‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 176 sur 425 · BUTLER · texte numérisé non relu

BUTLER

BliTTENHARDT

sieurs souverains voulurent se l'attacher à leurs personnes. A laissé plusieurs écrits médicaux. — 8. Adolphe-Pierre, 1792-1877, médecin, du Conseil représentatif 1820, du Grand Conseil, puis maire de Choulex dès 1844. Il fit don de la plus grande partie de sa fortune à des œuvres de bienfaisance, et fonda en 1859 l'établissement qui porte son nom, destiné à secourir et à soigner gratuitement des malades pauvres. — Voir Gautier : La médecine à Genève. — Senebier : Hist. litt. de Genève III. — Mail et : Description de Genève. — Sordet : Dict. des familles genevoises. — Montet : Dictionnaire. — L. Gautier : L'hôpital Butini 1859-1909. — Gai. : Not. gen. II. — Covelle : LB. — Armoriaux genevois... [H. Da.]

BUTLER (aussi Beutler). Familles des cantons d'Argovie, de Lucerne et de Zoug.

A Canton d'Argovie. Ancienne famille du Freiamt, établie surtout à Auw et aux environs. — 1. Peter, membre du Grand Conseil helvétique 1798. — 2. Niklaus, peintre, * 28 octobre 1786, peignit des tableaux pour les églises, des croix tombales, des scènes historiques, etc., t à, Lucerne 14 novembre 1864. — 3. Anton, fils du n° 2, peintre, * 12 août 1819, décora la salle du Grand Conseil à Lucerne, se rendit en 1848 à l'Académie de Dusseldorf et en 1855 à Rome, f à Lucerne le 18 novembre 1874. — 4 et 5. Josef-Niklaus, * 1822, peintre paysagiste et Clemens, artiste-peintre, fils du n° 2, sont mentionnés par le SKL. — Voir Stammler : Pflege der Kunst. — Tscharner : Die bild. Kunst. — ASHR. — [Gr.] — 6. Placid, historien, originaire d'Auw, * 20 nov. 1859 à Beinwil près Mûri, étudia à Zurich, Bâle et Genève, 1884-1887 maître à l'Institut Wiget à Rorschach, 1887-1890 au progymnase de Baden, 1890-1898 à l'école normale de Rorschach, et depuis 1898 professeur à l'école cantonale de Saint-Gall où il succéda en 1907 à J. Dierauer pour l'enseignement de l'histoire au gymnase supérieur. Auteur d'un grand nombre de publications, spécialement sur l'histoire suisse, parues dans JSG, AS G, dans les St. Galler Nbl., dans MVG, SVB, etc. ; collaborateur au DHBS. Bourgeois de Saint-Gall 1905, président de la Société d'histoire de Saint-Gall 1919. [L. S.]

B. Canton de Lucerne. Famille lucernoise depuis 1500 environ. — Rudolf, de Schongau, sous-bailli 1560. — Voir Ratsprotokolle. [P.-X. W.]

C Canton de Zoug. Butler, Beutler. Famille de Zoug et de Hûnenberg, où elle est mentionnée en 1414. Lorsque Hûnenberg fut incorporé à la ville de Zoug en 1416, les familles qui avaient voté l'union, entre autres les Butler, furent reçues bourgeoises. — Karl, professeur de mathématiques 1886, recteur de l'école cantonale de Zoug 1905, auteur de travaux sur les mathématiques. — Voir LLH. — Jahresber. der kant. Industrieschule 1889 et 1907;- — W.-J.Meyer: Zuger Biographien. [W.-J.Meyer.] BÙTSCHELBACH. Famille bourgeoise éteinte de Berne. — 1. Ulrich, banneret 1352, du Petit Conseil 1361, vivait encore en 1378. — 2. Bartlome, bailli de Laupen 1402, du Petit Conseil 1424. — 3. Bartlome, banneret dans l'expédition contre Châlons 1483, participa à la campagne dans le Hegau 1499, bailli de Wimmis, d'Unterseen et en 1500 du Hasli ; il acheta en 1516 le Rothaus près Bolligen. — 4. Anton, fils du n° 3, du Grand Conseil 1507, destitué en 1509 à cause de son activité de mercenaire, gracié, puis bailli de Bipp 1512, de Thoune 1518, du Haut-Simmental 1522, membre du Petit Conseil 1516 et 1526, destitué en 1528 à cause d'adultère. Il se montra adversaire résolu de la Réformation et de son introduction dans le Simmental. Ayant renoncé à la bourgeoisie de Berne, il se fixa à Gessenay, où il mourut. — Voir LL. — von Mulinen : Beitràge IV. [E. B.]

