Jakor, armurier, bourgmestre 1596 et
7. Heinrich, 1591-1659, bourgmestre 1628, prévôt de corporation 1638, banneret 1642-1659. — 8. Adam,
1611-1664, fils du n° 6, secrétaire de la ville, bourgmestre 1660. — ■ 9. Sébastian, 1709-1749, miniaturiste et pastelliste à Varsovie. — 10. Heinrich, 1725-1794, greffier, bourgmestre 1766, banneret 1779. — 11. Johann-Friedrich, * 1738, chirurgien, bourgmestre 1804, se fixa à Zurich. — 12. August, 1824-1904, commerçant, député au Grand Conseil, conseiller national, f 23 décembre 1904 à Gênes, dota l'église de Berthoud d'un vitrail. — 13. Ernst, * 1856, négociant, fut longtemps du Conseil communal ; publia en vers : Von der Lebensfahrt. Il s'occupe aussi de préhistoire. — 14. Manfred, 1882-1918, auteur d'une généalogie de la famille Dur (Mns.) [A. B^ertschi.]
DURADE, Alexandre-Louis-FRANÇOIS, peintre, * à Lausanne en 1804, f à Genève en 1886, dont il avait acquis la bourgeoisie en 1859. Il s'appelait D'Albert, puis fut adopté par MUe Sara Durade. Élève de Hormnig. Ses tableaux représentent en général des scènes de l'histoire de Genève ; il a laissé aussi de nombreux portraits et est connu comme traducteur des œuvres de George Elliott. Conservateur de l'exposition permanente de l'Athénée 1857. — SKL. [H. F.]
DURAEUS, Johann (John Dukie), d'origine écossaise, pasteur en Frise, travailla jusqu'à sa mort en 1680 à l'union des églises protestantes. Dès 1633, il entra en relations avec les théologiens suisses et plaida sa cause devant les conférences des cantons protestants à Aarau en juin 1654 et mars 1655. Il visita plusieurs églises suisses, Zurich, Berne, Bâle, Bienne, Neuveville, Neuchâtel, Lausanne et Genève, où ses projets de conciliation furent généralement accueillis avec sympathie sans qu'il pût cependant les réaliser. — Voir Blôsch : Gesch. der schweiz. reformierten Kirchen I, 439. [E. B.] DURAFFOUR, François.* 1888, aviateur genevois célèbre par son raid aérien du 30 juillet 1921 au cours duquel il survola le Mont-Blanc. [H. F.]
DURAND. Nom de plusieurs familles des cantons de Genève, de Neuchâtel et de Vaud, la plupart venues de France.
A. Canton de Genève. Nom encore très répandu dans la campagne genevoise, à Avully, Russin, Bourdignv. A une famille autochtone appartient : — 1. Jean, syndic de Genève en 1404, 1406, 1421 et 1422. — De Savoie de nombreuses familles sont aussi venues s'établir à Genève. — 2. Jean, * 1634, pasteur de 1669 à 1713, auteur de : Recueil historique de ce qui s'est passé de plus mémorable pendant plusieurs siècles dans les principaux États de l'Europe, 1703. — 3. Jean-Isaac, 1692-1761, régent au collège, publia en 1755 : les Principes pour apprendre l'orthographe sans savoir le latin. — 4. Jean- Pierre-Louis, 1758-1850, l'un des descendants du n° 3, chirurgien, a laissé de très bonnes études statistiques sur les maladies les plus fréquentes à Genève. — 5. Simon,
de Carouge, 1838-1896, peintre d'épisodes et de portraits dont le musée de Genève possède quelques toiles, parmi lesquelles : Après la Revue ; En revenant de la Revue sont les meilleures. Il a peint dans la grande salle de la mairie de Plainpalais un panneau décoratif : Les Promotions.
A des familles venues de France se rattachent — 6. Jean, de Châtillon-sur-Seine en Bourgogne, libraire et imprimeur, reçu bourgeois de Genève en 1556, édita de nombreux livres d'écoles de 1565 à 1588. — 7. Jacques-Louis, 1654-1718, habile graveur, auteur entre autres de la vue du pont du Rhône avant 1670, de planches d'ornements d'orfèvrerie portant le titre de Livre de feuilles orfèvriques, 1682. — 8. Jean, bourgeois de Paris, * à Rouen vers 1530, f à Genève 1593, s'intitulait trésorier des bastiments de France. Auteur d'ouvrages de calligraphie et d'enluminures signées de son anagramne : Hair n'a tendu. — Voir Arch. de Genève — Sordet : Dictionnaire . — SKL. [C. K.]
