Pi.inio, fils du n» 5, 1846-1907, ingénieur, travailla à
Aposlino Demarchi.
D'après une photographie.
DEMAKIA
MEMOCKAZIA
la construction de la ligne du Gothard, ingénieui d'arrondissemenl 1896, puis ingénieur cantonal. Député au Grand Conseil 1871-1875, 1876-1877, 1893-1896 el à la Constituante de 1892. — 9. Axfredo-Sim estro, fils du n" 7, ingénieur, * le 12 oct. 1857 à Buenos-Ayres. Il fui un (1rs chefs de la révolution de juillet 1890 à Buenos- Ayres, e1 de celle de 1893 dans la province du même niiiii : vice-gouverneur de cette province 1898. Ministre de l'agriculture de la République Argentine 1915-1921. lu. I,i n.i, * 13 septembre 1866 à Astano, peintre de châteaux, de palais el d'églises, dans l'Auvergne, à Buenos-Ayres etauTessin.— 11. Silvestro-Antonio, neveu du n" 7, 1867-1913. Major dans l'année «le la République- Argentine, aide de camp du général Campus et ambassadeur do la République Argentine à Tokio. En 1900, Léon XIII lui conféra, ainsi qu'à ses frères Antonio et Carlo-Alberto, le titre de baron avec armoiries. Camérier de cape el d'épée du Souverain pontife. Auteur d'ouvrages militaires, entre autres de : / pulloni aerostatici nella marina francese. Commandeur du Saint-Sépulcre, etc. - 12. Irma, * 1871, fille du n° 8, abbesse du couvent de Sainte-Catherine à Locarno sous le nom de s. Carmela. 13. Antonio * 1875 à Milan, frère du n" 11. Il épousa en 19001a fille du général Rocca, président de la République Argentine. Président du comité d'organisation des fêtes pour la commémoration de l'indépendance argentine. 14. Marco, * 1872, naturaliste, auteur de : Introduzione allô studio biologico del Verbano, 1910. Commandeur de la couronne d'Italie. — Voir De Faria : Note per la storia d. famiglia De Marchi. — Educatore 1890, 1908. - ANS 1901, 1914, 1916. -- Dotta : / Ticinesi. — Galli- Tamburini : Guida del Malcantone. — Renseignements de M. Luigi De Marchi, de Lugano. [C. Trezzjni.]
DEMARIA ou DE-MARJA. Famille de Rossura, Sobrio et Leontica. — I. Carlo-Antonio, religieux franciscain connu sous le nom de fra Massimino, * 1738 à Grenoble. Il entra au couvent des franciscains de Pallanza (Italie) en 1761, passa, au couvent, de Milan 1778, à celui de N.-D. des Anges à Lugano en 1782; f à Lugano le 12 janvier 1812 en odeur di sainteté. 2. Giovanni, 1840-1919. Prêtre en 1862, curé d'Anzonico 1862-1878, de Claro 1878-188:,. prévôl de Biasca 1885-1893, où il bâtit l'église monumentale de Saint-Charles ; directeur spirituel au séminaire de Lugano 1893-1898, chanoine pénitencier do la cathédrale de Lugano 1898, premier supérieur de la congrégation des LJrsulines 1900, examinateur synodal, camérier secret surnuméraire du Souverain Pontife 1913. - Voir Borrani : Ticino Sacro. — Gazzetta di Lugano 181-2. [C.T.]
DEMARTINI, DE-MARTINI. Famille tessinoise de Grancia et de Verdasio. Armoiries des Demartini de Verdasio : d'azur à une aigle de gueules, à la Champagne de sinople. Celle famille émigra en Prusse au XVI I F s. el y reçut un titre de noblesse. — ENRICO, de Grancia. 1838-1886, entrepreneur, fut chargé par la ville de Milan de construire, avec Castelli e1 Violini, les palais du côté Sud de la place du Dôme. Il bâtit aussi la Porta orientale (aujourd'hui Porta Venezia), et dans le Tessin la gare de Lugano et d'autres bâtiments sur la ligne du Gothard. Il construisit les lignes Côme-Camerlata et Milan-Magenta. Député au Grand Conseil 1877-188! el 1885-1886 ; bienfaiteur de l'hôpital de Lugano. - I lolta : / Ticinesi. — AHS 1916. — SKL. \C. T.]