BÙTSCHI. Ancienne famille de Reutigen. — Thomas paraît comme abbé du couvent des Augustins de Dàrstetten de 1367 à 1376. [E. B.]

BÙTSWIL (C. Saint-Gall, D. Alt Toggenburg. V. DGS). Vge, Paroisse et Com. En 719 Bucineswilare (?);

885 Puciniswilare. Le domaine de Bùtswil appartenait à l'abbaye de Saint-Gall qui l'hypothéqua en 1280 aux comtes de Werdenberg, lesquels le cédèrent en 1340 aux Toggenbourg. Ces deux familles faisaient exercer leurs droits par un cellérier. Pendant longtemps cette charge fut revêtue par les von Holzhausen, appelés Keller de Bùtswil. Le domaine passa ensuite en 1437 aux barons de Rarogne et en 1468 avec tout le Toggenbourg à l'abbaye de Saint-Gall, qui racheta en outre aux Keller les dîmes et les droits de justice. Le monastère incorpora alors Bùtswil dans la juridiction de Bazenheid. L'église fut au début une succursale de celle de Ganterswil. C'est en 1414 que Bùtswil est mentionné pour la première fois comme paroisse. La localité affirma au XVIIIe s. fermement son caractère catholique, particulièrement en 1712 où son cimetière servit de retranchement aux catholiques ; il ne fut pris d'assaut par les protestants qu'après une défense opiniâtre ; de même en 1742, dans sa lutte contre le conseiller catholique Fridolin Erb qui combattait le gouvernement abbatial. En 1803 Bùtswil fut érigé en commune embrassant quelques petites localités voisines. En 1863 fut fondée, par l'initiative privée, l'école secondaire de Bùtswil- Ganterswil, attribuée en 1913 aux deux communes. Un temple protestant fut inauguré le 27 octobre 1907 dans le Feld. — Voir UStG. — Nàf : Chronik, p. 79. — Wegelin : Gesch. der Landschaft Toggenburg. — Nùscheler : Gotteshàuser. — St. Galler Nbl. 1906, 1908, 1910, 1915, 1916. — Gmùr : St. gall. Rechtsquellen II. — Rothenflue : Toggenburger Chronik. [Bt.]

BUTTENBERG (C. Berne, D. Nidau. V. DGS). En 1228 Monspottum. Hauteurs au Nord de Gottstatt, où l'on a trouvé des vestiges de l'âge du bronze, des tombeaux de l'époque de la Tène, des objets romains et les restes d'une route romaine allant à Soleure. Refuge du côté de Pieterlen. Une église dédiée à saint Bartholomé y existait au moyen âge ; elle appartenait en 1228 au décanat de Soleure. La collation passa en 1258 des nobles de Schwanden au couvent de Gottstatt. L'église et plusieurs établissements disparurent au XVIe s. Les derniers existants furent les Bartholomâhôfe. La frontière entre Berne et l'évêché de Bâle passait sur le Bùttenberg. — Voir LL. — ASA 1856 et 1917. — von Mulinen : Beitr. VI. [O. T. et L. S.]