B. Canton de Neuchâtel. ■ — David, d'une famille du Languedoc réfugiée, * 1680 à Saint-Pargoire, étudia la théologie à Bâle, puis devint, en 1714, chapelain du baron de North et Grey à Londres. Peu après, il desservit une église française dans cette ville où il mourut probablement, après 1755. Durand était surtout connu par ses traductions d'auteurs anciens, de Pline et de Cicéron en particulier. A publié en outre une Hist. du seizième siècle, 1725-1729, 6 vol., et quelques sermons. — Biogr. neuch. I. [L. M.]
C. Canton de Vaud. Nom de plusieurs familles françaises fixées au Pays de Vaud au XVIIIe s. — 1 . François-Jacques, 1727-1816, de Prilly, pasteur à Berne en 1768, professeur de statistique et d'histoire ecclésiastique à l'académie de Lausanne dès 1785, et aussi de morale 1791 ; auteur d'ouvrages de controverses et d'une histoire inédite de la Suisse. — 2. Louis, de Vevey, 1817-1890, pasteur, professeur de théologie systématique à l'académie 1869-1890. — 3. Henri, 1818-1842, poète de valeur, mort de phtisie à 24 ans, et dont Alexandre Vinet publia les Poésies immédiatement après sa mort. — De Montet : Dict. [M. R.]
DURAND, Joseph * à Strasbourg, le 8 mai 1814. t à Porrentruy le 19 oct. 1870. Professeur à l'École cantonale de Porrentruy 1837, dont il fut recteur de 1861 à 1870. Auteur de plusieurs travaux mathématiques très importants et d'ouvrages scolaires. ■ — ASJ 1870. [G. A.]
DURÈGE, Heinrich. Dr phil., mathématicien, * 13 juillet 1821 à Danzig, privat-docent à l'École polytechnique fédérale et à l'université de Zurich 1858- 1864, professeur titulaire dès 1862, puis professeur à Prague où il mourut le 19 avril 1893. Bourgeois de Zurich 1862. Son ouvrage principal : Théorie der ellipt. Funktionen a été composé à Zurich. — G. v. Wyss : Hochschule Zurich. — Polytechnikum ; Festschrift. — Poggendorff : Handworterbuch 3 et 4. [H. Br.]
DURER, Albert. Le célèbre peintre de Nuremberg (1471-1528) séjourna de 1492 à 1494 à Bâle pendant son tour de compagnon et y fut accueilli par l'orfèvre Georg Schongauer. Ce séjour permet de lui attribuer une série de gravures sur bois reproduites à cette époque par les presses bâloises. — Voir Daniel Burckhardt : D's Aufenthalt in Basel 1492-1494. [C. Ro.]
DURGIAI, Martin, de Disentis, * 1811, prêtre 1834, professeur à Disentis et à l'école cantonale de Coire, traduisit le premier la Biblische Geschichte de Schuster en romanche oberlandais, 1851 ; édita des livres de prières en cette langue. Curé de Gams, il y fit bâtir la maison d'école, la maison des pauvres et la nouvelle église ; f à Gams 1869. [Simonet.]
DURHEIM. Famille bourgeoise de la ville de Berne. — 1. Johannes, bourgeois 1595, secrétaire du trésorier allemand 1616, légua une somme de 1000 livres à la bibliothèque 1629 (Bûrgerhaus XI, XXXII). — 2. Hans- Jakob, bailli de Laupen 1649. — 3. Karl-Jakob, * 1780, étudia la théologie, puis entra au service de France, reçut en 1 815 la médaille d'honneur d'argent, comptable d'État à Berne 1817 ; membre fondateur delà caisse d'épargne bourgeoise 1820 ; du Grand Conseil 1831 et 1833, administrateur supérieur des douanes et péages. Rentré dans
DURHOLZ
DURLKK
la vie privée, 1844, il écrivit, des travaux historiques el géographiques, et devint membre correspondant de la Société d'histoire naturelle de Zurich en 1856 après la publication de son Pflanzenidiotikon. f 13 mars 1800. SBB 3. — 4. Karl, fils du n° 3, 1810-1890, lithographe, illustra la chronique de son père et fut l'un des premiers photographes de Berne. — 5. Rudolf, artiste-peintre, 1811-1895. Le musée d'art de Berne possède quelquesunes de ses œuvres. — 6. Albert, * 1854, ingénieur, t 28 avril 1918. — Der Bvnd 1918, n° 184. — SKL. LL [K.-B.]
