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DESCHENAUX

cardinal Foulon, de Lyon, etc., contribue par son activité au développement de nombreuses œuvres diocésaines : conférences de Saint- Vincent de Paul, protection de la jeune fille, Missions intérieures, Dames de charité, sociétés d'éducation, Tiers-Ordre, congrégations et confréries, œuvres de pèlerinages, Céciliennes, œuvre des Italiens, œuvre du clergé à Genève, etc. ; soutient et favorise l'université de Fribourg et le séminaire diocésain, f 26 septembre 1911. — Voir les Notices de J. Genoud et Km. Dussciller. — - La Semaine, l' Almanach catholique et les Étr. frib. de 1892 et 1912. — Les quotidiens et surtout La Liberté. [F. D.] DERUNGS. Famille de Lugnez et de Brigels (Grisons) dont lo nom vient de de Rungs = de runcare, déraciner. Armoiries : d'argent à un lion rampant. La famille a produit quatorze ecclésiastiques catholiques marquants. Sous la direction du Dr Bartholomâus, curé à Disentis, 1629-1638, se constitua le chapitre des prêtres de la Gadi. — Thomas, * 1856, curé à Obersaxen, Bhâzuns et Morissen, est doyen du chapitre de l'Oberland grison. f 1922. [J. Simonet.]

DERVILLE-MALÉCHARD. Chargé d'affaires de France en Valais où il remplaça Eschassériaux en 1806. Par décret du 16 janvier 1810, Napoléon le nomma préfet du département du Simplon. — Grenat : Histoire du Valais. — Boccard : Histoire du Valais. — Ls. Ribordy : Documents sur l'histoire du Valais. [Ta.] DES ARTS. Famille genevoise originaire de Thonon, reçue à la bourgeoisie genevoise en 1498, avec Jean Budin, alias de Artibus, orfèvre. Armoiries : d'azur à deux chevrons accompagnés en chef d'un soleil entre deux étoiles et en pointe d'une étoile, le tout d'or. — 1. Jacques Des Arts, fils du précédent, membre du Conseil des Deux-Cents 1535, du Petit-Conseil 1541, syndic 1545, 1551, lieutenant de police 1547, trésorier 1548-1550, 1554-1556. Député à Bâle 1551, à Paris 1552. — 2. Aimé, frère du n° 1, du Conseil des Deux-Cents 1539, graveur de la monnaie 1566-1570. — SKL. — 3. Jacques, fils du n° 1, 1564-1612, du Conseil des Deux-Cents 1589, puis des Soixante, auditeur 1592 et 1607, procureur général 1601 et 1611. — 4. Jean, fils du n° 3, 1590-1639, du Conseil des Deux-Cents 1612, puis des Soixante, auditeur 1624, châtelain de Saint- Victor et Chapitre, commandant d'une compagnie au service de Suède. — 5. Daniel, fils du n° 3, 1608-1653, auditeur 1628, du Conseil des Deux-Cents 1638, capitaine de la garnison 1636, capitaine au service de Venise 1646 ; commandant d'un détachement envoyé au secours de Berne 1653. — 6. Jean-Philippe, petit-fils du n° 5, 1686-1754, Dr en droit et avocat, du Conseil des Deux-Cents 1714, secrétaire de justice 1718, auditeur 1721, châtelain de Peney, du Petit Conseil 1728, syndic 1737, 1741, 1745, 1749 ; premier syndic 1753. — 7. Jean, 1708-1790,

arrière-petit-fils du n° 5, commissaire de la bourgeoisie 1762-1769. — 8.

Joseph, 1743-1827, fils du n° 7, avocat 1764, secrétaire de justice 1773, procureur général 1774- 1776, du Conseil des Deux- Cents 1770-1772, 1778- 1792, du Petit Conseil 1777-1778. Ce fut vers cette époque qu'il abandonna le parti de la bourgeoisie ou des Représentants, ' pour devenir de plus en plus un des chefs du parti aristocratique ou Négatif. Il fut maintenu trois mois en captivité en 1782, durant l'insurrection de la Bourgeoisie, puis rentra au Petit Conseil la même année. Des Arts

Josi irts.