BUTTENBERG. Famille éteinte de l'Argovie autrichienne, alliée aux Trullerei et aux von Luternau. — Johann, de Zofingue, chapelain 1418-1457, chroniqueur. — Voir Gfr. 5, 23 et 26. — Merz : Burganlagen. — Obituaire du chapitre de Zofingue. ■ — Archives Zofingue. [Gr.]

BUTTENER. Famille lucernoise, de la ferme de Bùttenen, Com. Meggen. Au XIVe s., plusieurs membres étudièrent à Paris. — Friedrich, 1365-1379, chef cuisinier de l'évêque Henri III de Constance. — Peter et Ruedi, f 1444 à Saint-Jacques sur la Birse. — Documents. Actes. [P.-X. W.]

BÙTTENHARDT (C. Schaffhouse, D. Reiath. V. DGS). Com. et Vge. 1259 Buthenharl ; 1302 et 1332 Buttenhart ; XVIIe s. aussi Pittenhart : forêt de Buto (Putinchova = Bùttikon). Ce village se composait à l'origine des trois domaines et fermes de Maulen, Tannen et Sainte- Vérène. Pour la haute justice les deux premiers dépendaient du landgraviat autrichien de Nellenbourg et depuis 1723 de la ville de Schaffhouse, le troisième de la seigneurie de Thengen. Le Verenahof était une fondation faite au profit de l'église Sainte- Vérène, de Kirchstetten-Wiechs, village voisin situé dans cette même seigneurie. La ville de Schaffhouse prétendait y posséder les droits de basse justice ; ils lui étaient contestés par Thengen, qui finit par l'emporter au XVIIe s. après de longues querelles. C'est ce qui explique que le Verenahof, comprenant un domaine de 43 hectares, bien que directement relié au reste du village de Bùttenhardt, n'appartienne pas aujourd'hui au canton de Schaffhouse, mais soit resté une enclave, d'abord de Thengen, puis du grand-duché de Bade. Le Tannerhof relevait, pour le droit de basse justice, des Clarisses du couvent de Paradies, lesquelles vendirent ce droit en 1529, ainsi que tous les droits féodaux qu'elles possédaient sur Lohn, Opfertshofen, Altorf et

BUTTENSULZ

BUTTINO

Bùttenhardt, à la ville de Schaffhouse. Quant au Maulenhof, c'est la famille Imthurn qui y possédait jusqu'en 1659 les droits baillivaux, et jusqu'en 1798 la famille Peyer im Hof . Les couvents de Allerheiligen et de Sainte- Agnès avaient également des terres à Bùttenhardt. Au spirituel le village, qui n'avait pas de chapelle à lui, fut de tout temps rattaché à Lohn, de la paroisse du Reiath, dépendant du couvent de Paradies. [H. Werner.]

BUTTENSULZ. Famille noble de Buttisholz, ministériaux des barons de Wolhusen et des comtes de Kibourg. Armoiries : de gueules à une pointe d'argent posée en bande. — Ruodegen, chevalier, vécut de 1240-1270 environ. Ses descendants apparaissent surtout en Argovie. — Voir Merz : Burgen I. — Archives d'État Lucerne. — Obituaire des franciscains. [P. -X.W.] BUTTES (C. Neuchâtel, D. Val-de-Travers. V. DGS). Vge et Com. mentionné pour la première fois en 1342. Armoiries :

de gueules à trois buttes de sinople et, brochant sur celles-ci, un ruisseau d'argent posé en fasce dans le tiers inférieur de l'écu. Buttes fit partie jusqu'en 1848 de la châtellenie du Valde-Travers, puis du district du même nom. Une municipalité y fut instituée deïl870 à 1888. La chapelle de Buttes, dédiée à saint Maurice, existait en 1453 ; elle était réunie à celle de Saint-Sulpice et leur chapelain était à la nomination du prieur de Môtiers. Après la Réformation, Buttes et Saint-Sulpice ne formèrent qu'une paroisse jusqu'en 1835, époque où les deux églises devinrent autonomes. Une tentative d'exploitation d'asphalte fut faite à Buttes en 1714, mais sans résultat. Population : 1758, 648 hab. ; 1850, 1223 ; 1910, 1343. Une famille de Buttes est signalée aux XIVe et XVe s. — Voir Matile. — Quartier-la- Tente : Le canton de Neuchâtel, IIIe série : Le Val-de- Travers. [L. M.]