DURHOLZ. Ancienne famille bourgeoise de la ville de Soleure. Ambros, de la confrérie des bouchers, de Mayenen (Alsace), devint bourgeois 1521. Armoiries : d'azur au rameau d'or posé en barre sur trois monts de sinople et accompagné de deux fleurs de lys d'or. — 1. Urs, économe du chapitre de Saint-Ours et de l'hôpital ; du Grand Conseil 1631 ; f 1646. — 2. Johann-Kaspar, 1690-1756, prêtre et chapelain à Soleure 1719. publia les Belationen sur les festivités occasionnées par la naissance du dauphin et par la Diète de Soleure, 1729, puis sur l'entrée en cette ville de l'évêque de Lausanne Joseph-Hubert de Boccard. 1746. — Voir .S. Amiet : Culturgesch., Bilder aus dem schweiz. Volks- und Staatsleben... — 3. Peter-Joseph, 1738-1809. commerçant, bailli du val Maggia 1776 ; du Grand Conseil 1778. — 4. Ammanz, 1791-1866, notaire, grand conseiller ; juge à la cour d'appel ; du Petit Conseil, 1831-1840 ; président 1835, 1836. 1839. Il fit des legs importants au fonds de l'école de la ville, à un fonds Dùrholz en faveur de théologiens débutants, etc. — Voir LL. — LLH. — Franz Haffner : Geschlechterbuch. — P. Protas Wirz : Burgergeschlechter. — P.-Alex. Schmid : Kirchensàtze. — Bestallungsbuch. [v. V.]
DURIE, John. Voir Duraeus.
DURIER. Famille valaisanne originaire du Val d'Illiez où elle apparaît en 1341. — Pierre, châtelain 1749. — Joseph, * 1858, avocat, membre de la Cour d'appel. — Délèze : Manuscrit sur Illiez. [Ta.]
DURING (DÙRIG, THÙRIG). Familles mentionnées dès le XVe s. à Lucerne et dans les bailliages de Willisau, Rotenbourg et Malters. Armoiries: d'azur à un arbre de sinople accosté de deux étoiles d'or sur trois monts de sinople.
- 1. Urs-Wilhelm 1665-1747, grand conseiller en 1689, bailli de Kriens en 1693, de Habsbourg en 1699, de Knutwil en 1713, de Weggis en 1739.
— 2. Sébastian, 1671-1743, peintre.
— SKL. — 3. P. Electus, franciscain, de Lucerne, frère du n° 1, composa un recueil de 122 hymnes en 1707 et la Corona Mariana seu Antiphonae
completurae pro toto anno.
t 1711. — 4. Roman, frère du n° 3, franciscain, publia Antiphonae feriales B.
Mariae virginis. f 1722.
— 5. Hans, sous-bailli de Malters en 1744. — 6.
Benedikt, de Lucerne, conventuel d'Engelberg, auteur d'un traité sur la composition musicale et de nombreux morceaux de musique de chambre et d'église, parmi lesquels 12 motets ; une grande partie de son œuvre fut détruite dans l'incendie du couvent de 1729, alors qu'il était sous-prieur. — Kath. Volksschulblatt 1872, p. 338. — 7. Josef, de Lucerne, 1860-1920, chancelier d'État en 1888, conseiller d'Etat 1893-1920, membre du Conseil de l'École polytechnique dès 1898, conseiller aux États dès 1908 : avoyer de Lucerne 1896, 1903, 1908 et 1915. Chef du Département de l'Instruction publique, Dùring a réor-
Joset' Dûring.
D'après une photographie.
ganisé les écoles lucernoises ; chef du département des cultes il a réglé les relations'de l'Église et de l'État. Il s'est occupé spécialement de la fondation de l'établissement d'éducation pour enfants arriérés à Hohenrain en 1906, ainsi que de l'achèvement de l'école cantonale et de la faculté de théologie. Il a publié entre autre- : Die Beziehungen des Herzogs Ulrich von Wiirttemberg zu den Eidqenossen bis 1521, dans Gfr. 41. — Adalb. Wirz : Gedenkblatt. — Schnlbericht der Hôh.,LeUran-talt. — Gfr 75, XIV. [P.-x. W.]
DÛRINGER. Ancienne famille de Steckborn en Thurgovie, mentionnée dès 1499 : Thieringer, Dieringer. Armoiries : de sinople à un arbre sec. — Daniel, 1720- 1786, était portraitiste, animalier et aquafortiste. Un autre membre de cette famille copia de ses œuvres 1820-1860 et orna de fresques l'hôtel de ville de Steckborn. — SKL. [Sch.]
