CHAUX (LA
seiller d'État 1817, président de la Cour suprême 1825.
— Voir Sordet: Dict. des familles genevoises. ■ — Arch. de Genève. [C. R.]
CHATTON. Nom de plusieurs familles fribourgeoises originaires des districts de la Sarine, de la Glane et de la Singine. — 1. P. Donat, de Tavel, 1713-1771, capucin, gardien du couvent de Sursee 1756-1760, de celui de Fribourg 1763, définiteur à Lucerne 1766, provincial de l'Ordre. — LLH. — Catalogue des capucins fribourgeois. — 2. Jacques, 1824-1871, vicaire à Genève et à Châtel-Saint-Denis. A Fribourg, il remplit des fonctions difficiles et délicates pendant l'exil de Mgr. Marilley. Professeur au collège Saint-Michel 1857, puis au Séminaire diocésain, où il enseigna l'histoire ecclésiastique jusqu'à sa mort. — Revue suisse cath. II. — Étr. frib. 1872. — Le Chamois 1872. — ASHF IV, 84. — 3 Isidore, notaire à Romont, greffier du tribunal du district de la Glane pendant trente-cinq ans, conseiller communal de Romont pendant \ine vingtaine d'années et syndic de 1892 à 1897. Il remplit de nombreuses charges à Romont, et fut entre autres fondateur de l'orphelinat paroissial de Romont. f 17 nov. 1916. — 4. Romain, fils du n° 3, * 6 juillet 1876, notaire 1903, conseiller communal, puis syndic de Romont 1907, président du tribunal de la Glane 1909, député au Grand Conseil 1916, conseiller d'État 1919. — Étr. frib. 1917.
— La Liberté 1916, n°271et 1919, n° 297. [G. Corpataux.] CHAUCE, CHAUCY. Famille de Montagny (C.
Fribourg), devenue bourgeoise de Fribourg. — Bérard, notaire 1425-1457, secrétaire du Conseil 1427-1447, conseiller 1447, déposé et fait prisonnier par le duc Albert VI, mais réélu en 1450 par la bourgeoisie. Il était hôtelier de la Croix-Rlanche. Disparaît à partir de 1460. — Voir Buchi : Freiburgs Bruch. — Dellion : Armoriai. [A. Buchi.]
CHAUDET, Jean. Capitaine au service de Genève, se distingua pendant la guerre de Savoie et à la prise du fort de Versoix 1589. Ayant eu quelques démêlés avec la population et les magistrats genevois, il se retira sans congé à Nyon, puis à Lausanne. S'étant lié avec le baron d'Hermance, il lui promit contre le paiement d'une forte somme de lui livrer une des portes de Genève. Il pensa dès lors à rentrer en grâce auprès des Genevois pour pouvoir mettre ce plan à exécution, mais il fut dénoncé, arrêté et exécuté en 1593. — Voir Sordet : Dict. des familles genevoises. — Gautier : Hist. de Genève. [C. R.]
CHAULIN (C. Vaud, D. Vevey, Com. Le Châtelard. V. DGS). Hameau qui existait peut-être déjà à l'époque romaine. C'était au XIIe s. un fief de l'église de Sion. Il a donné son nom à une famille noble, citée en 1300 et dont prétendent descendre des nobles de Chaulin, fixés aujourd'hui à Weimar en Saxe. — DHV. [M. R.]
CHAUSSON. Famille vaudoise, à Rennaz et Noville dès 1341. — 1. Frédéric, f 1876, député d'Aigle, conseiller national 1875-1876. — 2. Félix, 1833-1900, notaire, député de Villeneuve, juge cantonal. — 3. Louis, 1841-1901, notaire, député de Villeneuve pendant trente ans, conseiller national dès 1881. [M. R.]
CHAUVET. Famille originaire d'Avignon, reçue à la bourgeoisie genevoise en 1770 et 1790. Armes : d'argent à l'ancre de sable, la trabe de gueides, accompagnée de trois têtes chauves de carnation, mal ordonnées. — 1. David, 1738-1802, pasteur 1765, renonça au ministère en 1779 pour se vouer à la politique. Du Conseil des Deux-Cents 1782, il soutint les Représentants par ses écrits. Du Comité de Sûreté 1782, il fut bientôt forcé de quitter Genève après l'intervention armée des puissances. A Paris, où il se rendit, il acquit une certaine célébrité par des articles de journaux et des mémoires. Retiré en Angleterre, il s'occupa avec le même intérêt des affaires de Genève et remit à Lord Hawkesbury en r 1801 un mémoire composé avec Etienne Dumont et Francis D'Yvernois, où il énumère les griefs de Genève contre la France. — 3. Michel-Georyes, 1823-1891, homme politique, du Grand Conseil 1866-1891, du Conseil d'État, chef des départements des Finances et des Travaux publics 1867-1881, président de ce corps 1879, président du Consistoire. Fin lettré, il avait le goût de tout ce qui concerne le théâtre et constitua une bibliothèque composée d'ouvrages ayant trait à l'art dra-
matique, à la comédie, aux acteurs, etc. Celle-ci fut remise à la Bibliothèque de Genève en 1920 par ses héritiers. Chauvet donna aussi à la Ville de Genève, en 1883, la magnifique collection de médailles et de monnaies que son grand-père maternel, Michel-Christ Beurlin, avait créée ; le Conseil municipal lui remit une médaille d'or gravée par Hugues Bovy en témoignage de sa reconnaissance. — Voir J G 31 mai et 2 juin 1891.