BUTTEX, David, 1587-1657, d'une famille de Lausanne, originaire de Moudon. Membre du Conseil des XXIV et dizainier de la Palud. Acheva en 1638 le plus ancien plan de Lausanne à vol d'oiseau, que le Conseil lui paya 300 florins et deux sacs de froment. Doit avoir travaillé avec Mérian pour la confection de ce plan, qui est aujourd'hui à l'hôtel de ville de Lausanne et qui a été reproduit en 1890 par Ch. Vuillermet. — SKL. — Reymond : Hôtels de ville de Lausanne. [M. R.]

BUTTICAZ. Famille vaudoise, fixée à Montreux dès avant 1453, bourgeoise de Châtelard-Montreux, de Jongny au XVIIIe s., de Puidoux dès 1782, de Vevey en 1790. — 1. Pierre-François, de Treytorrens, fut député au premier Grand Conseil vaudois en 1803 et syndic. — 2. Charles, * le 21 mars 1834, f à Lausanne le 24 août 1890, ingénieur de la Compagnie des chemins de fer Ouest-Suisse ; a travaillé à la construction de la ligne Morges à Versoix et dirigé les travaux du viaduc d'Allaman. Ingénieur à la Compagnie des chemins de fer du Midi (France). De 1865 à 1890, directeur du 1er Arrondissement des Télégraphes à Lausanne. —

3. Constant, *1858. Ingénieur éminent à Lausanne. De 1888 à 1896 ingénieur-directeur du Service des eaux et forces motrices de Genève, a construit l'usine de Chèvres et le Pont de la Coulouvrenière de 1896 à 1901, ilirecteur général des Services industriels de Genève, ancien président de la Société suisse des électriciens. —

4. Cécile, fille du n° 3, fut la première femme ingénieur en Suisse, diplômée en 1907. — 5. Emile, fils du n° 2,

* le 2 mai 1871, pasteur à Colombier s. Morges 1895- 1904, privat-docent à l'université de Lausanne en 1902 et 1903 (Histoire ecclésiastique vaudoise). Depuis 1916 secrétaire de la Direction des C. F. F. à Lausanne. A publié plusieurs guides de Lausanne. [A. B.]

BUTTICKER. Famille bourgeoise éteinte de la ville de Soleure. — Urs, le maçon, reçu bourgeois 1638 ; éteinte avant 1681. Armoiries : d'azur à une marque de maison d'or (une croix au pied divisé en trois) accompagnée de trois roses au naturel. — Voir Franz Haffner : Geschlechterbuch. [v. V.]

BÙTTIKER. Famille d'Olten. — 1. Richard,

* 21 novembre 1854 étudia à l'école normale de Soleure,

maître à l'école industrielle de Neuchâtel, premier rédacteur des Oltener Nachrichten 1895, conseiller d'État 1896-1901 ; f 3 octobre 1901. — [J. K.] — 2. Eugen, * 6 juillet 1858, avocat et notaire, greffier au tribunal du district d'Olten-Gôsgen 1886, préfet du district 1888, conseiller d'État de Soleure 1897-1912, landammann 1901, 1906, 1910, directeur du Fortschritt ; f 12 novembre 1913. — Voir Soloth. Tagblatt 1913, n° 265. — Soloth. Zeitung 1913, n° 264. [A. Lechner.]