DUR INI, Carlo-Frangesco, de Milan, * 20 jan- \ ier 1693, t 25 juin 1769, archevêque de Bhode, nonce en Suisse 1739. Il eut. au début, des difficultés avec le gouvernement de Lucerne, qui avait pris des mesures en violation de l'immunité ecclésiastique. Nonce à Paris 29 mars 1744, cardinal 1757. — Steimer : Die pâpstl. Gesandten in der Schweiz. [C. T.]
DÙRLER. Familles des cantons de Lucerne, d'Obwald, de Saint-Gall, de Schaffhouse, d'Uri et de Zurich.
A. Canton de Lucerne. Famille patricienne éteinte, de la ville de Lucerne. Klaus et son fils Peter, de Horw, devinrent bourgeois en 1570. Armoiries : d'argent à un sauvage issant de trois monts de sinople, couronné et ceint de chêne, tenant en sa dextre sur l'épaule un chêne de sinople fûté et arraché d'or. La famille s'éteignit en 1847 avec Johann-Baptist. — ■ 1. Johann- Rudolf, 1613-1689, étudia au collège Germanicum à Rome, fut survivancier à Beromùnster en 1632, chanoine en 1640 ; il continua le Liber Vitae du prévôt
Bircher, senior. — 2. Johann-Rudolf, prévôt de St. Leodegar im Hof 1666, t 1690. — 3. Johann-Rudolf, 1645- 1712, du Grand Conseil 1667 ; bailli de Knutwil 1671, de Habsbourg 1675; du Petit Conseil 1676 ; chevalier de l'ordre des SS. Maurice et Lazare, bailli du Rheintal 1684, trésorier 1687,avoyer 1689, négociateur à Bâle et banneret 1692, avoué de Saint-Urbain et Rathausen 1702, envoyé à Soleure pour les négociations au sujet des troubles du Toggenbourg 1709. — 4. Johann-Franz, 1661-1725. chanoine de St. Leodegar im Hof 1685, aumônier 1688, prévôt 1709, chevalier de Saint-Michel. — 5. Johann-Josef, 1674-1752, fils du n° 3, du Grand Conseil et grandbailli de Kaiserstuhl 1693, du Petit Conseil 1712, bailli de Merischwand 1713, intendant des greniers 1718, avoyer, brigadier, député à la Diète 1722, banneret 1726, administrateur des Franciscains à Lucerne 1737.— 6. Franz-Rudolf-Ignaz, 1700-1783, grand conseiller et bailli du château de Wykon 1727. Seevogt à Sempach et sous-major de la ville 1737 ; bailli de Kriens 1751, du val Maggia 1754, d'Ebikon 1762 ; se "retira en 1770. — 7. Johann-Ulrich- CHRISTOF, 1700-1782, chanoine de Munster 1728, prieur 1746. —8. Jost, 1746-1802, fils du n° 6, souslieutenant au régiment de la garde suisse 1765, premier-lieutenant avec commission de colonel 1779, capitaine 1780, chevalier de Saint-Louis 1781, aux Tuileries le 10 août 1792, lieutenant-colonel au régiment anglais von Roll (royal étranger) 1794. chef de cette unité en campagne, nommé maréchal de camp par le comte de Lille à Vérone 1796, colonel 1801, t 1802 près d'Alexandrie. Il reçut l'ordre turc du croissant et un sabre d'honneur. — Voir LL. — LLH. — Gfr. — AHS 1905. — v. Vivis : Wappen der ausgestorbenen Geschlechter Luzerns. — Besalzungsbuch. — v. Mùlinen : Das franz. Schweiz. Garderegiment arn 10. August 1792. — Nbl. der Feuerwerker Gesellschaft Zurich 1893. [v. V.]
B. Canton d'Obwald. Dùrler, aussi ZUM TùRLlN. Ancienne famille de bourgeois éteinte, paroissiens de Giswil. Armoiries parlantes : petite porte de chemin
DURNES
DURR
rural en lattes. — Hans, bailli de Baden 1497-1499, landammann d'Obwald 1503-1504 et député à la Diète 1496-1504. — Heini, f à Marignan 1515. — Voir Durrer : Einheit Unterwaldens. — Kùchler : Genealog. Notizen. — Obituaire de Sarnen. [Al. T.]