— La Semaine religieuse, 6 juin 1891. — 3. Marc- Louis, 1826-1883, frère du précédent, député au Grand Conseil 1862-1870, 1878-1880, maire du Petit-Saconnex, commandant du bataillon 20. — JG 10 mars 1883. — D'autres individus du nom de Chauvet furent admis à la bourgeoisie genevoise en 1506 (Covelle : LB). — Voir Galiffe: Not. gén. VI, 214. — AGS 1913. — Armoriai genevois. — Heyer : L'Église de Genève. [H. Da.]
CHAUVET, Raymond, * à Saint-Celli en Gévaudan, f 1570. Ancien cordelier, il quitta les ordres, se trouva à Strasbourg pendant un des séjours que Calvin y fit de 1535 à 1541 et connut le réformateur. Son tempérament fougueux le fit surnommer « le Petit Farel ». En 1545, il est installé à Genève comme ministre et le Conseil le loge dans une maison appartenant à la ville. L'âpreté avec laquelle il tançait ses paroissiens lui valut à maintes reprises des représailles et des plaintes au Conseil qui l'admonestait, mais en vain. Il ne manquait ni de talent ni d'autorité, car il fut plusieurs fois député à Berne, tantôt seul, tantôt avec Calvin, pour y plaider la cause de Genève et de son Église. — France protestante. — Heyer : L'Église de Genève. [H. Da.]
CHAUVETON, Urbain, f 1616, de La Châtre en Berry, fut donné pour ministre à Vandœuvres (Genève), mais, ayant osé blâmer en chaire l'arrêt du Conseil qui avait déposé Le Gaigneux et Colladon à cause de leurs attaques contre les magistrats, il fut destitué à son tour et obligé de quitter Genève en 1571. Il rentra en grâce en 1578 et reçut la même année la bourgeoisie gratuitement. L'année suivante, il fut envoyé comme pasteur à Issoudun, en 1598 il était pasteur à Bergerac. Il publia à Genève, en 1578, une traduction latine de l'histoire du Nouveau Monde, de Benzoni, sous ce titre : Novae orbis historia ; un an après, il en fit paraître une traduction française. Armes : D'azur au chevron d'or accompagné de trois croissants de même. — Voir France protestante. — ■ Heyer : L'Église de Genève. — Armoriai genevois. [H. Da.]
CHAUVIGNY, Laurent de. Premier Résident de France à Genève. 1679-1680. Ce fut lors de la création de cette charge que, dans la chapelle de la Résidence seulement, mais enfin dans Genève, la messe fut de nouveau dite et pour la première fois depuis 1535, le jour de la Saint-André 1679. A cette occasion, des troubles éclatèrent. Ce Résident sut se rendre si désagréable que Louis XIV le remplaça par Dupré, dès le 9 juin 1680.
— Gautier : Hist. de Genève. — Rott : Bepr. Dipl. [C. R.] CHAUVIREY. Famille noble de Franche-Comté,
qui a donné deux seigneurs à Colombier (Neuchâtel), — Léonard, qui épousa la fille d'Antoine de Colombier, t 1488, auquel il succéda comme seigneur de Colombier et gouverneur du comté de Neuchâtel, f 1511. — Philippe, son fils, fut également seigneur de Colombier et gouverneur de Neuchâtel, f 1513. Il laissa deux filles, Rose et Isabelle, qui apportèrent Colombier dans la maison de Wattenwyl. — Armoiries: D'azur à la bande d'or accompagnée de sept billettes du même, quatre en chef et trois en pointe. [L. M.]
CHAUX (LA) (C. Vaud, D. Cossonay. V. DGS). Village que les seigneurs de Cossonay donnèrent avant 1223 aux chevaliers du Temple, et qui après la suppression de cet ordre en 1289, passa aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Ceux-ci y établirent une commanderie, dont le chef portait le titre de précepteur du Pays de Vaud, et qui disposait de biens importants, ainsi que du patronat des églises de Montbrelloz (Fribourg) et de Saint- Jaques du Croset (Pays de Gex). L'église de la commanderie était dédiée à Notre-Dame
— elle disparut au XVIe s. — ; elle était distincte de l'église Saint-Michel qui sert aujourd'hui d'église paroissiale. A la Réforme, les Bernois prirent les biens