BUTTIKOFER, Johann, zoologue et explorateur du Libéria, * 1850 à Rahnfluh, Emmental. Il fut six ans instituteur à Grasswil, étudia les sciences naturelles et devint en 1878 assistant du professeur Schlegel au musée zoologique royal de Leyde qui le chargea d'un voyage d'exploration zoologique au Libéria 1879-1882, pays qu'il revit en 1886. Il accompagna en 1893 une expédition hollandaise au centre de Bornéo, devint en 1895 docteur phil. h. c. de l'université de Berne, directeur du jardin zoologique de Rotterdam 1897. Son œuvre principale est : Heisebilder aus Libéria ; la plupart de ses écrits scientifiques, au nombre d'environ 70, parurent dans Notes from the Leyden Muséum. [R. Z.]

BUTTIKON (C. Argovie, D. Bremgarten. V. DGS). Com. et Vge. 898 Putinchova ; 1045 Potinchoven ; 1235 Buttincon ; 1254 Biitinchon. Sur la hauteur de Boll, restes de villa romaine. Armoiries : d'azur à un chaudron de sable sur trois monts de sinople. Bûttikon passa aux Confédérés en 1415 et fit partie du Freiamt, bailliage de Villmergen. La ville de Bremgarten y possédait des droits « d'origine ancienne ». Elle avait ainsi celui d'y exploiter de la pierre pour les constructions de la ville selon ses besoins. La chapelle de Bùttikon apparaît déjà, dans le Markenbuch de l'évêché de Constance, 1360-1370, comme annexe de Villmergen. On en construisit une nouvelle en 1696.

— Voir Merz : Burgen und Wehranlagen I, 175 — Kiem : Gesch. des Klosters Mûri I, 89. — Kurz et Weissenbach : Beitrâge 139. — Hegesten des Stadtsarchivs Bremgarten, dans Arg. VIII, 90. [G. Wiederkehr.]

BÙTTIKON (SEIGNEURS DE). Leur château de famille totalement disparu s'élevait à Bùttikon. En 1280 une branche de la famille résidait au manoir de Wiggen près Zofingue, en 1338, une autre, dans celui d'Ufhusen, une troisième à Schenken et Wartbourg et une dernière possédait le château et la seigneurie de Rued. — Johann est mentionné en 1173. En 1203, le pape Innocent III chargea les abbés de Mûri et d'Engelberg, de contraindre les deux chevaliers de Bùttikon, E(berhart) et H(artmann), par des peines ecclésiastiques, à réparer les dommages qu'ils avaient causés au couvent de Beromunster. Armoiries : bandé de gueules et de vair de six pièces. — 1. Ulrich, abbé de Saint- Urbain 1303-1311. — 2. Johann, prieur de Schônenwerd 1323-1360. — 3. Rudolf Ier, commandeur à Klingnau 1342. — 4. Johann III, conseiller du duc Albert, bailli de l'Argovie et de la Thurgovie 1361.

— 5. Agnes, abbesse de Frauenthal 1375. — 6. Adelheid, abbesse d'Ebersegg 1384. — 7. Margarita, abbesse de Rathausen 1502. — 8. Elisabeth, prieure du couvent des dominicaines à Berne 1455. — La famille s'éteignit en 1558. — Merz : Burgen und Wehranlagen I, 175. — GHS III, 360. [G. Wiederkehr.]

BUTTIN. Famille vaudoise, connue à Neyruz (Moudon) dès le XVIe s. Armoiries : d'or à l'aigle de sable, accompagnée d'une croix de gueules recroisetée à senestre, sur trois coupeaux de sinople. A donné : — 1. Michel, mayor et justicier à Lucens, 1654. — 2. Jaques, 1665-1738, qui introduisit l'industrie de la teinture à Aigle. — 3. Henry, 1810-1856, pharmacien à Lausanne, chimiste distingué. — 4. Louis, * 1835, pharmacien à Lausanne, professeur à l'université de 1890 à 1916, professeur honoraire dès 1916. [M.R.]

