le disent fondé en 1498 par des gens qui avaient fui le hameau de Bussy près Valangin. Après la Réforme, Bussy appartint aux d'Estavayer de Moudon. — DHV. [M. R.]
BUSSY. Voir Sury VON Bussy.
BUSSY, Piorre de, prieur du prieuré clunisien de Rueggisberg, mentionné comme tel du 31 mai 1377 au 13 octobre 1399 ; il peut avoir été en charge déjà auparavant. Il chercha à récupérer les biens perdus par le prieuré sous Pierre de Treyvaux, et y parvint. Dans sa lutte contre les empiétements de l'avoué du couvent, Petermann von Krauchtal, il se laissa aller à des faux. Il s'opposa aussi à la tentative de la ville de Berne d'imposer le prieuré. Homme éminent, il sauva le couvent de la ruine, lui rendit ses anciennes limites et son autonomie. — Voir Wâger : Gesch. des Kluniazenser Priorates Rueggisberg, dans FG XXII-XXIII. [K. B.]
BUSSY. Famille glaronnaise catholique éteinte. — 1. DiONYS, bourgeois de Glaris vers 1490, fut bailli de Werdenberg 1523-1526, landammann 1532-1535, 1546- 1548 et 1553-1555. — 2. Daniel, fils du n° 1, secrétaire pour le pays de Sargans 1564-1566, f 1577. — 3. Fridolin, fils du n° 2, secrétaire d'État, capitaine de Wil 1594, landammann 1617-1620. — 4. Daniel, frère du n° 3, bailli de Werdenberg 1605, landammann 1629, t 17 août 1629. — 5. Daniel, fils du n° 4, * 1629, capitaine en France 1666, bailli de Thurgovie 1670, vicelandammann 1676, landammann 1679-1681, f 13 mai 1699 dernier de la famille. — Voir Trùmpy : Chronik,