DÉMATRAZ. Famille fribourgeoise mentionnée à
Broc dès le XVe s. — 1. Amédée, syndic, de Broc 1494.
- 2. Claude, gouverneur de Broc 1550, ainsi que — 3.
Jean, en 1555. — Hisely : Monuments... de Gruyère,
dans MDR WJI, XXIII. - - [J. N.] — 4. JEAN-
Antoini . curé-doyen de Corbières I 786-1824, botaniste connu par sa Monographie des rosiers indigènes du canton i!f Fribourg, 1818. [M. Musy.]
DEMERETO, Lorenzo, Maître-maçon et architecte du XVIIe s.; son nom réel est Demetrio. Lorenzo Demereto es1 aussi appelé Meretor, e1 en Pologne SeN) S, DE SANTO ou DE SENE. Une famille de ce nom esi établie encore aujourd'hui à Grono dans le Misox. Après avoir construil la forteresse de Krzyztopor en Pologne de 1631 à 1644, Demereto se rendil à Cracovie ;
il est mentionné pour la dernière fois en 1649. — SKL. [L. J.]
DEMICHELI ou DE-M ICHELI, ANDRE \. Peintre, * le l,r mai 1861 à Lugano. Professeur de dessin el de peinture à Luganot exposa aux Turnus de 1891 el
famille des cantons
[C de
Vaud
(Fribg.), Moudon,
DEMI ERRE. Ni el de Fribourg.
A. Canton de Vaud. famille de .Monte Qxée à Moudon (\i'> 1377. A donné à la ville de sous les régimes savoyard el bernois, de nombreux magistrats. Arram,* 1657, X à la bataille de Villmergen 1 7 1 ri, conseiller, mil en ordre les archives de Moudon, copia el collectionna de nombreux manuscrits; oncle, parrain et inspirateur de l'historien Ruchat. [M. H.|
IL Canton de Fribourg. famille 1res répandue dans le canton de Fribourg. Ces Demierre d'Estavayer, bourgeois de cette ville avanl 1558, sonl originaires du Pays de Vaud. Armoiries : d'azur à une étoile d'argenl en chef et un croissant du même en pointe. — l. Jacqi es, notaire, châtelain d'Estavayer 1558. — 2. Pierre, gouverneur d'Estavayer 1579. -3. Emilie, prieure des dominicaines d'Estavayer 1811-1814, 1820-1823. — 4. Georges, 1781-1852, officier au service de France, capitaine 1816, écrivit ses mémoires donl des extraits intitulés : Mémoires d'un capitaine au service de France ont élé publiés dans l'Union en 1894. — 5. Loris, instituteur à Enney (Gruyère), professeur à Paris, publia en 1860 une Histoire de Suisse. — 6. Jules, 1858- 192-2, prèlre 1882, curé de Yillariniboud, curé-prieur dé Broc 1887-1922, doyen du décanal de la Valsainte 1913 ; propriétaire de belles collections de médailles el de timbres. C'est à son initiative qu'esl due la fondation du Home pour les om rières des usines Cailler à Broc. — Voir Henseler : Familles staviacoises. — Grangier : Annales d'Estavayer. — Da,ubigney : Le monastère d'Estavayer. — Maag : Gesch. der Schweizertruppen. — ASUF IV, 139. — Licre d'or des élèves du Pensionnat de Fribourg. — Étr. frib. 1923. [J. N.]