BUTTINO, anciennement Bottino et Butayno (C. Tessin, D. Blenio). Ancienne commune du val Blenio, mentionnée en 1280, et comprenant Ghirone et Cozzera. Ses habitants abandonnèrent' le village peu à peu à cause des avalanches et du peu de fertilité du sol, pour s'établir à Ghirone ou ailleurs. Buttino participait à la vicinanza de Aquila, sans que cette commune eût des droits de jouissance^à^Buttino ; ce droit subsista

BUTTISHOLZ

BUUS

jusqu'en 1914. En 1836, Buttino est réuni à Ghirone en une seule commune, sous le nom de Buttino-Ghirone, avec les terres détachées de Aquila. En 1842, les hameaux de Aquilesco et Baselga sont de nouveau rattachés à Aquila, tandis que Cozzera est réuni à Buttino (Buttino-Cozzera). En 1846, Buttino et Cozzera fusionnent avec Aquila. Aquilesco et Baselga sont de nouveau détachés en 1853 de la commune de Aquila pour former avec Buttino et Cozzera une seule commune connue aujourd'hui sous le nom de Ghirone. — Meyer : Blenio u. Leventina. — Nuova raccolta délie leggi del C. Ticino. — Foglio ofliciale del C. Ticino, 1847. [C. T.] BUTTISHOLZ (C. Lucerne, D. Sursee. V. DGS). En 1036 Buttensulza ; 1456 Buttenholz ; 1580 Buttensulz et Buttisholz :

marais de Botho, Butto. Armoiries :

de gueules à une pointe d'argent posée en bande. Trouvailles de l'âge du bronze. Établissement romain dans le jardin de la cure. Les droits de haute et de basse justice faisaient partie à l'origine avec ceux de Tannenfels de la commanderie de l'Ordre teutonique de Sumiswald, puis de celle de Tannenfels devenue autonome et passèrent dans la suite avec Menznau à celle de Hitzkirch. Cette dernière y installa un fonctionnaire qui, avec quatre hommes de la communauté, administra la justice depuis 1628. La collation appartint de 1277 à 1303 au chapitre des chanoines de Beromunster, de 1303- 1526 au chapitre de la cathédrale de Constance. Depuis lors, collation et dîmes furent la propriété de la seigneurie de Feer, et depuis 1757, elles constituèrent le fidéicommis Pfyffer-Feer. L'église, brûlée en 1375 lors de l'invasion des soldats de Coucy, fut restaurée en 1484, 1746, reconstruite 1775, 1871 et 1913-1915. Le village subit de nombreux malheurs, épizooties, dégâts causés par les orages (1710, etc.), incendies (1563, 11 fermes ; 1861, 18 maisons et maisons doubles). Le château qui était revenu en 1526, avec la'collation'et les~dîmes,"à la famille Feer, et qui fut reconstruit en 1570, est aujourd'hui la résidence d'été du collateur et fidéi-commissaire G. Pfyffer-Feer. - V. Protocoles. — Actes de la commanderie de Hitzkirch. — Segesser : Bechtsgeschichte I, 614. — Gfr. (Index). [P.-X. W.]

BUTTWIL (C. Argovie, D. Mûri. V. DGS).

Com. et Vge. Butwile dans Acta Murensia : ferme de Boto, Buto. Armoiries :

d'azur à une colonne.

Buttwil fut incorporé en 1210 au couvent de Mûri, qui y avait déjà des biens sous l'abbé Anselm (1177-1195). Le duc Léopold d'Autriche l'hypothéqua à Heinrich Gessler, de Meienberg, et à son frère Ulrich pour 2 Y2 marcs d'argent. En 1415, Buttwil passa aux Confédérés et fit partie du Freiamt, bailliage de Mûri. En 1666, une chapelle y fut construite et en 1798 une école y fut ouverte. — Voir Kiem :

Geschichte Mûri I, II. — Arg. IX, 177. — Gfr. 26,

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