C. Canton de Saint-Gall. Ourler, autrefois aussi Tùrler et Dœrler. Famille saint-galloise, mentionnée la première fois à Niederhelfenswil en 1404, venue de Rotmonten, bourgeoise de la ville de Saint-Gall en 1616. — 1. Anton, 1789-1859, lithographe et peintre. — SKL. — 2. Jakob-Bartholome, 1824-1893, commerçant, lieutenant-colonel, fut longtemps membre .du Directoire commercial, du Conseil d'administration du Crédit Suisse, du tribunal de district, etc. — 3. Otto, 1845-1900, commerçant, fut longtemps consul suisse à Batavia ; à son retour à Saint-Gall, il devint membre et vice-président du Directoire commercial, etc. [Bt.]
D. Canton de Schaffhouse. Vieille famille bourgeoise, aujourd'hui éteinte, de la ville de Schaffhouse. Armoiries : de gueules à une serpette sur trois monts de sinople, accompagnée d'une croisette d'or. Konrad est gardien des portes en 1532. — 1. Rochius, * 1599, juge 1639, du Grand Conseil 1640, f 1658. — 2. Hans- Konrad, * 1673, du Grand Conseil 1716, f 1754. — 3. Andréas, * 1703, du Grand Conseil 1744, maître d'école et de calcul 1752, f 1763. Auteur de Gedoppell compend. Miintz-Lexicon 1744. — Reg. gén. de la ville de Schaffhouse. — Mâgis : Schaffh. Schriftst. [Wanner-Keller.]
E. Canton d'Uri. Famille éteinte, établie à Altdorf aux XVIe et XVIIe s., mentionnée la première fois avec Hans en 1508. Armoiries parlantes : petite porte de chemin rural en lattes. — 1. Ulrich, fils du précédent, grand-sautier 1518, député à la Diète 1518-1528, plusieurs fois trésorier, bailli de Baden 1525, landammann 1529-1531. — 2. Joachim, fils du n° 1, maire d'Altdorf 1535-1538, trésorier cantonal 1540-1544, bailli du val Maggia 1548-1550, délégué à la conférence de 1569. — 3. Ulrich II, du Conseil, chancelier cantonal, fut administrateur de l'hôpital 1590-1592, bailli du val Maggia 1596-1598 ; t 1633. — 4. Kaspar I, dès 1586, — et 5. Kaspar II, capitaine, f 1635, furent secrétaires d'État du haut et du bas Rheintal. — Voir Arch. paroissiales Altdorf : Turmknopfurkuv.de de 1556 ; nécrologies des confréries. — Obituaires d'Altdorf, Seelisberg et Spiringen. — Gfr. 39, p. 272. — Hist. Nbl. von Un 1910 ; 1918, p. 26. — AS I, III, IV. [Jos. Mûller, a.]
F. Canton de Zurich. Friedrich von Durler, * 1804 à Zurich, secrétaire de l'assistance de la ville de Zurich, membre fondateur et premier conservateur de la Société des Antiquaires. Il fit la première ascension du Tôdi les 18-19 août 1837. Il mourut le 8 février 1840 des suites d'une chute à l'Uetliberg (monument). — Voir
VSNG 25, 1840, p. 213. — NZZ 1890, n° 94. [H. Br.]
DURNES, Landri de, d'une famille de Bourgogne, doyen de Saint- Jean à Besançon 1148, évêque de Lausanne 1158-1173, commença la reconstruction de la cathédrale actuelle de Lausanne, reconnut l'autorité du duc Berthold de Zâhringen sur son diocèse. Il résigna l'épiscopat et mourut simple chanoine. — Schmidt et Gremaud : Hist. du diocèse. — Dupraz : Cathédrale de Lausanne. — Revmond : Dignitaires. [M. R.l
DÙRNTEN (C. Zurich, D. Hinwil. V. DGS). Com. et paroisse comprenant Ober et Unter Dûrnten et Tann. Armoiries : de gueules à la fasce écartelée d'or et de sable. 745, Tunriude; 837, Tunriudun; 1254. Tunreton ; 1290, Durnten.
