DUCAT
DUCLOUX
à un hibou au naturel, couronné et perché d'or. — Voir R. de Henseler : Familles staviacoises. — Arch. d'Étal Fribourg< [H/bmy.]
B. Canton du Valais. Duc (Ducis). Famille valaisanne mentionnée dès le XIIIe s. dans la châtellcnie de Conthey et plus tard à Savièse, Sion et Chermignon. 1. Jean, major, banneret de Conthey, membre de la Chambre administrative du Valais, s'établit à Sion on 1802, donl il devint grand châtelain. — de Rivaz : Topographie. — Blâtter aus Oberwallis. — [Ta.] — 2. JEAN- Joseph, f 1822, sénateur helvétique 1798, grand châtelain du dizain de Sion, juge au tribunal suprême 1800-1810, président de dizain de Conthey 1816. — 3. Jean-Séverin, f 1827, juge au Tribunal cantonal 1798-1822, maire de Sion 1810-1813, grand châtelain, puis président du dizain de Conthey. — 4. Jean- Baptiste, officier au service d'Espagne, puis de France, colonel en Valais, président du dizain de Conthey 1837- 1841. — 5. Jean-Pierre f 1853, major, député à la Diète cantonale 1827-1847, grand châtelain du dizain di' Conthey, juge au tribunal suprême 1837, piésident du dizain 1841-1848. [J.-B. B.]
DUCAT. Monnaie d'or frappée d'abord à Venise sous le doge Giovanni Dandolo, à la suite d'un décret du 31 octobre 1284. Le nom dérive de dux = doge. Les cantons confédérés sauf Glaris en frappèrent successivement dès le XVIe s., d'abord sans date. Premières pièces à millésime : Berne 1523, Fribourg 1589, Lucerne 1597. Dernières frappes : Zurich 1819, Schwyz 1844. On fit des demis et des quarts de ducat, à Zoug et dans la ville de Saint-Gall même des huitièmes de ducat. — Voir H. Halke : Ilandwôrterbuch der Mûnzkunde. — E. Martinori : La Moneta, Vocabolario Générale. — Ed. Jenner : Die Mûnzen der Schweiz. — L. Coraggioni : Munzgesch. der Schweiz. [E. G.]
DUCELLIER. Voir DUSSELIER.
DUCEST. Voir Airebaudouze, d\
DU CHASTEL. Voir Chatel.
DU CHÂTELARD, Jacques. Voir GlNGlNS, de.
DUCHOUD. Famille valaisanne réprésentée à Monthey et dans le dizain de Sierre, originaire de Saint- Gingolph, qui a fourni à cette commune, de 1550 à 1820, de nombreux syndics et présidents. — Pierre, 1823-1900, décorateur sur étoffes et peintre dessinateur établi à Paris. [J.-B. B.]
DUCHÊNE. Famille venue de Franclens en Semble (Haute-Savoie) à Genève et reçue bourgeoise en 1633. Armes : d'argent au chêne de sinople accosté de deux étoiles de gueules. - • Jacob-Étienne, 1759- 1840, du Conseil des Deux-Cents, 1792, du Conseil législatif, 1796, du Conseil représentatif, 1812-1821. - Voir Rec. généalogique, suisse III, p. 100. - - Armoriai genevois. [H. Da.]
DU CHESNE, Joseph, t 1609, seigneur de la Violette, de Lectoure en Armagnac, Dr med. réfugié à Genève en 1575, reçu gratuitement à la bourgeoisie genevoise eu égard à ses bons services. Il eut des démêlés avec le consistoire en 1590 pour s'être occupé d'alchimie. Poète, il publia entre autres: La Morocomie 1583 ; l'Ombre de Garnies Stof'facher, tragi-comédie qui fut jouée en présence des ambassadeurs des cantons, 1584. Du Conseil des Deux-Cents, il remplit avec succès diverses missions diplomatiques importantes en France. Rentré dans son pays natal, il devint conseiller ri premier médecin d'Henri IV qui l'envoya en ambassade auprès des cantons suisses en 1593. Ne s'occupant ensuite que de médecine, il publia sous le nom de Quercetanus un grand nombre d'ouvrages médicaux. — Voir Sordet : Dictionnaire. Gautier: Médecine,
Joseph Duchesne dans BSHG, III. - - France //rotestante. - Rott : Représ, diplomatique. - Armoriaux genevois. [H. F.]