DEMIÈVILLE, MIÉVILLE, DE MIÉVILLE, MIVELAZ. Nom de plusieurs familles vaudoises, possessionnées surtout dans la Broyé. A l'une ou l'autre appartienne^ — 1. Arraham, 1670-1731, coseigneur de Bril, châtelain de Villarzel e1 de Granges- Marnand. • - 2. Frédéric, châtelain de Rossens, qui acheta la seigneurie de ce nom en 1797. - - 3. Arram, notaire, dernier châtelain d'Oron, patriote de 1798. présidenl du tribunal d'Oron. • 4. Louis, f 1877. notaire à Yverdon, conseiller d'État 1844-1845, conseiller national 1857-1876. - - 5. Adrien, 1848-1909, tanneur à Lausanne, l'un des chefs du parti libéral, président du Conseil communal de Lausanne en 1891, député 1882-1901. --6. Paul, frère du n" 5, * 26 déc. 1855, médecin, fondateur de la Polyclinique universitaire a Lausanne 1887, professeur de polyclinique médicale et chirurgicale à l'université de Lausanne dès 1892, auteur do plusieurs études sur la tuberculose. — PS 1909, 1917. [M. R.]
DEMME. Famille originaire de Saxe-Altenbourg, reçue dans la bourgeoisie d'Unterseen 1837, bourgeoisie de Berne 1856. — 1. Hermann-Askan, * 28 aoûl 1802 à Altenbourg, Dr méd., professeur à l'université de Zurich 1833, de Berne 1834, membre du Conseil d'hygiène publique 1835, résigna ses fonctions 1856, f 18 janvier 1867. — 2. Rudolf, fds du n" 1, * 12 juin 1836 à Berne. Dr med. 1859, professeur ordinaire de pharmacologie à Berne 1886, recteur de l'université 18911-1891, collabora aux revues professionnelles les plus importantes, membre d'une série de sociétés savantes étrangères. En 1870, il se rendit, à la tête d'un groupe de médecins suisses, sur le théâtre de la guerre franco-allemande ;
f 6 juin 1892. Il légua, à l'université tous ses appareils précieux, ainsi que sa riche bibliothèque. — 3. Paul- Askan, artiste-peintre, * 16 décembre 1866 à Berne, étudia à .Munich et à Paris, puis pendant plusieurs années auprès de Paul Robert au Ried sur Bienne, plus tard à Portici et Résina près Naples. Il représente la nouvelle tendance napolitaine dans l'art de l'aquarelle. - VoirSJBJB 3.— SKL. — Korrespondenz. fur Schweizeràrzte 22, 459. — Revue méd. Suisse rom. 12. 199. [K.-R.J
DEMOLE
DENERVAUD
suisse.
DEMOLE.
DEMOCRAZIA. Organe radical tessinois fondé en 1848 sous les auspices de Carlo Battaglini et G.-B. Pioda et dirigé par le chanoine Ghiringhelli. Elle parut d'abord à Bellinzone, puis à Locarno, jusqu'en 1802, pins de 1867 à 1871 de nouveau à Bellinzone. — La Presse
[C. T.] Famille originaire de la vallée des Bornes, en Genevois (Haute-Savoie). Armoiries : d'azur au pin d'argent terrassé du même et accosté de deux lions d'or. Plusieurs membres de cette famille arrivèrent à Genève au XVIe s., dont Etienne qui fut reçu bourgeois en 1603. Au commencement, du XVlIes., trois frères, Pierre, Jean et Jacques arrivèrent de la paroisse d'Arbusigny à Genève ; le second fut l'ancêtre de la famille actuelle. — 1. Jean-Louis, d'Avully, reçu bourgeois en 1791, fit partie du Conseil législatif. — 2. Jean-Pierre, 1771-1842, fit partie, le 25 juillet 1794, du peloton destiné à exécuter les victimes du tribunal révolutionnaire. Lorsqu'il comprit de quoi il s'agissait, il rompit son fusil à terre et s'enfuit. Il se rendit dans le midi de la France et se fixa à Toulouse — 3. Jean-Marc, 1796-1855, avocat et notaire, du Conseil représentatif 1825. de la Constituante 1841, du Grand Conseil 1842. Lieutenan'1 de police et conseiller d'État 1842-1846, syndic 1844 et 1846, député à la Diète 1845. — 4. Guillaume- Emile, fils du n°2, * 18(15 à Toulouse, f 1877 à Vevey, pasteur à Florence, puis de l'Église libre de Genève dès 1849. A publié :
Le catéchisme évangélique, 1855. -- 5. Isaac, fils du n° 4, 1839-1907, naturaliste, traducteur de Heer :
Die Urwelt der Schweiz.