Tombes alémannes près d'Ettenbohl, Tann e1 sur le Kirchberg. On y découvrit aussi en 1863 des épées en fer, des boucles de ceinturon, des agrafes, des pendeloques et des boucles d'oreilles en bronze. Il existait un établissement romain entre Ober et Unter Durnten. Au VIIIe s., Durnten est mentionné propriété du couvent de Saint-Gall qui y possédait aussi les droits de juridiction. Les barons de Regensberg détenaient les droits de bailliage. Au Nord d'Ober Durnten s'élevait le château des Meyer de Durnten. Le couvenl de Riiti y exerçait la basse justice. Le rôle coutumier
d'Unter Diirnten date de 1480, celui d'Ober Durnten de 1485. L'église y est mentionnée en 1266 ; la collation, qui appartenait à Saint-Gall, passa à l'Autriche, puis au couvent de Riiti à qui l'archiduc Rodolphe IV en fit don en 1389. Le couvent reçut aussi, en 1414, l'église, laquelle revint en 1525 au Conseil de Zurich. Reconstruite de. 1517 à 1521, elle contient un magnifique plafond sculpté encadré de frises peintes. Les registres de paroisse datent de 1540. En 1799 Durnten fut pillé tour à tour par les Russes et les Français, et, durant le Bockenkrieg, 3 avril 1804, des troupes zuricoises occupèrent le village. A Tann se trouve la fabrique de machines de Riiti, connue dans le monde entier pour ses métiersmécaniques à tisser. Population : 1671, 977 hab. ; 1792. 1382 ; 1870, 2082 ; 1920, 3161. -- Voir G. Strickler : Gesch. der Gemeinde Durnten. — Gesch. der Herrschaft Grûningen. — Das Zûrcher Obcrland. — Art. DÙRNTEN,
ME VER VON. [G. Str.]
DÙRNTEN (MEYER VON). Famille deministériaux de l'abbaye de Saint-Gall, des comtes de Toggenbourg et des comtes de Rapperswil, citée depuis 1212. Vers 1300, la branche des sires de Batzenberg s'en détacha. Armoiries : coupé de gueules à une fasce d'or, et échiqueté de sable et d'argent. Edlibach et d'autres armoriaux donnent à la famille les armoiries des von Bùhl {Zûrcher Wappenrolle, n° 336). Son château était situé près d'Ober Durnten. — Werner, cité de 1212 à 1222.
— Werner, f 1802, aliéna en 1294 les droits de basse justice sur Ober Diirnten au couvent de Riiti. — Voir UZ I-XI. — UStG III. — Habsburger Urbar II. - MAGZ 24, p. 220. — Mon. Germ. Necrol. I. — Zeller- Werdmùller : Zûrcher Burgen. — G. Strickler : Gesch. Durnten. — ■ Art. Batzenberg. [f. Hegi.]
DU ROVERAY. Famille d'Avouson (Pays de Gex) dont une branche acquit la bourgeoisie de Genève en 1513 et une autre en 1701. Armoiries : un chevron accompagnéde trois roses (variante). A la seconde branche appartient
— Jacques - Antoine, 1747-1814, avocat, un des chefs des représentants ; membre du Conseil des Deux-Cents 1775. Procureur général en 1779, il adressa le 15 novembre 1780 une remontrance où il se plaignait de l'ingérence de la Cour de France dans les affaires de Genève ; le 11 décembre, il censura les pratiques des Négatifs et l'appui qu'ils trouvaient auprès du chargé d'affaires de France, Gabard.
Celui-ci s'étant plaint à son gouvernement, Yergennes demanda la révocation du procureur général et, que son discours fût brûlé par la main du bourreau. Il obtint gain de cause. A la suite des événements de 1782, Du Roveray se retira à Neuchâtel, puis à Paris, où il fit partie du groupe de Genevois dont s'entourait Mirabeau. Rentré à Genève en 1789, il fit partie de l'Assemblée nationale en 1793 et fut condamné à mort par contumace l'année suivante. Il se retira à Londres, où il mourut, après avoir laissé quelques brochures politiques. — Sordet : Dictionnaire. ■ — Montet : Dicl. — Rec. gén. suisse II. — Mallet-Dupan : Souvenirs sur Mirabeau.
— Karmin : Sir Francis D' Ivernois. [H. F.] DURR. Voir Dur.
DÛRR, ERNST, * 23 mars 1878 à Wurzbourg, professeur de psychologie expérimentale et de pédagogie à Berne dès 1906, collaborateur de la- Zeitschrift fiir Jugenderziehung (Aarau) ; auteur d'un grand nombre d'ouvrages psychologiques el pédagogiques, entre autres : Ueber die Grenzen der Geioissheit ; Grundzûge der Ethik ; Erkenntnistheorie, etc. f 27 septembre 1913. - Voir Bund 1913, n° 455. [A. B/ertschi.]
Jacques-Antoine Du Roveray.
D'après une aquarelle de la
collection Rigaud.