D'après un portrail de la

collection Maillart.

prit une part importante à la rédaction de l'Édit de Pacification du 18 novembre 1782. Lieutenant de police en 1789, il se retira du Petit Conseil en 1790. Condamné à mort par contumace par le tribunal révolutionnaire de juillet 1794, il vécut dès lors en exil, dans le Pays de Vaud, en Pologne, puis à Brunswick. Bentré à Genève sous l'empire, il prépara dès la fin de l'année 1813, avec Ami Lullin et Saladin de Budé, la restauration de la Bépublique. Membre du Comité d'indépendance, il alla le 28 décembre conférer à Lausanne, avec le général autrichien Bubna, et le 30 décembre il fut désigné pour l'un des quatre syndics du gouvernement provisoire. Les 16 et 17 janvier 1814, il faisait partie de la délégation genevoise reçue à Bâle par les monarques alliés, et fut député de Genève aux Diètes de 1815 à 1818. Il joua un rôle prépondérant dans la préparation de la Constitution de 1814, ainsi que dans celle de l'entrée de Genève dans la Confédération. Il quitta le Conseil d'État en 1818, reçut le titre de conseiller d'État d'honneur, et siégea jusqu'à sa mort au Conseil représentatif. Fondateur d'une bourse de famille, il a publié en 1816: Les principes de la Révolution française sont incompatibles avec l'ordre social. — 9. Antoine-Henri, neveu du n° 8, 1762-1843, capitaine de la garnison, blessé dans l'émeute du 27 janvier 1789, puis officier au service de Prusse. — 10. Jacques, fils du n° 8, 1778- 1833, fondateur d'une maison de banque à Hambourg.

— 11. Ami-Jean, neveu du n° 8, 1798-1866, avocat et notaire, du Conseil représentatif 1828-1841, du Grand Conseil 1842-1846. — Voir Galiffe : Not. gén. I. — Notices sur la famille Des Arts (Hambourg). — La famille Des Arts (Jéna). — AGS II. — Hamburger Geschlechterbuch IV. — Ch. Borgeaud : Genève canton suisse. — Le même : La chute, la restauration de la République de Genève et son entrée dans la (Confédération suisse, dans MDG, série 4°, IV. — Le même : Le syndic Des Arts, dans AS G 1918. — Paul-E. Martin : Notes sur l'origine de la famille Des Arts de Genève, dans AHS 1912. — Le même : Les caricatures d'Ad. Tôpffer, dans ASG 1917, p. 264. — Le même : Le séjour du syndic Des Arts à Rolle, dans Bull. Soc. histoire, IV. — Arch. d'État Genève. — Arch. de la famille Des Arts. [P.-E. M.]

DESBAILLETS. Famille autochtone originaire du lieu des Baillets (Genève), nombreuse encore dans les communes de Russin, Dardagny. — Pierre-Antoine, * 1845, député au Grand Conseil 1892. — ■ Jacques- Antoine, * 1872, député au Grand Conseil 1901.

— Voir Arch. de Genève. [C. R.] DES BARRES. Famille de Montbéliard, naturalisée

neuchâteloise et bourgeoise de Valangin en 1705, anoblie 1723. Éteinte. Armoiries : écartelé, aux 1 et 4 d'argent à l'aigle issante de sable, becquée d'or, languée de gueules ; aux 2 et 3 de gueules à trois bandes d'argent. — Pompée, 1711-1783, capitaine au service de Hollande. — AHS 1897, p. 107. [L. M.]

DES BORDES, Jacques, fils d'un procureur au Parlement de Bordeaux, ministre du saint Évangile et professeur de philosophie à l'académie de Genève, reçu bourgeois gratuitement pour services rendus. Bentré dans sa ville natale en 1566 pour y exercer le pastorat, il échappa à grand'peine au massacre de la Saint-Barthélémy et se réfugia en Angleterre. — Voir France prot. — Borgeaud : L' Acad.de Calvin. [H. F.] DESCHENAUX. Familles des cantons de Fribourg et de Vaud.

A. Canton de Fribourg. De Chinaux, très ancienne famille fribourgeoise originaire d'Ursy, où elle est mentionnée en 1403, et bourgeoise de plusieurs communes du district de la Glane. Elle a donné au canton de nombreux prêtres, notaires et magistrats ainsi que plusieurs religieuses au couvent des dominicaines d'Estavayer. Armoiries :

paie d'argent et d'azur de six pièces, à la bande d'argent chargée de trois étoiles d'or brochant. — 1. François, peintre et sculpteur, sculpta ou embellit différents autels dans l'église de Bomont. — 2. Pierre, notaire 1700, châtelain de Bionnens 1742. — 3. Bomain, curé d'Estavayer-le-

DESCHLER

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