S'est beaucoup occupé de la lutte contre le phylloxéra, sur laquelle il a publié, avec Victor Fatio :
Le phylloxéra dans le clinton de Genève, 1875. — 6.
Eugène, fils du n° 4, * 1850, chimiste, puis numismate. Conservateur du cabinet de numismatique de Genève dès 1882, président de la Soc. suisse de numismatique et directeur de la Revue, qu'elle publie dès 1909. Poursuit depuis trente-cinq ans des recherches pour l'obtention directe et pratique de la photographie des couleurs. A publié : L'atelier monétaire des comtes de Genevois à Annecy (1356-1391), dans MDG XXII ; Histoire monétaire de Genève, 1535-1848 dans MDG, série 4°, I et II ; Numismatique de Vévêché de Genève aux XIe et XIIe siècles, dans MDG XXXI. A rédigé une LIist. monétaire de Neuchâtel encore manuscrite. A fait paraître en outre de nombreux articles dans la Revue suisse de numismatique, la Revue numismatique, etc. Ses travaux sur la chimie sont indiqués dans Publication des membres de la Soc^ de Physique et des sciences nat. de Genève. — 7. Emile, petit-fils du n° 4, 1874-1922, pasteur à Anières 1912, puis conservateur au Musée d'Art et d'Histoire de Genève 1917. A publié: Quelques souvenirs de l'Escalade de 1602 conservés à la salle des armures, dans Mélanges de la Soc. auxil. du Musée I, et Souvenirs de l'Escalade, 1922. — 8. Jean- Marc-Henri. * 1879, professeur, chef d'atelier de peinture sur émail à l'École des Arts et Métiers de Genève. Auteur d'émaux qui se trouvent dans plusieurs musées suisses et étrangers, et de vitraux commémoratifs : 1° de l'Escalade de Genève, au temple de Saint- Gervais ; 2° de l'alliance de Genève avec Fribourg, à l'Hôtel de ville de Fribourg. — 9. Victor-La.urent, * 1887, Dr med. à l'asile de Bel-Air. A collaboré à la Revtie neurologique, à la Revue méd. de la Suisse
Guillaume Emile Demole.
D'après une photographie.
romande, aux Arch. suisses de neurologie et de psycliiatrie et à plusieurs autres revues. [J. B.]
DE MONT, DEMONT. Voir Mont, de.
DÉMORET (C. Vaud, D. Yverdon. V. DGS). Gom. et Vge. Donmores en 1154. Ce nom dérive peut-être de doni Maurice. Village habité par les Bomains et où l'on a trouvé un cimetière burgonde descendant jusqu'au IXe s. Au moyen âge, seigneurie qui appartint successivement aux Portalban, aux Fernay, aux Arma, aux Chastonay, enfin aux Musard, et en 1545 à l'avoyer d'Ammann de Fribourg. Les Praroman, les d'Englisberg, les Treytorrens la possédèrent ensuite. Elle avait été divisée et possédait à cette époque deux châteaux. A partir de 1675, la famille Doxat d'Yverdon les acquit tous deux et les conserva jusqu'à la Révolution. L'église paroissiale de Démoret, dédiée à saint Maurice, et dont le collateur était le prieuré de Lutry, est citée en 1228 ; les chapelles de Molondin et de Vuissens en dépendaient. Après la Réforme, la paroisse de Démoret a été annexée à celle de Chêne-et-Pâquier. — DHV. [M. R.]
