V.DGS). Coin, et paroisse. Armoiries
d'argent à trois sapins de sinople terrassé de même, celui du milieu surmonté d'une corneille essorante de sable. La Chaux-du-Milieu apparaît pour la première fois en 1310 sous le nom de Chaux d'Escoblon, plus tard d' Encomblon, d'Encoblon. Elle faisait partie de la mairie de Rochefort, puis fut rattachée en 1821 à la juridiction de La Brévine, et en 1848 au district du Locle. Municipalité de
L'incendie de La Chaux-de-Fonds le 5 mai 1794. D'après une gravure d'Abraham-Louis Girardet.
à Neuchâtel 1860, à Bienne 1874, à La Sagne 1889, | à Saignelégier 1892.
Journaux. L'imprimerie fut introduite à La Chauxde-Fonds par Ami Lesquereux, qui y fit paraître L'Écho du Jura en 1831. Parmi les nombreux journaux qui ont été ou sont imprimés dans la localité, il faut citer : Le Républicain Neuchâtelois, 1848-1856 ; il eut pour successeur Le National Suisse, organe radical, 1856-1920 ; L'Avant- garde, journal collectiviste-anarchiste, 1876-1878 ; L Impartial, dès 1880 ; La Sentinelle, organe du parti socialiste, dès 1890 ; L'Union helvétique, 1918-1920, auquel succéda L'Effort, organe du parti progressiste national.
Personnages marquants. La Chaux-de-Fonds a compté de nombreux horlogers et mécaniciens de grande valeur, parmi lesquels il faut compter Pierre et Henry-Louis Jaquet-Droz ; des graveurs, Jean-Pierre Droz et Henri- François Brandt ; un peintre, Léopold Robert, et un homme d'État, Numa Droz.
Population : 1750, 2363 hab. ; 1850, 13 268 ; 1900, 33 465 ; 1920, 37 915. Registres de baptêmes dès 1713, de mariages dès 1794, de décès dès 1660 ; catholiques dès
Bibliographie. — La Chaux-de-Fonds, son passé et son présent. — A. Robert et Benoît de la Tour : Description de la frontière des Montagnes de Valangin. — C. Nicolet : La Chaux-de-Fonds, dans MN 1869. — D.-G. Huguenin : Description de la mairie de La Chaux-de- Fonds, dans Étrennes neuchâteloises II. — A. Monnier : La Chaux-de-Fonds et le haut Jura neuchâtelois. —
1860 à 1888. Lors du passage des Alliés en 1813- 1814, le prince de Lichtenstein s'y établit pendant une dizaine de jours avec sa division. En 1815, les Suisses occupèrent le village pendant trois mois dans leur campagne de Franche- Comté. La paroisse date de 1716. Population : 1848, 843 hab. ; 1910, 689 ; 1920, 600.
Registres de baptêmes dès 1716, de mariages dès 1717.
de décès dès 1807. — Voir D.-G. Huguenin: Descrip.
de la juridic. de la Brévine.
— ■ Burman : La Chaux-du- Milieu (Mns. en possession de la famille). [L. M.]
CHAVANET(C. Berne, D. Moutier). Localité disparue située sur le territoire de Court, mentionnée en 1148 et 1179 dans deux bulles confirmant les possessions du chapitre et de la Collégiale de Moutier- Grandval. — Daucourt :
Localités disparues. [G. A.]
CHAVANNES. Nom de lieu très fréquent en pays romand, pluriel de l'appellatif capanna, cabane, désigne une agglomération de maisons rurales. [M. R.]
CHAVANNES (ail. Schaffis) (C. Berne, D. et Corn. Neuveville. V DGS). Hameau mentionné en 1284 sous la forme Chavennes ou Chavanes. Il a donné son nom à une famille noble citée au XIIIe et au XIVe s. — Voir Trouillat. — Daucourt : Dictionnaire. — FRB. — v. Mulinen : Beitr. VI. — On a découvert à Chavannes une station lacustre, la seule de la rive gauche du lac de Bienne. Elle fut explorée en 1874 par Edmond de Fellenberg. On y distingue trois groupes de pilotis, édifiés chacun sur l'un de ces monticules appelés « tenèvière » ou Steinberg. Le mobilier de cette station laisse supposer que ces trois groupes de pilotis n'existèrent pas simultanément, mais constituèrent trois villages successifs. — Voir Th. Ischer : Die Erforschungsgesch. d. Pfahlb. des Bielersees, dans ASÀ 1911. — E. von Fellenberg, dans Mitteil. der bern. nat. Ges. 1874. — V. Gros : Les Protohelvètes dans ASJ 1872. — Heierli : Urgesch. d. Schweiz. — A. Schenk : La Suisse préhistorique. [H. J.]
CHAVANNES (C. Vaud, D. Échallens). Village situé près d'Échallens, dans la paroisse d'Assens, et qui dépendait des de Goumoëns. Il a été abandonné vers la fin du XVe s. — DHV. [M. R.]
CHAVANNES (C. Vaud, D. Morges. V. DGS). Village situé près de Vidy, au Sud-Ouest de Lausanne, dans le sol duquel on a trouvé de nombreux vestiges de l'époque romaine et des temps burgondes. Au moyen âge,