DUCHIIMI. Famille tessinoise originaire de Giubiasco.
Pietro-Giuseppe, député à la diète tessinoise
1801, au Grand Conseil 1808-1813 et 1834-1848.
- Dotta : I Ticinesi. - Franscini-Peri : Storia délia
*Sviz?.e>-a itaiiana. [C. T.]
DUCHOSAL, DE CASAL1 (voir aussi à Bosset). Familles du Genevois et du Pays de Gex qui firent souche à Genève n dans la campagne genevoise. —
Louis-François Ducbosal.
D'après un portrait de la
collection Maillart.
1. Jean-Henri, 1819-1875, dont L'ancêtre Pierre, fils d'Antoine, de Cessy (Pays de Gex) fut reçu habitant de Genève en 1719, Dr med., député au Grand Conseil, conseiller
d'État de 1855 à 1859, élu conseiller aux États, 1849, 1851, 1852, radical fervent et faziste. —
2. Louis-François, 1872- 1901, de la branche d'Avullv, poète, auteur du Livre de Thulé, 1891 ; de la Forêt enchantée, 1892, dont la seconde édition augmentée, porte ce titre :
Le rameau d'or, 1894; La petite fleur bleue, 1895. — Voir Genève suisse, page 234. — 3. Joseph-Henri, * 1873, directeur de l'École secondaire et supérieure des jeunes filles de Genève, auteur d'une petite étude sur la Genèse de l'enseignement public féminin à Génère, 1922. — Voir Arch. de Genève. [C. R.]
DUCIMETÈRE, DU SIM ITIERRE, Pierre- Eugène, 1737-1784. Peintre et dessinateur genevois qui fit sa carrière aux Indes occidentales et aux États- Unis. Citoyen de New- York, 1769, maître es arts honoris causa du collège de New-Jersey, 1781. Son portrait de Washington jeune a été souvent reproduit. — Voir SKL. [c. R.]
DUCLOUX. Familles des cantons de Genève et de Vaud.
A. Canton de Genève. Famille originaire de Filinge (Haute-Savoie), genevoise dès 1612 avec Aimé Forjons dit Ducloux. — 1. Léonard-André, 1730- 1806, bourgeois en 1770, membre de l'Assemblée nationale 1793, du comité d'administration et commissaire national dès la même année, du Conseil législatif en 1796. — Sordet : Dictionnaire. — [C. R.] — 2. ÉTIENNE- Louis, 1765-1847, fils du n° 1, en 1794, membre du premier tribunal révolutionnaire genevois dont il fut exclu pour ses opinions modérées. Du Conseil représentatif sous la Restauration. [E.-L. B.]
B. Canton de Vaud.
Famille du Mont sur Lausanne. Une de ses branches s'est établie à Genève au XVIIIe s., une autre à Neuchâtel au commencement du XIXe s. Éteinte en Suisse romande. — 1. Marc, * 1810 à Neuchâtel, f 1853 à Paris, imprimeur et libraire à Lausanne et à Paris où il fonda des maisons importantes qui subsistent encore. En 1832, il fut rédacteur du Bulletin officiel du Grand Conseil vaudois, et l'un des premiers qui pratiqua la sténographie. En 1837, il fonda la Reçue suisse, aujourd'hui Bibliothèque universelle dont il confia la rédaction à Charles Secrétan. Colonel de l'état-major fédéral de 1839 à 1847. En 1847, au moment des troubles religieux, avec le professeur Zundel, il fut impliqué dans le procès de l'Oratoire du Mauborget et condamné à un jour de prison pour avoir défendu, canne à la main, des femmes et des vieillards attaqués par une troupe de jeunes gens. Fourriériste, il partit en 1847 pour l'Amérique avec un groupe de familles vaudoises pour y fonder en Guatemala un phalanstère, mais trompé par la compagnie belge de colonisation, il indemnisa tous ceux qui
Marc Ducloux.
D'après une photographie.
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