DEMPLER, TEMPLER (du ahd. Daginprecht, Temprecht). Famille éteinte d'Uri, établie aux XIVe et XVe s. à Silenen et à Altdorf. — Hans, sautier du pays 1459. — Voir Gfr. 22, p. 239, 243, 248, 267 ; 43; p. 51, 93. [J. M.. A]
DEMPSCHI (TŒMPSCHIN, TŒMSCHI, enfin TUNSCHi, du ahd. Daginprecht) . Famille éteinte d'Uri, établie aux XVe et XVIe s. à Silenen. -- Hein- RICH, membre du Conseil 1467 et 1472, et de tribunaux d'arbitrage, bailli de la Léventine 1478-1481, plusieurs fois député à la Diète à Lucerne 1480-1485. — Voir Zinsrodel der Fruhmesspfrûnde, Archives d'Altdorf. — Gfr. 43, p. 97, 112; 57, p. 304. — AS I, III, i. — Nbl. von Uri 15, p. 51. — LL. [J. M., A.]
DEMUTH. Famille des communes zuricoises du Rafzerfeld, déjà mentionnée en 148(1. Vers le milieu du XVIe siècle, Balthasar fut sous-bailli à Huntwangen. [J. Frick.]
DENENS (C. Vaud, D. Morges. Y. DGS). Corn, et Vge mentionné dès 1005, Disnens. Après avoir fait partie de la seigneurie de Vufilens, il fut cédé en 1300 à Louis de Savoie, qui paraît y avoir érigé un château. Il passa ensuite, par inféodation, aux d'Oron, aux Compey, puis aux Glane et aux Seigneux. Sébastien Loys, bannerel de Lausanne, le possédait en 1560. 11 arriva en 1613 à son petit-fils, Michel Tavel, de Berne, dont les descendants le possédèrent jusqu'à la Révolution. L'église, dédiée à saint Lazare et relevant du Grand-Saint-Bernard, est citée dès 1177 ; l'édifice actuel date du XVe s. — DHV. [M. R.]
DÉNÉRÉAZ. Famille vaudoise fixée à Chardonne dès 1311. -- 1. Charles-César, 1837-1896, professeur de musique à Lausanne, auteur d'un Chansonnier vaudois et de récits en patois, l'un des fondateurs du Conteur vaudois. — 2. Alexandre * 31 juillet 1875, fils du n° 1, compositeur de musique, privat-docent d'esthétique musicale à l'université de Lausanne dès 1918, auteur entre autres de la musique de la Dîme de Morax et de la Cantate patriotique pour le centenaire vaudois de 1903, d'un Arbre généalogique de la musique et d 'une,. Histoire psychologique de l'art musical. [A.B.]
DÉIMÉRIAZ. Familles de Genève et du Valais.
A. Canton de Genève. Denériaz, Denarié. Famille originaire de Samcens (Faucigny). — ■ André, reçu en même temps que son frère Jean, bourgeois de Genève en 1524. Famille d'orfèvres dont plusieurs furent graveurs et essayeurs à la Monnaie. — Voir Arch. de Genève. — Mns. Galiffe. — Sordet : Dictionnaire. — SKL. — • Demole : Hist. monétaire de Genève. [C. R.]
B. Canton du Valais. Famille de Sion. — 1. Alexandre, député au Conseil national 1872-1878, chef incontesté de la gauche du Grand Conseil dans la période L870-1880. — 2. Camille, frère du n° 1, f 1899, avocat, rédacteur au Confédéré. — 3. Amédée, fils du n° 1, 1859- 1918, président de la bourgeoisie de Sion de 1894 à sa mort. [J--B. B.l
DENERVAUD, DE NERVAUX, DÉNÉRVAUX.
Famille originaire du hameau En Nervaux, Com. Prez-vers-Siviriez (Fribourg), où elle est mentionnée au XVe s. Bourgeoise de Fribourg au XVIIe s. et de
DENEZY
DENTAND
plusieurs communes des districts de La Glane e1 de la Veveyse. I. François-Pierre, de Romont, sculpteur, fil partie de la confrérie de Saint-Luc. Bourgeois de Fribourg 1679. - 2. Barthélémy, de Mézières, capitaine 1805, puis chef de bataillon 1814 au l'r régiment suisse au service de Napoléon, lieutenant -colonel au régiment de Steiger sous la Restauration. — S KL. — Schaller : Hist. <les troupes suisses au service de France. Maag : Gesch. der Schweizerlruppen. — Arch. d'Étal Fribourg. [G. Corpataux.]