DURR VON ROSHEIM
DURRER
DURR VON ROSHEIM. Famille de chevaliers et
conseillers strasbourgeois. Armoiries : d'argent à Irois roses de gueules pointées d'or, à la bordure d'azur. — Peter, chevalier, bailli de Winzenheim, entra au service de la ville de Zurich lors de la guerre de Sempach 1386, avec deux tireurs, e1 commanda selon Justinger comme capitaine des Zuricois dans la bataille du Krâhstel, Ki-17 août 1386. Il fonda la même année, le 23 octobre, avec quelques compagnons, la société des Gesellen mit ilvm Fuchs à Zurich ; le Baptistalrat la supprima l'année suivante. Diirr se trouvait en 1389 à Rosenheim, sa patrie, près de Strasbourg et vivait encore en 1396. — Voir Krohne : Allgem. deiitschrs Adelsle.i il.mi . — Kindler von Knobloch : Das goldene Bue h voit, Strassburg, p. 64. • QSG 18, p. 133 et N. S. 1 : Chroniques I, |). 405, 435. — Helvet. Bibliothek VI (1741), p. 121. - ASG III, p. 4. — Mon. Germ. Necr. I, 575. — Archives d'État Zurich. [F. Hegi.]
DURRACH, von. Famille noble éteinte de la ville de Soleure au XIVe s., peut-être identique à la famille von Durnach, mentionnée également au XIVe s. Furenl avoyers de la ville de Soleure : Konrad 1329 ; Hug 1339 ; Johannes 1349 ; Conrad 1372 ; Hemmann 1384. — LL. [L. S.]
DURRAEUS. Voir Duraeus.
DÙRREISEN, Theobald, * à Thann (Alsace), prêtre catholique à Schwyz, embrassa le protestantisme à Zurich où il fut consacré en 1634 et* fit des sermons très suivis contre la papauté. Pasteur à Wangen en 1635 et en 1639 à Winterthour où il mourut en novembre 1654. — Wirz : Etat. [H. Br.]
DÛRREIN/ESCH (C. Argovie, D. Kulm. V. DGS). Vge et Com. de la paroisse de Leutwil. En 893 Aske inferior; 1190 Aske; 1300 Eschi ; 1400 Tûrren Esch (aujourd'hui appelé simplement A£sch=îrène, par le peuple). Armoiries : d'azur au lion passant d'or tenant un rameau desséché, sur trois monts de sinople ; d'après le Thésaurus... Bernensis, de Gruner, chevronné de gueules et d'argent de huit pièces. Dùrrenâsch appartint à l'ancien comté de Lenzbourg, plus tard à celui de Kibourg et dès 1415 à Berne (grand-bailliage de Lenzbourg. juridiction de Trostbourg). — Voir Merz :Wehrbauten, p. 181. — Le même : Gemeindewappendes Kantons Aargau, p. 42. — Ad. Brunner : Beschreibung des Dorfes Aeseh. [H. R.] DURRENAST. Voir Thoune.
DU RR EN M ATT. Famille de la commune de Guggisberg (C. Berne), connue dès 1612 sous le surnom de Chraehers. — Ulrich, * 20avril 1849 à Schwandacker près de Guggisberg, fut maître primaire à Hirschhorn,
à Berne, au progymnase de Delémont, à l'école cantonale de Frauenfeld et à Thoune. Publiciste politique passionné. Rédacteur de la Berner l 'olkszeitung (Buchsizitig), membre fondateur ei chef du parti conservateur-démocratique du canton de Berne, grand conseiller 1886-1908, conseiller national 1902-1908 ; t 27 juillet 1908 à Herzogenbuchsee. Ses poésies de la Berner Volkszeitung sont d'un maître en satire politique (10 petits volumes).
Son fils — I LIUCIt-Ik'GO.
* 24 juin 1876 à Thoune, I»' jur., du Grand Conseil 1908-1920, succéda à son père à la rédaction de Volks eitg. - Voir Friedli : Bàrndûtsch, vol. Guggisberg, p. 286. - - Renseignements personnels [K.-R.]
DURRENROTH (C. Berne, D. Trachselwald. V. DGS Com. et paroisse. Sous le nom de Roth, en
usage encore aujourd'hui, Dùrrenroth apparaît, en 1275 comme siège d'un doyenné de l'évêché de Constance dont la résidence fut plus tard Grossdietwil, Hutiwil
Ulrich Dùrrenmatt. 1) après une photographie.
et surtout Wynau. Il n'est pas encore établi s'il
de Dùrrenroth ou d'Escholzmatt'dans un acte de 1225
par lequel Lûtolf von Sumiswald remettait l'église et des biens à Ascoldesbach aux chevaliers teutoniques de Sumiswald. Ces derniers possédèrent la collation et la basse justice à Dùrrenroth et les cédèrent h Berne en 1698. L'église fut reconstruite en 1486. Une tour de garde se i rouvail sur la Lueg. La paroisse, divisée en t rois parties, comprend un très grand nombre de hameaux et fermes épars. LL fait erreur en attribuant à Diirrenroth une famille noble ; la donatrice dont il parle se nommait von Durrach, et non von Dùrrenroth. Registres de baptêmes et de mariages dès 1563, de décès des 1722.-— Voir FRB II. — Jahn : Chronik. — Lohner : Die rf-formierten Kirchen des Kts. Bern. [L. S.l
DÙRRENSEE (C. Berne, D. Gessenay. V. DGS). l'élit lac au pied du Wildhorn. Une paix fut conclue au bord du Dùrrensee le 24 juillet 1393 entre le Gessenay et le Valais et confirmée le 25 août 1393 par le comte Rodolphe IV de Gruyère. — Documents dans les archives de Gessenav. [R. M.-W.]
DURRER (TURER, TURRER, THURRER).
Vieille famille bourgeoise d'Unterwald, répandue dans les deux demi-cantons, originaire de Stans, Dallenwil, Buochs et Kerns, autrefois aussi de Wolfenschiessen, Alpnach, Giswil et Sachseln. La première mention en est faite à Alpnach en 1372 ; mais le berceau commun des deux branches principales d'Obvvald et de Nidwald, aujourd'hui complètement séparées, est Kerns où le lieu-dit Turren (= la tour) existe aussi bien à Dietenried qu'à Melchtal.
I. La branche du Nidwald, que l'obituaire de Wolfenschiessen fait remonter à la fin du XIVe s. déjà et qui acquit au milieu du XVe s. une situation considérée, eut à cette époque des relations avecl'Obwald qui attestent l'origine commune avec l'autre branche. Armoiries anciennes de 1543 : une tour à pignon, ilanquée d'une échauguette accompagnée de deux étoiles, émaux inconnus ; modernes : de gueules à la croix d'argent, accompagnée d'un croissant d'or, surmonté de trois étoiles d'or. — 1. Hans, de Stans, vers* 1450, proche parent de la famille de Nicolas de Flûe. — 2. Arnold I, meunier, du Conseil de 1466-1492, député à la Diète en 1488. — 3. Élisareth, probablement sœur du n° 2, prieure du couvent de femmes d'Engelberg. — 4. et — 5. Heini et son fils Peter tombèrent à la Bicoque en 1522 ou à Pavie en 1525. — 6. Arnold IL prévôt de la corporation des tireurs et secrétaire d'État 1540-1551. — 7. Gross Stephan, intendant des bâtiments 1606-1608. — 8. Kaspar, meunier, acquit le moulin de Dallenwil, dont il devint bourgeois en 1644, et donna naissance à la branche de Dallenwil à laquelle appartiennent — 9. Franz, conseiller de Dallenwil, député à la reddition des comptes de Bellinzone en 1748 ; pour avoir critiqué sévèrement les principes d'administration des trois cantons souverains à Bellinzone, il fut condamné en 1751 à faire amende honorable à genoux et à la privation des droits politiques pendant dix ans. Il fut gracié en 1757 lorsque le soulèvement delà Léventineen 1755 eut prouvé le bien-fondé de ses avertissements. — 10. Josef-Viktor, cousin du précédent * 1728, conseiller, porte-drapeau 1762, secrétaire d'État à Bellinzone 1772, bailli de la Riviera 1772-1773,1778-1779, 1784-1785, commissaire de Bellinzone 1774-1775, 1780-1781, 1786-1787 ; t à Bellinzone le 8 mars 1788. — 11. Franz-Remigi, * 1724, chapelain à Stans 1755, vicaire 1783, curé 1787-1798; il fut obligé de résigner ses fonctions par le gouvernement helvétique et se retira au couvenl d'Engelberg; chapelain à Stans en 1802, f 18 janvier 1803. — 12. FRANZ, arrièrepetit-fils du n° 9, * en 1790 à Stans, directeur de la police 1815-1850, landammann 1850, 1852, 1854, 1856 ;t 20 novembre 1857. Son neveu — 13. Robert, * 1836, intendant de l'arsenal 1865, capitaine général 1868-1873, sous-archiviste de la Confédération 1873, directeur de la police 1874, landammann élu 1875, landammann en fonctions 1876, 1877, 1879, 1881, 1883, 1885, 1887,
DURRINGER