DÉNEZY (C. Vaud, D. Moudon. V. DGS). Coin, et Vge où l'on a trouvé des tombes burgondes. En 928, le prêtre Vital donna au chapitre de Lausanne une chapelle in villa Donaciaco. Cette chapelle, dédiée à saint André, était devenue église paroissiale en 1228 et l'évêque la céda en 1311 au prieuré de Saint-Maire. Dénezy appartenait en 1316 à Louis de Savoie, baron de Vaud, qui l'inféoda aux Mallet de Payerne, d'où la seigneurie passa aux Cerjat, qui la conservèrent jusqu'en 1798. On voit encore les ruines du château qu'Hugues Mallet recul en 1316. Registres de baptêmes dès 1709, de mariages dès 171 1, de décès dès 1728. — DHV. [M. R.]
OENGES (C. Vaud, D. Morges. V. DGS). Corn, et Vge. La plus ancienne mention de Denges se trouve dans un diplôme de l'empereur Frédéric Ier, de novembre 1184, confirmant la donation faite au chapitre de Lausanne par le chanoine Pierre d'Échandens de ses biens à Échandens, Belmont et Denges. Mais le prieuré voisin de Saint-Sulpice avait la juridiction principale à Denges, et elle passa après 1536 à la ville de Lausanne, quoique du ressort de la châtellenie de Morges. Une abbaye de fusiliers y a été fondée en 1585. — DHV.[M. R.]
DÉNIER. Famille de l'Obwald. Voir Dcenni.
DENIER. Monnaie d'argent d'une valeur de dix as de cuivre, créée par les Romains en 268 avant J.-C. Elle pesait alors 4,55 grammes, soit 1 /72 de la livre romaine. Elle subit diverses dépréciations au cours des temps. Durant la seconde guerre punique, 217 avant J.-C, son poids de fin fut abaissé à 3,90 grammes, soit 1 /84 de livre, puis sous Néron à 3,41 grammes ou 1 /96 de livre. Plus tard les empereurs en réduisirent encore la valeur intrinsèque. Elle eut encore longtemps cours après la chute de l'empire d'Occident, et était très estimée des Francs mérovingiens. Lorsque Charlemagne unifia le système monétaire de son empire, il donna le nom du denier à l'unité. La livre d'argent fin devait fournir 240 deniers, dont le poids des exemplaires connus est en moyenne de 1,75 à 1,85 grammes. Les deniers furent frappés durant tout le moyen âge ; l'Allemagne les appelait Denare puis Pfennige, la France denier, l'Italie denari. Les frappes du moyen âge étaient frustes et ne rappelaient en rien celles des premiers deniers romains ; les plus anciens deniers présentent au droit une croix et au revers le nom du seigneur qui fait frapper monnaie, ou celui de l'atelier monétaire ; plus tard aussi l'image d'un saint patron ou du propriétaire du droit de monnaie. Les numismates appellent bractéales les pièces des régions allemandes des XIIe et XIIIe s., frappées d'un seul côté. Les premiers deniers en Suisse proviennent des ateliers monétaires impériaux de Zurich et Coire. — Voir encore les articles cantonaux et l'article Monnaie. — H. Halke : Handwbrterbuch der Mûnzkunde. — E. Martinori : La Moneta, Vocabolario générale. — L. Coraggioni : Mûnzgesch. der Schweiz. — E. Escher : Schweiz. Mûnz- und Geldgesch. I. — H. Altherr : Das Miinzwesen der Schweiz. — H. Meyer : Die âltesten Mûnzen nui Zurich. -- H. Dannenberg : Die deutschen Mûnzen der sâchsischen und frdnkischen Kaiserzeit. — Mommsen : Gesch. des riimischen Mûnzwesens. [E. G.]
DENIER DE CONFESSION. Voir Confession,